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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de viande et lait

Lois de la viande et du lait – règles de cuisson de la viande dans le lait

Est-il permis de cuire une nevela ou une terefah pour la vendre à un non-juif ?
Les ustensiles utilisés pour cuire de la viande interdite destinée à un non-juif deviennent-ils interdits ?
Peut-on cuire des nevelot ou des terefot dans des kibboutzim non religieux ?
Réponse

Celui qui se retrouve avec une nevela ou une terefa et souhaite la cuire pour la vendre à un non-juif n’enfreint aucun interdit, même s’il s’agit de viande de porc, car la Torah n’a interdit la cuisson que pour la viande et le lait ensemble. Cependant, les ustensiles utilisés deviennent assurément interdits. Malgré tout, il est interdit de cuire des nevelot ou des terefot dans des kibboutzim non religieux, en raison de l’interdit d’aider à la transgression.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Lois de la viande et du lait – règles de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 34)
Une personne en grande difficulté financière peut-elle travailler comme cuisinier dans un restaurant de non-juifs et cuisiner des nevelot et des terefot ?
Quelles précautions doit prendre un cuisinier juif qui cuisine des aliments interdits pour des non-juifs concernant les ustensiles ?
Est-il préférable, même en cas de difficulté, de chercher un autre moyen de subsistance que de cuisiner des aliments interdits pour des non-juifs ?
Réponse

Une personne dont la situation financière est très difficile et qui n’a aucune autre source de revenus peut être autorisée à travailler comme cuisinier dans un restaurant de non-juifs et à leur cuisiner des nevelot et des terefot, à condition de veiller à ne pas goûter les plats. Il devra aussi faire attention à ne pas cuire de la viande dans un ustensile lacté ben yomo, et inversement. Mais si l’ustensile n’est pas ben yomo, il est permis d’être indulgent. En général, les ustensiles des non-juifs ne sont pas considérés comme ben yomo. Toutefois, il est très préférable, a priori, de chercher à gagner sa vie par des moyens sûrs et permis, et ce n’est que lorsqu’il n’a vraiment aucune autre solution qu’il pourra s’appuyer sur cette permission.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Lois de la viande et du lait – règles de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 35)
Est-il permis à un Juif de cuire du chou non vérifié pour des ouvriers non-juifs ?
Dans quelles conditions un cuisinier juif peut-il cuire des légumes réputés infestés pour des non-juifs sans craindre d’en consommer lui-même ?
Quelle est l’opinion principale concernant la cuisson de légumes non vérifiés pour des ouvriers non-juifs ?
Réponse

Certains estiment qu’il est interdit à un Juif de cuire du chou sans vérification des vers pour des ouvriers non-juifs, de peur que des Juifs viennent en manger. Mais si les légumes sont cuits dans un plat interdit, ou dans un ustensile interdit dans un restaurant pour non-juifs, où il n’y a pas de crainte que des Juifs en mangent, il est permis à un cuisinier juif de cuire pour des non-juifs des légumes réputés infestés, sans craindre qu’il en mange lui-même. D’autres autorisent même dans un plat qui n’est pas interdit, car dès lors que la cuisson est spécialement destinée aux ouvriers non-juifs, il n’y a pas à craindre qu’un Juif en mange. Et la halakha principale suit cette dernière opinion.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Lois de la viande et du lait – règles de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 36)
Est-il permis de vendre à un non-juif un poulet et du beurre interdits à la consommation après qu'un poulet vivant soit tombé dans du beurre bouillant et y soit mort ?
Le jus d'ever min ha'hai est-il interdit aux Bnei Noah ?
Existe-t-il une interdiction de profiter du goût d'ever min ha'hai pour les Bnei Noah selon certains avis ?
Réponse

Si un poulet vivant tombe dans du beurre bouillant et meurt à l'intérieur, bien que le poulet et le beurre soient interdits à la consommation (s'il n'y a pas soixante fois la quantité pour annuler), ils restent néanmoins permis à la jouissance, et il est permis de les vendre à un non-juif. Il n'y a pas non plus d'interdiction d'ever min ha'hai, car le jus d'ever min ha'hai n'est pas interdit aux Bnei Noah. Certains disent qu'il n'y a pas d'interdiction de taam keikar pour les Bnei Noah, et d'autres estiment qu'il n'y a pas lieu d'interdire la jouissance en raison du goût d'ever min ha'hai.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Lois de la viande et du lait – règles de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 37)
Que doit-on faire de la viande et du lait cuits ensemble selon la halakha ?
Est-il permis de donner de la viande et du lait cuits ensemble à un non-juif ou à un chien sans propriétaire ?
Peut-on profiter de la cendre résultant de la combustion de viande et de lait cuits ensemble ?
Réponse

