Questions pratiques
Endroits soumis à l’obligation de mezouza
Réponse
Celui qui loue son appartement à un non-juif à la veille de Pessah pour se dispenser de la recherche du hamets, lorsqu'il revient dans son appartement après Pessah, n'a pas besoin d'enlever la mezouza et de la refixer. Il n'est pas nécessaire d'être rigoureux à ce sujet par crainte du principe de "taassé vélo min haassouy", car au moment où la mezouza a été fixée, il y avait obligation de la fixer.
Réponse
Si l'on a fixé la mezouza sur une porte alors que celle-ci n'était pas encore installée dans le bâtiment, puis que la porte a ensuite été posée dans le bâtiment, la mezouza n'est pas valable. Il faut alors retirer la mezouza et la refixer.
Réponse
Une synagogue qui ne comporte pas de logement pour un chamach ou une autre personne est dispensée de mezouza. Si un logement y est prévu pour un chamach ou pour quelqu'un, la mezouza est obligatoire. Toutefois, la coutume est de fixer une mezouza dans les synagogues sans réciter la berakha, même lorsqu'il n'y a pas de logement pour un chamach.
Réponse
Concernant les bate midrash et les salles d'étude dans les yéchivot, certains estiment qu'il faut fixer une mezouza même s'il ne s'agit pas d'un lieu d'habitation, car le fait que les élèves y restent du matin au soir le rend semblable à une habitation. D'autres pensent que les bate midrash sont dispensés de mezouza. Il est recommandé de tenir compte de la première opinion et de fixer une mezouza sans réciter de berakha. S'il y a à proximité une chambre destinée au sommeil (comme un internat), on récitera la berakha lors de la pose de la mezouza dans cette chambre, puis on fixera immédiatement une mezouza dans la salle d'étude sans berakha.
Réponse
Une maison appartenant à des associés est soumise à l'obligation de mezouza, à condition que les deux associés soient juifs. Si l'un des associés est non-juif, on fixera la mezouza sans réciter de berakha.
Réponse
Si un juif est propriétaire d'un logement mais que le locataire est non-juif, tout le monde s'accorde à dire qu'il est dispensé de mezouza, même si le propriétaire est juif.
Emplacement, ordre de pose et bénédiction de la mezouza
Réponse
Lorsqu'on vient fixer une mezouza sur une porte, il faut l'enrouler de la fin vers le début, c'est-à-dire à partir du mot "E'had" en direction de "Shema Israël". Si l'on fixe la mezouza dans une pièce où se trouvent également des usages qui ne sont pas honorables, il convient d'enrouler la mezouza dans du papier ou du plastique, puis de la placer dans un étui, ou un tube en roseau ou en argent, afin qu'elle soit considérée comme placée dans deux enveloppes, et cela est particulièrement important lorsque la mezouza est placée à une hauteur de dix tefahim ou plus. En revanche, si elle est fixée dans un endroit réservé uniquement à des usages honorables, on peut la placer telle quelle dans l'étui, en laissant une ouverture en face du Nom divin vers l'extérieur ; néanmoins, il est bon de la recouvrir de verre afin que le Nom ne s'efface pas.
Réponse
Après avoir enroulé la mezouza comme indiqué, on récite la bénédiction "lekboa mezouza" puis on la fixe. Toutefois, l'enroulement de la mezouza n'est pas indispensable, et il est permis selon la loi de fixer la mezouza lorsqu'elle est à plat et recouverte de verre ou de plastique, de sorte que son écriture soit visible à tous une fois fixée sur le montant de la porte, surtout si l'écriture est belle. Cependant, a priori, il ne faut pas changer la coutume de la fixer enroulée dans un étui. En tout cas, si cela a déjà été fait et que la mezouza a été fixée à plat et visible, on peut être indulgent a posteriori.
Réponse
Certains affirment qu'il ne faut pas enrouler la mezouza dans du parchemin, du papier ou du plastique, afin qu'il n'y ait pas d'interposition entre la mezouza et la maison. Cependant, il ne ressort pas ainsi des propos des décisionnaires, car l'enroulement sert uniquement à protéger la mezouza de l'humidité du mur, ce qui est tout à fait permis. Ainsi, la règle principale est que le parchemin n'est pas considéré comme une interposition.
Réponse
Notre coutume est de fixer la mezouza en position verticale, sa longueur suivant celle du montant de la porte, et non en biais, de la même manière que l'on place le Sefer Torah debout dans l'Aron Hakodesh. C'est ainsi que pratiquent les Séfarades. Si la mezouza est placée à l'horizontale, dans la largeur de la porte, elle est invalide. Les Ashkénazes la placent en biais pour satisfaire tous les avis, mais telle n'est pas notre coutume, et il ne faut pas en changer. Si le montant de la porte est très étroit et qu'il est impossible de la placer en biais, même les Ashkénazes la placeront verticalement, car telle est la règle principale.
Réponse
Il faut avoir l'intention que le "Shema Israël", c'est-à-dire la fin de l'enroulement, soit orienté vers l'extérieur.
