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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Chabbat

Repos de l’animal pendant Chabbat

Est-il permis d'engager un non-Juif à la tâche pour fabriquer des produits chez lui, même s'il travaille pendant Chabbat ?
Que faut-il faire si la fabrication pour un Juif se fait avec de grandes machines de façon publique pendant Chabbat ?
Réponse

Un Juif qui engage un non-Juif à la tâche pour fabriquer du savon ou des produits cosmétiques, et que le non-Juif travaille chez lui même pendant Chabbat à la production de ces articles, il est permis de le laisser faire. Cependant, pour de grandes machines dont le fonctionnement est public et si l'on sait que c'est pour le compte d'un Juif, il faut interdire et empêcher le non-Juif de travailler pendant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 246 - Repos de l’animal pendant Chabbat, Halakha 12)
Est-il permis de déposer une lettre express avant Chabbat à l'étranger pour qu'elle soit envoyée pendant Chabbat par un non-Juif ?
Peut-on remettre une lettre à la poste avant Chabbat si l'on sait que des non-Juifs s'occuperont de son envoi pendant Chabbat ?
Est-il permis de confier une tâche à un Juif avant Chabbat si elle sera réalisée pendant Chabbat ?
Réponse

En cas de nécessité, il est permis de déposer, avant Chabbat, une lettre express à l'étranger afin qu'elle soit envoyée par un messager pendant Chabbat, à condition de ne pas s'adresser directement au messager qui transportera la lettre, mais uniquement à l'employé du bureau de poste. Cependant, si le travail est effectué par un Juif, il ne faut pas être indulgent à ce sujet. Il est également permis d'introduire une lettre dans une boîte aux lettres avant Chabbat, même si des non-Juifs s'occuperont de l'envoi de la lettre pendant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 246 - Repos de l’animal pendant Chabbat, Halakha 13)
Lois de Chabbat

Celui qui part en bateau la veille de Chabbat

Est-il permis d'embarquer sur un bateau à vapeur dont l'équipage est non-juif la veille de Chabbat pour accomplir une mitsva ?
Faut-il stipuler avec l'équipage non-juif de ne pas voyager pendant Chabbat si l'on sait qu'ils n'écouteront pas ?
Peut-on embarquer sur un bateau dont l'équipage est juif si le bateau navigue pendant Chabbat ?
Réponse

Il est permis de voyager sur un bateau à vapeur dont le capitaine et l'équipage sont non-juifs, même si le bateau continue à naviguer pendant le Chabbat, et il n'y a pas à craindre l'interdit de tehoumin. Même la veille de Chabbat, il est permis d'embarquer sur un tel bateau si c'est pour accomplir une mitsva. Il n'est pas nécessaire de stipuler avec eux de ne pas voyager pendant Chabbat, tant qu'il est certain qu'ils n'écouteront pas. Mais pour une chose facultative, il est interdit d'embarquer sur un bateau moins de trois jours avant Chabbat. Certains estiment que même pour des besoins professionnels, cela n'est pas considéré comme une mitsva. Même de nos jours, il ne faut pas permettre d'embarquer sur un bateau pour une chose facultative dans les trois jours précédant Chabbat, sauf pour ceux qui ont l'habitude de voyager en mer et qui ne ressentent aucune gêne lors du voyage. Sur un bateau dont le capitaine et l'équipage sont juifs, il est interdit d'y embarquer si le bateau navigue aussi pendant Chabbat, même si le départ a lieu un dimanche, car les passagers profitent du travail effectué pendant Chabbat. De nos jours, il n'y a aucun danger vital qui justifierait de continuer à naviguer pendant Chabbat, et le bateau peut jeter l'ancre même en pleine mer.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 248 - Celui qui part en bateau la veille de Chabbat, Halakha 1)
Est-il permis de commencer un voyage en bateau pendant Chabbat, même si l'équipage est non-juif ?
Peut-on traverser un fleuve en bateau pour aller à la synagogue pendant Chabbat ?
Est-il permis d'utiliser un bateau à rames sans moteur électrique pour se déplacer pendant Chabbat ?
Réponse

