Questions pratiques
Ordre de la confession à Min'ha la veille de Yom Kippour
Réponse
Le chaliah tsibour ne répète pas ce vidouy à Minha, ni "Al Het", même à la fin de sa prière. Immédiatement après la répétition, il dit "Avinou Malkénou", puis le Kaddich Titkabal.
Réponse
Après le vidouy, on récite "Al Het" selon l'ordre alphabétique. Il est bon de dire également la version de "Al Het" selon l'ordre de Tachrak, ce qui est conforme à la Kabbala.
Réponse
Il faut dire tout le vidouy et "Al Het" dans leur ordre, même si l'on sait ne pas avoir commis telle faute, on la dit quand même. En effet, les Sages ont enseigné que tout Israël est garant l'un de l'autre. Si l'on n'a pas réprimandé son prochain, on est tenu pour responsable de sa faute et on est puni pour sa transgression.
Réponse
Il ne faut pas interrompre par une conversation au milieu du vidouy jusqu'à la fin de toute la prière. Toutefois, si l'on entend le Kaddich ou la Kedoucha, on répond avec l'assemblée. Certains disent qu'au milieu du vidouy et de "Al Het", il ne faut pas répondre Amen aux bénédictions, mais seulement au Kaddich et à la Kedoucha, comme pour l'interruption dans la Chema et ses bénédictions. D'autres permettent de répondre aussi Amen aux bénédictions. Et ainsi, la règle principale est de répondre Amen même après une bénédiction entendue de son ami ou du chaliah tsibour.
Réponse
Lorsqu'on fait le vidouy à voix basse, il est recommandé de préciser la faute, afin d'éprouver davantage de honte en la mentionnant.
Réponse
Pour des fautes dont on s'est déjà confessé lors du Yom Kippour précédent et auxquelles on n'est pas revenu, il est tout de même possible de refaire le vidouy à leur sujet.
Ordre du repas de séparation
Réponse
Lors du repas de seouda hamafseket, certains ont l'habitude de tremper le morceau de hamotsi dans du miel ou du sucre. Toutefois, il est approprié d'apporter également du sel sur la table.
Réponse
Il faut terminer de manger et de boire avant la tombée de la nuit, car il y a une mitsva de la Torah d'ajouter du profane au sacré. Comme l'ont enseigné les Hakhamim, on commence à jeûner avant la nuit. Cette obligation d'ajouter du temps s'applique à tous les cinq interdits de Yom Kippour : manger, boire, se laver, s'oindre, porter des sandales et les relations conjugales. Il faut également cesser de travailler et de faire des activités interdites avant le coucher du soleil, que ce soit un peu ou beaucoup avant. Le temps de cette addition commence peu avant le coucher du soleil, et il suffit, selon la Torah, d'ajouter même un court instant tant que le soleil n'est pas encore couché.
Réponse
Si quelqu'un a interrompu son repas alors qu'il fait encore jour, il lui est permis de recommencer à manger tant qu'il n'a pas explicitement accepté le jeûne.
Réponse
Certaines personnes ont l'habitude de manger du poisson le matin de la veille de Yom Kippour, en l'honneur de ce jour.
Réponse
La veille de Yom Kippour, il ne faut manger que des aliments légers et faciles à digérer, afin de ne pas être trop rassasié et de ne pas devenir orgueilleux pendant la prière. Il ne faut pas manger des aliments qui réchauffent le corps, comme les œufs et le lait chaud, lors du repas principal. De même, il ne faut pas manger d'ail rôti ou cuit. Il ne faut pas manger de viande grasse ou des aliments similaires, de peur d'en arriver, à D.ieu ne plaise, à une pollution nocturne la nuit de Yom Kippour. Certains disent qu'il en va de même pour les dattes, qui réchauffent le corps, ainsi que pour les plats épicés au curcuma ou autres épices. Lors du repas du matin, il est possible de boire du lait chaud ou similaire, et à plus forte raison lorsqu'il est mélangé dans du café ou du thé.
Réponse
Celui qui souffre beaucoup du jeûne de Yom Kippour est autorisé à prendre un comprimé appelé "Kali-Tsom" afin de moins ressentir la difficulté causée par le jeûne.
