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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Tefiline

Lois des tefiline

Si une personne entend la berakha lehaniah tefiline de son ami et a l’intention de s’en acquitter, doit-elle répondre Amen au Kaddich ou à la Kedoucha qu’elle entend ensuite avant de mettre les tefiline de la tête ?
Si celui qui a récité la berakha sur les tefiline parle entre la pose des tefiline du bras et de la tête, l’auditeur qui s’est acquitté par cette berakha doit-il refaire la berakha sur les tefiline de la tête ?
Réponse

Si quelqu’un a entendu la berakha lehaniah tefiline de la bouche de son ami, et qu’il a eu l’intention de s’acquitter de son obligation par cette berakha, puis qu’il met lui aussi les tefiline, et qu’il entend le Kaddich ou la Kedoucha, il ne doit pas répondre Amen, car il est considéré comme s’il avait lui-même récité la berakha. De même, si quelqu’un a entendu la berakha sur les tefiline et a eu l’intention de s’en acquitter, puis que celui qui a récité la berakha a parlé entre la pose des tefiline du bras et celle de la tête, l’auditeur n’a pas besoin de réciter une nouvelle berakha sur les tefiline de la tête, car lui-même n’a pas interrompu par la parole.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 61)
Est-il d’usage qu’une seule personne récite la berakha lehaniah tefiline pour tout le monde lorsque plusieurs mettent les tefiline ensemble à la synagogue ?
Pourquoi chacun récite-t-il la berakha sur les tefiline pour lui-même, contrairement au Kiddouch ou à la Havdala ?
Réponse

Bien qu’il soit préférable, lorsque plusieurs personnes mettent les tefiline ensemble à la synagogue, qu’une seule récite la berakha lehaniah tefiline pour tous, en pratique, on n’a pas l’habitude d’agir ainsi. Chacun récite la berakha pour lui-même, car tout le monde ne maîtrise pas suffisamment l’intention de s’acquitter ou de rendre quitte les autres. Cela diffère de la berakha du Kiddouch ou de la Havdala, où il est courant d’avoir l’intention de s’acquitter ou de rendre quitte les autres.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 62)
Faut-il répondre Amen à la berakha des tefiline entendue entre la pose des tefiline du bras et de la tête ?
Si l’on a répondu Amen à la berakha des tefiline entre la pose du bras et de la tête, doit-on refaire la berakha sur les tefiline de la tête ?
Si l’on a prononcé un mot entre la berakha lehaniah tefiline et la pose des tefiline du bras, doit-on recommencer la berakha ?
Réponse

Certains disent que celui qui entend la bénédiction des tefiline de la bouche de son ami, alors qu’il se trouve entre la pose des tefiline du bras et de la tête, peut répondre Amen, car cela concerne les tefiline et n’est pas considéré comme une interruption. D’autres s’opposent à cela et estiment qu’il ne faut même pas répondre Amen à la bénédiction des tefiline, car cela constitue une interruption. Il vaut mieux s’abstenir de répondre. Toutefois, si l’on a répondu Amen, il n’est pas nécessaire de refaire la bénédiction sur les tefiline de la tête. Mais si l’on a prononcé un mot entre la bénédiction lehaniah tefiline et la pose des tefiline, il faut recommencer la bénédiction lehaniah tefiline, car même sans avoir interrompu par trois mots, cela est considéré comme une interruption.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 63)
Est-il permis d’interrompre entre la pose des tefiline du bras et de la tête, même par un silence ?
Donner de la tsedaka à un pauvre entre la pose des tefiline du bras et de la tête est-il considéré comme une interruption ?
Si l’on a interrompu par un acte mais sans parole entre la pose des tefiline du bras et de la tête, doit-on refaire la berakha sur les tefiline de la tête ?
Peut-on marcher quatre coudées entre la pose des tefiline du bras et de la tête ?
Réponse

A priori, il ne faut pas interrompre entre la pose des tefiline du bras et celle de la tête, même par un simple silence. A plus forte raison, il ne faut pas interrompre par un acte, comme donner une pièce à son ami ou même de la tsedaka à un pauvre, car un acte est considéré comme une interruption au même titre que la parole. Toutefois, a posteriori, si l’on a interrompu par un acte entre la pose des tefiline du bras et de la tête, sans avoir prononcé de parole, il n’est pas nécessaire de refaire la berakha sur les tefiline de la tête. A priori, il convient aussi de veiller à ne pas marcher quatre coudées entre la pose des tefiline du bras et de la tête.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 64)
Peut-on baisser la manche de sa chemise pour couvrir le bras entre la pose des tefiline du bras et de la tête ?
Est-il obligatoire de couvrir les tefiline du bras avec un vêtement ?
Réponse

