Questions pratiques
Ordre de la prière de Moussaf à Roch Hachana
Réponse
Il ne faut pas interrompre par une conversation entre les sons de chofar assis et ceux debout, car selon de nombreux décisionnaires, la principale mitsva concerne les sons debout, et la bénédiction vise ces derniers. Cette règle s'applique aussi bien au sonneur qu'à l'assemblée. Si toutefois une personne a parlé, elle ne recommence pas la bénédiction. Néanmoins, il est permis de parler pour des besoins liés à la prière ou aux sons du chofar, mais uniquement immédiatement après les sons assis, et non entre les sons assis et debout. Ainsi, il est permis au sonneur et à l'assemblée de réciter le piyout "Hachem Chamati Shemacha Yareti" entre la Amida silencieuse et la répétition de la prière de Moussaf. Cependant, certains s'abstiennent de le dire afin d'éviter de prolonger la prière pour l'assemblée. Toutefois, entre les sons assis et ceux debout, il est permis de poser une question par crainte ou d'y répondre par respect.
Ordre de la prière de Neïla
Réponse
Avant la tefila de Neïla, on ouvre les portes du heikhal. On récite ensuite le piyout "El Nora Alila", et toute l’assemblée le dit avec joie et ferveur empreinte de sainteté. Après cela, on dit "Achrei" et le demi-Kaddich. Puis on commence la tefila de Neïla.
Réponse
Le moment de la tefila de Neïla à Yom Kippour commence lorsque le soleil atteint le sommet des arbres, c’est-à-dire une demi-heure avant le coucher du soleil, lorsque le soleil disparaît de notre vue. Il faut que le chaliah tsibour termine la répétition de la tefila de Neïla juste avant le coucher du soleil. C’est pourquoi, a priori, le chaliah tsibour doit gérer la répétition de la tefila de Neïla en la raccourcissant autant que possible, aussi bien dans la mélodie que dans les piyoutim, et il ne doit pas allonger chaque mot comme il le fait dans les autres tefilot. De plus, l’assemblée doit rester silencieuse et écouter attentivement la tefila du chaliah tsibour, sans répondre à la fin de chaque passage comme on le fait dans les autres tefilot de la journée, afin que le chaliah tsibour puisse arriver à la berakha des cohanim quelques minutes avant le coucher du soleil, pour que les cohanim puissent faire la birkat cohanim et bénir pendant le jour. On termine la birkat cohanim une ou deux minutes avant le coucher du soleil. Si, a posteriori, le chaliah tsibour n’a pas eu le temps d’arriver à la birkat cohanim avant le coucher du soleil, il est permis aux cohanim de faire la birkat cohanim pendant le temps de bein hachmachot, c’est-à-dire dans les treize minutes et demie qui suivent le coucher du soleil, ce qui correspond à trois quarts de mil. Mais si la tefila de Neïla s’est prolongée jusqu’à la nuit complète, les cohanim ne feront pas la birkat cohanim, et il vaut mieux s’abstenir.
Réponse
Dans la tefila de Neïla, on dit "hatamnou" beséfer ha’haïm à la place de "katavnou" beséfer ha’haïm. Après "Modim", on dit "ve’hatom" le’haïm tovim, et dans la formule "ou’beséfer ha’haïm", il faut mentionner "ve’ne’htam". Si quelqu’un s’est trompé et a dit "katavnou" dans tous ces passages, on ne le fait pas recommencer, car la "hatima" est incluse dans la "ketiva". On dit dans Neïla la kedoucha "Keter" comme à Moussaf.
Réponse
Lorsque Yom Kippour tombe un Chabbat, il faut mentionner Chabbat dans la tefila de Neïla, même si la tefila de Neïla n’existe que pour Yom Kippour, car c’est un jour où l’on doit faire cinq tefilot.
Réponse
Dans le vidouï que l’individu dit à la fin de sa tefila de Neïla, il ne doit pas mentionner Chabbat. Mais le chaliah tsibour, puisqu’il dit le vidouï de Neïla au milieu de la tefila, doit y mentionner Chabbat. Si cela n’a pas été fait, on ne le fait pas recommencer.
Réponse
Après Neïla, on prolonge les selihot jusqu’à environ vingt minutes après le coucher du soleil, afin qu’il soit permis de sonner du chofar sans aucun doute. Il ne faut pas sonner avant, afin que les femmes et les personnes peu instruites ne se précipitent pas à goûter dès qu’elles entendent le son et ne risquent de tomber dans un doute de karet.
Réponse
Dans les selihot de la Neïla, on ne commence pas par le passage "Shevet Yehouda bedohak oubetsaar", car ce moment n'est pas approprié pour cela. La coutume est de commencer à partir du vers "Zekhor banekha be-erets lo lahem" et au-delà. Certains ont l'habitude de commencer par "Zikhron lefaneikha bashakhaq", qui se trouve à la fin du piyout "Im Efes Rouva HaKen".
Réponse
Après le passage "Rahmana" dans les selihot, on répond "Bedil ve-yaavor". Certains ont l'habitude de répondre "Amen" au lieu de "Bedil ve-yaavor", mais cette pratique n'a pas de justification suffisante, car dans les selihot de la Neïla, on dit trois fois "Ve-yaavor". Il ne faut donc pas changer la coutume habituelle de répondre "Bedil ve-yaavor". Ce n'est que dans les selihot récitées lors de l'étude de Hoshana Rabba que l'on répond "Amen" et non "Bedil ve-yaavor".
