Questions pratiques
Lois de la prière du soir à la sortie de Chabbat
Réponse
Il est approprié et correct de retarder un peu la tefila de Arvit à la sortie de Chabbat, afin d'ajouter du profane sur le sacré. Même dans les endroits où l'on a l'habitude de prier Arvit en semaine avant la nuit, à la sortie de Chabbat il convient de retarder la tefila de Arvit. Cependant, il n'est pas nécessaire d'attendre pour prier Arvit jusqu'à l'heure de Rabbénou Tam.
Réponse
La coutume est de dire des mizmorim avant la tefila de Arvit, comme le mizmor "LéDavid Baroukh Hachem Tsouri" et d'autres. Il est permis de réciter ces mizmorim même après la sortie des étoiles, et il n'y a aucune crainte à cela. Bien qu'il ne soit pas d'usage de lire des Tehilim la nuit avant minuit, à la sortie de Chabbat et en public, il n'y a pas lieu de s'en inquiéter. Cette coutume a des fondements solides, et il n'est donc pas nécessaire de l'annuler. D'autant plus qu'il existe une coutume de ne pas fixer d'étude de Torah à ce moment, car c'est l'heure du décès de Moché Rabbénou, et l'on craint que cela n'entraîne des conversations futiles à la synagogue. Il ne faut donc pas annuler la coutume de dire des mizmorim à ce moment.
Réponse
Une personne qui se trouve dans une situation de contrainte peut prier la Arvit de la sortie de Chabbat à partir de plag haminha et faire la havdala immédiatement après. Cependant, elle ne récitera pas la bénédiction sur la bougie ni sur les parfums, et il lui est également interdit d'accomplir un travail jusqu'à la sortie des étoiles. A priori, il n'est pas souhaitable d'agir ainsi, et cela ne concerne que celui dont un proche parent est décédé pendant Chabbat ; il agira comme indiqué, en priant Arvit de la sortie de Chabbat et en faisant la havdala avant la nuit. Si la havdala n'a pas été faite avant la sortie de Chabbat, il ne pourra pas la faire à la sortie de Chabbat tant que le défunt n'a pas été enterré. Ainsi, si l'enterrement a lieu à la sortie de Chabbat, il fera la havdala après l'enterrement.
Heure de la sortie de Chabbat
Réponse
Il faut être très vigilant de ne pas accomplir de melakha tant que Chabbat n'est pas sorti. Il convient de s'assurer de ne pas commencer une melakha avant d'être certain, sans aucun doute, que le temps de la sortie des étoiles est bien arrivé.
Réponse
Dans toutes les villes du pays, le temps de la sortie de Chabbat est d'environ vingt minutes après le coucher du soleil. Ceux qui sont rigoureux ajoutent du profane au sacré jusqu'à environ une demi-heure après le coucher du soleil. Les horaires de sortie de Chabbat publiés dans de nombreux calendriers n'ont aucun fondement halakhique, car ils ne suivent ni l'avis des Gueonim, ni l'avis de Rabbénou Tam, qui estime que la sortie des étoiles est soixante-douze minutes après le coucher du soleil (en heures saisonnières).
Réponse
Il est recommandé et approprié que toute personne craignant Hachem soit rigoureuse et s'abstienne de faire une melakha jusqu'à ce que soixante-douze minutes (en heures saisonnières) se soient écoulées après notre coucher du soleil, conformément à l'avis de Rabbénou Tam et de ceux qui partagent son opinion. Il est très important de diffuser cette pratique auprès des érudits et de ceux qui étudient la Torah. Même si la coutume répandue dans tous les endroits est d'être indulgent selon l'avis des Gueonim, qui considèrent que treize minutes et demie (en heures saisonnières) après le coucher du soleil il fait déjà nuit, il reste préférable et correct d'adopter la rigueur, car de nombreux décisionnaires, dont Maran le Choulhan Aroukh, dont nous suivons les décisions, partagent l'avis de Rabbénou Tam. Il s'agit d'un doute concernant une interdiction passible de la peine de skila. Tous ceux qui sont rigoureux à ce sujet à la sortie de Chabbat et des jours de fête recevront la bénédiction d'Hachem. Il convient également d'être vigilant sur ce point lors de la sortie du jeûne de Yom Kippour, qui est d'ordre toranique.
