Questions pratiques
Consommation de fromage après la viande
Réponse
Si un morceau de viande est resté coincé entre les dents et qu'il a été retiré immédiatement après le repas, il faut malgré tout attendre six heures avant de consommer des aliments lactés.
Réponse
Même si six heures se sont écoulées, si l'on trouve de la viande entre les dents, il faut l'enlever avant de manger des aliments lactés. Ainsi, une personne ayant des trous dans les dents, ou des dents cassées ou espacées où la viande a l'habitude de rester coincée, devra bien nettoyer ses dents. De manière générale, il n'est pas nécessaire de vérifier entre les dents après six heures.
Réponse
Celui qui porte une plaque dentaire ou un appareil dentaire pour redresser les dents est autorisé à manger du fromage après avoir mangé de la viande, et a fortiori après avoir mangé un plat à base de viande, à condition d'avoir attendu six heures. Il n'est pas nécessaire de retirer la plaque dentaire, mais il faut bien nettoyer entre les dents.
Réponse
Pour des dents creuses dans lesquelles on a placé du coton pour les boucher, bien qu'il soit possible que des restes de viande y pénètrent, il n'est pas nécessaire d'enlever ou de remplacer le coton avant de manger des aliments lactés.
Réponse
Les personnes utilisant des dents artificielles amovibles doivent attendre six heures après avoir mangé de la viande, et il n'est pas permis de se montrer indulgent en remplaçant ou en nettoyant soigneusement les dents artificielles pour éviter cette attente. Après six heures, il leur est permis de manger du fromage avec ces mêmes dents, et il n'est pas nécessaire de les cacher par immersion entre la viande et le lait, même si l'on craint qu'elles aient absorbé du goût de la viande ou du fromage, car les aliments ne sont pas suffisamment chauds pour cela et proviennent d'un récipient secondaire. Si les dents artificielles sont espacées et qu'il y a un risque de présence de viande entre elles, il faudra bien les nettoyer et retirer la viande.
Réponse
Si quelqu'un goûte de la viande avec sa langue et la recrache immédiatement, il n'est pas nécessaire d'attendre six heures selon tous les avis. Ainsi, ceux qui goûtent la sauce d'un plat la veille de Chabbat peuvent ensuite consommer des aliments lactés. De même, si une personne met un morceau de viande dans sa bouche et le retire aussitôt, il n'est pas nécessaire d'attendre. Toutefois, si l'on souhaite consommer du fromage immédiatement après, il faut se rincer la bouche et l'essuyer.
Réponse
Le temps d'attente entre la consommation de viande et celle de lait se compte selon nos heures habituelles, et non selon les heures halakhiques variables.
Réponse
Il ne faut pas consommer d'aliments lactés après avoir mangé de la viande avant que six heures précises ne se soient écoulées, même s'il s'agit de viande de bête sauvage ou de volaille. Toutefois, en cas de nécessité, il est permis de manger des aliments lactés après cinq heures et demie, par exemple dans les yéchivot où, en raison de l'horaire d'été, le repas du soir est fixé cinq heures et demie après la consommation de viande ; dans ce cas, il est permis d'agir ainsi même a priori, car cela est considéré comme un cas de nécessité pour l'organisation de la yéchiva. Il en va de même dans les camps militaires, où il est également permis d'être indulgent après cinq heures et demie, car cela est inclus dans les cas de nécessité. Pour la viande de volaille, il est encore plus facile de permettre cela lorsqu'il y a un besoin.
Réponse
Si l'on a un doute sur le fait que six heures se sont écoulées ou non depuis qu'on a mangé de la viande, il est permis d'être indulgent et de consommer des aliments lactés, car en cas de doute sur une règle d'ordre rabbinique, on adopte la position indulgente.
Réponse
Il existe des communautés qui ont l'habitude d'attendre seulement trois heures entre la consommation de viande et celle de lait, et c'est aussi la pratique de certains originaires d'Allemagne et des Pays-Bas. Certains attendent même une heure. Cependant, selon l'avis du Maran du Choulhan Aroukh, il faut attendre six heures, comme mentionné précédemment. De nombreux grands décisionnaires ashkénazes ont également écrit qu'il convient d'agir ainsi pour toute personne attachée à l'étude de la Torah. Il est donc bon qu'ils changent leur coutume et attendent six heures entre la viande et le lait, comme expliqué plus haut.
Réponse
Certains disent qu'il n'est pas nécessaire d'adopter une rigueur consistant à ne pas manger d'aliments lactés après la viande avant que vingt-quatre heures complètes ne se soient écoulées ; il suffit de suivre la halakha habituelle.
Réponse
Le décompte des six heures à attendre après avoir mangé de la viande avant de consommer des aliments lactés commence à la fin de la consommation de la viande, et non à partir du moment où l'on récite le Birkat Hamazon. Il n'est pas non plus nécessaire de compter à partir de la fin de tout le repas, mais uniquement à partir de la fin de la consommation de la viande elle-même.