Réponse
Dans les selihot, partout où il est mentionné "ketiva" (inscription), on dit "hatima" (scellé). Par exemple, dans la seliha de "Rahmana", on dit "hatimnan besifra dehayye" à la place de "katvinan besifra dehayye". De même, dans "Elohenu shebashamayim", il faut dire "hatimanu" au lieu de "katavnu". Dans la seliha de "H' hanenu vehakimenu", on dit "ouvessefer hayyim tovim zekharenu vehatimenu".
Réponse
À la fin des selihot de la Neïla, le chaliah tsibour dit le verset "Shema Israël" une seule fois, et l'assemblée le répète après lui. De même, dans toute récitation des selihot, lorsqu'on dit le verset "Shema Israël", il ne faut pas le répéter. On dit également "Baroukh shem kevod malkhuto" une seule fois. Ensuite, on dit sept fois "Hachem hou haElohim, Hachem hou haElohim". Il est d'usage de dire aussi le verset "Karati bekhol lev aneni Hachem houkecha etzora" sept fois. Il est possible de dire ce verset sept fois avant de dire "Hachem hou haElohim" sept fois. Après la fin des selihot, le chaliah tsibour dit le hatsi kaddich, puis on sonne les tekhiot : tashrat, tashat, tarat. Après les sonneries, on dit "Teanu veteateru" et "Tetekabel". Après le kaddich, on sonne une grande teroua. Ensuite, on dit trois fois "Kol keli youtsar alayikh lo yitslah", puis on termine par le verset "Yavo veyagidu tsidkato leam nolad ki asa, lekhol besimha lakhmekha". La coutume est de dire ensuite "Alenou leshabeah".
Réponse
Bien qu'il soit permis, selon la halakha, de sonner du shofar pendant le ben hachmachot, même si Yom Kippour tombe un Shabbat, car la sonnerie du shofar n'est qu'une sagesse et non une mélakha, néanmoins, comme il y a des personnes simples qui, dès qu'elles entendent les sonneries, vont immédiatement manger, il ne faut sonner qu'après la sortie des étoiles, c'est-à-dire vingt minutes après le coucher du soleil, car selon l'avis des Guéonim, il est alors permis de manger.
Réponse
Si le soleil s'est couché et que la synagogue est plongée dans l'obscurité, il est permis de demander à un non-juif d'allumer des bougies afin de pouvoir dire les selihot à partir du mahzor.
Réponse
Si une personne a été contrainte, et qu'à cause d'une grande faiblesse elle s'est endormie et n'a pas prié la Neïla, puis qu'elle se réveille la nuit après que le temps de la prière de Neïla soit passé, il n'y a pas de possibilité de rattraper cette prière.
Ordre des prières dans la maison de deuil
Réponse
Il est une mitsva de prier dans la maison où le défunt est décédé, même s'il n'y a pas de endeuillé présent, car cela procure un apaisement à l'âme du défunt.
Réponse
Certains ont l'habitude, pendant les sept jours de deuil, de s'asseoir pour la chiva à la synagogue en raison du grand nombre de personnes venues consoler, la maison étant trop petite pour les accueillir. Cependant, il apparaît que cette coutume n'est pas correcte, car il est interdit d'entrer dans la synagogue pour se protéger du soleil ou de la pluie, et il est également interdit d'y prononcer des oraisons funèbres, sauf si l'éloge concerne l'un des grands de la ville. Il est aussi interdit d'y manger ou d'y boire. Malgré tout, il ne faut pas s'opposer avec force à cette coutume ni chercher à l'annuler de manière brutale, ni provoquer de disputes ou de conflits. Il convient plutôt d'agir avec douceur et de privilégier la paix, car les voies de la Torah sont des voies agréables et tous ses sentiers sont paix. Ceux qui cherchent à corriger agiront avec bienveillance et recevront la bénédiction.
Réponse
De nos jours, il est d'usage que les endeuillés, lorsqu'ils ne peuvent pas réunir un minyan chez eux, se rendent à la synagogue pendant les sept jours de deuil, même en semaine, afin de réciter le Kaddich et de prier en communauté.
Réponse
L'endeuillé pour son père ou sa mère a intérêt à prier, même pendant les sept jours de deuil, en tant que chaliah tsibour pour l'élévation de l'âme de son père ou de sa mère. En revanche, l'endeuillé pour d'autres proches ne doit pas officier comme chaliah tsibour pendant la chiva, sauf s'il n'y a personne d'autre sachant diriger la prière aussi bien que lui ; dans ce cas, il lui est permis d'officier, et il n'y a aucun doute à ce sujet, car l'endeuillé reste astreint à toutes les mitsvot, même pendant le Chabbat.
Réponse
La coutume des Séfarades et des communautés d'Orient est d'être indulgent et de permettre à l'endeuillé d'officier comme chaliah tsibour, même à Roch Hachana, à Yom Kippour et pour la prière de Moussaf, en particulier s'il est le hazzan attitré de la communauté.
Réponse
La personne en deuil, bien qu'elle ait l'interdiction de porter des sandales en cuir, doit néanmoins réciter la berakha « Chaassa li kol tsorki ».

