Questions pratiques
Consommation de fromage après la viande
Réponse
Il est permis d'avaler des comprimés de vitamines contenant de la viande, puis immédiatement après d'avaler un comprimé de vitamines contenant du lait. Il est même permis de consommer du fromage immédiatement après avoir avalé le comprimé carné, sans avoir à nettoyer ni rincer la bouche.
Réponse
Une personne ayant mangé un repas carné est autorisée à avaler ensuite des comprimés à usage médical, même s'ils contiennent du sucre et du lait, sans avoir à attendre aucun délai.
Réponse
Un restaurant qui sert des plats lactés, ou de la glace au lait, après un repas carné à toute personne qui le souhaite, doit tout de même être supervisé par le rabbinat local et recevoir un certificat de cacherout, afin de préserver ce qui peut l'être. Le certificat ne garantit pas la conduite du propriétaire ou de l'hôtel, mais atteste que les aliments sont cachères, permettant ainsi à toute personne craignant Hachem de manger dans ce restaurant ou cet hôtel sous la surveillance d'un surveillant craignant Hachem mandaté par le rabbinat. De nos jours, dans la plupart des endroits, le rabbinat a l'autorité nécessaire et conditionne la délivrance du certificat à ce que les serveurs ne proposent pas de glace lactée après des plats carnés, et il convient de soutenir le rabbinat pour qu'il veille à cela, tant que cela est en son pouvoir.
Réponse
Il a déjà été expliqué précédemment que la pratique dans les hôtels cachères de servir, après un plat de viande, du lait synthétique, sans mélange de lait naturel, repose sur une base valable, et il n’y a pas lieu d’interdire cela en raison de l’apparence trompeuse. Il n’est pas non plus nécessaire d’ajouter des amandes au lait végétal pour signaler qu’il ne s’agit pas de vrai lait.
Réponse
Celui qui a mangé de la viande et, dans les six heures suivantes, a oublié et a récité une berakha sur un aliment lacté, devra en goûter un peu afin que sa berakha ne soit pas vaine, surtout selon l’avis du Rambam et de Maran du Choulhan Aroukh, pour qui une berakha inutile est interdite par la Torah, comme il est dit : « Tu ne prononceras pas le nom d’Hachem en vain. » À plus forte raison, s’il a un doute sur la présence de lait dans l’aliment sur lequel il a fait la berakha, comme un biscuit, il devra en goûter un peu. Cette règle s’applique même s’il a un doute sur la présence de viande entre ses dents. De même, celui qui fait une berakha sur un aliment un jour de jeûne devra en goûter un peu pour que sa berakha ne soit pas vaine. Et a fortiori, celui qui a fait une berakha sur de la viande après Roch Hodech Av devra en goûter un peu, car il ne s’agit que d’un minhag. Mais celui qui a fait une berakha sur un aliment interdit en soi, même d’interdiction rabbinique, il est interdit d’en goûter, et il dira : « Baroukh Chem Kevod Malkhouto… ». Même pour une interdiction rabbinique qui n’a pas de fondement dans la Torah, il faut être strict.
Réponse
Celui qui mange un plat ayant cuit avec de la viande, sans avoir mangé de la viande elle-même, par exemple du riz ayant cuit avec de la viande dont il ne mange que le riz, certains estiment qu’il n’est pas nécessaire d’attendre six heures avant de consommer du fromage, il suffira de se laver les mains et de manger. D’autres sont en désaccord. Cependant, la coutume, y compris chez les Séfarades, est d’être rigoureux et d’attendre six heures même après avoir mangé uniquement le plat, comme si l’on avait mangé de la viande elle-même. Il ne faut pas transgresser cette règle. Cette halakha s’applique également à un plat ayant cuit avec de la volaille.
Réponse
Il ne faut pas manger de fromage après avoir consommé un œuf frit dans de la graisse de viande.
Réponse
En revanche, un œuf frit dans une poêle carnée (qui a absorbé le goût de la viande mais ne contient pas de résidus de graisse de viande) peut être mangé même avec du fromage, et il n’est certainement pas nécessaire d’attendre six heures après avoir mangé cet œuf. Selon notre coutume, il est permis même a priori de frire un œuf dans une poêle carnée dans le but de le manger avec du fromage.
Réponse
Celui qui a mangé un plat de viande, et souhaite ensuite manger un plat de fromage, la coutume est d’être rigoureux dans ce cas aussi, comme s’il avait mangé de la viande et voulait manger du fromage, et d’attendre six heures. Cette règle s’applique également à la volaille.
Réponse
Lorsqu'un plat ne contient pas de viande mais a simplement été cuit dans une marmite utilisée pour la viande, il est permis de consommer du fromage après ce plat. Cependant, si ce plat sans viande a été cuit dans une marmite de viande qui n'a pas été bien nettoyée et qu'il reste des résidus de viande, il convient de faire un rinçage et un nettoyage de la bouche, puis il sera permis de manger des aliments lactés immédiatement. Si le plat contient soixante fois la quantité de résidus et que ceux-ci se sont bien mélangés dans tout le plat, il n'est même pas nécessaire de procéder au rinçage et au nettoyage.
