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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois du respect des parents

Se lever devant son père

Que doit faire une personne assise dans un autobus lorsque son père ou sa mère y montent ?
Si les parents n'ont pas de place pour s'asseoir dans l'autobus, que doit faire leur enfant ?
Réponse

Celui qui est assis dans un autobus et voit entrer son père ou sa mère doit se lever de toute sa hauteur jusqu'à ce qu'ils s'assoient. S'ils n'ont pas de place pour s'asseoir, puisqu'il n'est pas permis de s'asseoir avant eux, il doit leur céder sa place dans l'autobus.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 2)
Est-il permis de s'appuyer contre un mur ou un pupitre lorsqu'on se lève devant ses parents ?
Dans quelles conditions est-il permis de s'appuyer légèrement lorsqu'on se tient devant ses parents ?
Peut-on s'appuyer sur une table lorsqu'on se lève devant un talmid hakham ou un ancien ?
Réponse

Lorsqu'un fils se tient debout devant son père ou sa mère, il ne doit pas s'appuyer contre un mur ou un pupitre, car s'appuyer n'est pas considéré comme se tenir debout. Toutefois, il est permis de s'appuyer légèrement, de sorte que si l'objet sur lequel il s'appuie était retiré, il ne tomberait pas. Lorsque cela est possible, il est préférable de se tenir debout devant ses parents sans aucun appui. En revanche, devant un talmid hakham ou un ancien, il est permis de s'appuyer sur une table ou autre, tant que l'on se tient debout devant lui avec respect.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 3)
Faut-il se lever devant son père ou son maître lorsqu'ils passent dans un endroit sale ou malodorant ?
Réponse

Celui qui se trouve dans un endroit sale où il y a une mauvaise odeur, et que son père ou son maître y passe, doit se lever devant eux.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 4)
Que doit faire un fils lorsque son père monte à la Torah ?
Jusqu'à quand le fils doit-il rester debout lorsque son père fait une aliya à la Torah ?
Est-il d'usage d'embrasser la main de son père lorsqu'il descend de la Torah ?
Réponse

La coutume veut que lorsque le père monte à la Sefer Torah, le fils se lève en son honneur et reste debout jusqu'à ce que son père retourne s'asseoir à sa place. Selon la stricte halakha, il aurait suffi de se lever seulement lors de la montée et de la descente du père, mais notre coutume est de rester debout jusqu'à la fin de l’aliya, et il ne faut pas changer cette pratique. Notre coutume est aussi d’embrasser la main de son père lorsqu’il descend de la Sefer Torah.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 5)
Est-il approprié d'embrasser la personne qui a eu une aliya à la Torah devant tout le monde à la synagogue ?
Comment doit-on s'adresser à ceux qui ont l'habitude d'embrasser la personne qui a eu une aliya à la Torah après la lecture devant tout le monde ?
Peut-on instaurer dans une synagogue l'habitude d'embrasser la personne qui a eu une aliya à la Torah après la lecture, si cette pratique n'existe pas encore dans cette communauté ?
Réponse

Dans certains endroits, il est d'usage d'embrasser la personne qui a eu une aliya à la Torah devant tout le monde après la lecture. Il convient de leur expliquer qu'il serait préférable d'abandonner cette coutume, même si ce geste n'est pas une marque d'affection mais de respect, car il n'est pas approprié d'agir ainsi à la synagogue. Toutefois, il faut leur dire cela avec douceur afin que le message soit bien accepté. Dans les endroits où cette coutume n'existe pas, il ne faut pas l'introduire à la synagogue.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 6)
Un fils doit-il rester debout pendant toute la tefila lorsque son père est chaliah tsibour ?
Quand le fils doit-il se lever si son père se rend à la teva pour officier comme chaliah tsibour ?
Réponse

