Questions pratiques
Lois du transport pendant Chabbat
Réponse
Dans un endroit où il n'y a pas d'erouv, il est interdit de porter un enfant dans les bras et de le faire passer d'un domaine à un autre, ou de le transporter ainsi sur une distance de quatre amot dans le domaine public ou dans un karmelit.
Réponse
Un enfant malade qui doit être amené chez le médecin, s'il peut marcher mais que la marche lui est difficile, il est permis de le porter dans le domaine public, même dans les endroits où il n'y a pas d'erouv. En cas de danger pour la vie, tout est permis. Il faut cependant veiller, au moment où l'on soulève l'enfant, à ce qu'il n'ait sur lui ou dans sa poche aucun objet quel qu'il soit.
Réponse
Un enfant en bonne santé qui se trouve dans une poussette, même s'il sait marcher seul, il ne faut pas pousser la poussette dans le domaine public dans les endroits où il n'y a pas d'erouv. Il ne faut pas non plus le faire même avec l'aide d'une autre personne. Cependant, pour un besoin de mitsva, il est permis d'alléger en demandant à un non-juif de pousser la poussette, par exemple lorsqu'on va prendre un repas de Chabbat chez les parents, car il s'agit d'un cas de double dérabbanan. Dans les endroits où il y a un erouv conforme à la halakha, même ceux qui ont l'habitude d'être rigoureux et de ne pas s'appuyer sur l'erouv peuvent être indulgents pour porter un enfant capable de marcher dans le domaine public ou le transporter dans une poussette. Malgré tout, il est préférable d'être rigoureux et de ne pas s'appuyer sur l'erouv dans ce cas lorsque c'est possible. Si possible, il est bon que deux personnes poussent la poussette. Il est permis de faire rouler la poussette même sur un chemin de terre ou de sable, même avec une poussette lourde comme une poussette double, et il est également permis de tourner la poussette sur les côtés.
Réponse
Il est permis de s'envelopper dans un talit même sous un manteau, et de sortir ainsi dans le domaine public, même dans les endroits où il n'y a pas d'erouv.
Réponse
Il est permis de sortir même le vendredi soir avec un talit muni de tsitsit conformes à la halakha, porté comme un vêtement, même dans un domaine public au sens strict. Bien que la nuit ne soit pas un moment où l’on est astreint aux tsitsit, cela reste considéré comme un vêtement.
Réponse
Il est permis de sortir dans le domaine public pendant Chabbat avec un talit katan qui n’atteint pas la mesure requise, ou avec des vêtements qui ne sont astreints aux tsitsit que d’un point de vue rabbinique, comme un talit en soie ou similaire. Il n’y a pas d’interdiction de porter ces vêtements à l’extérieur.
Réponse
Celui qui sort pendant Chabbat avec un talit dont les tsitsit ne sont pas conformes à la halakha est passible, car ces fils sont considérés comme importants pour lui et il a l’intention de les garder jusqu’à ce qu’il termine et fasse les tsitsit. Mais si le talit est conforme à la halakha, même s’il n’a pas de tehelet, il est permis de sortir avec pendant Chabbat.
Réponse
Il est permis de sortir pendant Chabbat dans le domaine public avec une écharpe autour du cou.
Réponse
Il est interdit de sortir pendant Chabbat avec des pièces de monnaie cousues dans son vêtement, car elles sont considérées comme importantes et ne sont pas annulées.
Réponse
Celui qui voit son prochain pendant Chabbat porter un tsitsit invalide et marcher dans le domaine public où il n’y a pas d’erouv doit l’avertir qu’il doit retirer ce tsitsit, car il y a là une interdiction de porter. Mais dans un karmelit ou dans un endroit où il y a un erouv, il n’est pas nécessaire de l’avertir.
Réponse
Il est interdit de sortir dans le domaine public pendant Chabbat avec un chapeau qui n'est pas bien fixé sur la tête, de peur qu'il ne s'envole avec le vent et que l'on en vienne à le porter sur quatre coudées dans le domaine public alors qu'il est dans la main. Cependant, si l'on ne porte pas de kippa sous le chapeau, il est permis de sortir avec ce chapeau même s'il n'est pas bien fixé, car même si le chapeau s'envole, il n'y a pas à craindre que l'on marche tête découverte avec le chapeau à la main. Pour une personne importante qui n'a pas l'habitude de marcher dans la rue sans chapeau, il lui est permis de sortir dans le domaine public avec un chapeau, même si elle porte une kippa sous le chapeau. Dans nos régions où il y a un erouv, il est possible d'être indulgent à ce sujet pour toute personne.
