Questions pratiques
Que ton camp soit saint – faire attention à la présence d’excréments lors d’une bénédiction
Réponse
Chacun doit veiller à bien se nettoyer avec du papier après avoir satisfait ses besoins, puis se laver à l'eau afin que tout son corps soit propre et pur au moment où il mentionne des paroles de sainteté. Il est dit : « Tous mes os diront : Hachem, qui est comme Toi ? ». Même une personne aveugle doit veiller à bien se nettoyer comme indiqué. Toutefois, il est permis d'éduquer les enfants à réciter des berakhot, à dire des versets et des paroles de Torah, même si l'on sait qu'ils ne savent pas bien se nettoyer, car la mitsva d'éducation le permet. Il est également permis de s'asseoir près d'eux et de réciter le Kriat Chema, de prier et de réciter des berakhot, à condition qu'il n'y ait pas de mauvaise odeur.
Réponse
Il est interdit de réciter le Kriat Chema, de prier ou de réciter une berakha dans un endroit où il y a une mauvaise odeur, par exemple si une odeur désagréable provient des toilettes de la cour ou de la maison, ou si une bouche d'égout située sur la voie publique près de la maison dégage une mauvaise odeur, même si la maison elle-même est propre et pure. Pour pouvoir réciter et prier, on peut brûler un morceau de tissu usé de façon à ce que l'odeur de la combustion domine la mauvaise odeur, ou bien asperger de l'eau de rose, du parfum ou un désodorisant, de sorte que la bonne odeur l'emporte sur la mauvaise. Dès lors que l'endroit est propre et pur et qu'aucune mauvaise odeur n'est perceptible dans la maison, il est permis de réciter le Kriat Chema, de prier et de réciter des berakhot, car cela est inclus dans « et ton camp sera saint ».
Réponse
Si l'on souhaite rapprocher les toilettes d'une synagogue, de sorte que le mur de la synagogue serve également de mur pour les toilettes, cela ne pose pas de problème car il s'agit d'un domaine distinct. Il faut simplement veiller à ne pas utiliser ce mur de manière dégradante, puisqu'il sert aussi de mur à la synagogue. Il est préférable de construire le mur des toilettes à une certaine distance de la synagogue, de façon à ce qu'aucune mauvaise odeur n'atteigne la synagogue.
Réponse
Un enfant assis sur un pot pour enfant, dont les vêtements descendent et recouvrent complètement le pot, est considéré comme étant dans une situation où « ton camp sera saint », car tout est couvert. Un pot neuf ne présente aucune interdiction pour réciter des paroles de sainteté face à lui.
Réponse
Certains disent qu'un talmid hakham ne doit pas prononcer même des paroles profanes dans un endroit qui n'est pas propre, et cela concerne uniquement des paroles inutiles. Cependant, il n'y a aucun problème à dire des choses nécessaires dans un endroit où il y a une mauvaise odeur.
Réponse
Une personne malade qui utilise un cathéter, par lequel son urine s'écoule dans un sac ou un récipient en verre, est autorisée à réciter le Chema, à prier, à réciter des berakhot, ainsi qu'à porter le talit et les tefiline et à prier avec eux, à condition que ses vêtements extérieurs soient propres et qu'il n'y ait aucune mauvaise odeur présente.
Regle de la benediction Ata Honen
Réponse
La différence entre l’homme et l’animal réside dans l’intelligence et la compréhension. C’est pourquoi les sages ont institué la berakha Ata Honen au début des bénédictions intermédiaires de la Amida. De plus, sans compréhension, il n’y a pas de prière.
Réponse
Dans le texte de la berakha Ata Honen, certains prononcent le mot « le-adam » avec un kamats sous le lamed, tandis que d’autres le prononcent avec un shva. Il faut dire « ve-hanenu me-itecha chokhma bina ve-daat », en ajoutant le vav au début de « ve-hanenu », aussi bien en semaine que lors de la sortie de Chabbat.
Réponse
On demande ses besoins personnels dans la Amida. Ainsi, celui dont l'étude s'oublie peut ajouter une demande dans la bénédiction Ata Honen, avant de dire « ve-hanenu me-itecha... ». Il dira alors : « Yehi ratson milfanecha Hachem Elohai ve-Elohei avotai, she-tachneni chokhma ouvina lehavin amkei sodot Toratecha, ve-zekheni lizkor et limoud ha-Torah, lilmod oulelamed lishmor velaasot, ve-hanenu... ».
