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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois du sang

Statut des sauterelles

Existe-t-il une mitsva d'apprendre à distinguer entre les haguavim purs et impurs ?
La mitsva de connaître les signes des haguavim s'applique-t-elle même si l'on ne souhaite pas en manger ?
Réponse

Il existe une mitsva positive de connaître les signes qui permettent de distinguer entre les haguavim impurs, dont la consommation est interdite, et les haguavim purs, dont la consommation est permise, comme il est dit : « Et vous distinguerez entre l’animal pur et l’animal impur, etc. » Il a déjà été expliqué plus haut qu’il existe une divergence parmi les premiers décisionnaires pour savoir si cette mitsva s’applique même lorsqu’on ne souhaite pas en consommer, ou uniquement lorsqu’on veut en manger.

(Yalkout Yossef, Lois du sang, Chapitre 85 - Statut des sauterelles, Halakha 1)
Quels sont les signes permettant d'identifier un haguav pur ?
Est-il permis de manger un haguav qui possède tous les signes requis mais dont le nom n'est pas connu comme haguav ?
Quelle est la coutume actuelle concernant la consommation des haguavim, même si leur nom est connu ?
Réponse

Les signes distinctifs des haguavim sont les suivants : tout haguav qui possède quatre pattes, quatre ailes, dont les ailes recouvrent la majeure partie de la longueur et du pourtour de son corps, et qui a deux pattes postérieures pour sauter, même s’il ne les a pas encore mais qu’il les développera plus tard. Toutefois, même si tous ces signes sont présents, il n’est permis d’en consommer que si son nom est haguav, ou s’il existe une tradition selon laquelle son nom est haguav. Actuellement, la coutume est de ne consommer aucun haguav, même si l’on sait que son nom est haguav, car nous ne maîtrisons pas suffisamment leurs noms et leurs signes.

(Yalkout Yossef, Lois du sang, Chapitre 85 - Statut des sauterelles, Halakha 2)
Les communautés yéménites peuvent-elles consommer des haguavim en se basant sur leur tradition ?
Est-il permis à une communauté sans tradition de consommation de haguavim de s'appuyer uniquement sur les signes pour les manger ?
Réponse

Il existe des communautés yéménites qui s’appuient sur les signes des haguavim même de nos jours, lorsqu’ils possèdent une tradition selon laquelle leur nom est haguav. Certains ont continué à être indulgents à ce sujet même après leur arrivée en Israël. Il n’y a pas lieu de les en empêcher s’ils s’appuient sur leur tradition, qu’ils maîtrisent bien les signes et connaissent l’espèce appelée haguav. En revanche, les communautés qui n’ont ni tradition ni coutume de consommer des haguavim ne doivent pas se fier uniquement aux signes, même si le nom haguav est connu.

(Yalkout Yossef, Lois du sang, Chapitre 85 - Statut des sauterelles, Halakha 3)
Faut-il pratiquer la shehita pour consommer des haguavim purs ?
Est-il permis de manger un haguav pur qui est mort de lui-même ?
Existe-t-il un avis selon lequel il faut effectuer la nehira sur les haguavim purs ?
Réponse

Les haguavim purs ne nécessitent pas d’abattage rituel, et il est permis de les consommer même s’ils sont morts d’eux-mêmes. Certains estiment toutefois qu’il faut au moins pratiquer la nehira.

(Yalkout Yossef, Lois du sang, Chapitre 85 - Statut des sauterelles, Halakha 4)
Est-il permis de manger un membre prélevé d’un haguav pur encore vivant ?
Faut-il attendre que le haguav pur meure avant de consommer un de ses membres ?
Existe-t-il une interdiction de manger un haguav vivant à cause de bal teshaktsehou ?
Réponse

Il est permis de consommer un membre prélevé d’un haguav pur encore vivant, sans qu’il soit nécessaire d’attendre que le haguav meure. Certains estiment cependant qu’il est interdit de manger un haguav vivant en raison de l’interdit de « bal teshaktsehou », tandis que d’autres sont en désaccord.

(Yalkout Yossef, Lois du sang, Chapitre 85 - Statut des sauterelles, Halakha 5)
Le sang des haguavim purs est-il permis à la consommation ?
Pourquoi le sang des haguavim impurs est-il interdit ?
Que doit-on faire si l’on recueille le sang de haguavim purs dans un récipient ?
Réponse

Le sang des haguavim purs est permis à la consommation. En revanche, le sang des haguavim impurs est interdit, car tout ce qui provient d’un animal impur est impur. Si l’on a recueilli ce sang dans un récipient, il faut y placer un signe distinctif indiquant qu’il s’agit de sang de haguavim, comme il est exigé pour le sang de poissons.

