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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Kriat Chema

Que ton camp soit saint – faire attention à la présence d’excréments lors d’une bénédiction

Faut-il se laver à l'eau après s'être nettoyé avec du papier pour pouvoir réciter des paroles de sainteté ?
Est-il permis d'enseigner aux enfants à réciter des berakhot et des versets même s'ils ne savent pas bien se nettoyer après leurs besoins ?
Peut-on réciter le Kriat Chema ou prier à côté d'enfants qui ne savent pas bien se nettoyer, à condition qu'il n'y ait pas de mauvaise odeur ?
Réponse

Chacun doit veiller à bien se nettoyer avec du papier après avoir satisfait ses besoins, puis se laver à l'eau afin que tout son corps soit propre et pur au moment où il mentionne des paroles de sainteté. Il est dit : « Tous mes os diront : Hachem, qui est comme Toi ? ». Même une personne aveugle doit veiller à bien se nettoyer comme indiqué. Toutefois, il est permis d'éduquer les enfants à réciter des berakhot, à dire des versets et des paroles de Torah, même si l'on sait qu'ils ne savent pas bien se nettoyer, car la mitsva d'éducation le permet. Il est également permis de s'asseoir près d'eux et de réciter le Kriat Chema, de prier et de réciter des berakhot, à condition qu'il n'y ait pas de mauvaise odeur.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 76 - Que ton camp soit saint – faire attention à la présence d’excréments lors d’une bénédiction, Halakha 20)
Est-il permis de réciter le Kriat Chema ou de prier dans un endroit où il y a une mauvaise odeur provenant des toilettes ou d'une bouche d'égout ?
Que peut-on faire pour pouvoir réciter des paroles de sainteté dans une maison où une mauvaise odeur pénètre depuis l'extérieur ?
Quand est-il permis de réciter le Kriat Chema et de prier dans une maison où il y avait auparavant une mauvaise odeur ?
Réponse

Il est interdit de réciter le Kriat Chema, de prier ou de réciter une berakha dans un endroit où il y a une mauvaise odeur, par exemple si une odeur désagréable provient des toilettes de la cour ou de la maison, ou si une bouche d'égout située sur la voie publique près de la maison dégage une mauvaise odeur, même si la maison elle-même est propre et pure. Pour pouvoir réciter et prier, on peut brûler un morceau de tissu usé de façon à ce que l'odeur de la combustion domine la mauvaise odeur, ou bien asperger de l'eau de rose, du parfum ou un désodorisant, de sorte que la bonne odeur l'emporte sur la mauvaise. Dès lors que l'endroit est propre et pur et qu'aucune mauvaise odeur n'est perceptible dans la maison, il est permis de réciter le Kriat Chema, de prier et de réciter des berakhot, car cela est inclus dans « et ton camp sera saint ».

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 76 - Que ton camp soit saint – faire attention à la présence d’excréments lors d’une bénédiction, Halakha 21)
Est-il permis de construire des toilettes dont le mur est commun avec celui de la synagogue ?
Quelles précautions doit-on prendre concernant le mur commun entre les toilettes et la synagogue ?
Est-il préférable d'éloigner le mur des toilettes de la synagogue pour éviter que la mauvaise odeur n'y parvienne ?
Réponse

Si l'on souhaite rapprocher les toilettes d'une synagogue, de sorte que le mur de la synagogue serve également de mur pour les toilettes, cela ne pose pas de problème car il s'agit d'un domaine distinct. Il faut simplement veiller à ne pas utiliser ce mur de manière dégradante, puisqu'il sert aussi de mur à la synagogue. Il est préférable de construire le mur des toilettes à une certaine distance de la synagogue, de façon à ce qu'aucune mauvaise odeur n'atteigne la synagogue.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 76 - Que ton camp soit saint – faire attention à la présence d’excréments lors d’une bénédiction, Halakha 22)
Peut-on réciter des paroles de sainteté en présence d'un enfant assis sur un pot si ses vêtements recouvrent entièrement le pot ?
Est-il permis de réciter des paroles de sainteté face à un pot neuf pour enfant ?
Réponse