Il est interdit de commencer à voyager en bateau pendant Chabbat, même si la majorité des passagers et de l'équipage sont non-juifs, et même pour accomplir une mitsva, car il est interdit de naviguer sur l'eau pendant Chabbat. Ainsi, une personne qui n'a pas de synagogue dans son quartier et qu'il y en a une de l'autre côté d'un fleuve, il lui est interdit d'aller à la synagogue pendant Chabbat en bateau, même si celui-ci est conduit par des non-juifs. Même dans un bateau à rames qui ne fonctionne pas avec un moteur électrique, il ne faut pas permettre ce déplacement.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 248 - Celui qui part en bateau la veille de Chabbat, Halakha 2)
Est-il permis de voyager en avion pendant Chabbat si l'équipage et la majorité des passagers sont non-juifs ?
Peut-on prendre un avion qui décolle avant Chabbat mais atterrit pendant Chabbat ?
Est-il permis de voyager dans un avion qui atterrit après la sortie de Chabbat lorsque la majorité des passagers sont non-juifs ?
Réponse

Il est interdit de prendre l'avion pendant Chabbat, même si l'équipage et la majorité des passagers sont non-juifs. Même si l'avion décolle avant Chabbat et que l'atterrissage a lieu pendant Chabbat, cela reste interdit. Cependant, si l'avion atterrit après la sortie de Chabbat, certains estiment qu'il n'y a pas d'interdit à voyager dans cet avion lorsque la majorité des passagers sont non-juifs. Il est correct de poser la question à un hakham dans chaque cas.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 248 - Celui qui part en bateau la veille de Chabbat, Halakha 3)
Que doit faire une personne dont l'avion atterrit après l'entrée de Chabbat et qui a transgressé l'interdit de tehoumin ?
Est-il permis de remettre son passeport à un policier non-juif pour obtenir l'autorisation d'entrer dans l'aéroport pendant Chabbat ?
Peut-on descendre d'un bateau arrivé au port pendant Chabbat ?
Réponse

Si un avion atterrit à l'aéroport et qu'il s'avère que Chabbat est déjà entré, il ne faut pas en sortir avant la fin de Chabbat, dès lors que l'on a transgressé l'interdit de tehoumin. Si l'on n'est pas autorisé à rester dans l'avion, il faut rester pendant Chabbat uniquement dans l'enceinte de l'aéroport. Il est permis de remettre son passeport à un policier non-juif pour le faire tamponner et obtenir l'autorisation d'entrer dans l'enceinte de l'aéroport. De même, si un bateau arrive au port pendant Chabbat, il est interdit d'en descendre avant la fin de Chabbat, sauf si le bateau continue à naviguer, auquel cas on descendra et on restera dans la zone portuaire.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 248 - Celui qui part en bateau la veille de Chabbat, Halakha 4)
Est-il permis de voyager en train électrique conduit par des non-juifs pendant Chabbat ?
Y a-t-il une différence entre voyager en train électrique entre deux villes ou à l'intérieur d'une même ville pendant Chabbat ?
Le fait que le train s'arrête à chaque station comme d'habitude change-t-il la règle concernant le voyage pendant Chabbat ?
Réponse

Il est interdit de voyager en train électrique fonctionnant avec un moteur électrique conduit par des non-juifs pendant Chabbat, même si le train s'arrête de toute façon à chaque station comme à son habitude chaque jour. Il n'y a pas de différence entre un trajet interurbain, où il y a un interdit de tehoumin, et un trajet à l'intérieur de la ville. Même si certains pensent qu'il n'y a pas d'augmentation du courant électrique du fait de la présence du passager juif, il reste interdit de voyager pour des raisons de mépris du Chabbat et d'autres motifs.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 248 - Celui qui part en bateau la veille de Chabbat, Halakha 5)
Comment répondre à une personne dont le seul lien avec le judaïsme est de venir à la synagogue en train conduit par un non-juif pendant Chabbat ?
Est-il conseillé de proposer à un résident de l'étranger dont le seul lien avec le judaïsme est de venir chaque Chabbat à la synagogue en train conduit par un non-juif de louer un logement près de la synagogue pour Chabbat ?
Dans quel cas peut-on détourner le regard d'un résident de l'étranger qui se rend à la synagogue chaque Chabbat en train conduit par un non-juif, afin de le rapprocher de la Torah et des mitsvot ?
Réponse