Il ne faut pas, entre la pose des tefiline du bras et de la tête, baisser la manche de sa chemise pour couvrir son bras ; il convient de le faire seulement après avoir posé les tefiline de la tête. En effet, selon la règle stricte, il n’est pas nécessaire de couvrir les tefiline du bras avec un vêtement.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 65)
Est-il permis de faire un signe de la main à son ami entre la pose des tefiline du bras et de la tête ?
Est-il permis de faire un signe de la main à un pauvre pour lui indiquer d'attendre afin de lui donner la tsedaka entre la pose des tefiline du bras et de la tête ?
Réponse

A priori, il faut être strict et ne pas faire de signe de la main à son ami entre la pose des tefiline du bras et de la tête, afin que les deux poses forment une seule unité. Toutefois, pour un besoin de mitsva, comme faire signe à un pauvre d’attendre afin de lui donner la tsedaka ou autre cas semblable, il y a à être indulgent.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 66)
Faut-il ajuster la lanière du tefiline de la tête à la taille de sa tête avant de réciter la bénédiction ?
Est-ce considéré comme une interruption si l’on doit ouvrir le nœud du tefiline de la tête pour l’ajuster à la taille de sa tête après avoir commencé la mise ?
Réponse

Si l’on ne connaît pas la taille exacte de la lanière du tefiline de la tête et que l’on souhaite s’assurer qu’elle convient à la mesure de sa tête, il est préférable, a priori, de mesurer et d’ajuster le nœud pour l’adapter à la taille de sa tête avant de réciter la bénédiction « lehaniah tefiline ». Toutefois, si, au moment de mettre le tefiline de la tête, on constate que la lanière n’est pas à la bonne taille et qu’il faut ouvrir le nœud pour l’agrandir ou le rétrécir selon la mesure de sa tête, cela n’est pas considéré comme une interruption.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 67)
Que doit faire une personne qui a commencé par erreur la bénédiction sur le tefiline de la tête selon le minhag où cette bénédiction n’est pas récitée ?
Réponse

Si quelqu’un s’est trompé et a commencé à réciter la bénédiction sur le tefiline de la tête, et qu’il s’en souvient après avoir dit « Baroukh Ata Hachem », il ne doit pas conclure par « lamdeni houkecha », mais doit terminer par « Eloqénou Melekh haolam asher kidéchanou… al mitsvat tefiline ».

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 68)
Selon la coutume séfarade, dans quelle position doit-on mettre le tefiline du bras et celui de la tête ?
Quelle est la coutume ashkénaze concernant la position lors de la pose des tefiline ?
Réponse

Notre coutume, selon la Kabbala, est de mettre le tefiline du bras en étant assis, et le tefiline de la tête en étant debout. Les Ashkénazes ont la coutume de mettre aussi bien le tefiline du bras que celui de la tête en étant debout.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 69)
Un Séfarade priant dans une synagogue ashkénaze doit-il changer sa manière de mettre les tefiline pour s’aligner sur la coutume locale ?
Un élève séfarade dans une yéchiva majoritairement ashkénaze doit-il suivre la coutume de la majorité ou celle de sa communauté pour la pose des tefiline ?
Réponse

Un Séfarade qui prie parmi des Ashkénazes doit mettre les tefiline comme il a été mentionné, même si les Ashkénazes mettent aussi le tefiline du bras debout. Il n’y a pas là de problème de « lo titgodedou ». De même, un étudiant dans une yéchiva où la majorité des élèves sont Ashkénazes doit suivre la coutume de sa communauté.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 70)
Est-il obligatoire de mettre le tefiline du bras en étant assis ?
Un malade qui ne peut pas mettre le tefiline de la tête debout peut-il le mettre assis ou allongé ?
Réponse

Malgré tout, le fait de mettre le tefiline du bras en étant assis n’est pas une condition indispensable. Ainsi, si l’on ne peut pas s’asseoir, par exemple s’il n’y a pas de chaise, on peut le mettre debout. De même, mettre le tefiline de la tête debout n’est pas indispensable, et un malade qui ne peut pas le mettre debout pourra le mettre assis. S’il ne peut même pas s’asseoir, il pourra le mettre même en étant allongé.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 71)
Selon la coutume séfarade, doit-on réciter la bénédiction sur le tefiline du bras debout ou assis ?
Réponse

Bien qu’en principe il serait approprié de se tenir debout lors de la bénédiction « lehaniah tefiline », la coutume selon la Kabbala est de la réciter en étant assis.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 72)
Est-il préférable d’enrouler la lanière des tefiline autour du doigt en position debout ou assise ?
Réponse

Il est recommandé d’enrouler la lanière autour du doigt en étant debout.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 73)
Faut-il couvrir les tefiline du bras avec le talit lors de leur pose ?
Quelle est la raison avancée par certains pour couvrir les tefiline du bras avec le talit ?
Réponse

