Questions pratiques
Lois de la Havdala sur le vin
Réponse
Celui qui a l’intention de faire la havdala chez lui doit explicitement avoir l’intention de ne pas s’acquitter de son obligation lorsqu’il écoute la havdala du chaliah tsibour à la synagogue. Pour renforcer cette intention, il montrera son intention en répondant « Baroukh Hou ouBaroukh Chemo » après la mention du Nom de Hachem dans les bénédictions de la havdala, et il s’abstiendra de sentir les besamim lorsque le chaliah tsibour fait la bénédiction sur les besamim. De même, il ne rapprochera pas ses mains de la lumière de la bougie lorsque le chaliah tsibour récite « Boré Meoré HaEch », comme le font ceux qui s’acquittent de leur obligation. Ainsi, il pourra réciter toutes les bénédictions de la havdala chez lui sans aucun doute. Les Sages ont dit : trois personnes héritent du monde futur : celui qui habite en Erets Israël, celui qui élève ses enfants dans la Torah, et celui qui fait la havdala sur une coupe à la sortie du Chabbat. Il convient d’encourager l’assemblée à la synagogue pour que chacun fasse la havdala chez lui afin d’acquitter les membres de sa famille.
Réponse
Il est d’usage que les femmes ne goûtent pas au vin de la havdala lorsque quelqu’un d’autre fait la havdala pour elles. En revanche, lors du kiddouch, elles ont l’habitude de goûter au vin par amour de la mitsva. Les autres membres de la famille ne sont pas non plus obligés de goûter au vin de la havdala ; il suffit que celui qui fait la havdala boive. Lorsqu’un jour de fête tombe à la sortie du Chabbat, et que l’on fait le kiddouch et la havdala ensemble sur la même coupe, il est évident qu’il est permis à une femme de goûter à la coupe du kiddouch, même si la bénédiction de la havdala a aussi été dite dessus.
Réponse
Un chaliah tsibour qui doit faire la havdala à la synagogue pour acquitter l’assemblée, ou quelqu’un qui, sans y penser, a eu l’intention de s’acquitter de la havdala à la synagogue, et dont il est difficile aux femmes de la maison de faire la havdala elles-mêmes, peut refaire la havdala pour les membres de sa famille, car les femmes sont aussi tenues de la havdala. Il récitera la bénédiction « Hagafen » et la bénédiction de la havdala, et après la havdala, les femmes réciteront la bénédiction sur la bougie et sur les besamim. Si elles récitent ces bénédictions avant que celui qui fait la havdala ait goûté au vin, il devra veiller à ne pas répondre Amen à leurs bénédictions, afin de ne pas interrompre entre la bénédiction « Hagafen » et la dégustation du vin. Une femme qui écoute la havdala doit avoir l’intention de s’acquitter de son obligation, écouter attentivement toutes les bénédictions et répondre Amen à chacune. Elle ne doit pas répondre « Baroukh Hou ouBaroukh Chemo » et ne doit pas parler jusqu’à ce que celui qui fait la havdala ait bu le vin. Elle doit rester assise pendant la havdala et ne pas se déplacer dans la maison pendant la cérémonie.
Réponse
Un enfant qui a atteint l’âge de l’éducation religieuse doit être éduqué par ses parents à écouter la havdala. Cependant, il ne peut pas acquitter d’autres personnes de leur obligation.
Réponse
Il est préférable, a priori, de boire une quantité de vin équivalente à un reviit lors de la havdala, afin de pouvoir réciter la bénédiction finale sur le vin. Si l’on ne peut pas boire cette quantité, on donnera à une autre personne de boire, en lui disant avant la bénédiction d’avoir l’intention de s’acquitter de la bénédiction. Si l’on a bu la majorité d’un reviit, on est quitte de l’obligation. Si l’on s’est trompé et n’a pas bu la majorité d’un reviit, il n’est pas nécessaire de refaire la havdala.
Réponse
Lorsqu'une personne n'a pas les moyens d'acheter du vin à la fois pour le kiddouch et pour la havdala, il est préférable qu'elle achète du vin pour la havdala et fasse le kiddouch sur le pain. Si elle dispose de hamar medina (boisson locale considérée importante), elle achètera du vin pour le kiddouch du soir et fera la havdala sur le hamar medina, car il est admis par tous que l'on peut faire la havdala sur de la bière si c'est du hamar medina. Cependant, comme on ne fait le kiddouch sur la bière que s'il n'y a pas de vin disponible dans toute la ville, il est donc préférable de faire le kiddouch sur le pain et de garder le vin pour la havdala.