Un résident de l'étranger qui habite loin d'une synagogue et dont le seul lien avec le judaïsme est de se rendre chaque Chabbat à la synagogue en train conduit par un non-juif, qui s'arrête de toute façon à chaque station, et qu'il y a lieu de craindre que s'il cesse de venir à la synagogue, cela conduise sa famille à l'assimilation, s'il demande s'il lui est permis de voyager en train, il ne faut pas lui répondre que c'est permis, surtout s'il transporte son ticket dans sa poche. Il convient donc de lui proposer, si possible, de louer un logement près de la synagogue pour Chabbat. S'il ne pose pas la question, il arrive qu'il faille détourner le regard afin de le rapprocher de la Torah et des mitsvot, et ne pas le repousser totalement.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 248 - Celui qui part en bateau la veille de Chabbat, Halakha 6)
Est-il permis de commencer à encercler une ville pour la guerre moins de trois jours avant Chabbat ?
Peut-on débuter une milhemet mitsva le jour de Chabbat ou dans les trois jours qui précèdent Chabbat ?
Si la guerre a déjà commencé avant Chabbat, est-il permis de continuer à combattre pendant Chabbat, même dans une milhemet reshout ?
Réponse

Il est interdit d’encercler une ville pour lui faire la guerre moins de trois jours avant le Chabbat. Même dans le cas d’une milhemet mitsva (guerre obligatoire), il ne faut pas commencer à combattre le jour de Chabbat, ni dans les trois jours qui le précèdent. Toutefois, s’il existe un risque de danger, ou si l’on craint que l’ennemi ne se renforce ou ne lance une attaque soudaine, il est permis de commencer même la veille de Chabbat. Si la guerre a déjà commencé, on continue à combattre même pendant Chabbat, y compris dans une milhemet reshout (guerre facultative).

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 248 - Celui qui part en bateau la veille de Chabbat, Halakha 7)
Est-il permis de pratiquer la mila d’un enfant guéri un jeudi ou un vendredi si la mila a été repoussée pour raison de santé ?
Que doit-on faire concernant la mila repoussée d'un enfant guéri un jeudi ou un vendredi dans un endroit où il existe un minhag établi de pratiquer la circoncision ces jours-là ?
La règle de ne pas faire la mila un jeudi ou un vendredi s’applique-t-elle aussi à la mila d’un ger ?
Réponse

Un enfant dont la mila (circoncision) a été repoussée après le huitième jour de sa naissance à cause d’une maladie, et qui guérit un jeudi ou un vendredi, il est interdit de le circoncire ces jours-là. Tel est notre minhag, de crainte qu’il ne faille profaner le Chabbat pour soigner sa plaie. Il convient donc de repousser la mila au dimanche. Cependant, dans les endroits où il existe un minhag établi de pratiquer une mila repoussée un jeudi ou un vendredi, on peut les laisser suivre leur coutume, car ils ont sur quoi s’appuyer. Là où le minhag n’est pas clair, il faut être rigoureux. Certains rabbins ashkénazes ont également statué de circoncire dans ce cas le dimanche. Il en va de même pour la mila d’un ger (converti) : il ne faut pas la pratiquer un jeudi ou un vendredi, afin de ne pas risquer de devoir profaner le Chabbat le troisième jour après la mila.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 248 - Celui qui part en bateau la veille de Chabbat, Halakha 8)
Faut-il repousser la mila d’un enfant né mercredi au bein hachmachot au-delà du jeudi suivant ?
Peut-on circoncire un enfant né lundi au bein hachmachot le jeudi suivant Roch Hachana, lorsque les deux jours de fête tombent mardi et mercredi ?
Réponse

Toutes les règles précédentes concernent uniquement une mila qui est assurément hors de son temps prescrit. Mais si un enfant est né mercredi pendant le bein hachmachot (crépuscule), il faut le circoncire le jeudi suivant, et il est interdit de repousser la mila après Chabbat. En effet, il se peut que ce soit le huitième jour depuis sa naissance, et il s’agirait alors d’une mila en son temps, qui aurait même permis de la faire Chabbat, a fortiori un jeudi. De même, si un enfant est né lundi pendant le bein hachmachot, et que, la semaine suivante, les deux jours de Roch Hachana tombent mardi et mercredi, il est permis de le circoncire le jeudi suivant. On ne peut pas le circoncire lundi, car il se pourrait que le bein hachmachot soit considéré comme la nuit, et qu’il soit donc né mardi. Ainsi, le moment de la mila est incertain, et ce n’est pas le huitième jour qui repousserait un jour de fête. Il faut donc repousser la mila après la fête, c’est-à-dire le jeudi après Roch Hachana, et ce jour-là est bien le moment de la mila, qu’il faut accomplir ce jour-même.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 248 - Celui qui part en bateau la veille de Chabbat, Halakha 9)
Est-il permis de programmer une opération non urgente à partir du jeudi, si cela risque d’entraîner une profanation du Chabbat pour les soins ?
Que faire si une opération non urgente a déjà été réalisée près de Chabbat et qu’il y a un danger pour le malade ?
Est-il permis de couler un toit à partir du jeudi si cela nécessite d’arroser pendant Chabbat ?
Réponse