Réponse
La coutume des scribes est d'écrire à l'extérieur de la mezouza le Nom "Shaddaï". Les scribes ashkénazes ont une ancienne coutume d'écrire également à l'extérieur de la mezouza la formule "Kouzo bemouksaz kouzo" en face des mots "Hachem Eloheinu Hachem" du verset "Shema Israël". Bien qu'il ne soit pas obligatoire d'écrire ces mots, puisque cela se fait à l'extérieur de la mezouza et non à l'intérieur, cela ne rend pas la mezouza invalide. Aujourd'hui, même les scribes séfarades écrivent ces mots à l'extérieur de la mezouza, et bien que Maran le Beit Yossef ait écrit que ce n'est pas notre coutume de les écrire, il n'y a pas lieu de protester contre les scribes qui agissent ainsi, car ils ont sur qui s'appuyer.
Réponse
Si des noms d'anges ont été écrits à l'extérieur, sur le dos de la mezouza, a posteriori il ne faut pas invalider la mezouza. Ce n'est que si l'on écrit des noms d'anges à l'intérieur que cela pose un problème et il ne faut pas agir ainsi. Certains estiment même que si l'on a écrit des noms d'anges à la fin de la mezouza, à l'intérieur, cela n'invalide pas la mezouza.
Réponse
Il faut fixer la mezouza à l'intérieur de l'embrasure de la porte, dans le tefah le plus proche de l'extérieur. Il est une mitsva de la placer dans le tefah extérieur, près du domaine public, afin que toute la maison soit protégée de l'intérieur par la mezouza. Cela n'est requis que de manière optimale ; mais a posteriori, si la mezouza n'a pas été placée dans le tefah extérieur, elle reste valable. Et s'il y a une difficulté à la retirer pour la placer dans le tefah extérieur, il n'est pas nécessaire de faire cet effort et on peut la laisser à sa place. Toutefois, si l'on a fait l'effort de la déplacer et de la fixer dans le tefah extérieur, qu'une bénédiction vienne sur lui, mais il ne faudra pas réciter la bénédiction lors de cette nouvelle fixation.
Réponse
Si la mezouza a été fixée dans l'embrasure de la porte, derrière la porte, c'est-à-dire sur le montant sous le linteau mais après la porte, elle est valable. Mais si elle a été fixée sur le mur intérieur de la maison, après la porte, elle est invalide.
Réponse
Pour déterminer l'emplacement de la mezouza, il faut mesurer la hauteur de la porte ou de l'entrée de la maison, diviser cette hauteur en trois parties, et fixer la mezouza au début du tiers supérieur de la hauteur, en partant du bas vers le haut.
Réponse
Si l'entrée de la cour est très haute, certains permettent de fixer la mezouza à hauteur d'épaule, mais d'autres estiment qu'il faut toujours la placer au début du tiers supérieur. C'est cette dernière opinion qui fait autorité. Même si, en la plaçant plus haut que la hauteur d'épaule, il ne sera pas possible de toucher la mezouza en entrant ou en sortant, comme il est d'usage, il faut tout de même la placer au début du tiers supérieur.
Réponse
Si l'on s'est trompé et que l'on a fixé la mezouza avec bénédiction en dessous du tiers supérieur, et que l'on découvre plus tard que cela n'était pas conforme à la règle, même si seule une partie de la mezouza est concernée, elle est invalide. Il faut alors la retirer et la fixer à nouveau au début du tiers supérieur, en récitant la bénédiction "...le-kboa mezouza".
Réponse
Il faut fixer la mezouza du côté droit de celui qui entre dans la maison, comme l'ont enseigné les Hakhamim à partir du verset « ouktavtam al mezouzot beitekha », c'est-à-dire selon la direction de l'entrée. Lorsqu'une personne commence à marcher, c'est le pied droit qui se lève en premier, et on suit donc le côté droit de chaque personne. Si l'on s'est trompé et que l'on a fixé la mezouza avec la berakha du côté gauche de la porte, et que l'on découvre plus tard la règle, cela est invalide et c'est comme si l'on n'avait pas posé de mezouza du tout. Il faut alors la retirer du côté gauche et la placer du côté droit. On refera la berakha « acher kidchanu bemitsvotav vetsivanu likboa mezouza » lors de sa fixation du côté droit.
Réponse
Bien que l'on ait écrit que l'endroit idéal pour fixer la mezouza est au début du tiers supérieur (en partant du bas vers le haut), si on l'a placée plus haut, et qu'il y a une gêne à la retirer pour la fixer au début du tiers supérieur, il n'est pas nécessaire de se donner cette peine, car une fois que cela a été fait, cela est considéré comme valable a posteriori, et on ne l'oblige pas à la retirer pour la placer au début du tiers supérieur, car cela n'est qu'une exigence a priori. D'autant plus qu'il y a des décisionnaires qui permettent même a priori de la placer plus haut. Toutefois, si l'on a fait l'effort de la retirer et de la fixer au début du tiers supérieur, qu'une bénédiction vienne sur lui. Tout cela à condition que la mezouza soit éloignée d'un tefah du linteau supérieur. Mais si on l'a placée dans le tefah proche du linteau, il faut la retirer et la fixer à une distance d'un tefah du linteau. Même si seule la partie supérieure de la mezouza se trouve dans le tefah proche du linteau, il faut la retirer et la placer entièrement à une distance d'un tefah du linteau. Mais on ne fera pas la bénédiction.

