Questions pratiques
Regle du deuxieme jour de yom tov en diaspora
Réponse
Les envoyés d'institutions qui se trouvent temporairement en diaspora avec leur famille, ayant l'intention de retourner en Israël à la fin de leur mission, et dont la durée de la mission est connue à l'avance pour un an ou plus, doivent, tant qu'ils sont en diaspora, se comporter entièrement comme les habitants de la diaspora concernant la sainteté du deuxième jour de Yom Tov, aussi bien pour les allègements que pour les rigueurs, que ce soit en privé ou en public. Ils doivent donc prier avec les habitants de la diaspora la prière de Yom Tov, il leur est interdit de mettre les tefiline même le dernier jour de Yom Tov (qui est un jour de semaine pour les Israéliens), ils lisent la Torah selon le minhag de la diaspora, et font le seder de la deuxième nuit de Pessah comme les habitants de la diaspora. En résumé, ils doivent se comporter exactement comme les habitants de la diaspora. Il va sans dire qu'il leur est interdit de consommer du hamets le huitième jour de Pessah. Il est également évident qu'il leur est strictement interdit de profaner le deuxième jour de Yom Tov des diasporas par des déplacements en voiture ou tout acte similaire.
Réponse
Même si la période de mission convenue à l'avance pour leur séjour en diaspora est terminée, mais qu'ils y restent encore faute de remplaçant, ou parce qu'ils n'ont pas eu le temps de se préparer à rentrer en Israël, ou pour toute autre raison, ils doivent continuer à se comporter en tout point comme les habitants de la diaspora.
Réponse
Lorsque le deuxième jour de Yom Tov des communautés de la diaspora tombe la veille de Chabbat, il faut faire le erouv tavchiline avec la bénédiction, afin de pouvoir cuisiner de Yom Tov pour Chabbat, comme le font les habitants de la diaspora.
Réponse
Une personne qui quitte la Terre d’Israël pour l’étranger avec l’intention de revenir immédiatement, et qui y séjourne un ou deux mois, étant indépendante et voyageant pour affaires ou en mission sans limitation de durée, doit suivre la règle du deuxième jour de Yom Tov de la diaspora comme les habitants d’Israël pour la prière, ainsi que pour la pose des tefiline en privé. Cependant, uniquement en ce qui concerne la mélakha (travaux interdits), il doit être rigoureux et s’en abstenir, même en privé.
Réponse
Un habitant d’Israël qui se trouve à l’étranger avec l’intention de revenir, il est permis a priori à un résident de la diaspora de cuisiner et de cuire pour lui pendant le deuxième jour de Yom Tov de la diaspora. Même si, pour cet habitant d’Israël, ce jour est considéré comme un jour de semaine et qu’il doit mettre les tefiline en privé, il reste permis, selon la halakha, à un autre Juif de cuisiner ou de cuire pour lui ce jour-là, contrairement à l’avis de certains décisionnaires qui ont été stricts à ce sujet.
Réponse
Un habitant d’Israël qui se trouve à l’étranger avec l’intention de revenir est autorisé à allumer une lumière électrique pendant le deuxième jour de Yom Tov de la diaspora. En effet, dans de nombreux foyers, il existe des minuteries automatiques qui allument ou éteignent la lumière sans intervention humaine, ce qui permet de considérer cet acte comme fait en privé. Ainsi, ceux qui voient la lumière s’allumer ou s’éteindre peuvent penser que cela s’est produit grâce à une minuterie, et non par l’action d’une personne. Par conséquent, cela est considéré comme en privé, ce qui est permis selon de nombreux décisionnaires et selon Maran.
Réponse
Un habitant d’Israël qui se trouve à l’étranger avec l’intention de revenir et qui a entendu la havdala récitée par un résident de la diaspora lors du deuxième jour de Yom Tov qui tombe à la sortie de Chabbat, lorsque l’on dit "yaknehaz", est quitte de son obligation de havdala. L’ordre des bénédictions n’est pas indispensable, et il n’y a pas lieu de s’inquiéter si celui qui a récité la bénédiction a conclu par "bein kodesh lekodesh".
