Questions pratiques
Achat et vente pendant Chabbat
Réponse
Il est permis à une personne de compter ses pas pendant Chabbat pour estimer une mesure d’environ une ama, à condition que ce soit pour un besoin lié à Chabbat. Cela ne constitue pas une interdiction de mesurer pendant Chabbat.
Réponse
Il est permis de peser pendant Chabbat avec une balance domestique qui ne fonctionne pas à l’électricité ou à pile, pour un besoin de mitsva, par exemple pour vérifier si un morceau de pain atteint la mesure de kebeitsa pour les repas de Chabbat, ou pour peser la quantité de kazayit de matsa lors du soir de Pessah. Lorsque cela est possible, il est préférable de peser avant Chabbat, mais si cela n’a pas été fait ou si on a oublié, il est permis de peser pendant Chabbat.
Réponse
Il est permis de mesurer un gobelet pour vérifier s'il contient la quantité d'un reviit en vue du kiddouch. Ainsi, il est permis de verser le vin dans un verre qui comporte des marques indiquant la mesure d'un reviit, même si l'on transfère ensuite le vin dans un autre verre pour réciter le kiddouch dessus.
Réponse
Un malade, même si sa vie n'est pas en danger, dont le médecin interdit de manger plus qu'un certain poids, il est préférable, a priori, de peser et mesurer ses aliments avant Chabbat pour les besoins de Chabbat. S'il ne l'a pas fait, il lui est permis de mesurer et de peser ses aliments pendant Chabbat, à condition que la balance ne fonctionne pas à l'électricité ou avec une batterie.
Réponse
Un malade en danger qui doit manger pendant Yom Kippour a le droit de peser la quantité de nourriture afin de consommer moins que la mesure interdite. Si possible, il est préférable de préparer les portions à l'avance, avant Yom Kippour.
Réponse
Celui qui prépare de la nourriture pendant Chabbat pour un nourrisson et doit connaître la quantité que le bébé consomme, il lui est permis de peser ou de mesurer la nourriture pendant Chabbat, à condition que la balance ne fonctionne pas avec une batterie ou à l'électricité. Si possible, il est préférable de procéder par estimation. Pour un biberon comportant des graduations, il est permis de mesurer avec pendant Chabbat, et là aussi, il est préférable, si possible, de le faire par estimation.
Réponse
Si un aliment interdit est tombé dans un aliment permis pendant Chabbat, il est permis de mesurer la quantité de soixante fois la quantité de l'interdit pendant Chabbat, si c'est pour les besoins de Chabbat, et il n'y a pas d'interdiction de mesurer dans ce cas. Même si le mélange a eu lieu avant Chabbat, il est permis d'estimer la quantité de soixante pendant Chabbat. Il est également permis à un sage de rendre permis un mélange contenant un interdit, lorsqu'il y a soixante fois la quantité requise ou similaire. Il n'y a pas là d'interdiction de réparer pendant Chabbat.
Lois de Chabbat liées à la parole
Réponse
Il est interdit de parler de sujets profanes pendant Chabbat, c'est-à-dire d'évoquer des choses qu'il est interdit de faire pendant Chabbat, comme dire : « Demain, je ferai ceci », ou « Demain, je prendrai la voiture », ou « J'écrirai une lettre », ou « J'achèterai telle marchandise », ou « Comment vais-je construire la maison demain ». Il n'y a pas de différence entre les travaux interdits par la Torah et ceux interdits par les Sages. De même, il n'y a pas de différence entre le fait de le dire à autrui ou de se le dire à soi-même, ni entre le fait de s'adresser à un associé, à un commerçant ou à une personne qui n'a aucun lien avec l'affaire. Cependant, il est permis, selon la halakha, de parler pendant Chabbat d'une chose qu'il est permis d'accomplir pendant Chabbat, sous quelque forme que ce soit.
Réponse
Même pour des conversations futiles, il est interdit d'en abuser pendant Chabbat. Ainsi, même lorsqu'il ne s'agit pas du tout de sujets liés à des travaux ou à des affaires, il faut aussi minimiser ces discussions pendant Chabbat. Les propos dénigrants ou légers sont interdits même en semaine, et ce, même en petite quantité.
Réponse
Il est approprié et juste, pour toute personne dont la sainteté du Chabbat est chère, de ne parler pendant Chabbat que de Torah ou de ce qui lui est nécessaire. Les Sages ont enseigné à ce sujet : « Il se reposa le septième jour » – qu'est-ce que cela signifie ? Qu'il s'est abstenu de parler, car chaque jour, Il disait : « Qu'il en soit ainsi », et pendant Chabbat, l'œuvre de la création étant achevée, la parole s'est arrêtée. Ils ont également dit : « Chabbat pour Hachem » – de même que le Saint béni soit-Il s'est abstenu de toute parole, toi aussi, abstiens-toi de parole.
