Questions pratiques
Étendre un vêtement mouillé pendant Chabbat
Réponse
Il est interdit de placer du linge mouillé près d'un four ou d'un chauffage central pendant Chabbat, car cela entraîne la cuisson de l'eau contenue dans le linge, et même si ce n'est pas intentionnel, cela est considéré comme un cas de psik reisha, ce qui constitue une interdiction de la Torah. Cependant, si l'on n'a pas d'autre vêtement, il est permis de demander à un non-juif de les sécher en les plaçant près du feu. Car bien que le cas de psik reisha soit une interdiction de la Torah même sans intention, tout psik reisha accompli par un non-juif est permis, en particulier pour un besoin de Chabbat.
Réponse
Il est interdit d'étendre du linge à sécher pendant Chabbat, même de manière discrète, par exemple dans la salle de bain, même si personne ne le voit au moment où on l'étend. En effet, toute chose que les Sages ont interdite à cause de l'apparence (marit ayin) reste interdite même dans les endroits les plus cachés.
Réponse
Il est permis d'étendre des vêtements complètement secs, qui ne sont pas du tout humides, sur la corde à linge utilisée habituellement après la lessive, car il n'y a alors aucun risque de suspicion. Toutefois, il est préférable de les étendre d'une manière différente de celle utilisée pour les vêtements lavés. En revanche, si les vêtements sont humides à cause de la sueur ou de la pluie, même si la quantité d'eau est minime, il est interdit de les étendre à cause de la suspicion que l'on pourrait penser qu'ils ont été lavés pendant Chabbat et qu'on les étend pour les faire sécher.
Réponse
Il est interdit d'étendre pendant Chabbat des couches de bébé qui ont été lavées avant Chabbat, de la même manière que l'on étend du linge, et il ne faut pas non plus les étendre à cause de l'urine qui s'y trouve, car de nos jours il n'est pas d'usage d'étendre ces couches lorsqu'elles sont sales, et il y aurait un risque de suspicion que la personne les a lavées pendant Chabbat. Toutefois, si l'on ne dispose pas d'autres couches, il est permis de les faire sécher en les confiant à un non-juif, à condition de les placer près d'un chauffage central ou d'un poêle chaud. Il est préférable que cela soit fait de manière discrète et non devant de nombreuses personnes.
Réponse
Même si de l'eau a été renversée sur une partie d'un vêtement, il est interdit de suspendre ce vêtement pour le faire sécher pendant Chabbat près d'un poêle chaud ou d'un chauffage central. De même, un vêtement mouillé par la sueur ne peut pas être suspendu dans ces conditions.
Réponse
Un vêtement sur lequel de l'eau ou une boisson a été renversée pendant Chabbat, ou qui a été imbibé de sueur, peut être posé sur le dossier d'une chaise pour sécher, à condition que ce ne soit pas près d'un poêle allumé ou d'un chauffage central. Cependant, il ne faut pas placer plusieurs chaises côte à côte afin d'y poser un vêtement mouillé, car cela montrerait clairement l'intention de le faire sécher.
Réponse
Pour un manteau d'hiver qui, dans cet endroit, n'est lavé qu'au nettoyage à sec, si de l'eau s'y renverse pendant Chabbat, celui qui se montre indulgent et l'étend sur la corde à linge pour le faire sécher a sur qui s'appuyer, car il n'est pas d'usage de laver ce type de vêtement autrement qu'au nettoyage à sec, et il n'y a donc pas de crainte de suspicion que le manteau ait été lavé pendant Chabbat. Il faut toutefois veiller à ne pas l'étendre près d'un poêle ou d'un chauffage central.
Réponse
Même pendant les jours de pluie, il ne faut pas suspendre des vêtements qui ont été mouillés par la pluie pendant Chabbat dans le but de les faire sécher, car il y a à craindre que l’on soupçonne qu’ils ont été lavés pendant Chabbat. Toutefois, il est permis de les poser à l’endroit où l’on a l’habitude de les déposer, à condition de ne pas les placer près d’un poêle ou d’un chauffage. Concernant un imperméable, où il est évident qu’il a été mouillé par la pluie et qu’il n’est pas d’usage de le laver, mais seulement de le nettoyer à sec, on peut être indulgent et le suspendre pour le faire sécher, même sur un fil à linge.
Réponse
Des vêtements qui ont été lavés avant Chabbat et suspendus sur le fil à linge avant Chabbat peuvent être retirés du fil pendant Chabbat pour être portés, même s’ils étaient encore un peu humides à la tombée de la nuit, au point de pouvoir mouiller un autre objet. Il est donc permis de les retirer du fil pendant Chabbat pour les porter ce jour-là, et l’on ne dit pas que, puisqu’ils étaient mouillés à la tombée de la nuit, ils sont interdits toute la journée. Il n’y a pas de différence entre l’hiver et l’été, tant qu’il est possible de supposer que les vêtements sécheront pendant Chabbat.
