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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Chabbat

Lois de la Havdala sur le vin

Que doit faire une personne qui souhaite faire la havdala chez elle après avoir assisté à la havdala à la synagogue ?
Comment montrer explicitement que l’on ne souhaite pas s’acquitter de la havdala à la synagogue ?
Pourquoi est-il recommandé que chacun fasse la havdala chez lui après la synagogue ?
Réponse

Celui qui a l’intention de faire la havdala chez lui doit explicitement avoir l’intention de ne pas s’acquitter de son obligation lorsqu’il écoute la havdala du chaliah tsibour à la synagogue. Pour renforcer cette intention, il montrera son intention en répondant « Baroukh Hou ouBaroukh Chemo » après la mention du Nom de Hachem dans les bénédictions de la havdala, et il s’abstiendra de sentir les besamim lorsque le chaliah tsibour fait la bénédiction sur les besamim. De même, il ne rapprochera pas ses mains de la lumière de la bougie lorsque le chaliah tsibour récite « Boré Meoré HaEch », comme le font ceux qui s’acquittent de leur obligation. Ainsi, il pourra réciter toutes les bénédictions de la havdala chez lui sans aucun doute. Les Sages ont dit : trois personnes héritent du monde futur : celui qui habite en Erets Israël, celui qui élève ses enfants dans la Torah, et celui qui fait la havdala sur une coupe à la sortie du Chabbat. Il convient d’encourager l’assemblée à la synagogue pour que chacun fasse la havdala chez lui afin d’acquitter les membres de sa famille.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 296 - Lois de la Havdala sur le vin, Halakha 14)
Les femmes doivent-elles goûter au vin de la havdala lorsque quelqu’un d’autre fait la havdala pour elles ?
Les autres membres de la famille doivent-ils boire du vin lors de la havdala ?
Une femme peut-elle goûter au vin lors du kiddouch qui inclut aussi la havdala, comme lors d’un jour de fête qui tombe à la sortie du Chabbat ?
Réponse

Il est d’usage que les femmes ne goûtent pas au vin de la havdala lorsque quelqu’un d’autre fait la havdala pour elles. En revanche, lors du kiddouch, elles ont l’habitude de goûter au vin par amour de la mitsva. Les autres membres de la famille ne sont pas non plus obligés de goûter au vin de la havdala ; il suffit que celui qui fait la havdala boive. Lorsqu’un jour de fête tombe à la sortie du Chabbat, et que l’on fait le kiddouch et la havdala ensemble sur la même coupe, il est évident qu’il est permis à une femme de goûter à la coupe du kiddouch, même si la bénédiction de la havdala a aussi été dite dessus.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 296 - Lois de la Havdala sur le vin, Halakha 15)
Est-il permis de refaire la havdala à la maison pour les femmes si on l’a déjà faite à la synagogue ?
Que doivent faire les femmes après la havdala faite par un homme à la maison concernant les bénédictions sur la bougie et les besamim ?
Quelles sont les règles de comportement pour une femme qui écoute la havdala afin de s’acquitter de son obligation ?
Réponse

Un chaliah tsibour qui doit faire la havdala à la synagogue pour acquitter l’assemblée, ou quelqu’un qui, sans y penser, a eu l’intention de s’acquitter de la havdala à la synagogue, et dont il est difficile aux femmes de la maison de faire la havdala elles-mêmes, peut refaire la havdala pour les membres de sa famille, car les femmes sont aussi tenues de la havdala. Il récitera la bénédiction « Hagafen » et la bénédiction de la havdala, et après la havdala, les femmes réciteront la bénédiction sur la bougie et sur les besamim. Si elles récitent ces bénédictions avant que celui qui fait la havdala ait goûté au vin, il devra veiller à ne pas répondre Amen à leurs bénédictions, afin de ne pas interrompre entre la bénédiction « Hagafen » et la dégustation du vin. Une femme qui écoute la havdala doit avoir l’intention de s’acquitter de son obligation, écouter attentivement toutes les bénédictions et répondre Amen à chacune. Elle ne doit pas répondre « Baroukh Hou ouBaroukh Chemo » et ne doit pas parler jusqu’à ce que celui qui fait la havdala ait bu le vin. Elle doit rester assise pendant la havdala et ne pas se déplacer dans la maison pendant la cérémonie.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 296 - Lois de la Havdala sur le vin, Halakha 16)
Les parents doivent-ils éduquer un enfant ayant atteint l’âge de l’éducation religieuse à écouter la havdala ?
Un enfant qui a atteint l’âge de l’éducation religieuse peut-il acquitter d’autres personnes de leur obligation de havdala ?
Réponse

