Questions pratiques
Achat et vente pendant Chabbat
Réponse
Il est permis d’acheter avant Chabbat des tickets spéciaux correspondant aux marchandises dont on aura besoin pendant Chabbat, et de les remettre au propriétaire du magasin pendant Chabbat en échange des produits pris. Il est également permis de payer avant Chabbat pour les repas qui seront consommés à l’hôtel pendant Chabbat, et de recevoir en échange des tickets qui serviront au vendeur pour savoir quels articles donner pendant Chabbat. À condition toutefois que les prix des produits ne soient pas inscrits sur les tickets.
Réponse
Il est permis de payer avant Chabbat le droit d’entrée au zoo, et d’entrer pendant Chabbat à l’aide d’un ticket permettant l’accès. À condition que le montant payé ne soit pas inscrit sur le ticket. Il faut également demander au gardien de ne pas déchirer le ticket. Et dans un endroit où il n’y a pas d’érouv, il faut veiller à ne pas sortir ces tickets dans le domaine public, car cela constitue une interdiction de la Torah concernant le transfert d’un domaine à un autre.
Réponse
Il est clairement interdit d’utiliser pendant Chabbat un automate dans lequel on insère une pièce et qui délivre la marchandise souhaitée. Même si l’on a besoin de la marchandise pendant Chabbat, cela reste interdit. Il n’est pas non plus permis d’utiliser un tel appareil fonctionnant avec un jeton spécial.
Réponse
Il est interdit d’introduire une pièce ou un jeton dans une balance spéciale qui affiche le poids d’une personne pendant Chabbat. Cette pratique est également interdite en raison de l’interdiction de peser pendant Chabbat.
Réponse
Il est interdit aux propriétaires des machines mentionnées de laisser la machine en place depuis la veille de Chabbat dans un endroit où des personnes pourraient trébucher et transgresser un interdit. Cependant, dans les lieux où les clients sont des non-juifs, il n'y a pas lieu d'interdire, à condition que le nom du juif ne figure pas sur la machine.
Réponse
Certains permettent d’installer ces machines même dans des endroits où l’on craint que des personnes consomment sans avoir fait la netilat yadaim ni récité la berakha. Cela est particulièrement valable dans les lieux où la majorité des habitants sont non-juifs, ou lorsqu’il est possible d’obtenir ces produits à partir d’autres machines.
Réponse
Celui dont la subsistance dépend de l’installation de machines à laver dans un magasin, où les clients utilisent la machine en libre-service avec une pièce ou un jeton, peut être indulgent si cela se passe dans des lieux de non-juifs et que la machine se trouve dans la propriété du non-juif. Toutefois, s’il y a un gardien sur place, il faut veiller à ce que ce soit un gardien non-juif.
Réponse
Il est recommandé et correct de ne pas offrir de cadeau pendant Chabbat, car certains estiment que cela est interdit, étant assimilé à une transaction commerciale. Bien qu’il existe des avis divergents, celui qui souhaite offrir un cadeau à son prochain pendant Chabbat ou un jour de fête, il est correct qu’il transfère la propriété du cadeau à son ami dès la veille de Chabbat par l’intermédiaire d’une tierce personne. Ainsi, il sera permis de donner le cadeau pendant Chabbat, à condition qu’il ne soit pas mouktsé.
Réponse
La coutume d’offrir un cadeau de la part de la direction de la synagogue au garçon célébrant sa bar-mitsva pendant Chabbat a sur quoi s’appuyer, et il convient de laisser agir ainsi. Toutefois, il est préférable que le bar-mitsva ait l’intention de n’acquérir le cadeau qu’à la sortie de Chabbat. Il est encore mieux que le responsable de la synagogue transfère la propriété du cadeau au bar-mitsva dès la veille de Chabbat par l’intermédiaire d’une autre personne, en soulevant le cadeau et en disant : « Je l’acquiers pour untel ce cadeau. » Car il est établi que l’on peut acquérir pour quelqu’un en son absence. Même si le garçon n’a pas encore treize ans et un jour, il peut tout de même acquérir ainsi. Il est recommandé d’agir de la sorte. De même, pour tout cadeau que l’on souhaite offrir à autrui pendant Chabbat ou un jour de fête, il convient de transférer la propriété du cadeau la veille de Chabbat, ce qui permettra de le donner pendant Chabbat, à condition qu’il ne soit pas mouktsé. Cependant, il est évident que dans un endroit sans erouv dans le domaine public, il faut absolument s’abstenir de transporter le cadeau d’un endroit à un autre.
