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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Chabbat

Achat et vente pendant Chabbat

Peut-on compter ses pas pendant Chabbat pour estimer une mesure d’ama ?
Est-il permis de mesurer une distance par le comptage des pas pendant Chabbat si c’est pour un besoin de Chabbat ?
Réponse

Il est permis à une personne de compter ses pas pendant Chabbat pour estimer une mesure d’environ une ama, à condition que ce soit pour un besoin lié à Chabbat. Cela ne constitue pas une interdiction de mesurer pendant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 306 - Achat et vente pendant Chabbat, Halakha 80)
Est-il permis de peser un aliment avec une balance non électrique pendant Chabbat pour vérifier la quantité nécessaire à une mitsva ?
Doit-on préférer peser les quantités nécessaires à une mitsva avant Chabbat ?
Si l’on a oublié de peser avant Chabbat, peut-on le faire pendant Chabbat ?
Réponse

Il est permis de peser pendant Chabbat avec une balance domestique qui ne fonctionne pas à l’électricité ou à pile, pour un besoin de mitsva, par exemple pour vérifier si un morceau de pain atteint la mesure de kebeitsa pour les repas de Chabbat, ou pour peser la quantité de kazayit de matsa lors du soir de Pessah. Lorsque cela est possible, il est préférable de peser avant Chabbat, mais si cela n’a pas été fait ou si on a oublié, il est permis de peser pendant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 306 - Achat et vente pendant Chabbat, Halakha 81)
Est-il permis de mesurer un gobelet pendant Chabbat pour vérifier s'il contient un reviit pour le kiddouch ?
Peut-on verser le vin dans un verre marqué pour mesurer un reviit, puis le transférer dans un autre verre pour le kiddouch ?
Réponse

Il est permis de mesurer un gobelet pour vérifier s'il contient la quantité d'un reviit en vue du kiddouch. Ainsi, il est permis de verser le vin dans un verre qui comporte des marques indiquant la mesure d'un reviit, même si l'on transfère ensuite le vin dans un autre verre pour réciter le kiddouch dessus.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 306 - Achat et vente pendant Chabbat, Halakha 82)
Un malade dont le médecin limite la quantité de nourriture peut-il peser ses aliments pendant Chabbat ?
Est-il préférable de préparer les portions alimentaires d'un malade avant Chabbat si une restriction de poids est imposée ?
Peut-on utiliser une balance électrique pour peser la nourriture d'un malade pendant Chabbat ?
Réponse

Un malade, même si sa vie n'est pas en danger, dont le médecin interdit de manger plus qu'un certain poids, il est préférable, a priori, de peser et mesurer ses aliments avant Chabbat pour les besoins de Chabbat. S'il ne l'a pas fait, il lui est permis de mesurer et de peser ses aliments pendant Chabbat, à condition que la balance ne fonctionne pas à l'électricité ou avec une batterie.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 306 - Achat et vente pendant Chabbat, Halakha 83)
Un malade en danger peut-il peser sa nourriture pendant Yom Kippour pour manger moins que la quantité interdite ?
Est-il préférable de préparer les portions alimentaires d'un malade en danger avant Yom Kippour ?
Réponse

Un malade en danger qui doit manger pendant Yom Kippour a le droit de peser la quantité de nourriture afin de consommer moins que la mesure interdite. Si possible, il est préférable de préparer les portions à l'avance, avant Yom Kippour.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 306 - Achat et vente pendant Chabbat, Halakha 84)
Est-il permis de peser ou mesurer la nourriture d'un nourrisson pendant Chabbat ?
Peut-on utiliser un biberon gradué pour mesurer la quantité de lait pendant Chabbat ?
Est-il préférable d'estimer la quantité de nourriture pour un nourrisson pendant Chabbat plutôt que de la mesurer précisément ?
Réponse