Réponse
Un habitant d’Israël qui se trouve à l’étranger avec l’intention de revenir n’a pas le droit de réciter le kiddouch pour les habitants de la diaspora lors de la nuit du deuxième jour de Yom Tov de la diaspora, car pour lui, ce jour est un jour de semaine. Il n’a pas non plus le droit de réciter la bénédiction du halel à la synagogue pour acquitter l’assemblée, car pour lui, ce jour est un jour de semaine, et il y a à craindre une bénédiction en vain.
Réponse
Un habitant d'Israël qui se trouve en dehors d'Israël et qui a l'intention d'y retourner, à la sortie du premier jour de Yom Tov, doit faire la havdala dans la prière en disant Ata Honantanu, puis refaire la havdala discrètement sur une coupe de vin. Bien que certains, comme le Yaavets, pensent qu'il ne doit pas faire la havdala, même pas dans la prière, la halakha ne suit pas cet avis, mais suit l'opinion du Rav Moshe Hagiz. S'il n'a pas de coupe pour faire la havdala, il pourra s'acquitter de la havdala sur la coupe à la sortie du second jour de Yom Tov. S'il peut écouter la havdala d'un habitant de la diaspora, c'est préférable. Lorsque le second jour de Yom Tov tombe un Chabbat, un habitant d'Israël présent en dehors d'Israël peut faire la havdala sur la coupe à la sortie de Chabbat et acquitter ainsi les habitants de la diaspora. Même si ces derniers doivent faire la havdala sur deux saintetés, Chabbat et Yom Tov, alors que l'habitant d'Israël ne fait la havdala que sur la sainteté du Chabbat, il peut tout de même les acquitter, car la formule de la havdala est la même pour les deux, et un seul rappel suffit pour les deux cas. De même, à la synagogue, il peut faire la havdala sur la coupe et acquitter l'assemblée composée d'habitants de la diaspora.
Réponse
Un habitant d'Israël qui possède une usine en dehors d'Israël, et dont les ouvriers sont non-juifs, a le droit de les laisser travailler pendant le second jour de Yom Tov de la diaspora. En effet, pour lui, ce jour est un jour de semaine à part entière, et il lui est donc permis d'autoriser ses ouvriers non-juifs à travailler dans son usine.
Réponse
En revanche, un habitant de la diaspora qui possède une usine ou un magasin en Israël, et dont les ouvriers sont des habitants d'Israël, il leur est interdit de travailler pendant le second jour de Yom Tov de la diaspora.
Réponse
Un habitant de la diaspora qui est monté en Israël et qui hésite encore, n'ayant pas encore décidé s'il va s'installer définitivement en Israël ou s'il retournera en diaspora selon ses possibilités de subsistance, doit continuer à observer deux jours de Yom Tov comme le font les habitants de la diaspora. Tant qu'il n'a pas clairement décidé de quitter la diaspora, il garde le statut d'habitant de la diaspora venu en Israël avec l'intention de retourner.
Réponse
Des habitants de la diaspora qui sont venus en Israël, et qui ont l'intention de retourner en diaspora, ont le statut d'habitants de la diaspora. Ils doivent observer le second jour de Yom Tov de la diaspora, s'abstenir de tout travail, ne pas mettre les tefiline, comme pour tout Yom Tov, et doivent se comporter selon toutes les règles du Yom Tov, aussi bien pour les interdictions que pour les permissions. Il est courant chaque année que des groupes de la diaspora venus pour les fêtes observent le second jour de Yom Tov selon leur coutume, et il arrive même qu'ils se réunissent à dix pour prier en public la prière de Yom Tov, lire la Torah et faire la haftara avec les bénédictions, comme ils le font en diaspora. Cette pratique existe depuis longtemps devant de grands sages, et personne n'a jamais contesté cela. Bien que la Michna enseigne qu'il ne faut pas changer les coutumes du lieu où l'on se trouve pour éviter les conflits, les grands sages ont expliqué que cela ne concerne que les travaux interdits, car cela pourrait entraîner des problèmes, mais pour la prière, même si l'on prie selon la coutume de son lieu d'origine, il n'y a pas de problème à craindre.