Lorsque de la viande et du lait ont été cuits ensemble, il faut les enterrer ou les jeter aux toilettes, et il ne faut pas les donner à un non-juif, même gratuitement. Il est également interdit de les donner à manger, même à un chien sans propriétaire. Si on les a brûlés, même la cendre est interdite à la jouissance par la Torah. Si l'interdiction n'est que d'ordre rabbinique, comme dans le cas où la viande a été marinée ou salée avec du lait, il est permis de les vendre à un non-juif ou de les donner à un chien.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Lois de la viande et du lait – règles de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 38)
Que devient le statut du lait cuit dans une marmite de viande ben yoma ?
Dans quels cas est-il permis de profiter du lait cuit dans une marmite de viande ben yoma ?
Peut-on vendre à un non-juif une marmite ayant absorbé de la viande et du lait sans la kasheriser ?
Réponse

Si du lait a été cuit dans une marmite de viande ben yoma, ou l'inverse, le lait devient interdit à cause de l'absorption de la viande. Il a déjà été expliqué qu'il y a un avis selon lequel le lait est aussi interdit à la jouissance, car même dans le cas d'absorption, on transgresse l'interdiction de cuisson de la Torah, et un autre avis estime qu'il n'y a pas d'interdiction de cuisson dans le cas d'absorption. En cas de nécessité ou de grande perte, il est permis d'en tirer profit. La marmite nécessite une kasherisation. Certains disent qu'une marmite ayant absorbé de la viande et du lait peut être vendue à un non-juif sans kasherisation, à condition que le non-juif ne paie pas plus cher à cause de l'absorption.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Lois de la viande et du lait – règles de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 39)
Que faire si l'on a cuit de la viande dans une marmite où du lait avait bouilli la veille et qu'il y a un doute sur le passage de vingt-quatre heures ?
Quel principe halakhique permet d'autoriser la consommation de viande cuite dans une marmite de lait lorsque l'on doute si vingt-quatre heures se sont écoulées depuis la cuisson du lait ?
Réponse

Si du lait a bouilli dans une marmite le premier jour au matin, et que le deuxième jour au matin on y a cuit de la viande par erreur, et qu'il y a un doute si vingt-quatre heures se sont écoulées depuis que le lait bouillant était dans la marmite, la règle est de permettre en raison d'un double doute : peut-être la halakha suit l'avis de Rabbénou Tam et de ses partisans selon lequel une nuit suffit à altérer le goût, sans qu'il soit nécessaire d'attendre vingt-quatre heures, et peut-être que vingt-quatre heures se sont écoulées entre le lait et la viande, auquel cas le goût est altéré et c'est permis.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Lois de la viande et du lait – règles de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 40)
Que faire si un morceau de viande interdit tombe dans un plat de légumes et qu'il est impossible de vérifier s'il y avait soixante fois la quantité contre ce morceau ?
Quelle est la règle halakhique lorsqu'un morceau de viande interdit est perdu ou qu'une partie du plat dans lequel il est tombé est renversée, rendant impossible la vérification de la quantité annulante ?
Réponse

Si un morceau de viande est tombé dans une marmite de lait bouillant, qu'il a absorbé le goût du lait et qu'il n'y avait pas soixante fois la quantité pour l'annuler, il devient interdit. Si ce morceau est tombé ensuite dans un autre plat de légumes et qu'on l'a retiré, mais que le morceau a été perdu ou qu'une partie du plat a été renversée de sorte qu'il est impossible de vérifier s'il y avait soixante fois la quantité contre ce morceau, il s'agit d'un doute d'ordre toranique et il faut être rigoureux.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Lois de la viande et du lait – règles de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 41)
Peut-on vendre à un non-juif un bouillon de légumes dans lequel est tombé un morceau de viande interdit par la règle de viande et lait ?
Que doit-on faire du morceau de viande interdit par la règle de viande et lait après qu'il soit tombé dans une marmite de bouillon de légumes ?
Réponse

Si de la viande est tombée dans une marmite de lait sur le feu et que les deux sont devenus interdits selon la règle de viande et lait, puis que le morceau de viande est tombé dans une autre marmite contenant un bouillon de légumes sur le feu, même si le bouillon devient interdit à la consommation à cause de l'absorption du morceau de viande interdit (s'il n'y a pas soixante fois la quantité contre la viande interdite), il est néanmoins permis de vendre le bouillon à un non-juif, à l'exception de la valeur de l'interdit qu'il contient, et la viande doit être enterrée conformément à la règle de viande et lait.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Lois de la viande et du lait – règles de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 41)
A partir de quel degré de cuisson la Torah interdit-elle de cuire de la viande avec du lait ?
Est-il permis de vendre à un non-juif un mélange de viande et de lait qui n'a pas atteint le stade de cuisson de maakhal ben derousaï ?
Que faire si l'on a cuit complètement un demi kazayit de viande avec du lait ?
Réponse