Un enfant assis sur un pot pour enfant, dont les vêtements descendent et recouvrent complètement le pot, est considéré comme étant dans une situation où « ton camp sera saint », car tout est couvert. Un pot neuf ne présente aucune interdiction pour réciter des paroles de sainteté face à lui.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 76 - Que ton camp soit saint – faire attention à la présence d’excréments lors d’une bénédiction, Halakha 23)
Un talmid hakham a-t-il le droit de parler de sujets profanes dans un endroit qui n'est pas propre ?
Est-il permis de prononcer des paroles nécessaires dans un endroit où il y a une mauvaise odeur ?
Réponse

Certains disent qu'un talmid hakham ne doit pas prononcer même des paroles profanes dans un endroit qui n'est pas propre, et cela concerne uniquement des paroles inutiles. Cependant, il n'y a aucun problème à dire des choses nécessaires dans un endroit où il y a une mauvaise odeur.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 76 - Que ton camp soit saint – faire attention à la présence d’excréments lors d’une bénédiction, Halakha 24)
Une personne malade portant un cathéter peut-elle réciter le Chema et prier ?
Quelles sont les conditions pour qu'une personne utilisant un cathéter puisse porter le talit et les tefiline pendant la prière ?
Est-il permis de réciter des berakhot lorsqu'on porte un cathéter, et sous quelles conditions ?
Réponse

Une personne malade qui utilise un cathéter, par lequel son urine s'écoule dans un sac ou un récipient en verre, est autorisée à réciter le Chema, à prier, à réciter des berakhot, ainsi qu'à porter le talit et les tefiline et à prier avec eux, à condition que ses vêtements extérieurs soient propres et qu'il n'y ait aucune mauvaise odeur présente.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 76 - Que ton camp soit saint – faire attention à la présence d’excréments lors d’une bénédiction, Halakha 25)
Lois de la prière

Regle de la benediction Ata Honen

Pourquoi la berakha Ata Honen a-t-elle été placée en tête des bénédictions intermédiaires de la Amida ?
Quelle est la raison pour laquelle la compréhension est essentielle à la prière selon la halakha ?
Réponse

La différence entre l’homme et l’animal réside dans l’intelligence et la compréhension. C’est pourquoi les sages ont institué la berakha Ata Honen au début des bénédictions intermédiaires de la Amida. De plus, sans compréhension, il n’y a pas de prière.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 115 - Regle de la benediction Ata Honen, Halakha 1)
Comment doit-on prononcer le mot 'le-adam' dans la berakha Ata Honen ?
Faut-il dire 've-hanenu' ou 'hanenu' dans la phrase 've-hanenu me-itecha chokhma bina ve-daat', et cela change-t-il entre la semaine et la sortie de Chabbat ?
Réponse

Dans le texte de la berakha Ata Honen, certains prononcent le mot « le-adam » avec un kamats sous le lamed, tandis que d’autres le prononcent avec un shva. Il faut dire « ve-hanenu me-itecha chokhma bina ve-daat », en ajoutant le vav au début de « ve-hanenu », aussi bien en semaine que lors de la sortie de Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 115 - Regle de la benediction Ata Honen, Halakha 2)
Est-il permis de demander ses besoins personnels dans la Amida ?
Que peut demander dans la berakha Ata Honen de la Amida une personne qui a des difficultés à se souvenir de son limoud Torah ?
À quel moment de la berakha Ata Honen doit-on insérer une demande personnelle concernant la compréhension de la Torah ?
Réponse

On demande ses besoins personnels dans la Amida. Ainsi, celui dont l'étude s'oublie peut ajouter une demande dans la bénédiction Ata Honen, avant de dire « ve-hanenu me-itecha... ». Il dira alors : « Yehi ratson milfanecha Hachem Elohai ve-Elohei avotai, she-tachneni chokhma ouvina lehavin amkei sodot Toratecha, ve-zekheni lizkor et limoud ha-Torah, lilmod oulelamed lishmor velaasot, ve-hanenu... ».