Lorsqu'un père officie comme chaliah tsibour, il est évident que le fils n'est pas tenu de rester debout jusqu'à la fin de la tefila. Cependant, au moment où le père se déplace de sa place jusqu'à la teva, le fils doit se lever devant lui.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 7)
Faut-il se lever devant son père, sa mère ou son maître chaque fois qu'ils entrent dans une pièce, même plusieurs fois par jour ?
Est-il nécessaire de se lever devant son père lorsqu'on est seul avec lui, sans témoins ?
Quelle est la coutume ashkénaze concernant le fait de se lever devant son maître ?
Réponse

Il est obligatoire de se lever devant son père, sa mère et son maître chaque fois qu'ils entrent dans une pièce et qu'on les voit, même cent fois par jour. Telle est l'opinion de Maran, dont nous avons accepté les décisions. Cette règle s'applique même si l'on se trouve seul avec son père, sans la présence d'autres personnes. Chez les Ashkénazes, la coutume est que l'élève ne se lève devant son maître que deux fois par jour, le matin et le soir, et ils ont sur quoi s'appuyer.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 8)
Si un père pardonne à son fils de ne pas se lever devant lui, le fils est-il encore obligé de se lever ?
Comment le pardon des parents doit-il être exprimé pour être valable concernant le respect dû ?
Que se passe-t-il si les parents reviennent sur leur décision d'avoir pardonné à leur fils concernant le respect dû ?
Réponse

Si un père renonce à l'honneur qui lui est dû, son honneur est annulé. Ainsi, si le père a renoncé à ce que son fils se lève devant lui, même pas deux fois par jour, le fils est autorisé à ne pas se lever du tout. Malgré cela, si son père ou sa mère entrent dans une pièce, il est convenable que le fils se lève un peu devant eux et fasse un hidour. Si un fils demande à ses parents de renoncer à leur honneur et qu'ils restent silencieux, cela n'est pas considéré comme une renonciation, à moins qu'ils ne le disent explicitement, ou qu'ils disent « oui » ou « d'accord », ou qu'ils acquiescent de la tête. Et si les parents reviennent sur leur renonciation, le fils est à nouveau tenu de leur témoigner du respect.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 9)
Si un père a pardonné à son fils de ne pas se lever devant lui, le fils doit-il se lever en présence de personnes qui ne connaissent pas ce pardon ?
Réponse

Si le père a pardonné à son fils de ne pas se lever devant lui, mais que d'autres personnes sont présentes et ignorent ce pardon, le fils doit se lever de toute sa hauteur devant son père.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 10)
Que doit faire un fils si son père lui demande de ne pas se lever et qu'il sait que son père serait contrarié s'il se levait quand même ?
Réponse

Si, au moment où le fils se lève, le père lui dit de s'asseoir, et que le fils sait que son père serait peiné s'il se levait malgré tout, il est préférable que le fils s'abstienne de se lever devant son père, d'autant plus que la volonté d'une personne constitue son honneur.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 11)
Est-il approprié pour un fils de demander à ses parents de lui pardonner de ne jamais se lever devant eux ?
Dans quels cas est-il permis de demander à ses parents de pardonner de ne pas se lever devant eux ?
Pourquoi est-il souhaitable que les personnes craignant Hachem pardonnent à leurs enfants l'honneur qui leur est dû concernant le fait de se lever ?
Réponse

Il n'est pas convenable que le fils demande à ses parents de renoncer à leur honneur afin qu'il ne se lève jamais devant eux, afin que d'autres n'apprennent pas à mépriser le respect dû aux parents. Il est seulement permis de demander qu'ils renoncent à leur honneur dans des situations particulières où il ne se lèvera pas. Toutefois, il est bon que tous ceux qui craignent Hachem renoncent à leur honneur envers leurs enfants, car sinon même un tsadik parfait ne pourrait éviter de faillir dans ce domaine. Il existe des situations dont il est difficile de se préserver, et dans ces cas, la renonciation est valable même pour la justice céleste, car il s'agit de choses légères et que cela provient des parents eux-mêmes.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 12)
Est-il permis de demander à ses parents de pardonner pour ne pas se lever devant eux à chaque entrée dans la pièce ?
Dans quels cas est-il recommandé de demander à ses parents de pardonner l'obligation de se lever devant eux ?
Un fils qui donne un chiour et dont le père entre et sort doit-il demander une dispense pour ne pas se lever à chaque fois ?
Réponse