(Yalkout Yossef, Lois du sang, Chapitre 85 - Statut des sauterelles, Halakha 6)
Le liquide provenant de haguavim impurs est-il permis à la consommation ?
Est-il permis de consommer le liquide extrait de haguavim impurs lorsqu'il est visible à l'œil nu ?
Réponse

Le liquide extrait de haguavim impurs est permis, même s’il est présent en tant que tel.

(Yalkout Yossef, Lois du sang, Chapitre 85 - Statut des sauterelles, Halakha 7)
Quelle bénédiction doit-on réciter avant de manger des haguavim purs ayant une tradition ?
Faut-il réciter la bénédiction cheakol avant de consommer des haguavim purs reconnus par la tradition ?
Réponse

Celui qui consomme des haguavim purs bénéficiant d'une tradition, doit réciter la bénédiction cheakol avant de les manger.

(Yalkout Yossef, Lois du sang, Chapitre 85 - Statut des sauterelles, Halakha 8)
Lois des œufs

Lois concernant les œufs

Comment reconnaît-on un œuf provenant d'un oiseau impur selon la halakha ?
Que signifie si le jaune de l'œuf est à l'extérieur et le blanc à l'intérieur ?
Réponse

Un œuf dont les deux extrémités sont arrondies, ou dont les deux extrémités sont pointues, ou bien si le jaune se trouve à l'extérieur et le blanc à l'intérieur, il est certain qu'il s'agit d'un œuf provenant d'un oiseau impur.

(Yalkout Yossef, Lois des œufs, Chapitre 86 - Lois concernant les œufs, Halakha 1)
Peut-on se fier à un vendeur qui affirme que ses œufs proviennent d'un oiseau pur si l'œuf présente des signes d'impureté ?
Le témoignage de plusieurs personnes est-il accepté pour déclarer pur un œuf présentant des signes d'impureté ?
Réponse

Un vendeur d'œufs qui affirme que ces œufs proviennent d'un oiseau pur ne doit pas être cru si l'œuf présente des signes indiquant qu'il provient d'un oiseau impur, comme cela a été expliqué. Même s'il est reconnu comme fiable en matière de cacheroute et qu'il affirme que tel est l'oiseau et voici ses œufs, il n'est pas digne de confiance. De même, même si cent témoins viennent attester que cet œuf provient d'un oiseau pur, on ne doit pas se fier à eux si l'œuf présente les signes mentionnés précédemment.

(Yalkout Yossef, Lois des œufs, Chapitre 86 - Lois concernant les œufs, Halakha 2)
Est-il permis d'acheter des œufs auprès d'un non-juif aujourd'hui sans vérification particulière ?
Pourquoi n'est-il pas nécessaire de vérifier l'origine des œufs de nos jours ?
Réponse

De nos jours, il est d'usage d'acheter des œufs sans vérification particulière auprès de toute personne, même d'un non-juif, car les œufs d'oiseaux impurs ne se trouvent pas parmi nous.

(Yalkout Yossef, Lois des œufs, Chapitre 86 - Lois concernant les œufs, Halakha 3)
Peut-on consommer des œufs cassés par un non-juif devant soi sans avoir reconnu leur origine ?
Sur quelle base halakhique autorise-t-on la consommation d'œufs apportés et cassés devant nous par un non-juif, alors que nous n'avons pas pu vérifier à l'œil nu qu'il s'agit d'œufs d'oiseaux purs ?
Réponse

Si un non-juif apporte des œufs et les casse devant nous avant que nous ayons pu reconnaître à l'œil nu qu'il s'agit d'œufs d'oiseaux purs, ces œufs sont permis à la consommation, car on suit la majorité, et la plupart des œufs sont purs. Toutefois, il existe un avis qui interdit.

(Yalkout Yossef, Lois des œufs, Chapitre 86 - Lois concernant les œufs, Halakha 4)
Les œufs trouvés dans une poule morte ou devenue nevela sont-ils permis à la consommation ?
Un œuf complètement formé trouvé dans une poule terefa est-il permis ou interdit ?
Réponse

Un œuf de nevela, c'est-à-dire trouvé dans une poule morte ou qui est devenue nevela lors de l'abattage, ainsi qu'un œuf de terefa, par exemple si la poule a été abattue correctement mais s'est avérée terefa dans l'un de ses organes internes et que l'on y a trouvé des œufs, même si la tare est survenue juste avant l'abattage, ces œufs sont interdits. Même si l'œuf est complètement formé, avec le blanc, le jaune et la coquille dure, il reste interdit.

(Yalkout Yossef, Lois des œufs, Chapitre 86 - Lois concernant les œufs, Halakha 5)
Que faire en cas de doute sur le statut de nevela d'une poule dans laquelle on a trouvé un œuf ?
Quelle est la règle si l'on doute si un œuf provient d'une poule terefa ou abattue correctement ?
Réponse

Un œuf trouvé dans les entrailles d'une poule et pour lequel il y a un doute si la poule était nevela ou non, il est permis d'être indulgent, car son interdiction n'est que d'ordre rabbinique, et en cas de doute sur une règle rabbinique, on est indulgent. Mais s'il y a un doute si l'œuf provient d'une poule terefa ou abattue correctement, il est interdit.