Celui qui prépare de la nourriture pendant Chabbat pour un nourrisson et doit connaître la quantité que le bébé consomme, il lui est permis de peser ou de mesurer la nourriture pendant Chabbat, à condition que la balance ne fonctionne pas avec une batterie ou à l'électricité. Si possible, il est préférable de procéder par estimation. Pour un biberon comportant des graduations, il est permis de mesurer avec pendant Chabbat, et là aussi, il est préférable, si possible, de le faire par estimation.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 306 - Achat et vente pendant Chabbat, Halakha 85)
Est-il permis de mesurer pendant Chabbat si un aliment interdit est tombé dans un aliment permis, afin de vérifier s'il y a soixante fois la quantité requise ?
Peut-on estimer la quantité de soixante pour un mélange d'interdit et de permis pendant Chabbat, même si le mélange s'est produit avant Chabbat ?
L'annulation dans soixante se fait-elle par le poids ou par le volume pendant Chabbat ?
Réponse

Si un aliment interdit est tombé dans un aliment permis pendant Chabbat, il est permis de mesurer la quantité de soixante fois la quantité de l'interdit pendant Chabbat, si c'est pour les besoins de Chabbat, et il n'y a pas d'interdiction de mesurer dans ce cas. Même si le mélange a eu lieu avant Chabbat, il est permis d'estimer la quantité de soixante pendant Chabbat. Il est également permis à un sage de rendre permis un mélange contenant un interdit, lorsqu'il y a soixante fois la quantité requise ou similaire. Il n'y a pas là d'interdiction de réparer pendant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 306 - Achat et vente pendant Chabbat, Halakha 86)
Lois de Chabbat

Lois de Chabbat liées à la parole

Est-il permis de parler pendant Chabbat d'activités interdites à accomplir pendant Chabbat, comme dire : « Demain, je prendrai la voiture » ou « J'écrirai une lettre » ?
Y a-t-il une différence entre parler à soi-même ou à autrui pendant Chabbat au sujet d'activités interdites à accomplir pendant Chabbat, comme écrire une lettre ou acheter une marchandise ?
Peut-on parler pendant Chabbat d'actions qu'il est permis d'accomplir pendant Chabbat ?
Réponse

Il est interdit de parler de sujets profanes pendant Chabbat, c'est-à-dire d'évoquer des choses qu'il est interdit de faire pendant Chabbat, comme dire : « Demain, je ferai ceci », ou « Demain, je prendrai la voiture », ou « J'écrirai une lettre », ou « J'achèterai telle marchandise », ou « Comment vais-je construire la maison demain ». Il n'y a pas de différence entre les travaux interdits par la Torah et ceux interdits par les Sages. De même, il n'y a pas de différence entre le fait de le dire à autrui ou de se le dire à soi-même, ni entre le fait de s'adresser à un associé, à un commerçant ou à une personne qui n'a aucun lien avec l'affaire. Cependant, il est permis, selon la halakha, de parler pendant Chabbat d'une chose qu'il est permis d'accomplir pendant Chabbat, sous quelque forme que ce soit.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Lois de Chabbat liées à la parole, Halakha 1)
Est-il permis de multiplier les conversations futiles pendant Chabbat ?
Faut-il limiter les discussions qui ne concernent ni travaux ni affaires pendant Chabbat ?
Les propos dénigrants ou légers sont-ils permis même en dehors de Chabbat ?
Réponse

Même pour des conversations futiles, il est interdit d'en abuser pendant Chabbat. Ainsi, même lorsqu'il ne s'agit pas du tout de sujets liés à des travaux ou à des affaires, il faut aussi minimiser ces discussions pendant Chabbat. Les propos dénigrants ou légers sont interdits même en semaine, et ce, même en petite quantité.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Lois de Chabbat liées à la parole, Halakha 2)
Quel type de paroles convient-il de privilégier pendant Chabbat selon la halakha ?
Quelle est la signification de l'expression « Il se reposa le septième jour » concernant la parole pendant Chabbat ?
Réponse