Réponse
Il est permis de commencer un repas lacté avant la fin des six heures depuis la consommation de viande, à condition de débuter par des salades ou autres aliments qui ne sont pas lactés, puis, une fois les six heures écoulées, de consommer des aliments lactés. L'essentiel est qu'il y ait six heures entre la consommation de viande et celle de lait, mais cela ne s'applique pas aux autres aliments.
Réponse
Un enfant, même s'il a atteint l'âge de l'éducation religieuse, il est possible d'être indulgent et de lui permettre de consommer ensuite des aliments lactés sans attendre six heures après avoir mangé de la viande, et il est permis de lui donner ou de le nourrir ainsi, car il serait difficile pour les enfants d'attendre six heures. Même après une heure, celui qui se montre indulgent pour les enfants a sur quoi s'appuyer. Tout cela concerne le cas où il s'agit d'un aliment essentiel pour le repas, mais il ne faut pas permettre à des enfants ayant atteint l'âge de l'éducation religieuse de consommer des friandises ou du chocolat contenant du lait dans les six heures suivant la consommation de viande. Même pour un nourrisson qui n'a pas encore atteint la compréhension, il est correct d'être strict à ce sujet. Toutefois, il est juste d'habituer les enfants une année avant l'âge de la Bar Mitsva, alors qu'ils sont considérés comme "moufla samoukh léich", à attendre six heures entre la viande et le lait. De nos jours, on a l'habitude d'être rigoureux même avec un enfant ayant atteint l'âge de l'éducation religieuse (avant l'âge de douze ans), et on l'éduque à attendre six heures. Cependant, en cas de besoin, il est possible d'être indulgent comme mentionné.
Réponse
Une personne légèrement malade, même si sa vie n'est pas en danger, est autorisée à consommer du fromage et des aliments lactés une heure après avoir mangé de la viande, sans avoir à attendre six heures. De même, une personne souffrant d'ulcère qui doit manger fréquemment et qui n'a que des aliments lactés à disposition n'a pas besoin d'attendre six heures entre la viande et le lait. Si possible, il est bien de se nettoyer les dents afin qu'il ne reste pas de viande entre elles.
Réponse
Une femme ayant accouché durant les trente jours suivant l'accouchement, ainsi qu'une femme enceinte qui souffre pendant sa grossesse, ont le même statut qu'une personne malade et peuvent se montrer indulgentes comme mentionné précédemment. Si une femme allaite et a besoin de lait, elle peut également se montrer indulgente et consommer du lait une heure après avoir mangé de la viande, même après les trente jours suivant l'accouchement.
Réponse
Une infirmière travaillant dans un hôpital non juif, dont la tâche est de servir de la nourriture aux patients, et où il y a des plats de viande et de lait, a le droit de servir ces plats aux patients, même si elle tire profit du salaire qu'elle reçoit pour ce travail.
Réponse
Un Ashkénaze qui avait l'habitude d'attendre toujours six heures entre la consommation de viande et de lait, et qui souhaite désormais, en raison de sa faiblesse ou de sa maladie, adopter de façon permanente l'opinion plus souple consistant à attendre seulement quelques heures, doit procéder à une hatara (annulation de vœu) pour annuler totalement son minhag. Cette hatara est valable dans ce cas, car pour lui il ne s'agit pas d'une obligation stricte selon la halakha. Cependant, dans un endroit où tout le monde a l'habitude d'attendre six heures, la hatara ne sert à rien pour un Ashkénaze, à moins que tous n'annulent ensemble cette coutume. Quant à un Séfarade, qui doit attendre six heures entre viande et lait selon la halakha, si quelqu'un souhaite alléger cette règle de façon permanente (et non pour une maladie ponctuelle), la hatara ne lui est d'aucune utilité.
Réponse
Un malade qui se montre indulgent et consomme des produits laitiers une heure après avoir mangé de la viande doit, s'il le peut, vérifier entre ses dents pour retirer tout reste de viande. S'il trouve de la viande, il doit nettoyer et rincer sa bouche. S'il ne trouve pas de viande entre ses dents, il n'est pas nécessaire de nettoyer ni de rincer. Tout cela concerne le cas où il souhaite manger immédiatement après avoir retiré la viande de ses dents. Mais s'il ne mange pas tout de suite, et qu'il a retiré la viande avant que l'heure ne soit écoulée, il n'a pas besoin de nettoyer ni de rincer, car la salive nettoie et rince naturellement.
Réponse
Un malade qui se nourrit par perfusion, et dont la solution contient un mélange de graisses, n'a pas besoin d'attendre six heures comme après avoir mangé de la viande. Si on lui administre par perfusion un sachet contenant un mélange de substances néo-chimiques ressemblant à des graisses, et un autre sachet contenant une préparation avec de la poudre de lait, il n'y a aucune inquiétude à avoir à ce sujet.