Réponse
Il n'est pas correct d'introduire une suppositoire médicale dans son corps à Yom Kippour dans le but d'alléger la souffrance du jeûne. Toutefois, si une personne craint que, sans introduire la suppositoire médicale, elle ne pourra pas terminer le jeûne, ou si elle souffre énormément du jeûne au point d'être presque sur le point de s'évanouir, il est permis d'introduire dans son corps (par voie rectale) une suppositoire médicale ou une capsule de vitamine, car cela n'est pas considéré comme une consommation par la bouche.
Enfouir des plats chauds la veille de Yom Kippour
Réponse
Il est permis de recouvrir des plats chauds (hatmana) la veille de Yom Kippour afin qu'ils restent chauds pour la sortie de Yom Kippour, par exemple sur une plaque électrique ou similaire, afin que le repas soit prêt à la sortie du jeûne. Cela n'est pas considéré comme une préparation interdite, car l'action est faite pendant un jour de semaine. Même si, durant les dix jours de pénitence (Aseret Yemei Techouva), on a l'habitude d'être plus strict même sur des choses permises par la loi, dans ce cas précis, on a l'habitude d'être indulgent.
Allumage des bougies la veille de Yom Kippour
Réponse
Il est une mitsva d’allumer les bougies en l’honneur de Yom Kippour, et telle est la coutume dans presque toutes les communautés d’Israël d’allumer les bougies la veille de Yom Kippour. Toutefois, dans une ville où la coutume est de ne pas allumer la veille de Yom Kippour, on ne les allume pas. Dans nos régions où l’on a l’usage d’allumer, on récite la berakha suivante : « Achèr kidéchanu bemitsvotav vetsivanu lehadlik ner shel Yom Hakippourim ».
Réponse
Il convient de réciter la berakha avant d’allumer les bougies, et telle est la coutume. Une femme qui récite la berakha après l’allumage entre dans un doute de berakha lévatala selon la majorité des décisionnaires et selon Maran le Choulhan Aroukh. Cependant, la coutume ashkénaze est que les femmes allument d’abord les bougies, puis récitent immédiatement la berakha, comme elles le font pour Chabbat.
Réponse
Les femmes aussi sont tenues d’ajouter du profane au sacré. La coutume répandue aujourd’hui est que les femmes cessent de manger avant la tombée de la nuit et ajoutent ainsi du profane au sacré. Si certaines femmes ignorent cette règle, il est une mitsva de les en informer et de les avertir à ce sujet, car, grâce à D.ieu, la génération est méritante et elles écoutent la voix des enseignants. Si elles ne connaissent pas la règle, il faut leur enseigner que cette mitsva s’applique aussi à elles. La mitsva d’ajouter du profane au sacré concerne tous les cinq interdits de Yom Kippour, ainsi que l’interdiction de faire des travaux et les interdits de shvout.
Réponse
Il ne faut pas réciter la berakha de sheheheyanu lors de l’allumage des bougies la veille de Yom Kippour, car cette berakha concerne uniquement Yom Kippour lui-même. Si une femme récite sheheheyanu, elle accepte alors Yom Kippour sur elle, et il lui sera interdit d’allumer les bougies par la suite. Il convient donc d’avoir l’intention de s’acquitter de la berakha de sheheheyanu lors de la récitation de cette berakha à la synagogue, au moment de la sortie du Sefer Torah pour Kol Nidré. Toutefois, si des femmes souhaitent réciter sheheheyanu lors de l’allumage, elles ne le feront qu’après avoir terminé l’allumage, et elles ne réciteront pas sheheheyanu tant qu’elles portent encore leurs chaussures. De plus, il leur est interdit de manger, de boire ou de faire un travail immédiatement après avoir récité sheheheyanu, car elles ont alors accepté sur elles l’entrée de Yom Kippour.
Réponse
Il est une mitsva d’allumer des bougies en l’honneur de la nuit de Kippour dans les synagogues et les maisons d’étude, ainsi que dans les hôpitaux et les couloirs sombres, et il n’existe aucune coutume de rigueur à ce sujet.
Réponse
Il est une mitsva de porter des vêtements beaux et propres le jour de Yom Kippour, comme l’ont enseigné nos Sages : « Pour le Saint de l’Éternel honoré », cela fait référence à Yom Kippour. De même, la Guemara enseigne que « Pour le Saint de l’Éternel honoré » désigne Yom Kippour, où il n’y a ni nourriture ni boisson, et la Torah a ordonné de l’honorer par des habits propres. Cela a été rapporté par le Rif et le Roch.

