Questions pratiques
Priere de Moussaf a Roch Hodech
Réponse
Même dans les endroits où il est d'usage que le père du garçon et le sandak portent les tefiline pendant la mila, à Roch Hodech il ne faut pas mettre les tefiline après Moussaf, car il est préférable de s'abstenir. Certains interdisent totalement de mettre les tefiline pendant la mila. Cependant, ceux qui ont cette coutume ont sur qui s'appuyer.
Réponse
Il faut faire la répétition de la Amida aussi pour Moussaf. Dans la Kedoucha, on dit "Keter" et, arrivé à "Melo kol haaretz kevodo", on dit : "Leoumatam meshabehim veomrim", comme dans la Kedoucha de Chaharit. Après avoir terminé la répétition de la prière, on dit le Kaddich Titkabal, puis on récite le psaume "Barhi Nafshi et Hachem", car il y est mentionné "Il a fait la lune pour les fêtes". On ne dit pas la prière "LéDavid ata Hachem aznékha".
Réponse
Celui qui prie Moussaf à Roch Hodech et qui, arrivé à la bénédiction de « Mehaye hametim », entend la Kedoucha de Chaharit, ne doit pas y répondre. Il en va de même dans l'autre sens. Cette règle s'applique aussi pour le Chabbat. Cependant, celui qui prie une prière de rattrapage (tefila de tachloumin) de Arvit pendant Chaharit, et entend la Kedoucha en arrivant à « Mehaye hametim », il répondra avec l'assemblée.
Réponse
La coutume établie veut que, lorsque Roch Hodech tombe un jour de semaine, on dise « et Moussaf », et lorsque Roch Hodech tombe un Chabbat, on dise « et Moussafim », afin de distinguer entre la sainteté du Chabbat et celle de Roch Hodech. Il ne faut pas changer cette coutume. Si, par erreur, on a dit « Moussaf » au lieu de « Moussafim » un Chabbat, on ne recommence pas la prière.
Réponse
Celui qui a prié Moussaf de mémoire à Roch Hodech et, après avoir terminé « ouberit avot lebanim tizkor », a commencé « Yehi ratson milfanecha Hachem Elokénou véloqué avoténou », et au lieu de dire « chetaalénou » etc., a conclu par « chetechadesh alénou et hachodech hazé » etc., puis a terminé la prière et s’est rendu compte qu’il n’a pas dit les versets de Moussaf, n’a pas besoin de recommencer la prière de Moussaf, car en cas de doute sur les bénédictions, on adopte une position indulgente.
Réponse
Celui qui s’est trompé à Roch Hodech et a conclu la prière de Moussaf par « mekadesh Israël véyom hazikaron » ou « mekadesh Israël véhazmanim » n’est pas quitte de son obligation et doit recommencer la prière de Moussaf.
Réponse
Lorsqu’il s’agit d’un Chabbat qui coïncide avec Roch Hodech, on ne dit pas dans Moussaf le texte « Tikanta Chabbat », mais il faut dire la version « Ata yatsarta », afin de faire connaître que c’est Roch Hodech. On conclut alors par « mekadesh hachabbat véIsraël véroshei chodashim ». Si l’on s’est trompé et a conclu uniquement par « mekadesh hachabbat », on est quitte. Mais si l’on a conclu uniquement par la formule de Roch Hodech, on n’est pas quitte.
Réponse
Si, par erreur, lors d’un Chabbat qui tombe Roch Hodech, on a prié « Tikanta Chabbat » et conclu par « mekadesh hachabbat », il est convenable de dire dans « Retse » : « vénaassé korbanot hovoténou lefanecha, temidim kesidran oumoussafim kehilkhatam, et Moussaf yom Roch Hodech hazé » etc., puis de dire « Yaalé véyavo » et « véata berahamékha harabim » etc. Si l’on se rend compte après avoir terminé la prière, et que l’on a mentionné « Yaalé véyavo » dans « Retse », il faut demander au chaliah tsibour d’avoir l’intention pour soi, et avoir soi-même l’intention de s’acquitter de l’obligation de la prière de Moussaf, puis ne répondre Amen qu’après la fin des bénédictions. Si l’on a prié seul, on ne recommence pas la prière de Moussaf, et l’on s’appuie sur ce que l’on a mentionné Roch Hodech dans « Retse ».
Réponse
Certains estiment que, dans la prière de Moussaf de Chabbat qui tombe Roch Hodech, il faut dire un passage en rapport avec la conclusion juste avant la bénédiction finale, et donc ajouter : « ki beamkha Israël » etc., et « houkei roshei chodashim » etc. D’autres ne sont pas de cet avis. Il ne faut pas changer la coutume à ce sujet. On dit également : « véchirei David avdekha nishma beirekha haamourim lifnei mizbehekha » etc.
Réponse
Les femmes sont exemptées de la tefila de Moussaf à Roch Hodech. Cependant, il est bon qu'elles écoutent la répétition de la tefila de Moussaf récitée par le chaliah tsibour. Si elles souhaitent prier Moussaf, il ne faut pas les en empêcher, car elles ont sur quoi s'appuyer.
Réponse
Lors d'une année embolismique, on ajoute dans la tefila de Moussaf l'expression « oulekaparat pesh'a ». Si l'on a oublié de l'ajouter, il n'est pas nécessaire de recommencer. Cette formule doit être dite jusqu'à et y compris Roch Hodech Adar Bet. À partir de Roch Hodech Nissan, il n'est plus nécessaire d'ajouter ces mots.