Un enfant qui a atteint l’âge de l’éducation religieuse doit être éduqué par ses parents à écouter la havdala. Cependant, il ne peut pas acquitter d’autres personnes de leur obligation.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 296 - Lois de la Havdala sur le vin, Halakha 17)
Quelle quantité de vin est-il préférable de boire lors de la havdala ?
Que faire si l’on ne peut pas boire la quantité requise de vin lors de la havdala ?
Faut-il refaire la havdala si l’on n’a pas bu la majorité d’un reviit de vin ?
Réponse

Il est préférable, a priori, de boire une quantité de vin équivalente à un reviit lors de la havdala, afin de pouvoir réciter la bénédiction finale sur le vin. Si l’on ne peut pas boire cette quantité, on donnera à une autre personne de boire, en lui disant avant la bénédiction d’avoir l’intention de s’acquitter de la bénédiction. Si l’on a bu la majorité d’un reviit, on est quitte de l’obligation. Si l’on s’est trompé et n’a pas bu la majorité d’un reviit, il n’est pas nécessaire de refaire la havdala.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 296 - Lois de la Havdala sur le vin, Halakha 18)
Que doit faire une personne qui ne peut acheter du vin que pour une seule des deux occasions, le kiddouch ou la havdala ?
Est-il permis de faire la havdala sur du hamar medina comme de la bière ?
Dans quel cas est-il préférable de faire le kiddouch sur le pain et de garder le vin pour la havdala ?
Réponse

Lorsqu'une personne n'a pas les moyens d'acheter du vin à la fois pour le kiddouch et pour la havdala, il est préférable qu'elle achète du vin pour la havdala et fasse le kiddouch sur le pain. Si elle dispose de hamar medina (boisson locale considérée importante), elle achètera du vin pour le kiddouch du soir et fera la havdala sur le hamar medina, car il est admis par tous que l'on peut faire la havdala sur de la bière si c'est du hamar medina. Cependant, comme on ne fait le kiddouch sur la bière que s'il n'y a pas de vin disponible dans toute la ville, il est donc préférable de faire le kiddouch sur le pain et de garder le vin pour la havdala.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 296 - Lois de la Havdala sur le vin, Halakha 19)
Est-il recommandé de verser du vin de la havdala sur le sol comme signe de bénédiction ?
Pourquoi ne faut-il pas verser une grande quantité de vin lors de la havdala ?
Quelle est la meilleure attitude à adopter concernant la coutume de verser du vin de la havdala ?
Réponse

Certains ont l'habitude de verser un peu du vin de la havdala sur le sol, comme un bon présage pour le début de la semaine, car nos Sages ont dit que toute maison où le vin ne se verse pas comme de l'eau n'est pas un signe de bénédiction. D'autres ont l'habitude de verser du vin près de la porte de la maison. Il ne faut pas verser une grande quantité de vin afin de ne pas mépriser la nourriture. Le plus correct est de ne pas adopter cette coutume du tout, car elle a été contestée.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 296 - Lois de la Havdala sur le vin, Halakha 20)
Quelle est la signification de tremper ses doigts dans la coupe de la havdala et de passer du vin sur ses yeux ?
Réponse