Réponse
Celui qui mange un plat dans lequel de la graisse de viande s'est mélangée et a fondu à l'intérieur, est considéré comme ayant mangé de la viande et doit attendre six heures avant de consommer des produits lactés. Cette règle s'applique même si la graisse provient de volaille.
Réponse
Si l'on mange un kugel qui a été posé dans un plat avec de la viande chaude et qu'il y a une présence réelle de graisse sur le kugel, alors, pour pouvoir manger ensuite des aliments lactés, il faut gratter à l'aide d'un couteau une fine couche à l'endroit où la viande a touché le kugel. Il sera alors permis de consommer des produits lactés après le kugel. De même, si un peu de graisse a coulé au fond du plat, il faudra gratter et retirer une fine couche du kugel également à sa base. En revanche, s'il n'y avait pas de présence réelle de viande sur le kugel et qu'il a seulement été posé à côté de la viande dans un second récipient, il est permis, selon notre coutume, de manger des produits lactés après avoir consommé ce kugel, sans attendre six heures.
Réponse
Dans le cas de plats servis dans des assiettes en papier ou en aluminium comportant des compartiments séparés pour différents aliments, et qu'une paroi sépare la viande du kugel, il est permis de manger tout le kugel sans en retirer une couche, puis de consommer immédiatement des produits lactés, tant qu'il n'y a pas de risque que de la graisse ait coulé ou que la viande ait touché le kugel dans ces assiettes. Cela reste valable même si la viande et le kugel étaient chauds au point de brûler la main.
Réponse
Si une marmite de viande était sur le feu et qu'on a posé dessus un plat de riz ou similaire pour le réchauffer, et que le goût de la viande a été absorbé dans le plat par la vapeur, il est permis de consommer des produits lactés immédiatement après avoir mangé ce plat.
Réponse
Une personne qui se trouve dans les six heures suivant la consommation de viande a le droit de préparer du thé ou du café et d'utiliser du sucre ou du café dans lesquels quelques gouttes de lait se sont mélangées, ou d'y plonger une cuillère ayant de l'humidité de lait.
Réponse
Il est permis de mélanger du thé ou une autre boisson chaude qui se trouve dans une tasse, avec une cuillère lactée, même si cette cuillère a servi le jour même pour du lait chaud, et de boire ce thé pendant un repas de viande. Il en va de même dans le sens inverse. Cela est permis car la tasse est considérée comme un keli chéni. Il est permis d’être indulgent à ce sujet même pour les Ashkénazes.
Réponse
Certains disent que pendant la fête de Chavouot, il n’est pas nécessaire d’attendre six heures entre la consommation de viande et celle de fromage. D’autres ne sont pas d’accord, et c’est cette dernière opinion qui fait autorité dans la halakha.
Réponse
Celui qui a oublié et a commencé à manger du fromage avant que six heures ne se soient écoulées après avoir mangé de la viande, et qui s’en souvient, doit arrêter de manger le fromage. Il devra consulter un sage pour recevoir une directive sur la manière de faire techouva, car il a transgressé la halakha. Toutefois, il n’est pas nécessaire de jeûner pour expier cette faute, et en particulier un ben Torah ne doit pas jeûner.
Consommation de viande après le fromage
Réponse
Celui qui a mangé des aliments lactés et souhaite ensuite consommer de la viande peut, selon la halakha stricte, manger de la viande immédiatement après le fromage, même s'il s'agit de fromage dur et affiné, comme le fromage jaune, salé, en triangle ou de Tsfat. Il faut d'abord nettoyer sa bouche avec du pain, des fruits ou un aliment similaire, en les mâchant bien et en les avalant, puis rincer sa bouche avec de l'eau ou une autre boisson, et vérifier ses mains pour s'assurer qu'il n'y reste aucun résidu de fromage. Ensuite, il pourra manger de la viande. Si c'est la nuit et qu'il ne peut pas bien vérifier ses mains, il devra se laver les mains ou bien les nettoyer. Pour ce qui est de la consommation de beurre, dont la matière grasse colle aux gencives et aux dents, il faut également nettoyer la bouche avec du pain ou des fruits. Celui qui mange de la volaille après du fromage n'a pas besoin de nettoyer ni de rincer sa bouche.
Réponse
Même selon ceux qui sont stricts et exigent d'attendre avant de manger de la viande après avoir consommé du fromage dur, une femme ayant accouché dans les trente jours, une personne légèrement malade, une femme enceinte qui souffre pendant sa grossesse, une femme allaitante qui manque de lait, ainsi que les jeunes enfants qui n'ont pas atteint l'âge des mitsvot, ne doivent pas être stricts sur ce point. Pour tous ceux-là, il suffit de nettoyer et de rincer la bouche, ainsi que de se laver les mains.