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 115 - Regle de la benediction Ata Honen, Halakha 3)
Lois de la prière

Lois de la benediction Hachiva

Quelle est la formule de conclusion de la berakha hachiva chofeténou pendant l'année et pendant les dix jours de techouva ?
Que doit faire celui qui s'est trompé dans la conclusion de la berakha hachiva chofeténou pendant les dix jours de techouva et s'en rend compte immédiatement ?
Que doit-on faire si, pendant les dix jours de Techouva, on s'aperçoit après avoir dit le verset Yihyou leratson à la fin de l'Amida que l'on a conclu la berakha hachiva chofeténou par « Melekh ohev tsedaka oumichpat » au lieu de « Hamelekh hamichpat » ?
Réponse

Dans la berakha hachiva chofeténou, il faut conclure toute l'année par « Melekh ohev tsedaka oumichpat ». De Roch Hachana à Yom Kippour, on conclut par « Hamelekh hamichpat ». Comme cela a déjà été expliqué plus haut, si quelqu'un se trompe dans sa tefila pendant les dix jours de techouva et conclut par « Melekh ohev... », s'il s'en rend compte immédiatement, c'est-à-dire dans le laps de temps nécessaire pour dire « Chalom alekha rabbi » (environ trois mots), il doit terminer aussitôt par « Hamelekh hamichpat ». S'il s'en rend compte après ce laps de temps, il doit revenir à la berakha hachiva et poursuivre l'ordre normal à partir de là. Même s'il s'en rend compte dans les berakhot suivantes, ou dans « Elohai netsor », il doit revenir à la berakha hachiva et continuer dans l'ordre. S'il ne s'en rend compte qu'après avoir dit le dernier verset « Yihyou leratson », même s'il n'a pas encore reculé ses pieds, il doit recommencer la tefila depuis le début. Il est recommandé de faire une condition de nedava avant de recommencer.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 118 - Lois de la benediction Hachiva, Halakha 1)
Est-il permis de dire Zokhrenou le'haïm entre les berakhot si on l'a oublié pendant les dix jours de techouva et déjà conclu la berakha Magen Avraham ?
Quelle différence la halakha fait-elle entre l'oubli de Yaale véyavo à Cha'harit ou Min'ha et son oubli à Arvit de Roch Hodech ?
Réponse

Si l'on a oublié de dire « Zokhrenou le'haïm » pendant les dix jours de techouva et que l'on a déjà conclu par « Baroukh Ata Hachem magen Avraham », il semble que même si l'on n'a pas encore commencé « Ata gibor », il n'est pas permis de dire « Zokhrenou le'haïm » entre les berakhot, car cela constituerait une interruption. Ce n'est pas mieux que celui qui a oublié de dire « Yaale véyavo » le soir de Roch Hodech, pour lequel la halakha est qu'il ne recommence pas, et même s'il s'en souvient avant « Modim », il ne dit pas « Yaale véyavo » à cet endroit. Alors que pour Cha'harit et Min'ha, où l'on doit recommencer, si l'on s'en souvient avant « Modim », on dit « Yaale véyavo » sans conclusion, puis on continue « Modim ». Il y a donc une différence entre les cas où l'on doit recommencer, qui permettent de dire l'ajout après la conclusion de la berakha tant qu'on n'a pas commencé la suivante, et les cas où l'on ne doit pas recommencer.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 118 - Lois de la benediction Hachiva, Halakha 2)
Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains)

Lois de Netilat Yadaim pour le repas

Faut-il réciter une berakha avant de s'essuyer les mains lors de la netilat yadaïm pour le pain ?
Pourquoi doit-on être particulièrement vigilant concernant la netilat yadaïm avant un repas avec du pain ?
Est-il permis de négliger la netilat yadaïm avant de manger du pain ?
Réponse