Réponse
Des habitants de la diaspora présents en Israël et ayant l'intention de retourner n'ont pas le droit de prêter leur animal le second jour de Yom Tov de la diaspora à d'autres personnes pour qu'elles fassent avec lui un travail, en raison de l'interdiction de faire travailler son animal ce jour-là.
Réponse
Un résident de la diaspora qui est monté en Israël, tout en ayant l’intention d’y retourner, doit prier la prière de Yom Tov lors du deuxième jour de Yom Tov. S’il s’est trompé et a récité la Amida des jours de semaine au lieu de celle de Yom Tov lors du deuxième jour de Yom Tov, il est tenu de recommencer et de prier la prière de Yom Tov, sauf s’il a mentionné Yaale véYavo dans sa prière.
Réponse
Si l’on ne trouve pas dix personnes originaires de la diaspora, ils devront prier discrètement et individuellement, et ils ne peuvent pas compléter leur minyan avec une ou deux personnes originaires d’Israël pour prier en public et lire dans le Sefer Torah. De même, un natif d’Israël se trouvant en diaspora, qui a l’intention de retourner en Israël, ne peut pas non plus être compté dans le minyan des résidents de la diaspora lors du deuxième jour de Yom Tov.
Réponse
Un résident de la diaspora qui est monté en Israël avec l’intention d’y retourner a le droit de demander à un natif d’Israël d’effectuer pour lui un travail pendant le deuxième jour de Yom Tov, et telle est la coutume. De même, si un résident de la diaspora possède une usine en Israël, il est permis aux ouvriers de l’usine, qui sont des natifs d’Israël, de travailler comme à l’accoutumée pendant le deuxième jour de Yom Tov.
Réponse
Un résident de la diaspora qui est monté en Israël avec l’intention d’y retourner n’a pas le droit de voyager en véhicule pendant le deuxième jour de Yom Tov, que ce soit en autobus public ou en voiture privée, même pour une mitsva, comme se rendre au Kotel Hamaaravi pour prier ou pour prier avec un minyan de personnes originaires de la diaspora. Même si le conducteur est un natif d’Israël pour qui ce jour est un jour de semaine, le simple fait que le résident de la diaspora voyage en véhicule ce jour-là reste interdit.
Réponse
Un jeune homme célibataire venant de la diaspora en Israël, qui est indépendant et ne dépend pas de ses parents, même s’il a l’intention de retourner en diaspora, doit ne célébrer qu’un seul jour de Yom Tov, car il y a lieu d’espérer qu’il trouvera une épouse et s’installera en Israël. Mais s’il déclare qu’il suit l’avis de ses parents et qu’il retournera en diaspora, il devra célébrer deux jours de Yom Tov. Toutefois, il convient de l’informer que même s’il suit généralement ses parents, si une opportunité se présente pour lui de se marier et de s’installer en Israël, même contre l’avis de ses parents, la halakha est qu’il n’est pas tenu de leur obéir, car les mitsvot de procréation et de résidence en Israël sont plus importantes que celle d’honorer ses parents. Ainsi, s’il se convainc et accepte cette idée, il devra célébrer un seul jour de Yom Tov. Mais s’il répond qu’il ne pourra jamais quitter ses parents et qu’il suivra toujours leur avis, il devra alors célébrer deux jours de Yom Tov comme le minhag de la diaspora.
Réponse
Celui qui quitte la diaspora en bateau avec l’intention de s’installer en Israël, et qui, alors qu’il est encore en mer loin des frontières d’Israël, arrive au deuxième jour de Yom Tov, prie la prière de Yom Tov et récite le Kiddouch de Yom Tov. Le matin, il prie Chaharit et Moussaf de Yom Tov. Si, à midi, le bateau arrive sur les côtes d’Israël, certains estiment qu’il doit terminer la journée avec la sainteté de Yom Tov et ne pas mettre les tefiline, tandis que d’autres pensent qu’il doit mettre les tefiline avec bénédiction. Il est préférable de mettre les tefiline sans bénédiction, car en cas de doute sur une bénédiction, on adopte la position indulgente. La prière de Min’ha sera la prière de la Amida, comme le font les habitants d’Israël.