Réponse
Si du linge se trouve sur le fil à linge et que l’on craint qu’il pleuve pendant Chabbat, il est permis de le retirer pendant Chabbat, sans craindre l’interdiction de préparer de Chabbat pour la semaine.
Réponse
À plus forte raison, si l’on a suspendu sur le fil à linge des couches ou d’autres vêtements d’enfants lavés avant Chabbat, même s’ils étaient encore un peu humides à la tombée de la nuit, au point de pouvoir mouiller un autre objet, il est permis de les retirer du fil pendant Chabbat après qu’ils ont séché, afin de les utiliser pendant Chabbat.
Réponse
Des serviettes qui sont devenues très humides après avoir été utilisées peuvent être suspendues pendant Chabbat sur un fil à linge, même en les étalant, si l’on remarque qu’elles sont un peu sales. Il en va de même pour les mouchoirs utilisés pour se moucher : s’ils présentent des traces visibles de saleté du nez, il est permis de les étendre sur un fil à linge pendant Chabbat, et a fortiori de les poser sur le dossier d’une chaise pour les faire sécher.
Réponse
Celui qui a transgressé et suspendu du linge mouillé sur un fil à linge pendant Chabbat, contre l’interdiction mentionnée, peut, s’il souhaite être indulgent et laisser le linge sur le fil pendant Chabbat, s’appuyer sur certaines opinions, mais il est préférable de les retirer. Si la personne a agi délibérément et que le linge a séché, il lui est interdit de le porter pendant Chabbat, mais cela sera permis après Chabbat. Toutefois, si elle ignorait l’interdiction de suspendre du linge mouillé pendant Chabbat et l’a fait par inadvertance, puis que le linge a séché, il lui est permis de le porter pendant Chabbat.
Réponse
Il est permis de se laver les mains pendant Chabbat dans une rivière située dans un domaine appelé karmelit, à condition de ne pas sortir avec l'eau restant sur les mains à plus de quatre amot en dehors de la rivière.
Nettoyage et pliage des vêtements pendant Chabbat
Réponse
Laver un vêtement pendant Chabbat constitue une dérivation de la melakha de melaben et est interdit par la Torah. Par conséquent, si un vêtement présente une tache, il est interdit de la nettoyer avec de l'eau, même si l'on ne lave pas tout le vêtement. Il est interdit de nettoyer un vêtement pendant Chabbat, que ce soit à l'eau, en frottant, ou en appliquant de la poudre de talc ou similaire. Il n'y a aucune différence à ce sujet entre un vêtement noir ou coloré, ni entre un vêtement neuf ou usagé. Même si l'on n'est pas pointilleux sur la propreté du vêtement, il reste interdit de le nettoyer pendant Chabbat. Il est seulement permis de passer la main dessus ou de l'essuyer avec un chiffon sec, mais sans frotter.
Réponse
Il a déjà été expliqué qu'il est interdit d'essorer un vêtement pour en retirer l'eau, car l'essorage fait partie des besoins du lavage, tout comme le brassage fait partie des besoins de la cuisson.
Réponse
Il est interdit à une seule personne de déplacer un vêtement qui a été trempé dans l'eau ; cela ne peut être fait que par deux personnes, comme expliqué précédemment. Toutefois, si seulement une petite quantité d'eau est tombée sur le vêtement, il est permis de le déplacer.
Réponse
Un vêtement qui a été mouillé par d'autres liquides que de l'eau, même s'il est très mouillé, peut être déplacé pendant Chabbat, car il n'est pas d'usage d'essorer un vêtement imbibé de ces autres liquides.
Réponse
Parfois, secouer un vêtement pendant Chabbat pour en retirer la rosée est considéré comme un acte de lavage et il est interdit de le faire pendant Chabbat. On est alors passible de la melakha de melaben. Cela concerne un vêtement neuf, noir, et pour lequel on tient à ne pas le porter sans l'avoir secoué. Dans ce cas, si l'on secoue la rosée du vêtement, on est redevable d'un korban hatat. En revanche, pour un vêtement usagé, ou un vêtement coloré d'autres couleurs, ou un vêtement pour lequel on n'est pas pointilleux à le porter sans le secouer de la rosée, il est permis de le secouer pendant Chabbat pour retirer la rosée. Un vêtement qui est encore un peu neuf mais qui a déjà été suffisamment utilisé pour ne plus paraître neuf n'est pas considéré comme neuf et il est permis de le secouer. Un vêtement neuf mais coloré d'autres couleurs, comme rouge ou blanc, peut être secoué, car en général on n'est pas pointilleux à ce sujet.
Réponse
Il est permis de retirer délicatement la neige qui est tombée sur son vêtement et qui n'a pas fondu, même si le vêtement est neuf et noir, car cela est comparable à des plumes qu'il est permis d'enlever. Cependant, si la neige a fondu à l'intérieur du vêtement, et que le vêtement est noir, neuf, et que l'on y tient particulièrement, il ne faut pas le secouer.