Il s'agit d'une mitsva d'ordre rabbinique de procéder à la netilat yadaïm avant de manger un repas avec du pain, et il est important d'écouter les paroles des Sages. Cette obligation s'appuie sur le verset : « Vous vous sanctifierez et vous serez saints », où « vous vous sanctifierez » fait référence à l'usage des eaux premières, etc. Même si cette mitsva est d'origine rabbinique, on récite la berakha avant de s'essuyer les mains : « Achèr kidéchanou bemitsvotav vetsivanou al netilat yadaïm ». En effet, il est approprié de dire « vetsivanou » même pour une mitsva d'ordre rabbinique, car Hachem nous a ordonné d'écouter les Sages. Il faut être très vigilant concernant la netilat yadaïm, car quiconque la néglige est passible d'excommunication, s'expose à la pauvreté et risque d'être retranché du monde.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 1)
Est-il permis de manger du pain sans avoir fait la netilat yadaïm si l'on sait que ses mains sont propres ?
Réponse

Même une personne dont les mains ne sont pas sales et qui ne connaît aucune impureté concernant ses mains n'a pas le droit de manger du pain avant d'avoir fait la netilat yadaïm.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 2)
Les femmes sont-elles concernées par l'obligation de netilat yadaïm avant de manger du pain ?
Faut-il enseigner les lois de la netilat yadaïm à sa famille et à ses enfants ?
Réponse

Les femmes sont également tenues de faire la netilat yadaïm. Ainsi, chacun doit bien connaître les lois de la netilat yadaïm, enseigner à sa famille les règles de la netilat yadaïm et veiller à ce qu'ils accomplissent cette mitsva correctement. Il convient aussi d'éduquer ses jeunes enfants, garçons et filles, à faire la netilat yadaïm avec la berakha.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 3)
À partir de quelle quantité de pain doit-on faire la netilat yadaïm avec berakha ?
Faut-il faire la netilat yadaïm si l'on mange moins qu'un kazayit de pain ?
Existe-t-il des avis différents concernant la quantité de pain qui oblige à la netilat yadaïm ?
Réponse

Celui qui mange moins qu'un kazayit de pain (ce qui correspond à 9 drahams, mesurés en volume, mais comme tout le monde ne sait pas évaluer le volume, on a l'habitude de mesurer en poids, et un kazayit correspond généralement à 27 grammes) n'est pas tenu, selon la règle stricte, de faire la netilat yadaïm. Ce n'est que si l'on a l'intention de manger un kazayit qu'il faut faire la netilat yadaïm, mais sans réciter la berakha. Ce n'est que si l'on prévoit de manger une quantité de pain équivalente à un kebetsa sans la coquille que l'on fait la netilat yadaïm avec la berakha. Il s'agit de manger un volume de pain équivalent à un œuf sans la coquille, auquel cas il faut réciter la berakha sur la netilat yadaïm. Les avis divergent parmi les décisionnaires sur la quantité exacte d'un kebetsa sans la coquille, mais la halakha retient que si l'on mange environ 51 grammes de pain, on fait la netilat yadaïm avec la berakha. Celui qui est rigoureux et fait la netilat yadaïm sans berakha même pour moins qu'un kazayit sera béni. Certains sont rigoureux de faire la netilat yadaïm (sans berakha) dès qu'ils mangent 18 grammes de pain, par crainte de l'avis selon lequel un kazayit est d'environ 18 grammes. En effet, selon le Rif et le Rambam, un kazayit est inférieur au tiers d'un kebetsa, et un kebetsa fait 18 drahams, chaque draham valant 3 grammes, ce qui donne un kazayit d'environ 18 grammes. Mais selon les Tossafot et Maran le Choulhan Aroukh, un kazayit correspond à la moitié d'un kebetsa, soit 27 grammes.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 4)
Que faire si, après avoir fait la netilat yadaïm avec berakha pour manger un kebetsa de pain, on ne peut finalement pas en manger autant ?
Est-il nécessaire de se forcer à manger un kebetsa de pain après avoir fait la netilat yadaïm avec berakha ?
Quelle est la meilleure manière de commencer un repas pour éviter un problème de berakha vaine lors de la netilat yadaïm ?
Réponse