Réponse
Un chapeau muni d'une ficelle ou d'un élastique, que l'on tend de la tête jusqu'au menton, est considéré comme attaché, et il n'y a pas à craindre qu'il s'envole avec le vent et que l'on en vienne à le porter sur quatre coudées dans le domaine public. Si l'on n'utilise pas l'élastique ou la ficelle, cela n'est pas considéré comme transporter l'élastique ou la ficelle, tant qu'ils sont attachés au chapeau.
Réponse
Un chapeau dont les bords ont une largeur d'un tefah et qui sont rabattus vers le bas peut être porté pendant Chabbat. Si le chapeau est rigide et que les bords ne se rabattent pas, il est interdit de le porter pendant Chabbat. Aujourd'hui, il est permis de sortir avec un chapeau à larges bords, et il n'y a aucune crainte à ce sujet. Il n'y a pas non plus à craindre l'interdit de ohel en portant un chapeau, même si les bords dépassent un tefah, car l'interdit de ohel ne s'applique que lorsque l'objet est destiné à protéger de la pluie ou du soleil, alors qu'aujourd'hui les bords sont faits pour l'honneur, la beauté et pour couvrir la tête. De plus, comme le chapeau n'est pas très rigide et que les bords se rabattent vers le bas, il n'y a pas de crainte d'interdit.
Réponse
Celui qui sort un objet dans le domaine public n'a pas le droit d'y ajouter un autre objet, car augmenter la quantité dans l'interdit de hotzaa constitue un interdit de la Torah. Ainsi, dans un endroit où il n'y a pas de érouv valide et où les rues font seize coudées de large, il est interdit au responsable de la synagogue de distribuer des feuillets contenant des paroles de Torah pendant Chabbat, même si une partie du public n'observe pas les lois et transporte déjà des mouchoirs ou autres objets. Ceux qui agissent ainsi transgressent l'interdit de lifnei iver, car ils entraînent la communauté à transporter ces feuillets chez eux pendant Chabbat, ce qui constitue un interdit de hotzaa. Il faut donc distribuer ces feuillets le vendredi ou à la sortie de Chabbat. Dans les endroits où il y a un érouv, il est convenable de transporter ces feuillets par l'intermédiaire d'un enfant, ou de les laisser à la synagogue jusqu'à la sortie de Chabbat.
Réponse
Un kamia écrit par un expert, ou un kamia reconnu pour protéger du danger de mort, peut être porté pendant Chabbat dans le domaine public, qu'il s'agisse d'un kamia écrit ou d'un kamia à base de plantes. Il est permis d'être indulgent même pour un malade dont la vie n'est pas en danger. Même si la personne n'est pas encore malade mais porte le kamia par crainte de tomber malade, cela est permis.
Étendre un vêtement mouillé pendant Chabbat
Réponse
Un vêtement qui a été mouillé ou trempé dans l'eau, il est interdit de l'essorer pendant Chabbat à cause de la melakha de melaben. Si le vêtement a été mouillé avec du vin ou d'autres liquides, certains estiment que l'interdiction de l'essorer est d'ordre rabbinique. D'autres ne sont pas de cet avis.
Réponse
Un vêtement qui est tombé dans l'eau, ou dans un cas similaire, il est interdit de le déplacer pendant Chabbat, car il y a à craindre qu'on en vienne à l'essorer. Cependant, il est permis de le porter à deux personnes ensemble. Un vêtement dont on ne se soucie pas de l'eau qu'il contient, ou qui n'a trempé que brièvement, de sorte qu'il n'est pas habituel de l'essorer, il est permis de le déplacer pendant Chabbat.
Réponse
Si une personne porte un vêtement qui a été mouillé par une forte pluie ou dans un cas similaire, il n'est pas nécessaire de l'enlever, et il est permis de marcher avec ce vêtement pendant Chabbat, sans craindre d'en venir à l'essorer. Cependant, il ne faut pas mettre un vêtement mouillé de façon a priori s'il en possède un autre sec ; mais s'il porte déjà ce vêtement mouillé, il n'est pas obligé de l'enlever.
Réponse
Celui qui est tombé dans une flaque d'eau pendant Chabbat et dont les vêtements se sont mouillés peut continuer à marcher avec ces vêtements, sans craindre d'en venir à les essorer pendant Chabbat.
Réponse
Il est interdit d'étendre du linge mouillé sur une corde à linge pendant Chabbat dans le but de le faire sécher, à cause de marit ayin, car on pourrait soupçonner qu'il a lavé le linge pendant Chabbat, et la Torah dit : "Vous serez purs devant Hachem et devant Israël". Cette interdiction ne concerne que le fait d'étendre pendant Chabbat ; mais si l'on a étendu des vêtements propres sur la corde à linge avant Chabbat, on peut les laisser sur la corde pendant tout Chabbat et il n'est pas nécessaire de les retirer.

