Questions pratiques
Lois des tefiline
Réponse
Si quelqu’un a entendu la berakha lehaniah tefiline de la bouche de son ami, et qu’il a eu l’intention de s’acquitter de son obligation par cette berakha, puis qu’il met lui aussi les tefiline, et qu’il entend le Kaddich ou la Kedoucha, il ne doit pas répondre Amen, car il est considéré comme s’il avait lui-même récité la berakha. De même, si quelqu’un a entendu la berakha sur les tefiline et a eu l’intention de s’en acquitter, puis que celui qui a récité la berakha a parlé entre la pose des tefiline du bras et celle de la tête, l’auditeur n’a pas besoin de réciter une nouvelle berakha sur les tefiline de la tête, car lui-même n’a pas interrompu par la parole.
Réponse
Bien qu’il soit préférable, lorsque plusieurs personnes mettent les tefiline ensemble à la synagogue, qu’une seule récite la berakha lehaniah tefiline pour tous, en pratique, on n’a pas l’habitude d’agir ainsi. Chacun récite la berakha pour lui-même, car tout le monde ne maîtrise pas suffisamment l’intention de s’acquitter ou de rendre quitte les autres. Cela diffère de la berakha du Kiddouch ou de la Havdala, où il est courant d’avoir l’intention de s’acquitter ou de rendre quitte les autres.
Réponse
Certains disent que celui qui entend la bénédiction des tefiline de la bouche de son ami, alors qu’il se trouve entre la pose des tefiline du bras et de la tête, peut répondre Amen, car cela concerne les tefiline et n’est pas considéré comme une interruption. D’autres s’opposent à cela et estiment qu’il ne faut même pas répondre Amen à la bénédiction des tefiline, car cela constitue une interruption. Il vaut mieux s’abstenir de répondre. Toutefois, si l’on a répondu Amen, il n’est pas nécessaire de refaire la bénédiction sur les tefiline de la tête. Mais si l’on a prononcé un mot entre la bénédiction lehaniah tefiline et la pose des tefiline, il faut recommencer la bénédiction lehaniah tefiline, car même sans avoir interrompu par trois mots, cela est considéré comme une interruption.
Réponse
A priori, il ne faut pas interrompre entre la pose des tefiline du bras et celle de la tête, même par un simple silence. A plus forte raison, il ne faut pas interrompre par un acte, comme donner une pièce à son ami ou même de la tsedaka à un pauvre, car un acte est considéré comme une interruption au même titre que la parole. Toutefois, a posteriori, si l’on a interrompu par un acte entre la pose des tefiline du bras et de la tête, sans avoir prononcé de parole, il n’est pas nécessaire de refaire la berakha sur les tefiline de la tête. A priori, il convient aussi de veiller à ne pas marcher quatre coudées entre la pose des tefiline du bras et de la tête.
Réponse
Il ne faut pas, entre la pose des tefiline du bras et de la tête, baisser la manche de sa chemise pour couvrir son bras ; il convient de le faire seulement après avoir posé les tefiline de la tête. En effet, selon la règle stricte, il n’est pas nécessaire de couvrir les tefiline du bras avec un vêtement.
Réponse
A priori, il faut être strict et ne pas faire de signe de la main à son ami entre la pose des tefiline du bras et de la tête, afin que les deux poses forment une seule unité. Toutefois, pour un besoin de mitsva, comme faire signe à un pauvre d’attendre afin de lui donner la tsedaka ou autre cas semblable, il y a à être indulgent.
Réponse
Si l’on ne connaît pas la taille exacte de la lanière du tefiline de la tête et que l’on souhaite s’assurer qu’elle convient à la mesure de sa tête, il est préférable, a priori, de mesurer et d’ajuster le nœud pour l’adapter à la taille de sa tête avant de réciter la bénédiction « lehaniah tefiline ». Toutefois, si, au moment de mettre le tefiline de la tête, on constate que la lanière n’est pas à la bonne taille et qu’il faut ouvrir le nœud pour l’agrandir ou le rétrécir selon la mesure de sa tête, cela n’est pas considéré comme une interruption.
Réponse
Si quelqu’un s’est trompé et a commencé à réciter la bénédiction sur le tefiline de la tête, et qu’il s’en souvient après avoir dit « Baroukh Ata Hachem », il ne doit pas conclure par « lamdeni houkecha », mais doit terminer par « Eloqénou Melekh haolam asher kidéchanou… al mitsvat tefiline ».
Réponse
Notre coutume, selon la Kabbala, est de mettre le tefiline du bras en étant assis, et le tefiline de la tête en étant debout. Les Ashkénazes ont la coutume de mettre aussi bien le tefiline du bras que celui de la tête en étant debout.