Certains ont l'habitude, après avoir bu de la coupe de la havdala, de tremper leurs doigts dans la coupe et de passer du vin sur leurs yeux comme un bon présage.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 296 - Lois de la Havdala sur le vin, Halakha 21)
Peut-on s'acquitter de la havdala en l'écoutant par téléphone ou à la radio ?
Réponse

On ne s'acquitte pas de l'obligation de la havdala en l'écoutant par téléphone, et a fortiori en l'écoutant à la radio.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 296 - Lois de la Havdala sur le vin, Halakha 22)
Un malade à l'hôpital qui entend la havdala uniquement par haut-parleur est-il quitte de son obligation ?
Que doit faire un malade qui ne peut pas entendre la havdala autrement que par haut-parleur et ne peut pas la faire lui-même ?
Si la havdala est récitée dans le couloir de l'hôpital et que l'on entend la voix du récitant, est-on quitte de l'obligation ?
Réponse

Dans les hôpitaux où la havdala est faite au moyen d'un haut-parleur, il y a des avis selon lesquels un malade qui n'aurait pas pu entendre la havdala sans le haut-parleur ne s'acquitte pas de son obligation et il faut refaire la havdala pour lui. S'il n'y a personne pour la refaire et que le malade ne peut pas la faire lui-même, il lui est permis de manger sans havdala. Si la havdala a été faite dans le couloir et que l'on a entendu la voix de celui qui récitait, on s'acquitte de l'obligation.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 296 - Lois de la Havdala sur le vin, Halakha 23)
Lois de Chabbat

Lois des parfums pour la Havdala

Quelle berakha doit-on réciter sur les besamim lors de la Havdala si l’on utilise une espèce provenant d’un arbre ?
Quelle formule de berakha utilise-t-on pour les besamim issus d’herbes lors de la Havdala ?
Que doit-on faire si l’on ne sait pas si les besamim sont issus d’un arbre ou d’une herbe lors de la Havdala ?
Réponse

Après avoir récité la berakha sur le vin, on récite la berakha sur les besamim. Si l’on utilise une espèce provenant d’un arbre, on dit « Boré ‘atsé besamim ». Si c’est une espèce d’herbe, on dit « Boré ‘issbé besamim ». En cas de doute sur la catégorie, on dit « Boré miné besamim ».

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 297 - Lois des parfums pour la Havdala, Halakha 1)
Quel est le choix optimal pour les besamim lors de la Havdala selon la halakha ?
Est-il nécessaire que le hadas utilisé pour la Havdala soit meshoulash, ou s’agit-il seulement d’une préférence ?
Réponse

Il est préférable d’accomplir la mitsva en récitant la berakha sur le hadas si l’on en possède. Il est également recommandé que ce hadas soit « meshoulash », c’est-à-dire que ses feuilles soient disposées par trois comme le hadas du loulav. Toutefois, tout cela ne concerne que la manière optimale d’accomplir la mitsva.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 297 - Lois des parfums pour la Havdala, Halakha 2)
Peut-on réciter la berakha sur le parfum du hadas du loulav lors de la Havdala pendant Souccot ou Hol Hamoed Souccot ?
Est-il permis de réciter la berakha sur l’etrog du loulav pendant Souccot ?
Après la fête de Souccot, peut-on utiliser le hadas du loulav pour la berakha des besamim lors de la Havdala ?
Réponse

À la sortie de Yom Tov de Souccot, ou de Chabbat pendant Hol Hamoed Souccot, il ne faut pas réciter la berakha sur le parfum du hadas utilisé dans le loulav, car il a été réservé pour sa mitsva. Il en va de même pour l’etrog. Cependant, après la fête de Souccot, il est d’usage de réciter la berakha sur le hadas du loulav, s'il y a une odeur.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 297 - Lois des parfums pour la Havdala, Halakha 3)
Est-il obligatoire de tenir les besamim dans le sens de leur croissance naturelle lors de la Havdala ?
Que recommande la halakha concernant la manière de tenir les besamim pendant la Havdala ?
Réponse

