Questions pratiques
Lois des parfums pour la Havdala
Réponse
Celui qui ne sent pas ne récite pas la berakha sur les besamim. Ainsi, si le maître de maison n'a pas d'odorat et ne peut pas sentir, il récitera la berakha sur le vin et sur la bougie, fera la havdala, puis après qu'il ait terminé la havdala, les membres de la maison béniront sur les besamim et les sentiront.
Réponse
Si l'on ne possède pas de besamim, il n'est pas nécessaire de retarder la havdala pour cela ; on peut faire la havdala même sans la berakha sur l'odeur. Toutefois, il est bon et recommandé de s'efforcer d'obtenir des besamim pour la havdala, car selon l'avis du Ari zal, il faut les rechercher.
Réponse
Un endeuillé pendant les sept jours de deuil a le droit de faire la havdala pour les membres de sa famille à la sortie de Chabbat, et de réciter la bénédiction sur les besamim.
Réponse
Si quelqu'un devait réciter la bénédiction sur les besamim et s'est trompé : au moment où il a dit « Baroukh ata Hachem Eloqénou melekh haolam », il avait l'intention de dire « boré meoré haech », mais il s'est immédiatement ravisé et a dit « boré atsé besamim », il est quitte de son obligation.
Travail avant la Havdala
Réponse
Il est interdit de manger quoi que ce soit ou même de boire du vin ou d'autres boissons, à l'exception de l'eau, à partir de la tombée de la nuit jusqu'à ce que l'on fasse la havdala. Cependant, si l'on était déjà assis et en train de manger avant la tombée de la nuit, et que la nuit est tombée pendant le repas, il n'est pas nécessaire d'interrompre pour arrêter de manger ou de boire, comme cela a été expliqué précédemment. Mais après avoir récité le birkat hamazon, il est interdit de goûter à quoi que ce soit, sauf de l'eau. De même, si l'on mangeait des fruits ou des douceurs en dehors du cadre d'un repas, il faut interrompre dès la tombée de la nuit.
Réponse
Celui qui s'est trompé et a récité une berakha de jouissance sur un aliment avant d'avoir fait la havdala doit en goûter un peu, afin que sa bénédiction ne soit pas vaine. A plus forte raison, si l'on a déjà goûté, il n'est pas nécessaire de recracher ce que l'on a goûté, mais on peut l'avaler, puis faire la havdala.
Réponse
Il est interdit d'accomplir un travail avant d'avoir fait la havdala. Si l'on a fait la havdala dans la tefila, cela devient permis. Si l'on n'a pas fait la havdala dans la tefila et que l'on souhaite accomplir un travail avant de faire la havdala sur une coupe, il faut dire : "Baroukh hamavdil ben kodesh le'hol". Ainsi, les femmes qui n'ont pas l'habitude de prier arvit doivent dire "Baroukh hamavdil ben kodesh le'hol" avant d'accomplir un travail. A priori, il est bon d'être rigoureux sur ce point même pour les interdits de chevout.
Réponse
Si le troisième repas de Chabbat se prolonge après la sortie des étoiles et que l'on n'a pas encore récité le birkat hamazon, il ne faut pas accomplir de travail ni répondre au téléphone, car il ne sera pas possible de dire "Retse ve'hakhalitsenu" dans le birkat hamazon.
Réponse
Celui qui n'a pas encore fait la havdala a le droit de demander à un autre Juif d'accomplir un travail pour lui, et il lui est permis de profiter de ce travail même avant d'avoir fait la havdala.
Réponse
De même qu'il est interdit d'accomplir un travail avant d'avoir fait la havdala, il est également interdit de s'occuper de ses affaires personnelles avant d'avoir fait la havdala dans la tefila.
Réponse
Celui qui a oublié ou a été empêché de faire la havdala à la sortie de Chabbat peut la faire jusqu'à la fin du mardi. Certains estiment qu'il ne peut la faire que durant tout le dimanche et pas au-delà, par crainte de prononcer une bénédiction en vain. D'autres pensent qu'il faut réciter la bénédiction de la havdala sans mentionner le Nom et la Royauté, puis réciter la bénédiction sur le vin (hagafen) et boire. Cependant, de nombreux décisionnaires s'opposent à cela et estiment que la bénédiction de la havdala doit être dite avec le Nom et la Royauté jusqu'au mardi inclus, et telle est l'opinion de Maran. Selon cela, la bénédiction sur le vin précède celle de la havdala. En pratique, celui qui s'appuie sur ces décisionnaires n'est pas à blâmer. Tout cela concerne le cas où l'on a mangé durant ces jours. Mais si l'on a jeûné le dimanche, par exemple lors du 9 Av qui tombe un dimanche, ou lorsqu'il tombe Chabbat et est repoussé au dimanche, à la sortie du jeûne, tout le monde s'accorde à dire qu'il faut faire la havdala avec le Nom et la Royauté. C'est également la coutume répandue.