Lois de la benediction Hachiva
Réponse
Dans la berakha hachiva chofeténou, il faut conclure toute l'année par « Melekh ohev tsedaka oumichpat ». De Roch Hachana à Yom Kippour, on conclut par « Hamelekh hamichpat ». Comme cela a déjà été expliqué plus haut, si quelqu'un se trompe dans sa tefila pendant les dix jours de techouva et conclut par « Melekh ohev... », s'il s'en rend compte immédiatement, c'est-à-dire dans le laps de temps nécessaire pour dire « Chalom alekha rabbi » (environ trois mots), il doit terminer aussitôt par « Hamelekh hamichpat ». S'il s'en rend compte après ce laps de temps, il doit revenir à la berakha hachiva et poursuivre l'ordre normal à partir de là. Même s'il s'en rend compte dans les berakhot suivantes, ou dans « Elohai netsor », il doit revenir à la berakha hachiva et continuer dans l'ordre. S'il ne s'en rend compte qu'après avoir dit le dernier verset « Yihyou leratson », même s'il n'a pas encore reculé ses pieds, il doit recommencer la tefila depuis le début. Il est recommandé de faire une condition de nedava avant de recommencer.
Réponse
Si l'on a oublié de dire « Zokhrenou le'haïm » pendant les dix jours de techouva et que l'on a déjà conclu par « Baroukh Ata Hachem magen Avraham », il semble que même si l'on n'a pas encore commencé « Ata gibor », il n'est pas permis de dire « Zokhrenou le'haïm » entre les berakhot, car cela constituerait une interruption. Ce n'est pas mieux que celui qui a oublié de dire « Yaale véyavo » le soir de Roch Hodech, pour lequel la halakha est qu'il ne recommence pas, et même s'il s'en souvient avant « Modim », il ne dit pas « Yaale véyavo » à cet endroit. Alors que pour Cha'harit et Min'ha, où l'on doit recommencer, si l'on s'en souvient avant « Modim », on dit « Yaale véyavo » sans conclusion, puis on continue « Modim ». Il y a donc une différence entre les cas où l'on doit recommencer, qui permettent de dire l'ajout après la conclusion de la berakha tant qu'on n'a pas commencé la suivante, et les cas où l'on ne doit pas recommencer.
Lois de Netilat Yadaim pour le repas
Réponse
Il s'agit d'une mitsva d'ordre rabbinique de procéder à la netilat yadaïm avant de manger un repas avec du pain, et il est important d'écouter les paroles des Sages. Cette obligation s'appuie sur le verset : « Vous vous sanctifierez et vous serez saints », où « vous vous sanctifierez » fait référence à l'usage des eaux premières, etc. Même si cette mitsva est d'origine rabbinique, on récite la berakha avant de s'essuyer les mains : « Achèr kidéchanou bemitsvotav vetsivanou al netilat yadaïm ». En effet, il est approprié de dire « vetsivanou » même pour une mitsva d'ordre rabbinique, car Hachem nous a ordonné d'écouter les Sages. Il faut être très vigilant concernant la netilat yadaïm, car quiconque la néglige est passible d'excommunication, s'expose à la pauvreté et risque d'être retranché du monde.
Réponse
Même une personne dont les mains ne sont pas sales et qui ne connaît aucune impureté concernant ses mains n'a pas le droit de manger du pain avant d'avoir fait la netilat yadaïm.
Réponse
Les femmes sont également tenues de faire la netilat yadaïm. Ainsi, chacun doit bien connaître les lois de la netilat yadaïm, enseigner à sa famille les règles de la netilat yadaïm et veiller à ce qu'ils accomplissent cette mitsva correctement. Il convient aussi d'éduquer ses jeunes enfants, garçons et filles, à faire la netilat yadaïm avec la berakha.