Réponse
Celui qui rend visite à son prochain pendant Chabbat ne doit pas le saluer comme il le ferait en semaine, mais il doit lui dire « Chabbat Chalom », afin d'accomplir ce qui est dit : « Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier ».
Réponse
Un fils qui entend son père ou sa mère parler de sujets profanes pendant Chabbat, et qui connaît la halakha interdisant de tels propos ce jour-là, doit leur dire : « Nous avons appris qu'il est interdit de parler de sujets profanes pendant Chabbat », comme s'il posait une question, et non comme un reproche, afin qu'ils comprennent d'eux-mêmes sans être embarrassés.
Réponse
Celui qui entend sa femme parler de sujets profanes pendant Chabbat, s'il sait qu'elle acceptera sa remarque, doit lui signaler calmement que cela est interdit selon la halakha. Mais si elle ne l'écoutera pas et que cela risque de troubler la paix du foyer, il devra remettre à plus tard l'explication de l'interdiction, car la paix est d'une grande importance.
Réponse
Il est permis de parler pendant Chabbat de sujets liés à une mitsva, c'est pourquoi il est autorisé de vendre les montées à la Torah, l'ouverture du Heikhal ou la levée du Sefer Torah, même si cela se fait par annonce publique, et celui qui propose le prix le plus élevé obtient le mérite de la mitsva. En effet, cette vente n'est pas pour un besoin personnel, mais pour une mitsva. Il ne faut pas s'opposer à cette pratique sous prétexte qu'elle ressemble à une transaction commerciale pendant Chabbat ou Yom Tov, car les Sages ont permis ce qui concerne une mitsva. De même, les dons collectés pour ces mitsvot sont considérés comme des besoins de la mitsva, et peuvent servir à payer toutes les dépenses de la synagogue, comme l'éclairage électrique en semaine et Chabbat, le salaire des hazanim, ou le nettoyage de la synagogue. Il faut laisser les membres d'Israël agir ainsi. Il est également permis d'organiser des collectes pendant Chabbat et Yom Tov pour soutenir les talmudei Torah, les yeshivot, et les institutions de charité et de bienfaisance. Cependant, il est interdit de consacrer pendant Chabbat des livres ou tout objet à la synagogue, sauf si la consécration a été faite avant Chabbat, auquel cas il est permis d'apporter ces livres ou objets à la synagogue pendant Chabbat.
Réponse
Il est préférable, a priori, de ne pas dire pendant Chabbat : « Demain, j'écrirai un Sefer Torah ou une mezouza », même s'il s'agit d'une mitsva. Toutefois, si l'on craint de se relâcher dans l'accomplissement de cette mitsva, il est permis de s'encourager soi-même, car le fait de le dire à Hachem équivaut à un vœu.
Réponse
Parler pendant Chabbat de la réalisation d'un travail après Chabbat pour les besoins d'un malade, en disant que l'on fera telle ou telle chose pour lui, est permis si ces paroles sont nécessaires à la guérison du malade, car cela est considéré comme une affaire de mitsva. Mais si ces paroles ne sont pas nécessaires à sa guérison, il est préférable, a priori, d'être rigoureux et de s'en abstenir.
Réponse
Il est permis de dire pendant Chabbat : « J'irai demain à tel endroit », même si l'on a l'intention d'y aller en voiture, car tant que l'on ne mentionne pas explicitement le fait de voyager, mais seulement l'idée d'y aller, il n'y a pas d'interdiction de parole profane pendant Chabbat. Il est permis de le dire même si l'on se rend dans une autre ville, à condition d'utiliser le terme « aller ». Pour une mitsva, cela est permis.
Réponse
Si l'on rencontre son ami pendant Chabbat, il est permis de lui dire de voyager avec soi le lendemain pour accomplir une mitsva. Mais si ce n'est pas pour une mitsva, il est interdit de dire : « Demain, je voyagerai à tel endroit » ; il faudra plutôt dire : « Demain, j'irai à tel endroit ».
Réponse
Si un non-juif montre à un Juif une pièce de monnaie ou un billet pendant Chabbat et lui demande s'il est authentique ou faux, il ne faut pas lui répondre. Puisque le non-juif sait qu'il est interdit aux Juifs de parler de ces sujets pendant Chabbat, il n'y a pas de crainte d'animosité. On peut également lui dire explicitement qu'il est interdit de parler de cela pendant Chabbat.
Réponse
A plus forte raison, il est interdit de répondre de cette manière à un Juif qui transgresse le Chabbat ouvertement.