Celui qui a fait la netilat yadaïm avec l'intention de manger une quantité de pain équivalente à un kebetsa, et qui, après avoir commencé à manger, se retrouve empêché de continuer, n'est pas obligé de se forcer à manger jusqu'à atteindre la quantité d'un kebetsa, ni même un kazayit, afin que sa berakha ne soit pas vaine. En effet, la berakha récitée sur la netilat yadaïm n'est pas considérée comme vaine, puisque, au moment de la netilat, il avait l'intention de manger un kebetsa. Toutefois, si cela est possible, il est préférable de s'efforcer de manger un kebetsa, en raison de la berakha déjà récitée. Idéalement, il est conseillé de commencer son repas en mangeant d'abord une quantité de pain équivalente à un kebetsa, puis de consommer les autres aliments.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 5)
Que doit faire une personne qui a fait la netilat yadaïm sans intention de manger, puis décide juste après de prendre un repas ?
Faut-il refaire la netilat yadaïm avec berakha si l'on n'avait pas l'intention de manger au moment de la première netilat ?
Réponse

Celui qui a fait la netilat yadaïm sans avoir l'intention de prendre un repas, puis décide immédiatement après de manger, doit refaire la netilat yadaïm. S'il n'a pas détourné son attention depuis la première netilat, il refera la netilat sans berakha, car certains estiment que pour la netilat yadaïm des aliments profanes, même sans intention spécifique, on est quitte tant qu'on n'a pas détourné son attention depuis la netilat. C'est pourquoi il refera la netilat sans berakha.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 6)
Faut-il se laver les mains avant de manger une quantité importante de gâteau (pat haba be-kisnin) lors d'un repas fixé ?
À partir de quelle quantité de gâteau doit-on se laver les mains sans berakha selon l'avis de Maran ?
Est-il permis de réciter la berakha sur la netilat yadaïm avant de manger du gâteau si l'on fixe un repas ?
Réponse

Celui qui fixe un repas sur du pat haba be-kisnin (gâteau) doit se laver les mains comme pour le pain. Certains disent qu'il faut également réciter la bénédiction sur cette netila, et d'autres sont en désaccord. En pratique, on se lave les mains sans bénédiction. Celui qui la récite a sur qui s'appuyer. Concernant la quantité qui constitue un repas fixe sur du gâteau, certains disent que c'est 216 grammes, et d'autres disent que c'est la quantité de trois œufs, soit 162 grammes. Même si, pour la birkat hamazon, on est rigoureux et on ne la récite sur du gâteau que si l'on a mangé 216 grammes, néanmoins, pour la netilat yadaïm, il faut être rigoureux comme l'avis de Maran et se laver les mains sans bénédiction lorsqu'on mange 162 grammes.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 7)
Faut-il se laver les mains avant de manger du pain destiné à neutraliser la douceur ou la piquant d'un autre aliment ?
Si l'on mange une quantité de pain équivalente à une kebetsa uniquement pour atténuer la douceur du miel ou la saveur piquante d'un aliment, doit-on réciter la berakha sur la netilat yadaïm ?
Réponse

Celui qui mange du pain uniquement pour atténuer la douceur du miel ou la saveur piquante d'un aliment, certains disent que même s'il en consomme plus qu'une kebetsa, il n'est pas nécessaire de se laver les mains, car il s'agit d'un cas de principal et secondaire. D'autres ne sont pas de cet avis. Par conséquent, lorsqu'on mange une quantité d'une kebetsa, il est préférable de se laver les mains sans réciter la berakha.

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 8)
Quelle est la quantité minimale d'eau nécessaire pour la netilat yadaïm avant un repas ?
Est-il recommandé d'utiliser plus que la quantité minimale d'eau pour la netilat yadaïm ?
Réponse

La quantité minimale d'eau requise pour la netilat yadaïm avant le repas est d'un reviit d'eau. Toutefois, il est recommandé de verser une quantité abondante d'eau, comme l'a dit Rav Hisda : « Je me lave les mains avec une pleine poignée d'eau, et du Ciel on m'accorde une pleine poignée de bienfaits. »

(Yalkout Yossef, Lois de Netilat Yadaïm (lavage des mains), Chapitre 158 - Lois de Netilat Yadaim pour le repas, Halakha 9)