Réponse
Celui qui mange moins qu'un kazayit de pain (ce qui correspond à 9 drahams, mesurés en volume, mais comme tout le monde ne sait pas évaluer le volume, on a l'habitude de mesurer en poids, et un kazayit correspond généralement à 27 grammes) n'est pas tenu, selon la règle stricte, de faire la netilat yadaïm. Ce n'est que si l'on a l'intention de manger un kazayit qu'il faut faire la netilat yadaïm, mais sans réciter la berakha. Ce n'est que si l'on prévoit de manger une quantité de pain équivalente à un kebetsa sans la coquille que l'on fait la netilat yadaïm avec la berakha. Il s'agit de manger un volume de pain équivalent à un œuf sans la coquille, auquel cas il faut réciter la berakha sur la netilat yadaïm. Les avis divergent parmi les décisionnaires sur la quantité exacte d'un kebetsa sans la coquille, mais la halakha retient que si l'on mange environ 51 grammes de pain, on fait la netilat yadaïm avec la berakha. Celui qui est rigoureux et fait la netilat yadaïm sans berakha même pour moins qu'un kazayit sera béni. Certains sont rigoureux de faire la netilat yadaïm (sans berakha) dès qu'ils mangent 18 grammes de pain, par crainte de l'avis selon lequel un kazayit est d'environ 18 grammes. En effet, selon le Rif et le Rambam, un kazayit est inférieur au tiers d'un kebetsa, et un kebetsa fait 18 drahams, chaque draham valant 3 grammes, ce qui donne un kazayit d'environ 18 grammes. Mais selon les Tossafot et Maran le Choulhan Aroukh, un kazayit correspond à la moitié d'un kebetsa, soit 27 grammes.
Réponse
Celui qui a fait la netilat yadaïm avec l'intention de manger une quantité de pain équivalente à un kebetsa, et qui, après avoir commencé à manger, se retrouve empêché de continuer, n'est pas obligé de se forcer à manger jusqu'à atteindre la quantité d'un kebetsa, ni même un kazayit, afin que sa berakha ne soit pas vaine. En effet, la berakha récitée sur la netilat yadaïm n'est pas considérée comme vaine, puisque, au moment de la netilat, il avait l'intention de manger un kebetsa. Toutefois, si cela est possible, il est préférable de s'efforcer de manger un kebetsa, en raison de la berakha déjà récitée. Idéalement, il est conseillé de commencer son repas en mangeant d'abord une quantité de pain équivalente à un kebetsa, puis de consommer les autres aliments.
Réponse
Celui qui a fait la netilat yadaïm sans avoir l'intention de prendre un repas, puis décide immédiatement après de manger, doit refaire la netilat yadaïm. S'il n'a pas détourné son attention depuis la première netilat, il refera la netilat sans berakha, car certains estiment que pour la netilat yadaïm des aliments profanes, même sans intention spécifique, on est quitte tant qu'on n'a pas détourné son attention depuis la netilat. C'est pourquoi il refera la netilat sans berakha.
Réponse
Celui qui fixe un repas sur du pat haba be-kisnin (gâteau) doit se laver les mains comme pour le pain. Certains disent qu'il faut également réciter la bénédiction sur cette netila, et d'autres sont en désaccord. En pratique, on se lave les mains sans bénédiction. Celui qui la récite a sur qui s'appuyer. Concernant la quantité qui constitue un repas fixe sur du gâteau, certains disent que c'est 216 grammes, et d'autres disent que c'est la quantité de trois œufs, soit 162 grammes. Même si, pour la birkat hamazon, on est rigoureux et on ne la récite sur du gâteau que si l'on a mangé 216 grammes, néanmoins, pour la netilat yadaïm, il faut être rigoureux comme l'avis de Maran et se laver les mains sans bénédiction lorsqu'on mange 162 grammes.
Réponse
Celui qui mange du pain uniquement pour atténuer la douceur du miel ou la saveur piquante d'un aliment, certains disent que même s'il en consomme plus qu'une kebetsa, il n'est pas nécessaire de se laver les mains, car il s'agit d'un cas de principal et secondaire. D'autres ne sont pas de cet avis. Par conséquent, lorsqu'on mange une quantité d'une kebetsa, il est préférable de se laver les mains sans réciter la berakha.
Réponse
La quantité minimale d'eau requise pour la netilat yadaïm avant le repas est d'un reviit d'eau. Toutefois, il est recommandé de verser une quantité abondante d'eau, comme l'a dit Rav Hisda : « Je me lave les mains avec une pleine poignée d'eau, et du Ciel on m'accorde une pleine poignée de bienfaits. »