(Yalkout Yossef, Lois des œufs, Chapitre 86 - Lois concernant les œufs, Halakha 6)
Que faire si l’on découvre une entaille sur le couteau après l’abattage rituel d’une volaille ?
L’œuf trouvé dans une volaille dont la cacheroute est douteuse à cause d’un couteau ébréché est-il permis ?
Réponse

Si l’on a procédé à l’abattage rituel d’une volaille avec un couteau vérifié conformément à la halakha, et qu’après l’abattage on découvre une entaille sur la lame, il faut craindre que le couteau se soit ébréché sur la peau de la volaille, et que les signes aient été coupés avec un couteau défectueux. Dans ce cas, la volaille est considérée comme « safek nevela » et elle est interdite. Toutefois, si l’on trouve un œuf dans cette volaille, il est permis, car l’interdiction de l’œuf d’une nevela n’est que d’ordre rabbinique, et en cas de doute sur une interdiction rabbinique, on est indulgent.

(Yalkout Yossef, Lois des œufs, Chapitre 86 - Lois concernant les œufs, Halakha 7)
Un œuf interdit provenant d’une volaille nevela ou taref qui s’est mélangé à d’autres œufs est-il annulé dans le mélange ?
Faut-il interdire tous les œufs si l’on découvre qu’une des poules pondeuses était taref ?
Réponse

Un œuf entièrement formé trouvé dans les entrailles d’une volaille devenue nevela lors de l’abattage, ou trouvée taref, et qui s’est mélangé à d’autres œufs, fait l’objet de divergences d’opinion : certains estiment que même dans mille œufs, il ne s’annule pas, tandis que d’autres pensent qu’un œuf interdit mélangé à deux œufs permis est annulé (un dans deux), et c’est cette opinion qui fait autorité. Même si les œufs sont considérés comme « davar shebeminyan », puisqu’ils n’ont pas d’importance particulière, ils s’annulent dans le mélange, conformément à la conclusion du Choulhan Aroukh dans sa dernière décision. Ainsi ont tranché les décisionnaires, le Pri Hadash et le Hida dans Shiouré Berakha.

(Yalkout Yossef, Lois des œufs, Chapitre 86 - Lois concernant les œufs, Halakha 7)
Un œuf contenant un embryon qui s’est mélangé à d’autres œufs est-il annulé dans le mélange ?
Réponse

Un œuf contenant un embryon qui s’est mélangé à d’autres œufs n’est pas annulé, même dans mille œufs.

(Yalkout Yossef, Lois des œufs, Chapitre 86 - Lois concernant les œufs, Halakha 8)
L’œuf expulsé par une poule frappée sur la queue avant d’être terminé est-il permis ?
Y a-t-il un problème d’ever min hachai pour un œuf non terminé expulsé par une poule si l’œuf n’est pas attaché par des tendons ?
Réponse

Si l’on frappe une poule sur la queue et qu’elle expulse un œuf non encore terminé, cet œuf est permis, et il n’y a pas ici d’interdiction de « ever min hachai », à condition que l’œuf ne soit pas encore attaché par des tendons.

(Yalkout Yossef, Lois des œufs, Chapitre 86 - Lois concernant les œufs, Halakha 9)
Un œuf d’oiseau impur cuit avec d’autres œufs dans sa coquille rend-il le mélange interdit ?
Combien d’œufs permis faut-il pour annuler un œuf impur sans coquille cuit avec eux ?
Quelle quantité de plat permis faut-il pour annuler un œuf impur cuit sans coquille dans ce plat ?
Réponse

Si un œuf d’oiseau impur a été cuit avec d’autres œufs, il ne rend pas les autres œufs interdits s’il est encore dans sa coquille. S’il est sans coquille, il interdit le mélange, et il faut soixante et un œufs permis pour l’annuler. S’il a été cuit dans un plat permis, il suffit d’avoir soixante fois le volume de l’œuf interdit dans le plat pour l’annuler.

(Yalkout Yossef, Lois des œufs, Chapitre 86 - Lois concernant les œufs, Halakha 10)
Quel est le statut d’un œuf provenant d’une volaille taref ou nevela cuit avec d’autres œufs ?
Réponse

L’œuf d’une volaille taref ou nevela a le même statut que l’œuf d’un oiseau impur : tant qu’il n’est pas sans coquille et qu’il a été cuit avec d’autres œufs, il ne rend pas le mélange interdit, car il est considéré comme de l’eau contenue dans un œuf.

(Yalkout Yossef, Lois des œufs, Chapitre 86 - Lois concernant les œufs, Halakha 11)