L'interdiction de cuire de la viande avec du lait selon la Torah ne s'applique que si la viande a été cuite au moins au tiers de sa cuisson, c'est-à-dire comme maakhal ben derousaï. Si la cuisson est inférieure à cette mesure, l'interdiction n'est que d'ordre rabbinique, il est donc permis d'en tirer profit et de vendre le mélange à un non-juif. De même, si un morceau de viande non cuite tombe dans une marmite de lait bouillant sur le feu, et que la viande n'a pas cuit jusqu'au stade de maakhal ben derousaï, il est permis de la vendre à un non-juif. Si l'on a cuit complètement un demi kazayit de viande avec du lait, il existe une divergence d'opinion pour savoir si cela est interdit par la Torah ou non. S'il y a en plus un autre doute, il sera permis d'en tirer profit en raison du principe de safek sefeika.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Lois de la viande et du lait – règles de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 42)
Que devient le statut d'un morceau de viande tombé dans une marmite ayant servi à faire bouillir du lait la veille, si la viande n'a pas cuit comme maakhal ben derousaï ?
Est-il permis de tirer profit d'un mélange de viande et de lait lorsque de la viande est tombée dans de l'eau bouillante chauffée dans une marmite de lait utilisée la veille ?
Que faire si l'on doute que vingt-quatre heures se sont écoulées depuis que la marmite a servi pour le lait ?
Réponse

Si l'on a fait bouillir du lait dans une marmite, puis le lendemain on y chauffe de l'eau, et qu'alors un morceau de viande tombe dans l'eau bouillante sur le feu et y reste peu de temps avant d'être retiré, même s'il est certain que vingt-quatre heures ne se sont pas écoulées depuis le chauffage du lait, le morceau de viande est interdit à la consommation. Toutefois, il est permis d'en tirer profit, par exemple en les vendant à un non-juif. S'il y a un doute si vingt-quatre heures se sont écoulées, la viande et le lait sont permis aussi à la consommation.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Lois de la viande et du lait – règles de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 43)
Est-il permis à un malade sans danger vital de consommer des médicaments contenant un mélange de viande et de lait ?
Le fait d'ajouter une substance amère à un mélange de viande et de lait permet-il de le consommer ?
Dans quel cas peut-on être indulgent concernant un mélange de viande et de lait impropre à la consommation ?
Réponse

La viande cuite avec du lait est interdite à la consommation même si elle n'est pas mangée de façon habituelle. Il ne faut donc pas être indulgent pour un malade sans danger vital en lui permettant de prendre des médicaments contenant un mélange de viande et de lait, même si l'on y ajoute une substance amère qui rend le mélange impropre à la consommation. Toutefois, si le mélange était déjà impropre à la consommation avant d'y ajouter la graisse ou le lait, il est permis d'être indulgent.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Lois de la viande et du lait – règles de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 44)
Est-il permis de consommer un plat de viande ou de lait cuit dans une marmite ayant servi à l'autre après vingt-quatre heures ?
Que doit-on faire si l'on a cuit de la viande dans une marmite puis, après vingt-quatre heures, du lait dans la même marmite, ou inversement ?
Quelle est la règle si l'on a intentionnellement cuit de la viande ou du lait dans une marmite ayant servi à l'autre aliment et qui n'est plus ben yoma ?
Que faire si l'on doute que vingt-quatre heures se sont écoulées depuis la dernière utilisation de la marmite pour l'autre aliment ?
Réponse

Le principe de noten taam lefgam s'applique aussi à la viande et au lait, a posteriori. Ainsi, si l'on a cuit de la viande dans une marmite, puis après vingt-quatre heures on y a fait bouillir du lait, ou inversement, il est permis de consommer le plat, comme pour tous les interdits où noten taam lefgam est permis a posteriori. Il faudra néanmoins procéder à la hagala de l'ustensile à l'eau bouillante après vingt-quatre heures. Mais si l'on a cuit dans la marmite de façon intentionnelle, même si elle n'est plus ben yoma, il est interdit à celui qui a transgressé de consommer le plat, par mesure de sanction. Si la viande a été cuite dans cette marmite après une nuit, et qu'il y a un doute si vingt-quatre heures se sont écoulées depuis que le lait y a bouilli et a été retiré, il est permis en raison d'un double doute : peut-être la halakha suit l'opinion selon laquelle une nuit suffit à altérer le goût, et peut-être vingt-quatre heures se sont écoulées.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Lois de la viande et du lait – règles de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 45)
Lois de viande et lait

Suite des lois de cuisson de la viande dans le lait

L'interdiction de cuire de la viande dans du lait concerne-t-elle uniquement le chevreau ou aussi d'autres animaux comme le bœuf et le mouton ?
Pourquoi la Torah mentionne-t-elle spécifiquement le chevreau dans l'interdiction de cuire dans le lait de sa mère ?
Réponse