Réponse
Certains disent qu'il ne faut pas dire dans Moussaf de Roch Hodech « et Moussaf yom Roch Hodech hazé ». Cependant, notre minhag est de dire le mot « hazé », et il ne faut pas changer cette coutume.
Réponse
Dans le texte de Moussaf de Roch Hodech, certains disent : « zekheron lekoulam yihye », d'autres disent : « zekheron lekoulam yihyou », et d'autres encore : « zekheron lekoulam haya ». Il existe un appui pour chacune de ces formulations.
Regles de la priere du soir de Pessah
Réponse
Lorsqu'une fête de Pessah tombe un vendredi soir, certains ont l'habitude de ne pas dire le piyout Lekha Dodi lors de Kabbalat Chabbat, car en accueillant le Chabbat sans mentionner la fête, cela pourrait sembler déprécier le Yom Tov. Cependant, notre coutume est de toujours réciter Lekha Dodi à Kabbalat Chabbat, même lorsque le Yom Tov coïncide avec Chabbat, car la fête a déjà été fixée par la sanctification du mois. Il n'est donc pas nécessaire d'accueillir le Yom Tov lorsqu'il arrive à sa date fixée. En revanche, le Chabbat est établi depuis la Création et ne dépend pas de la sanctification par le tribunal, il est donc approprié de l'accueillir avec joie, comme on accueille un roi.
Réponse
La coutume d'Israël dans toutes les communautés est de prier les prières de Yamim Tovim avec mélodie, chant et voix joyeuse, ce qui fait partie de la joie de la fête. Entre la Guéoula et la prière du soir de Yom Tov, on a l'habitude de dire le verset : « Ele moadei Hachem mikraei kodesh asher tikre'ou otam bemo'adam », et certains disent le verset : « Vayedaber Moshe et moadei Hachem el benei Israël ». Lorsque Yom Tov tombe un Chabbat, on commence par le verset : « Vechamerou benei Israël et haChabbat ». Lors du Kiddouch, il est bon de dire les deux versets.
Réponse
Dans la prière de Yom Tov, on conclut : « Baroukh Ata Hachem Mekadesh Israël veHazmanim ». Si l'on a conclu seulement par « Mekadesh Israël », on est quitte. Si Yom Tov tombe un Chabbat, il faut mentionner au milieu de la bénédiction « Ata Bechartanu » : « et yom haChabbat hazé », et conclure : « Baroukh Ata Hachem Mekadesh haChabbat veIsraël veHazmanim ». Si l'on s'est trompé et qu'on a conclu « Mekadesh Israël veHazmanim » sans mentionner le Chabbat, si l'on s'en souvient dans le laps de temps de « Chalom Alekha Rabbi », on reprend et dit : « Mekadesh haChabbat veIsraël veHazmanim ». Si l'on a attendu plus longtemps, on est quitte et on poursuit « Retse » jusqu'à la fin de la prière. De même, si l'on s'est trompé et qu'on a conclu : « Baroukh Ata Hachem Mekadesh haChabbat », étant donné qu'on a mentionné Yom Tov au milieu de la bénédiction, on est quitte a posteriori et on poursuit « Retse » jusqu'à la fin de la prière. Il est bon d'avoir l'intention pendant la répétition du Chaliah Tsibour du début à la fin. Il en est de même si l'on a prié « Ata Kidashta » et dit « Yaale véYavo », on est quitte.
Réponse
Celui qui prie pendant Yom Tov et qui, arrivé à la bénédiction de Modim, doute s'il a bien terminé « Yaale véYavo » (au milieu de la bénédiction « Ata Bechartanu »), s'il a terminé correctement par « VeHasi'enu » et conclu la bénédiction comme il se doit, ou s'il a continué par « VeAta berahamékha harabim » comme on le fait à Roch Hodech, et n'a donc pas conclu la bénédiction « Ata Bechartanu », il doit reprendre et dire « VeHasi'enu » et conclure la bénédiction comme il convient. Même s'il a terminé sa prière, il doit reprendre depuis le début, et on ne dira pas ici qu'en cas de doute sur une bénédiction on est indulgent. Il est bon de recommencer la prière à condition de Nedava.
Réponse
La coutume des communautés séfarades est d'achever le Halel à la synagogue lors de la première nuit de Pessah après la Amida de la prière du soir. On récite la bénédiction « Ligmor et haHalel » avant, et « Yehaleloukha » après. Cette coutume a des fondements solides. Il est bon d'avoir l'intention, lors de cette bénédiction, d'acquitter la lecture du Halel que l'on dira chez soi à la fin de la Haggada, car on ne fait pas de bénédiction à ce moment-là, du fait qu'il y a une interruption : on dit les deux premiers chapitres du Halel avant le repas, et le reste après le repas.
Réponse
Même dans les endroits où l'on n'a pas encore l'habitude d'achever le Halel à la synagogue lors de la prière du soir de Pessah, il est bon et juste d'adopter cette précieuse coutume. En tout cas, celui qui prie avec un public qui ne le fait pas, il est bon qu'il termine le Halel individuellement à la synagogue, ou dès son arrivée chez lui, en récitant la bénédiction au début et à la fin.
Réponse
Dans les endroits où l’on prie la tefila d’Arvit de la fête de Pessah avant la sortie des étoiles, il est tout de même permis de réciter le Halel avec sa berakha, même si le temps de la sortie des étoiles n’est pas encore arrivé.