Réponse
Certains ont l'habitude de verser un peu du vin de la havdala sur le sol, comme un bon présage pour le début de la semaine, car nos Sages ont dit que toute maison où le vin ne se verse pas comme de l'eau n'est pas un signe de bénédiction. D'autres ont l'habitude de verser du vin près de la porte de la maison. Il ne faut pas verser une grande quantité de vin afin de ne pas mépriser la nourriture. Le plus correct est de ne pas adopter cette coutume du tout, car elle a été contestée.
Réponse
Certains ont l'habitude, après avoir bu de la coupe de la havdala, de tremper leurs doigts dans la coupe et de passer du vin sur leurs yeux comme un bon présage.
Réponse
On ne s'acquitte pas de l'obligation de la havdala en l'écoutant par téléphone, et a fortiori en l'écoutant à la radio.
Réponse
Dans les hôpitaux où la havdala est faite au moyen d'un haut-parleur, il y a des avis selon lesquels un malade qui n'aurait pas pu entendre la havdala sans le haut-parleur ne s'acquitte pas de son obligation et il faut refaire la havdala pour lui. S'il n'y a personne pour la refaire et que le malade ne peut pas la faire lui-même, il lui est permis de manger sans havdala. Si la havdala a été faite dans le couloir et que l'on a entendu la voix de celui qui récitait, on s'acquitte de l'obligation.
Lois des parfums pour la Havdala
Réponse
Après avoir récité la berakha sur le vin, on récite la berakha sur les besamim. Si l’on utilise une espèce provenant d’un arbre, on dit « Boré ‘atsé besamim ». Si c’est une espèce d’herbe, on dit « Boré ‘issbé besamim ». En cas de doute sur la catégorie, on dit « Boré miné besamim ».
Réponse
Il est préférable d’accomplir la mitsva en récitant la berakha sur le hadas si l’on en possède. Il est également recommandé que ce hadas soit « meshoulash », c’est-à-dire que ses feuilles soient disposées par trois comme le hadas du loulav. Toutefois, tout cela ne concerne que la manière optimale d’accomplir la mitsva.
Réponse
À la sortie de Yom Tov de Souccot, ou de Chabbat pendant Hol Hamoed Souccot, il ne faut pas réciter la berakha sur le parfum du hadas utilisé dans le loulav, car il a été réservé pour sa mitsva. Il en va de même pour l’etrog. Cependant, après la fête de Souccot, il est d’usage de réciter la berakha sur le hadas du loulav, s'il y a une odeur.
Réponse
Il est bon de prendre les besamim dans le sens de leur croissance naturelle. Cependant, cela n’est en aucun cas indispensable.
Réponse
Il est permis de sentir les besamim avant la berakha afin de vérifier s’ils ont une bonne odeur.
Réponse
Que ce soit pour celui qui récite la berakha ou pour ceux qui écoutent, il ne faut pas dire de verset pendant que l’on sent les besamim ou que l’on regarde la bougie, car cela constitue une interruption. Il est également interdit de parler de choses sans rapport, même entre les différentes berakhot de la Havdala. Celui qui parle entre les berakhot n’agit pas correctement, et il convient de le réprimander à ce sujet.
Réponse
On ne récite pas de berakha sur des besamim provenant des toilettes, ni sur ceux utilisés pour les morts, ni sur ceux appartenant à des non-juifs.
Réponse
On ne récite pas la berakha sur les eaux de parfum courantes aujourd'hui, ni sur le tabac fabriqué avec du parfum et de l'eau de rose. De même, il ne faut pas réciter la berakha sur un spray. A plus forte raison, on ne fait pas la berakha sur un flacon vide qui avait une bonne odeur.
Réponse
Celui qui a fait un vœu d'interdiction de profiter de son prochain n'a pas le droit de sentir les besamim de son prochain, et il ne récite pas non plus la berakha "Boré Meoré HaEch" sur la bougie de son prochain lors de la havdala à la sortie de Chabbat, car cela n'est pas considéré comme une mitsva pour laquelle on dit que les mitsvot n'ont pas été données pour en tirer profit.
Réponse
Pour des besamim placés dans un récipient ou dans un morceau de tissu, il est préférable d'ouvrir le récipient ou de défaire le nœud du tissu afin de pouvoir réciter la berakha et sentir directement les besamim. Toutefois, si cela n'est pas facilement possible, ce n'est pas considéré comme réciter la berakha sur une odeur sans substance.