Réponse
Un Séfarade qui prie parmi des Ashkénazes doit mettre les tefiline comme il a été mentionné, même si les Ashkénazes mettent aussi le tefiline du bras debout. Il n’y a pas là de problème de « lo titgodedou ». De même, un étudiant dans une yéchiva où la majorité des élèves sont Ashkénazes doit suivre la coutume de sa communauté.
Réponse
Malgré tout, le fait de mettre le tefiline du bras en étant assis n’est pas une condition indispensable. Ainsi, si l’on ne peut pas s’asseoir, par exemple s’il n’y a pas de chaise, on peut le mettre debout. De même, mettre le tefiline de la tête debout n’est pas indispensable, et un malade qui ne peut pas le mettre debout pourra le mettre assis. S’il ne peut même pas s’asseoir, il pourra le mettre même en étant allongé.
Réponse
Bien qu’en principe il serait approprié de se tenir debout lors de la bénédiction « lehaniah tefiline », la coutume selon la Kabbala est de la réciter en étant assis.
Réponse
Il est recommandé d’enrouler la lanière autour du doigt en étant debout.
Réponse
Certaines personnes ont l’habitude de couvrir leur bras avec le talit lors de la pose des tefiline du bras, selon la Kabbala. D’autres expliquent cette pratique par le verset « ce sera pour toi un signe sur ta main », c’est-à-dire pour toi et non pour les autres. Toutefois, il a déjà été expliqué que, selon la halakha, il n’est pas nécessaire de couvrir les tefiline du bras. Lorsque cela est possible, il est bon d’agir selon l’avis des mekoubalim.
Réponse
Selon le sens simple, il est préférable que les tefiline de la tête soient visibles, car il est dit : « Tous les peuples verront que le nom d’Hachem est invoqué sur toi et ils te craindront », et la Guemara explique que ce verset fait référence aux tefiline de la tête. Il faut donc veiller à ne pas recouvrir complètement les tefiline de la tête avec le talit. Cependant, certains mekoubalim estiment qu’il convient de les recouvrir entièrement avec le talit, car il suffit que l’on voie une protubérance des tefiline.
Réponse
La coutume est d’enrouler sept tours complets de la lanière sur le bras, puis de poser les tefiline de la tête. Ensuite, on enroule la lanière autour du doigt, etc. Bien que selon Maran du Choulhan Aroukh, il serait préférable de poser les tefiline de la tête avant d’enrouler la lanière autour du bras, car la bénédiction « lehaniah tefiline » couvre aussi les tefiline de la tête et il faut rapprocher la pose des deux, la coutume répandue est d’enrouler la lanière sur le bras avant de poser les tefiline de la tête. En effet, ces tours font partie de la mitsva, et sans eux, le nœud ne serait pas stable, ils complètent donc la mitsva. Ce n’est que si, en faisant ces tours, on risque de manquer la réponse au Kaddich ou à la Kedoucha, qu’il faut préférer répondre plutôt que de faire les sept tours.
Réponse
Notre coutume est d’enrouler la lanière des tefiline du bras vers l’extérieur, en faisant sept tours complets, sans compter le premier tour, car il n’est pas complet. Certains Ashkénazes ont l’habitude d’enrouler la lanière vers l’intérieur, de l’extérieur du bras vers le bras, et comptent aussi le premier tour parmi les sept.
Réponse
Certaines personnes ont l’habitude d’enrouler la lanière autour du boîtier, sur la base, et de fixer le yod des tefiline au boîtier. D’autres font trois tours en forme de shin sur le biceps. D’autres encore ne font rien de tout cela et, juste après la berakha « lehaniah tefiline » et le serrage du nœud, font passer la lanière sous le coude et l’enroulent sur l’avant-bras.
Réponse
Après avoir terminé d’enrouler la lanière sur le bras, on passe la lanière entre les doigts, puis on pose le tefiline de la tête, et on fait passer les lanières sur les épaules, une à droite et une à gauche. Ensuite, on enroule trois tours sur le doigt médian, appelé etsba tsreda. On commence par un tour sur la phalange du milieu du doigt, puis deux tours sur la phalange inférieure. Après cela, on fait passer la lanière entre le doigt médian et l’index, puis sur le dos de la main, et on l’enroule sur la paume. Certains ont l’habitude, juste après les tours sur le doigt, de ramener la lanière sur le dos de la main et de l’enrouler sur la paume, sans faire passer la lanière deux fois entre les doigts, mais une seule fois, de façon à ce que cela forme la lettre dalet. Chacun suivra sa coutume.
Réponse
Celui qui n’a pas le doigt sur lequel on enroule habituellement les trois tours, enroulera sur le doigt voisin du pouce, et cela servira simplement de rappel, car si cela n’a pas d’effet, il n’y a rien à perdre à le faire ainsi.