Réponse
Ce qui a été dit précédemment, à savoir que celui qui a été empêché de faire la havdala peut la rattraper jusqu'à la fin du mardi, ne concerne pas uniquement le cas de force majeure. Même si la personne a délibérément omis de faire la havdala, la règle reste la même.
Réponse
Si l'on n'a pas fait la havdala à la sortie de Yom Tov, il est permis de la faire durant toute la journée d'Isrou Hag, voire même à la sortie d'Isrou Hag. De même, si une personne était onen à la sortie de Yom Tov et que le défunt n'a été enterré que le lendemain, elle pourra faire la havdala le lendemain. Jusqu'à l'enterrement, il lui est permis de manger même sans avoir fait la havdala.
Réponse
Un habitant d'Israël qui se trouve à l'étranger et qui a l'intention de retourner en Israël fait la havdala sur le vin discrètement à la sortie du premier jour de Yom Tov. S'il est invité chez d'autres et ne peut pas faire la havdala à la sortie du premier jour, il pourra la faire à la sortie du second jour de Yom Tov. Il est préférable alors d'écouter la havdala d'un habitant de la diaspora.
Réponse
Si l'on souhaite prendre un repas immédiatement après la havdala, il faut veiller à ne pas apporter le pain sur la table avant la havdala. Si le pain a été apporté, on le recouvre d'une nappe, car il est mentionné en premier dans le verset et il faudrait alors le précéder si on ne le couvre pas. Lorsqu'on prend un repas juste après la havdala et que l'on boit du vin pendant ce repas, on ne récite pas de berakha sur ce vin après avoir goûté à celui de la havdala. Cela concerne celui qui a l'habitude de boire du vin pendant le repas. Celui qui fait la havdala avant la netila devra avoir l'intention de ne pas acquitter le vin du repas. Si, a posteriori, il n'a pas eu cette intention, la berakha de la havdala acquitte le vin du repas.
Statut du quatrième repas
Réponse
On doit toujours dresser sa table à la sortie du Chabbat afin d’accompagner le Chabbat, même si l’on ne consomme qu’un kazaït. Il est très important de veiller et d’accomplir la mitsva de la quatrième seouda à chaque sortie de Chabbat. Les Hakhamim ont enseigné qu’il existe un membre dans le corps appelé "neskavi", qui ne tire profit d’aucune nourriture sauf de ce que l’on mange lors de la seouda de Melave Malka. Il est approprié de dresser la table avec une nappe, par respect. Selon certains Richonim, il n’y a pas d’obligation stricte de la faire avec du pain. Cependant, puisque l’avis du Gaon de Vilna est qu’il y a une obligation de la faire avec du pain, il y a une mitsva de la faire avec du pain. Celui qui n’a pas d’appétit pour manger du pain, parce qu’il a pris la troisième seouda du Chabbat proche du coucher du soleil, peut accomplir la mitsva de la quatrième seouda avec un gâteau ou, au minimum, avec des fruits. Il devra avoir l’intention d’accompagner le Chabbat et de laisser une bénédiction pour les repas de la semaine, afin que la lumière du Chabbat rayonne sur eux.
Réponse
De prime abord, il faut accomplir la mitsva de la quatrième seouda jusqu’à quatre heures après la nuit, ou avant la moitié de la nuit. Mais si l’on a été empêché et qu’on ne l’a pas faite dans ce délai, tant que l’aube n’est pas encore levée, il faut accomplir la quatrième seouda.
Réponse
Les femmes sont également tenues d’accomplir la quatrième seouda à la sortie du Chabbat, et leur statut est identique à celui des hommes pour toutes les lois du Chabbat. Il existe une segoula pour les femmes, afin qu’elles n’éprouvent pas de difficulté lors de l’accouchement, de manger la seouda de Melave Malka à la sortie du Chabbat.
Réponse
Lors de la quatrième seouda à la sortie du Chabbat, on doit dire "Magdil Yeshuot Malko" à la fin du Birkat Hamazon. Ce n’est que pendant le Chabbat, les jours de fête, Hol Hamoed ou Roch Hodech que l’on dit "Migdol". Il y a une allusion à cela dans l’expression "Hodesh veChabbat kero mikra".
Réponse
Il est recommandé de ne pas retirer les vêtements de Chabbat avant d’avoir terminé la quatrième seouda. Celui qui va dormir avant la moitié de la nuit ne doit pas dire le Vidouï avant que la moitié de la nuit soit passée, car la sainteté du Chabbat subsiste encore.