Bien qu'il ne soit pas approprié de demander à ses parents une dispense totale de l'obligation de se lever devant eux, afin de ne jamais avoir à le faire, il est parfois souhaitable de leur demander pardon pour ne pas se lever à chaque fois qu'ils entrent dans la pièce. Par exemple, cela concerne un fils célibataire qui vit avec ses parents et pour qui il est difficile de se lever même cent fois par jour, ou un fils marié qui réside temporairement chez ses parents, ou encore un fils qui travaille avec son père dans un bureau. De même, si le fils est un maguid chiour pour d'autres et que son père assiste au cours en tant que gabbaï et entre et sort pendant le chiour, ou lorsque les parents entrent et sortent lors du service des repas pendant une fête, ou encore un fils marié hébergé chez ses parents, ou dont les parents sont hébergés chez lui. Dans tous ces cas et situations similaires, il est correct de demander aux parents de pardonner afin de ne pas avoir à se lever devant eux à chaque fois.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 13)
Si un père renonce à la crainte qui lui est due, cela est-il valable ?
Le pardon d'un père concernant la souffrance qu'on lui a causée est-il toujours accepté selon tous les avis ?
Réponse

Si un père renonce à la crainte qui lui est due, sa crainte est effectivement annulée. Concernant la souffrance causée au père, certains avis estiment que si le père pardonne la souffrance qu'on lui a causée, ce pardon n'est pas effectif.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 14)
Si un père a pardonné à son fils avant que celui-ci ne manque à son honneur, le fils est-il exempt même vis-à-vis du Ciel ?
Le père transgresse-t-il l'interdit de lifnei iver lo titen michchol s'il a lui-même facilité le manque de respect de son fils ?
Réponse

Si un père a pardonné à son fils avant que celui-ci ne manque à son honneur, et que le père lui-même a contribué par son comportement à ce que le fils manque à son respect et a facilité cela, le fils est exempt même vis-à-vis du Ciel. Dans ce cas, le père ne transgresse pas non plus l'interdit de "lifnei iver lo titen michchol".

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 15)
Est-il approprié que les parents passent devant leurs enfants pour qu'ils se lèvent devant eux ?
Un père peut-il entrer au milieu d'un chiour où son fils étudie ?
Est-il permis de marcher sur les bancs derrière les fidèles assis à la synagogue ?
Réponse

Il n'est pas approprié que les parents dérangent leurs enfants ou cherchent à passer devant eux dans le but qu'ils se lèvent devant eux ; ils devraient plutôt emprunter un chemin plus court afin que les enfants n'aient pas à se lever trop souvent. Ainsi, s'il est possible de contourner pour ne pas passer devant eux, c'est un mérite pour eux. De même, il convient qu'un père n'entre pas au milieu d'un chiour lorsque son fils y étudie, afin de ne pas provoquer d'interruption dans l'étude. Toutefois, si les parents ne peuvent éviter de passer devant leurs enfants et souhaitent renoncer à leur honneur pour que les enfants n'aient pas à se lever, il n'est pas approprié qu'ils renoncent à leur honneur toujours et de façon constante.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 16)
Un fils a-t-il le droit de pardonner l'offense faite à l'honneur de ses parents ?
Comment doit réagir un fils si quelqu'un insulte ses parents en sa présence ?
Est-il permis de corriger des louanges exagérées adressées à son père ?
Réponse