Certaines personnes ont l’habitude de couvrir leur bras avec le talit lors de la pose des tefiline du bras, selon la Kabbala. D’autres expliquent cette pratique par le verset « ce sera pour toi un signe sur ta main », c’est-à-dire pour toi et non pour les autres. Toutefois, il a déjà été expliqué que, selon la halakha, il n’est pas nécessaire de couvrir les tefiline du bras. Lorsque cela est possible, il est bon d’agir selon l’avis des mekoubalim.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 74)
Est-il préférable que les tefiline de la tête soient visibles ou recouvertes ?
Peut-on recouvrir complètement les tefiline de la tête avec le talit selon certains avis ?
Réponse

Selon le sens simple, il est préférable que les tefiline de la tête soient visibles, car il est dit : « Tous les peuples verront que le nom d’Hachem est invoqué sur toi et ils te craindront », et la Guemara explique que ce verset fait référence aux tefiline de la tête. Il faut donc veiller à ne pas recouvrir complètement les tefiline de la tête avec le talit. Cependant, certains mekoubalim estiment qu’il convient de les recouvrir entièrement avec le talit, car il suffit que l’on voie une protubérance des tefiline.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 75)
Combien de tours de lanière doit-on faire sur le bras avant de poser les tefiline de la tête ?
Faut-il préférer répondre au Kaddich ou à la Kedoucha plutôt que de faire les sept tours de lanière sur le bras ?
Réponse

La coutume est d’enrouler sept tours complets de la lanière sur le bras, puis de poser les tefiline de la tête. Ensuite, on enroule la lanière autour du doigt, etc. Bien que selon Maran du Choulhan Aroukh, il serait préférable de poser les tefiline de la tête avant d’enrouler la lanière autour du bras, car la bénédiction « lehaniah tefiline » couvre aussi les tefiline de la tête et il faut rapprocher la pose des deux, la coutume répandue est d’enrouler la lanière sur le bras avant de poser les tefiline de la tête. En effet, ces tours font partie de la mitsva, et sans eux, le nœud ne serait pas stable, ils complètent donc la mitsva. Ce n’est que si, en faisant ces tours, on risque de manquer la réponse au Kaddich ou à la Kedoucha, qu’il faut préférer répondre plutôt que de faire les sept tours.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 76)
Dans quel sens enroule-t-on la lanière des tefiline du bras selon la coutume séfarade ?
Le premier tour de la lanière des tefiline du bras est-il compté parmi les sept tours selon la coutume séfarade ?
Réponse

Notre coutume est d’enrouler la lanière des tefiline du bras vers l’extérieur, en faisant sept tours complets, sans compter le premier tour, car il n’est pas complet. Certains Ashkénazes ont l’habitude d’enrouler la lanière vers l’intérieur, de l’extérieur du bras vers le bras, et comptent aussi le premier tour parmi les sept.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 77)
Est-il nécessaire d’enrouler la lanière des tefiline autour du boîtier ou de former un shin sur le biceps ?
Que fait-on de la lanière des tefiline du bras juste après la berakha et le serrage du nœud selon certaines habitudes ?
Réponse

Certaines personnes ont l’habitude d’enrouler la lanière autour du boîtier, sur la base, et de fixer le yod des tefiline au boîtier. D’autres font trois tours en forme de shin sur le biceps. D’autres encore ne font rien de tout cela et, juste après la berakha « lehaniah tefiline » et le serrage du nœud, font passer la lanière sous le coude et l’enroulent sur l’avant-bras.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 78)
Comment doit-on enrouler la lanière du tefiline de la main après avoir terminé sur le bras ?
Quelles sont les différentes coutumes concernant le passage de la lanière entre les doigts lors de la pose du tefiline de la main ?
Est-il obligatoire de faire passer la lanière deux fois entre les doigts lors de l’enroulement sur la main ?
Réponse

Après avoir terminé d’enrouler la lanière sur le bras, on passe la lanière entre les doigts, puis on pose le tefiline de la tête, et on fait passer les lanières sur les épaules, une à droite et une à gauche. Ensuite, on enroule trois tours sur le doigt médian, appelé etsba tsreda. On commence par un tour sur la phalange du milieu du doigt, puis deux tours sur la phalange inférieure. Après cela, on fait passer la lanière entre le doigt médian et l’index, puis sur le dos de la main, et on l’enroule sur la paume. Certains ont l’habitude, juste après les tours sur le doigt, de ramener la lanière sur le dos de la main et de l’enrouler sur la paume, sans faire passer la lanière deux fois entre les doigts, mais une seule fois, de façon à ce que cela forme la lettre dalet. Chacun suivra sa coutume.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 79)
Que doit faire une personne qui n’a pas le doigt médian pour enrouler les trois tours du tefiline de la main ?
Réponse

Celui qui n’a pas le doigt sur lequel on enroule habituellement les trois tours, enroulera sur le doigt voisin du pouce, et cela servira simplement de rappel, car si cela n’a pas d’effet, il n’y a rien à perdre à le faire ainsi.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Chapitre 25 - Lois des tefiline, Halakha 80)