Réponse
Il a déjà été expliqué qu’il est permis de réfléchir à ses affaires pendant Chabbat, car il est écrit : « Mimtso hefsekha vedaber davar » ; la parole est interdite mais la pensée est permise. Cependant, pour l’honneur de Chabbat, il est une mitsva de ne pas penser du tout à ses affaires et de considérer comme si tout était déjà accompli. Celui qui pense à son travail pendant Chabbat pour l’accomplir en semaine ne verra pas sa tâche bénie, car il y a pensé pendant Chabbat, surtout s’il en vient à être peiné en y pensant. Pour cette raison, il est interdit de demander ses besoins pendant Chabbat, afin de ne pas en arriver à la tristesse. Toutefois, celui qui voyage pendant Chabbat pour un cas de pikuah nefesh a le droit de réciter la tefilat haderekh, car cela n’est pas considéré comme demander ses besoins, ce qui est interdit pendant Chabbat.
Réponse
Certaines personnes pieuses ont l'habitude, lors des trois repas de Chabbat, de ne réciter dans la prière "Yehi ratson" que jusqu'aux mots "beréouta ve'hedva alénou ve'al kol Israël", et pas davantage, en raison de la demande de ses besoins pendant Chabbat.
Réponse
Bien que, selon la stricte halakha, il soit permis de penser à ses affaires pendant Chabbat, il ne faut cependant pas consulter ses comptes écrits durant Chabbat.
Réponse
Il est permis d'annoncer publiquement pendant Chabbat la découverte d'un objet perdu, afin que celui qui en connaît l'identité vienne se manifester, car la restitution d'un objet perdu est une mitsva. Cela reste permis même si l'objet perdu est mouktsé et qu'il est impossible de le déplacer pendant Chabbat.
Réponse
Il est également permis d'annoncer publiquement pendant Chabbat un vol, afin d'aider à la restitution de l'objet volé.
Réponse
Celui qui sait que son prochain a trouvé un objet perdu a le droit de lui dire de le restituer après Chabbat, car cela fait aussi partie des affaires du Ciel.
Réponse
La pratique consistant à annoncer dans la synagogue, sans mentionner de prix, les besoins relatifs à une mitsva, comme la possibilité d’obtenir des matsot faites à la main, ou les quatre espèces, et autres cas similaires, n’entraîne aucune interdiction. Au contraire, cela permet au public de savoir où se procurer des matsot cachères ou des quatre espèces de qualité.
Réponse
Il est interdit de faire une annonce publique pendant Chabbat concernant un terrain mis en vente, en disant que toute personne ayant un droit sur ce terrain doit venir le déclarer, sinon elle perdra son droit. Cependant, si l’on fait simplement une annonce générale invitant toute personne ayant un droit sur ce terrain à venir le déclarer, on ne proteste pas contre cela. Toutefois, a priori, il ne faut pas non plus être indulgent dans ce cas.
Réponse
Il est interdit de peser pendant Chabbat, que ce soit avec un instrument conçu pour peser ou avec tout autre objet. De même, il est interdit à une personne de se peser elle-même ou de peser d’autres personnes pendant Chabbat, et a fortiori il est interdit de le faire avec une balance électrique.
Réponse
Il ne convient pas à une personne de mesurer sa taille pendant Chabbat. Par conséquent, il ne faut pas se placer intentionnellement sous une toise ou un poteau gradué afin de connaître sa taille pendant Chabbat.
Réponse
Il est permis à une personne malade de mesurer sa température pendant Chabbat, même s’il n’y a pas de danger pour sa vie, et même si elle n’est pas alitée, car cela ne constitue pas une interdiction de mesurer pendant Chabbat. Il est également permis de faire descendre le mercure du thermomètre avant la mesure, sans crainte d’interdiction de réparer un ustensile. Cependant, il est interdit d’utiliser un thermomètre fonctionnant à l’électricité ou à pile pendant Chabbat. Il est aussi permis de mesurer la tension artérielle pendant Chabbat avec un tensiomètre mécanique, car ces mesures sont considérées comme des mesures de mitsva, car la santé du corps est une mitsva. Cependant, pour un tensiomètre fonctionnant à pile, il n’est permis de l’utiliser pendant Chabbat que pour un malade dont la vie est en danger, lorsqu’il n’y a pas d’autre possibilité.