Il est approprié et juste, pour toute personne dont la sainteté du Chabbat est chère, de ne parler pendant Chabbat que de Torah ou de ce qui lui est nécessaire. Les Sages ont enseigné à ce sujet : « Il se reposa le septième jour » – qu'est-ce que cela signifie ? Qu'il s'est abstenu de parler, car chaque jour, Il disait : « Qu'il en soit ainsi », et pendant Chabbat, l'œuvre de la création étant achevée, la parole s'est arrêtée. Ils ont également dit : « Chabbat pour Hachem » – de même que le Saint béni soit-Il s'est abstenu de toute parole, toi aussi, abstiens-toi de parole.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Lois de Chabbat liées à la parole, Halakha 3)
Quelle formule de salutation doit-on utiliser lorsqu'on rend visite à quelqu'un pendant Chabbat ?
Pourquoi dit-on « Chabbat Chalom » au lieu de la salutation habituelle pendant Chabbat ?
Réponse

Celui qui rend visite à son prochain pendant Chabbat ne doit pas le saluer comme il le ferait en semaine, mais il doit lui dire « Chabbat Chalom », afin d'accomplir ce qui est dit : « Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier ».

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Lois de Chabbat liées à la parole, Halakha 4)
Comment un fils doit-il réagir s'il entend ses parents parler de sujets profanes pendant Chabbat ?
Quelle est la manière appropriée de rappeler à ses parents l'interdiction de parler de sujets profanes pendant Chabbat ?
Réponse

Un fils qui entend son père ou sa mère parler de sujets profanes pendant Chabbat, et qui connaît la halakha interdisant de tels propos ce jour-là, doit leur dire : « Nous avons appris qu'il est interdit de parler de sujets profanes pendant Chabbat », comme s'il posait une question, et non comme un reproche, afin qu'ils comprennent d'eux-mêmes sans être embarrassés.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Lois de Chabbat liées à la parole, Halakha 5)
Que doit faire un homme s'il entend sa femme parler de sujets profanes pendant Chabbat ?
Est-il préférable de faire une remarque à sa femme au sujet de la parole profane pendant Chabbat si cela risque de nuire à la paix du foyer ?
Réponse

Celui qui entend sa femme parler de sujets profanes pendant Chabbat, s'il sait qu'elle acceptera sa remarque, doit lui signaler calmement que cela est interdit selon la halakha. Mais si elle ne l'écoutera pas et que cela risque de troubler la paix du foyer, il devra remettre à plus tard l'explication de l'interdiction, car la paix est d'une grande importance.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Lois de Chabbat liées à la parole, Halakha 6)
Est-il permis de vendre les montées à la Torah pendant Chabbat si cela se fait par annonce publique ?
Peut-on organiser une collecte pour une yeshiva ou une institution de charité pendant Chabbat ou Yom Tov ?
Est-il permis de consacrer un livre à la synagogue pendant Chabbat si la consécration n'a pas été faite avant Chabbat ?
Réponse

Il est permis de parler pendant Chabbat de sujets liés à une mitsva, c'est pourquoi il est autorisé de vendre les montées à la Torah, l'ouverture du Heikhal ou la levée du Sefer Torah, même si cela se fait par annonce publique, et celui qui propose le prix le plus élevé obtient le mérite de la mitsva. En effet, cette vente n'est pas pour un besoin personnel, mais pour une mitsva. Il ne faut pas s'opposer à cette pratique sous prétexte qu'elle ressemble à une transaction commerciale pendant Chabbat ou Yom Tov, car les Sages ont permis ce qui concerne une mitsva. De même, les dons collectés pour ces mitsvot sont considérés comme des besoins de la mitsva, et peuvent servir à payer toutes les dépenses de la synagogue, comme l'éclairage électrique en semaine et Chabbat, le salaire des hazanim, ou le nettoyage de la synagogue. Il faut laisser les membres d'Israël agir ainsi. Il est également permis d'organiser des collectes pendant Chabbat et Yom Tov pour soutenir les talmudei Torah, les yeshivot, et les institutions de charité et de bienfaisance. Cependant, il est interdit de consacrer pendant Chabbat des livres ou tout objet à la synagogue, sauf si la consécration a été faite avant Chabbat, auquel cas il est permis d'apporter ces livres ou objets à la synagogue pendant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Lois de Chabbat liées à la parole, Halakha 7)
Est-il recommandé de dire pendant Chabbat que l'on écrira un Sefer Torah ou une mezouza le lendemain ?
Est-il permis de s'encourager pendant Chabbat à écrire un Sefer Torah ou une mezouza après Chabbat si l'on craint de se relâcher dans cette mitsva ?
Réponse

