Questions pratiques
Conduite du fiancé le jour du mariage
Réponse
La coutume de Jérusalem, dans les années passées, était de célébrer la houppa et les kiddouchin avant le coucher du soleil. Il est bon et juste de renouveler cette coutume à notre époque. Cependant, beaucoup ont l'habitude aujourd'hui de célébrer la houppa et les kiddouchin la nuit, car les gens sont alors libres de leur travail et peuvent participer à la cérémonie, et "la multitude du peuple fait la splendeur du roi". Laisse-les dans leur coutume.
Réponse
Si la houppa et les kiddouchin ont lieu un mercredi, peu avant le coucher du soleil, même si, concernant les cheva berakhot, les sept jours de fête se terminent le mardi au coucher du soleil, il est néanmoins permis d'être indulgent et de ne pas réciter le vidouï et la nefilat apayim le mercredi, jusqu'à la fin des sept jours, calculés de moment à moment à partir de la houppa et des kiddouchin.
Remise de l'anneau à la mariée
Réponse
Immédiatement après avoir récité la berakha sur la coupe et en avoir goûté, le hatan remet l’anneau à la kala et procède au kiddoushin. Il faut veiller à ce que les edei kiddoushin se rapprochent et se tiennent à côté du hatan et de la kala afin de voir la remise de l’anneau du hatan à la femme, et non pas rester à distance.
Réponse
Lelekhat’hila, il faut que le mekadesh et la mekoudechet voient les deux edim. Bedieved, il suffit que le hatan et la kala sachent qu’il y a des edim pour le kiddoushin.
Réponse
Certains ont l’habitude que le hatan dise aux edim : « Atem edai ». D’autres considèrent que le fait de les appeler pour être edim équivaut à leur dire « Atem edai », et il n’est pas nécessaire de le dire explicitement. C’est en effet la halakha, le hatan n’est pas obligé de dire « Atem edai », mais il est tout de même préférable de le dire pour plus de sûreté.
Réponse
Le mesader kiddoushin doit demander aux edim de prêter attention pendant toute la cérémonie afin de voir le kiddoushin et d’entendre la déclaration du hatan lorsqu’il remet l’anneau. Il arrive parfois que le hatan prononce « Harei at mekoudeshet » à voix basse, ou que, du fait de la foule et des photographies, les edim ne voient pas bien la remise de l’anneau. Il faut donc être vigilant sur ces points, et placer les edim près du hatan et de la kala pour éviter toute erreur.
Réponse
Certains estiment que les edim doivent regarder le visage du hatan et de la kala afin de savoir qui marie qui. C’est pourquoi il est d’usage de découvrir le visage de la kala et d’enlever le voile ou l’écharpe qui le couvre, pour que les edim puissent la reconnaître. D’autres pensent que les edim n’ont pas besoin de voir le visage de la kala, car tout le monde sait qui elle est, surtout que, dans la pratique, le visage de la kala n’est couvert que d’un tissu fin et ajouré. Puisque cela relève de la tsniout, beaucoup ont l’habitude de ne pas retirer le voile du visage de la kala même pendant le kiddoushin. À priori, il faut découvrir le visage de la kala, mais il ne faut pas l’annoncer à haute voix devant toute l’assemblée.
Réponse
Les edei kiddoushin doivent se tenir l’un à côté de l’autre de façon à ce que tous deux voient ensemble l’acte du kiddoushin. Si ce n’est pas le cas, certains considèrent que le kiddoushin est alors safek. Il faut donc être vigilant sur ce point.
Réponse
Avant la remise de la bague, la mariée doit retirer ses gants de sa main droite, afin que le fiancé place la bague directement sur son doigt.
Réponse
Il revient à l'officiant du kiddoushin d'expliquer au fiancé qu'il doit prononcer toute la formule « harei at mekoudeshet li betabaat zo kedat Moshé veYisrael » avant de remettre la bague à la main de la mariée, et non après la remise de la bague.
Réponse
Si le fiancé a remis la bague avant d'avoir dit « harei at mekoudeshet li kedat Moshé veYisrael », il doit reprendre la bague de la main de la mariée, prononcer la formule, puis lui remettre à nouveau la bague. Certains estiment qu'il serait préférable de procéder à la sanctification avec une autre bague, mais comme il est difficile de se procurer une autre bague au moment de la houppa et qu'il y a un risque d'utiliser une bague empruntée, il n'est pas nécessaire de se montrer strict à ce sujet. Il est donc possible de sanctifier avec la même bague en la reprenant, en disant la formule, puis en la remettant à la mariée.
Réponse
L'officiant du kiddoushin doit vérifier que les témoins ne sont pas apparentés, ni au fiancé, ni à la mariée, ni entre eux. En revanche, il n'y a aucun empêchement si les témoins sont apparentés à l'officiant du kiddoushin.
Réponse
Il faut également veiller à ce que les témoins soient des personnes craignant Hachem et observant la Torah et les mitsvot, et non, à Dieu ne plaise, des personnes qui profanent ouvertement le Chabbat ou se rasent la barbe avec une lame, ou similaires. Lors d'un mariage chez des personnes non pratiquantes, l'officiant du kiddoushin prendra avec lui un témoin valable, et ils seront alors les deux témoins. Il est préférable que des talmidei hakhamim soient choisis comme témoins.
Réponse
Avant que le hatan sanctifie la kala avec la bague, l'officiant prendra la bague du hatan, la montrera aux témoins et leur demandera si la bague vaut au moins une prouta. Il demandera également au hatan si la bague lui appartient en propre et n'est pas empruntée.
Réponse
Certains estiment qu'il est bon que les témoins aient une pensée de techouva, de peur qu'ils aient commis une faute qui les rendrait inaptes à témoigner. Cependant, il n'est pas d'usage d'agir ainsi ; tant que les témoins ont une présomption de cacherout, il n'est pas nécessaire de leur demander de penser à la techouva. Ce cas n'est pas comparable à la remise d'un guet, où l'on permet à une femme mariée d'épouser un autre homme, et dans ce cas, il est effectivement d'usage de demander aux témoins de penser à la techouva. Mais pour les kidouchin, où il n'y a pas de permission d'une femme mariée à tous, on n'a pas l'habitude de le faire.
Réponse
De nos jours, il est d'usage de procéder aux kidouchin avec une bague, et non avec de l'argent véritable, et cela a une raison.
Réponse
On ne procède pas aux kidouchin avec une bague ornée de pierres précieuses, comme un diamant, mais uniquement avec une bague simple.
Réponse
Il est préférable de prendre une bague en argent pur. Certains ont l'habitude de choisir une bague carrée dont l'intérieur est rond. Toutefois, tout cela n'est pas indispensable.
Réponse
Après que les témoins ont vu la bague et confirmé qu'elle vaut au moins une prouta, le hatan prend la bague dans sa main droite et dit : « Voici, tu m'es consacrée par cette bague selon la loi de Moché et d'Israël. » Ensuite, il place la bague sur le doigt voisin du pouce de la kala, ou sur le majeur, qui est le doigt du milieu. Si la bague est placée sur un autre doigt, ou sur la main gauche, cela n'empêche pas la validité.
Réponse
Si le hatan a dit : « Voici, tu m'es consacrée par cette bague », sans terminer par « selon la loi de Moché et d'Israël », cela n'empêche pas la validité des kidouchin a posteriori.