Même si la Torah emploie le terme "gdi" dans l'interdiction de cuire un chevreau dans le lait de sa mère, il ne s'agit pas exclusivement du chevreau. L'interdiction concerne également le bœuf, le mouton et la chèvre, qu'il est interdit de cuire dans du lait. La Torah a simplement parlé d'un cas courant.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Suite des lois de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 46)
Est-il permis de cuire un kavoui, animal dont la nature est douteuse, dans du lait ?
Quelle est la règle en cas de doute sur une interdiction de la Torah concernant la cuisson de la viande dans le lait ?
Réponse

Le kavoui, qui est un animal dont on doute s'il s'agit d'une bête sauvage ou domestique, est interdit à cuire dans du lait, car en cas de doute sur une interdiction de la Torah, on doit être rigoureux.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Suite des lois de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 47)
La graisse animale a-t-elle le même statut que la viande concernant l'interdiction de la cuire avec du lait ?
Si l'on a cuit de la graisse animale avec du lait, le mélange est-il interdit au profit ?
Peut-on s'appuyer sur l'opinion indulgente concernant la graisse et le lait en cas de grande perte ?
Réponse

Certains estiment que la graisse (helev) a le même statut que la viande, et donc si l'on a cuit de la graisse avec du lait, on transgresse l'interdiction de cuire un chevreau dans le lait de sa mère. Dans ce cas, le mélange est interdit au profit. D'autres pensent que la graisse n'est pas incluse dans la définition de la viande, et si on la cuit avec du lait, on ne transgresse pas l'interdiction de cuire de la viande dans le lait, et le mélange est permis au profit. L'opinion des indulgents peut être prise en compte pour alléger en cas de grande perte.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Suite des lois de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 48)
Le foie est-il considéré comme de la viande pour l'interdiction de le cuire avec du lait ?
Peut-on s'appuyer uniquement sur l'opinion qui considère le foie comme non concerné par l'interdiction de cuire avec du lait ?
Quelle est la différence entre cuire la caillette avec le lait qu'elle contient et la cuire avec du lait provenant d'ailleurs ?
Réponse

Certains estiment que le foie n'est pas considéré comme de la viande, et si on le cuit avec du lait, on ne transgresse pas l'interdiction de cuire un chevreau dans le lait de sa mère, car le foie est essentiellement du sang et n'a pas le statut de viande pour cette interdiction. Cependant, il ne faut utiliser cette opinion que comme argument supplémentaire. Si l'on a cuit la caillette (kehal) avec le lait qu'elle contient, on ne transgresse pas l'interdiction de la Torah de cuire de la viande dans du lait. Mais si l'on a cuit la caillette avec du lait provenant d'ailleurs, on transgresse l'interdiction de la Torah de cuire un chevreau dans le lait de sa mère.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Suite des lois de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 49)
L'interdiction de cuire de la viande dans du lait s'applique-t-elle uniquement au lait de la mère ou aussi au lait d'un autre animal ?
Que se passe-t-il si l'on cuit du lait provenant d'un animal abattu avec de la viande ?
Réponse

L'interdiction de cuire de la viande dans du lait s'applique aussi bien avec le lait de la mère qu'avec le lait d'un autre animal, la Torah ayant simplement parlé d'un cas courant. Cependant, si l'on a cuit du lait provenant d'un animal abattu avec de la viande, on ne transgresse pas l'interdiction de la Torah de cuire de la viande dans du lait.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Suite des lois de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 50)
Est-il permis de cuire de la viande avec le lait d'une bête qui n'a pas allaité mais qui a du lait ?
Le lait d'un mâle a-t-il le même statut que celui d'une femelle concernant l'interdiction de cuire avec de la viande ?
Réponse

Une bête qui n'a pas allaité mais qui a du lait, il est tout de même interdit par la Torah de cuire de la viande avec ce lait. Cela ne ressemble pas au lait d'un mâle, qu'il est permis par la Torah de cuire avec de la viande.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Suite des lois de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 51)
La viande d'un animal sauvage mélangée avec du lait est-elle interdite par la Torah ou par les Sages ?
Est-il permis de tirer profit d'un mélange de viande d'animal sauvage et de lait ?
Réponse

La viande d'un animal sauvage mélangée avec du lait est interdite à la consommation par décret rabbinique, mais il n'y a pas d'interdiction de la Torah à ce sujet, car le verset « lo tevashel gedi ba'halav imo » ne s'applique pas ici. Il est également permis d'en tirer profit.

(Yalkout Yossef, Lois de viande et lait, Chapitre 87 - Suite des lois de cuisson de la viande dans le lait, Halakha 52)