Questions pratiques
Ordre des prières dans la maison de deuil
Réponse
Il convient de réciter dans la maison du deuil, lors de l'ordre de la tefila, la paracha des korbanot, le Pitoum haKetoret et Ezehou Mekoman, et l'endeuillé lui-même doit aussi les dire. Il en est de même pour la Chirat hayam. Toutefois, dans les endroits où l'usage est de ne pas les dire dans la maison du deuil, on ne les dira pas.
Réponse
Il faut réciter la Birkat Kohanim dans la maison du deuil. Cependant, si l'endeuillé est lui-même kohen, il ne montera pas pour la Birkat Kohanim pendant les sept jours de deuil, mais sortira dans une autre pièce au moment de la Birkat Kohanim. Si toutefois il n'est pas sorti et qu'on a déjà appelé « Kohanim », certains disent qu'il doit monter sur l'estrade. En pratique, il montera et fera la Birkat Kohanim s'il a été appelé. Le Chabbat, où il est interdit de manifester le deuil publiquement, même le kohen endeuillé montera sur l'estrade et fera la Birkat Kohanim, et même s'il y a d'autres kohanim présents, il ne s'abstiendra pas de la faire.
Réponse
Ceux qui prient dans la maison du deuil ne disent pas le Vidouï ni la Nephilat Apayim pendant les sept jours de deuil, et même si l'endeuillé n'est pas présent, on a l'habitude de ne pas dire le Vidouï et la Nephilat Apayim dans la maison du défunt.
Réponse
Si l'on ne dispose pas d'un minyan dans la maison du deuil et que l'endeuillé se rend à la synagogue pour dire le Kaddich, entendre la Kedoucha et le Barekhou, il faut alors réciter le Vidouï et la Nephilat Apayim. Mais s'il vient à la synagogue la veille de la fin des sept jours de deuil, pour prier Min'ha et Arvit, et que l'assemblée se réunit pour écouter des paroles de Torah et un discours à la mémoire du défunt et pour lui rendre honneur, il ne faut pas dire le Vidouï et la Nephilat Apayim. Il existe des endroits où l'on ne dit jamais le Vidouï et la Nephilat Apayim lorsque l'endeuillé est à la synagogue, et ils ont sur qui s'appuyer.
Réponse
Il faut dire le Kaddich Tétkabal dans la maison du deuil, et il a été observé que de grands maîtres de Torah le faisaient. Même lorsque l'endeuillé est le chalia'h tsibour, il doit dire le Kaddich Tétkabal, car certains disent que ce Kaddich protège du jugement de Guéhinam.
Réponse
Il est permis d'apporter un Sefer Torah dans la maison d'un endeuillé, en particulier si on lui réserve une armoire et une teva. Il n'est pas nécessaire d'apporter le Sefer Torah un ou deux jours à l'avance ; même le jour même, avant la prière, il est permis de l'apporter. Toutefois, il n'est pas obligatoire d'apporter un Sefer Torah dans la maison de l'endeuillé.
Réponse
Il est permis à l'endeuillé de sortir et d'entrer le Sefer Torah, ainsi que d'ouvrir le heikhal, même les jours de semaine. Et dans un endroit où il n'y a pas de Sefer Torah dans la maison du deuil, après avoir terminé la prière dans la maison du deuil les lundis et jeudis, la coutume est que l'assemblée se rend à la synagogue pour écouter la lecture de la Torah, tandis que les endeuillés ne les accompagnent pas. Celui qui a une contrainte, comme le fait de devoir se dépêcher pour son travail ou autre, est dispensé d'écouter la lecture du Sefer Torah.
Réponse
La coutume des Séfarades est de réciter le Halel à Roch Hodech dans la maison de l'endeuillé, mais seul l'endeuillé lui-même ne lit pas le Halel. À Jérusalem, la coutume est que l'assemblée se rend dans une autre pièce ou un autre appartement pour y lire le Halel, puis revient dans la pièce où le défunt est décédé. En cas de nécessité, s'il n'y a pas d'autre pièce suffisamment grande pour accueillir toute l'assemblée, l'endeuillé sortira dans une autre pièce et l'assemblée récitera le Halel là-bas. Tout cela s'applique lorsque le défunt est décédé dans la maison de l'endeuillé ; mais s'il est décédé à l'hôpital ou dans une autre maison, même à Jérusalem, l'assemblée peut réciter le Halel à Roch Hodech dans la maison de l'endeuillé, seul l'endeuillé ne le dira pas. Si le septième jour du deuil tombe à Roch Hodech, il est approprié que le chaliah tsibour et l'assemblée récitent après la répétition des versets de consolation "Lo yavo od chamshekh...", car cela est considéré comme le départ des consolateurs, et alors l'endeuillé pourra lire le Halel. À Hanouka, même l'endeuillé lui-même doit terminer le Halel avec les bénédictions, et même les Ashkénazes doivent agir ainsi, car le Halel à Hanouka est une obligation et non une coutume, il ne faut donc pas dispenser l'endeuillé de cette obligation ; seulement, l'endeuillé ne sera pas chaliah tsibour à Cha'harit à Hanouka, afin de ne pas devoir réciter le Halel à haute voix en public.
Réponse
La coutume est de réciter le chapitre "Bame Madlikin" la veille de Chabbat dans la maison de l'endeuillé, avant la prière d'Arvit de Chabbat. Dans les endroits où l'on a l'habitude de ne pas le réciter dans la maison de l'endeuillé, ils ont sur quoi s'appuyer. Après les sept jours de deuil, il est évident pour tout le monde qu'il faut le réciter, même si l'on prie dans la maison de l'endeuillé.
Réponse
Il ne faut pas réciter la berakha Me'ein Sheva dans la maison de l'endeuillé. Dans la Vieille Ville de Jérusalem, la coutume est de la réciter partout. Mais dans les autres villes du pays, il est interdit de réciter la berakha Me'ein Sheva en dehors d'une synagogue fixe. Ceux qui ont l'habitude de la réciter en dehors de la synagogue dans les nouveaux quartiers de Jérusalem ont sur quoi s'appuyer, mais a priori, il convient d'enseigner de ne pas réciter cette berakha en dehors de la synagogue, sauf dans la Vieille Ville de Jérusalem.
Réponse
Lorsque l'assemblée prie dans la maison de l'endeuillé, on récite les versets "Ouva leTsion" pour l'assemblée qui prie avec eux. A plus forte raison, lorsqu'on prie dans la maison de l'endeuillé à Min'ha de Chabbat, il ne faut pas omettre les versets "VaAni Zot Beriti" etc., afin de ne pas montrer de deuil en public pendant Chabbat. Seuls les endeuillés eux-mêmes, qui prient à voix basse, omettront ces versets même pendant Chabbat.
Réponse
Il est permis de réciter le Tsidouk Hadin pendant les sept jours de deuil, le soir après la prière de Arvit.