Il est interdit à un fils de renoncer à l'honneur de ses parents dans des situations qui concernent l'honneur de son père et de sa mère. Si quelqu'un insulte ou maudit ses parents, il doit lui dire qu'il ne lui pardonne pas l'offense faite à l'honneur de ses parents. Cependant, il ne faut certainement pas lever la main contre celui qui les insulte en sa présence. Si le fils sait que ses parents ont l'habitude de pardonner à ceux qui leur ont fait du tort, et qu'au contraire, s'il se dispute pour eux, cela leur cause de la peine, alors s'il se tait, c'est cela leur honneur, comme il est écrit : "Dome laHachem vehit'hollel lo", et "achkem ve'arev alehem bebeit hamidrash vehem kelim me'alehem". Car il est honorable pour une personne d'éviter la dispute, il est donc préférable de ne rien faire et de se taire. Si le fils entend des louanges exagérées sur son père et sait que ce n'est pas vrai, il lui est permis de dire que ces louanges sont exagérées.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 17)
Un fils doit-il se lever devant son père ou son maître à la synagogue ou au Kotel Hamaaravi ?
La règle de ne pas rendre honneur à l'élève en présence du maître s'applique-t-elle à l'obligation de se lever devant son père ou son maître dans un lieu saint ?
Réponse

Même à la synagogue, à la maison d'étude, ou au Kotel Hamaaravi, le fils doit se lever devant son père et son maître. On ne dit pas qu'il n'y a pas lieu de rendre honneur à l'élève en présence du maître, car c'est l'honneur du lieu que d'accomplir les mitsvot qu'Hachem nous a ordonnées, comme celle d'honorer son père et son maître.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 18)
Faut-il se lever devant son père ou sa mère lorsqu'on étudie la Torah ?
Est-il permis de continuer à étudier pendant qu'on se lève devant son père ?
Que doit faire un fils si se lever devant son père au milieu de l'étude de la Torah le dérange dans son apprentissage ?
Réponse

Même lorsqu'un fils est en train d'étudier la Torah, il doit se lever devant son père, sa mère ou son rav. Il continuera son étude pendant qu'il se tient debout et n'est pas obligé d'interrompre son étude. Cependant, si le fait de devoir se lever au milieu de son étude le dérange dans son apprentissage, il demandera pardon à son père.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 19)
Doit-on se lever devant ses parents lorsqu'on est au milieu des Pessoukei dezimra, du Chema ou du Birkat Hamazon ?
Est-il permis de se lever devant son père pendant le premier verset du Chema Israël ?
Pourquoi, lors du premier verset du Chema Israël, ne voit-on pas si son père entre ?
Réponse

Même lorsqu'un fils se trouve au milieu des Pessoukei dezimra, de la lecture du Chema ou du Birkat Hamazon, il doit se lever en l'honneur de ses parents. A plus forte raison, il en est ainsi au milieu de la berakha "Me'ein chaloch", de "Boré nefachot" et des autres berakhot. Certains disent que pendant le premier verset du Chema Israël et le verset "Baroukh Chem...", il ne faut pas se lever devant son père ou son rav. D'autres ne font pas de distinction à ce sujet. De toute façon, lors du premier verset, on pose ses mains sur ses yeux et on les ferme, et ainsi on ne voit pas si son père entre ou non.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 20)
Est-il permis de se lever devant son père lorsqu'on est assis devant son rav mouvaq ?
Dans quel cas un fils assis à distance de son rav mouvaq doit-il se lever devant son père ou sa mère, même si son rav mouvaq ne se lève pas lui-même devant eux ?
Réponse

Celui qui est assis devant son rav mouvaq, et que son père ou sa mère entre dans la pièce, n'a pas le droit de se lever devant eux, sauf si son rav rend également honneur à son père, ou s'il a exprimé qu'il n'y voit pas d'inconvénient. Si le fils est assis à distance de son rav, par exemple lors d'un cours avec de nombreux élèves, il doit se lever devant son père ou sa mère, même si son rav ne rend pas honneur à son père.

(Yalkout Yossef, Lois du respect des parents, Chapitre 240 - Se lever devant son père, Halakha 21)