Il en ressort que, dès le jeudi de la semaine, il est interdit d’entreprendre une action qui pourrait entraîner une situation de pikouah nefesh (danger pour la vie) nécessitant de profaner le Chabbat. Par conséquent, une opération non urgente, comme une ablation des amygdales, doit être programmée en début de semaine, de peur qu’il ne faille profaner le Chabbat pour les soins post-opératoires. En tout cas, si l’opération a déjà été réalisée à tort près de Chabbat, il est permis de profaner le Chabbat pour tous les besoins du malade en danger. Pour une opération urgente ou similaire, il est permis d’opérer les jeudi et vendredi.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 248 - Celui qui part en bateau la veille de Chabbat, Halakha 10)
Est-il permis à un juif de rejoindre un convoi de non-juifs partant dans le désert dans les trois jours précédant Chabbat, si l’on sait qu’il faudra profaner le Chabbat ?
Que doit faire un juif qui a rejoint un convoi de non-juifs dans le désert et se retrouve en danger pendant Chabbat ?
Une personne montant en Israël peut-elle partir avec un convoi la veille de Chabbat, et quelles sont les conditions à respecter ?
Réponse

Un convoi de non-juifs partant dans le désert, et pour lequel il est certain qu’il faudra profaner le Chabbat, il est interdit à un juif de se joindre à ce convoi dans les trois jours précédant Chabbat. Mais il est permis de partir avec eux le dimanche, lundi ou mardi. Si par la suite il se retrouve en danger et doit profaner le Chabbat pour sauver sa vie, il est permis de continuer avec le convoi, même s’il est parti un vendredi, car il ne faut pas se mettre en danger. Celui qui monte en Israël et trouve un convoi même la veille de Chabbat, puisqu’il s’agit d’une mitsva, il peut partir avec eux, à condition de convenir avec eux de s’arrêter pour Chabbat. Si, une fois dans le désert, ils refusent de s’arrêter, il peut continuer avec eux au-delà du techoum (limite de déplacement du Chabbat).

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 248 - Celui qui part en bateau la veille de Chabbat, Halakha 11)
Lois de Chabbat

Lois relatives à la veille de Chabbat

Est-il permis de voyager sur une longue distance la veille de Chabbat sans prévenir ses hôtes ?
Que doit-on faire si l’on ne peut pas prévenir ses proches de son arrivée avant Chabbat ?
Pourquoi est-il conseillé de prévenir ses hôtes lorsqu’on voyage la veille de Chabbat ?
Réponse

Il est interdit de voyager la veille de Chabbat ou la veille de Yom Tov sur une distance supérieure à trois parsaot, à moins d’avoir prévenu ses hôtes de son arrivée afin qu’ils préparent pour lui de la nourriture et des boissons. Si l’on a informé ses hôtes, il est permis de voyager d’une ville à l’autre même après le premier tiers de la journée, même si le trajet dure plusieurs heures. De nos jours, on a l’habitude d’être indulgent sur ce point, car la plupart des gens préparent largement les besoins de Chabbat. Malgré tout, il est préférable d’informer ses hôtes de sa venue pour qu’ils puissent préparer ce qu’il faut pour Chabbat, afin d’éviter de diminuer le plaisir de Chabbat ou de risquer une profanation de Chabbat. Si l’on ne peut pas préparer les besoins de Chabbat à l’endroit où l’on se trouve et qu’il est impossible d’avertir ses proches de son arrivée, il est permis de voyager vers sa maison même sans les prévenir, à condition d’arriver avant l’entrée de Chabbat. Dans tous les cas, chacun doit bien planifier son voyage et prendre en compte tout imprévu possible sur la route, afin d’arriver à destination à temps et de ne pas risquer, à D.ieu ne plaise, une profanation de Chabbat ou de Yom Tov.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 249 - Lois relatives à la veille de Chabbat, Halakha 1)
Peut-on organiser un grand festin inhabituel la veille de Chabbat ?
Jusqu’à quelle heure est-il recommandé de prendre un repas habituel la veille de Chabbat ?
Celui qui mange chaque jour un grand repas doit-il maintenir cette habitude la veille de Chabbat ?
Réponse