Il est préférable, a priori, de ne pas dire pendant Chabbat : « Demain, j'écrirai un Sefer Torah ou une mezouza », même s'il s'agit d'une mitsva. Toutefois, si l'on craint de se relâcher dans l'accomplissement de cette mitsva, il est permis de s'encourager soi-même, car le fait de le dire à Hachem équivaut à un vœu.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Lois de Chabbat liées à la parole, Halakha 8)
Est-il permis de parler pendant Chabbat de la réalisation d'un travail après Chabbat pour les besoins d'un malade ?
Faut-il être rigoureux si les paroles ne sont pas nécessaires à la guérison du malade pendant Chabbat ?
Réponse

Parler pendant Chabbat de la réalisation d'un travail après Chabbat pour les besoins d'un malade, en disant que l'on fera telle ou telle chose pour lui, est permis si ces paroles sont nécessaires à la guérison du malade, car cela est considéré comme une affaire de mitsva. Mais si ces paroles ne sont pas nécessaires à sa guérison, il est préférable, a priori, d'être rigoureux et de s'en abstenir.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Lois de Chabbat liées à la parole, Halakha 9)
Peut-on dire pendant Chabbat que l'on ira demain à un certain endroit, même si l'on prévoit d'y aller en voiture ?
Est-il permis de dire pendant Chabbat que l'on ira dans une autre ville le lendemain ?
Réponse

Il est permis de dire pendant Chabbat : « J'irai demain à tel endroit », même si l'on a l'intention d'y aller en voiture, car tant que l'on ne mentionne pas explicitement le fait de voyager, mais seulement l'idée d'y aller, il n'y a pas d'interdiction de parole profane pendant Chabbat. Il est permis de le dire même si l'on se rend dans une autre ville, à condition d'utiliser le terme « aller ». Pour une mitsva, cela est permis.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Lois de Chabbat liées à la parole, Halakha 10)
Est-il permis de dire à un ami pendant Chabbat de voyager ensemble le lendemain pour accomplir une mitsva ?
Comment doit-on s'exprimer pendant Chabbat si l'on veut parler d'un déplacement le lendemain qui n'est pas pour une mitsva ?
Réponse

Si l'on rencontre son ami pendant Chabbat, il est permis de lui dire de voyager avec soi le lendemain pour accomplir une mitsva. Mais si ce n'est pas pour une mitsva, il est interdit de dire : « Demain, je voyagerai à tel endroit » ; il faudra plutôt dire : « Demain, j'irai à tel endroit ».

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Lois de Chabbat liées à la parole, Halakha 11)
Est-il permis de répondre à un non-juif qui demande pendant Chabbat si une pièce ou un billet est authentique ?
Que peut-on dire à un non-juif qui interroge sur l'authenticité d'une monnaie pendant Chabbat ?
Réponse

Si un non-juif montre à un Juif une pièce de monnaie ou un billet pendant Chabbat et lui demande s'il est authentique ou faux, il ne faut pas lui répondre. Puisque le non-juif sait qu'il est interdit aux Juifs de parler de ces sujets pendant Chabbat, il n'y a pas de crainte d'animosité. On peut également lui dire explicitement qu'il est interdit de parler de cela pendant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Lois de Chabbat liées à la parole, Halakha 12)
Est-il permis de répondre de manière positive à un Juif qui transgresse le Chabbat publiquement ?
Réponse

A plus forte raison, il est interdit de répondre de cette manière à un Juif qui transgresse le Chabbat ouvertement.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 307 - Lois de Chabbat liées à la parole, Halakha 13)