Il est bon de prendre les besamim dans le sens de leur croissance naturelle. Cependant, cela n’est en aucun cas indispensable.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 297 - Lois des parfums pour la Havdala, Halakha 4)
Est-il permis de sentir les besamim avant de réciter la berakha lors de la Havdala ?
Dans quel but peut-on sentir les besamim avant la berakha de la Havdala ?
Réponse

Il est permis de sentir les besamim avant la berakha afin de vérifier s’ils ont une bonne odeur.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 297 - Lois des parfums pour la Havdala, Halakha 5)
Est-il permis de réciter des versets pendant que l’on sent les besamim ou que l’on regarde la bougie lors de la Havdala ?
Peut-on parler de sujets profanes entre les différentes berakhot de la Havdala ?
Que doit-on faire si quelqu’un parle entre les berakhot de la Havdala ?
Réponse

Que ce soit pour celui qui récite la berakha ou pour ceux qui écoutent, il ne faut pas dire de verset pendant que l’on sent les besamim ou que l’on regarde la bougie, car cela constitue une interruption. Il est également interdit de parler de choses sans rapport, même entre les différentes berakhot de la Havdala. Celui qui parle entre les berakhot n’agit pas correctement, et il convient de le réprimander à ce sujet.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 297 - Lois des parfums pour la Havdala, Halakha 6)
Peut-on réciter une berakha sur des besamim provenant des toilettes ?
Est-il permis de faire la berakha sur des besamim utilisés pour les morts ?
Peut-on réciter la berakha sur des besamim appartenant à des non-juifs ?
Réponse

On ne récite pas de berakha sur des besamim provenant des toilettes, ni sur ceux utilisés pour les morts, ni sur ceux appartenant à des non-juifs.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 297 - Lois des parfums pour la Havdala, Halakha 7)
Faut-il réciter la berakha sur les eaux de parfum modernes ?
Peut-on faire la berakha sur du tabac parfumé à l'eau de rose ?
Est-il permis de réciter la berakha sur un flacon vide qui avait une bonne odeur ?
Réponse

On ne récite pas la berakha sur les eaux de parfum courantes aujourd'hui, ni sur le tabac fabriqué avec du parfum et de l'eau de rose. De même, il ne faut pas réciter la berakha sur un spray. A plus forte raison, on ne fait pas la berakha sur un flacon vide qui avait une bonne odeur.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 297 - Lois des parfums pour la Havdala, Halakha 8)
Celui qui s'est interdit de profiter de son prochain peut-il sentir les besamim de son prochain ?
Est-il permis de réciter la berakha sur la bougie de son prochain lors de la havdala si on s'est interdit de profiter de lui ?
Réponse

Celui qui a fait un vœu d'interdiction de profiter de son prochain n'a pas le droit de sentir les besamim de son prochain, et il ne récite pas non plus la berakha "Boré Meoré HaEch" sur la bougie de son prochain lors de la havdala à la sortie de Chabbat, car cela n'est pas considéré comme une mitsva pour laquelle on dit que les mitsvot n'ont pas été données pour en tirer profit.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 297 - Lois des parfums pour la Havdala, Halakha 9)
Faut-il ouvrir le récipient contenant les besamim avant de réciter la berakha ?
Est-ce un problème de réciter la berakha sur des besamim enfermés si on ne peut pas les sortir facilement ?
Réponse

Pour des besamim placés dans un récipient ou dans un morceau de tissu, il est préférable d'ouvrir le récipient ou de défaire le nœud du tissu afin de pouvoir réciter la berakha et sentir directement les besamim. Toutefois, si cela n'est pas facilement possible, ce n'est pas considéré comme réciter la berakha sur une odeur sans substance.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 297 - Lois des parfums pour la Havdala, Halakha 10)