Par respect pour Chabbat, il convient d’y entrer en ayant envie de manger le repas de Chabbat. C’est pourquoi les sages ont interdit d’organiser la veille de Chabbat un repas ou un festin inhabituel en semaine, même le matin. Cependant, il est permis de prendre toute la journée un repas habituel en semaine, mais il est une mitsva de s’en abstenir à partir de la neuvième heure du jour, afin que le repas pris la veille de Chabbat ne gêne pas le repas du soir de Chabbat. Même celui qui a l’habitude de manger chaque jour un grand repas, il est correct de s’en abstenir le vendredi.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 249 - Lois relatives à la veille de Chabbat, Halakha 2)
Est-il permis de faire un repas de brit mila la veille de Chabbat après la dixième heure ?
Que recommande-t-on concernant l’horaire d’un repas de mitsva la veille de Chabbat ?
Réponse

Un repas de mitsva dont le moment tombe la veille de Chabbat, comme un repas de brit mila ou de pidyon haben, peut être organisé ce jour-là, même après la dixième heure, bien qu’il s’agisse d’un grand repas inhabituel en semaine. Toutefois, si possible, il est recommandé et correct d’avancer ce repas avant la mi-journée.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 249 - Lois relatives à la veille de Chabbat, Halakha 3)
Peut-on organiser un repas de pidyon haben non programmé un vendredi après la dixième heure ?
Est-il recommandé de limiter le repas de pidyon haben à des gâteaux et douceurs le vendredi ?
Réponse

Un repas de pidyon haben qui n’a pas lieu à la date prévue peut être organisé un vendredi, même après la dixième heure. Celui qui se montre rigoureux et ne fait pas de véritable repas, se contentant de gâteaux et de douceurs, sera béni.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 249 - Lois relatives à la veille de Chabbat, Halakha 4)
Est-il permis de faire un repas de mariage la veille de Chabbat ?
Le repas de shidoukhim est-il autorisé la veille de Chabbat ?
Peut-on consommer des douceurs après la rédaction des tenaïm la veille de Chabbat ?
Réponse

Il est permis d’organiser un repas d’irusin (après les kidouchin) ou de mariage la veille de Chabbat. Concernant le repas de shidoukhim, c’est-à-dire lors de la rédaction des tenaïm avec acquisition, certains interdisent de le faire la veille de Chabbat, même si les fiançailles ont eu lieu ce jour-là, et a fortiori si elles ont eu lieu avant. D’autres sont indulgents, et en pratique, ce repas est aussi considéré comme un repas de mitsva, conformément à la majorité des décisionnaires cités dans le Kaf Ha’haïm. Selon tous les avis, il est évident que consommer des douceurs après la rédaction des tenaïm est permis, car cela n’est pas considéré comme un repas.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 249 - Lois relatives à la veille de Chabbat, Halakha 5)
Est-il d’usage de jeûner la veille de Chabbat ?
Que doit faire celui qui a accepté un jeûne pour un vendredi en mémoire d’un parent ?
Peut-on interrompre un jeûne de vendredi avant la nuit si on l’a précisé lors de l’acceptation du jeûne ?
Réponse

La coutume des pieux et des personnes vertueuses est de jeûner chaque veille de Chabbat afin de manger le repas du soir de Chabbat avec appétit. Celui qui a pris sur lui de jeûner un vendredi, par exemple pour l’anniversaire du décès d’un parent, doit jeûner jusqu’à la sortie des étoiles, même si cela implique d’entrer dans Chabbat en état de jeûne. Si, au moment d’accepter le jeûne, il a précisé qu’il ne jeûnait que jusqu’à la fin de la prière d’Arvit de la communauté, il lui est permis de faire le kiddouch et de manger avant la nuit, après la prière d’Arvit. Si l’acceptation du jeûne a eu lieu jeudi à Min’ha sans préciser qu’il s’arrêterait à la fin de la prière, il doit jeûner jusqu’à la sortie des étoiles.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 249 - Lois relatives à la veille de Chabbat, Halakha 6)
Si le jeûne du 10 Tevet tombe un vendredi, jusqu'à quand doit-on jeûner ?
Lorsqu'on fait un jeûne à la suite d'un rêve un vendredi, doit-on le compléter jusqu'à la sortie des étoiles ?
Réponse

Lorsque le jeûne du 10 Tevet tombe un vendredi, on jeûne et on complète le jeûne jusqu'à la sortie des étoiles. Il en est de même pour un jeûne à la suite d'un rêve, il faut jeûner et compléter jusqu'à la sortie des étoiles.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 249 - Lois relatives à la veille de Chabbat, Halakha 7)