Réponse
Toute cette rigueur concerne uniquement la sortie de Chabbat et de Yom Kippour. En ce qui concerne le calcul du huitième jour pour la mila, l'avis principal est celui des Gueonim, selon lequel le bein hachmachot est proche du coucher du soleil. Ainsi, un nourrisson né le vendredi environ vingt minutes après le coucher du soleil (lorsque le jour et la nuit sont égaux, comme en Nissan et Tichri) est considéré comme étant né de nuit avec certitude, et on le circoncira le Chabbat suivant. Tel est l'usage. Mais un nourrisson né pendant le bein hachmachot de la veille de Chabbat, sa circoncision ne repousse pas le Chabbat. Même s'il y a un doute s'il est né pendant le bein hachmachot ou déjà de nuit certaine, on ne le circoncira pas Chabbat mais le dimanche suivant.
Réponse
Pour les interdits de chvout d'ordre rabbinique, il n'est pas nécessaire d'être rigoureux et de s'abstenir de les accomplir avant l'heure de Rabbénou Tam ; il n'est recommandé d'attendre ce temps que pour les melakhot interdites par la Torah. Toutefois, a priori, il convient de respecter le temps de Rabbénou Tam pour toutes les choses, et ce n'est qu'en cas de nécessité qu'il est permis d'être indulgent comme mentionné. Ainsi, il est permis de voyager en voiture à la sortie de Chabbat, avant l'heure de Rabbénou Tam, si le conducteur n'est pas rigoureux sur ce temps. Il est cependant préférable de ne pas ouvrir la porte de la voiture, car cela allume immédiatement une lumière électrique.
Réponse
Celui qui a l'habitude d'attendre l'heure de Rabbénou Tam à la sortie de Chabbat et souhaite être indulgent et accomplir une melakha après une heure depuis le coucher du soleil, c'est-à-dire dans les treize minutes et demie (en heures saisonnières) avant la sortie des étoiles selon Rabbénou Tam, peut s'appuyer sur des avis pour permettre, car il y a ici un double doute : peut-être la halakha suit-elle l'avis des Gueonim, et même si l'on tranche comme Rabbénou Tam, peut-être que le bein hachmachot est déjà la nuit et que Chabbat est terminé. Toutefois, il est préférable de suivre entièrement l'opinion de Rabbénou Tam et d'attendre la sortie des étoiles selon son calcul.
Réponse
Certains estiment qu'il faut calculer le temps de Rabbénou Tam selon les heures saisonnières (chaot zmaniot), tandis que d'autres permettent de calculer ces heures selon notre horloge habituelle. La règle principale est qu'il convient de calculer selon les heures saisonnières, sauf dans les endroits où, si l'on exigeait ce calcul, il serait difficile pour les gens d'attendre jusqu'à l'heure de Rabbénou Tam, en particulier dans les pays européens où la nuit tombe tard ; dans ce cas, il est permis d'adopter le calcul selon l'horloge ordinaire.
Réponse
Il ne faut pas se fier à l'apparition de trois étoiles avant que l'heure indiquée par notre horloge n'arrive ; il convient d'agir selon l'horloge, comme mentionné dans le paragraphe précédent.
Réponse
L'assouplissement qui permet, pour un besoin de mitsva, d'accomplir une action interdite uniquement par décret rabbinique (chevout) pendant le ben hachmachot, s'applique également à la sortie de Chabbat, et pas seulement au ben hachmachot de la veille de Chabbat.
Réponse
Celui qui tarde à prier Arvit à la sortie de Chabbat a le droit de demander à un autre Juif qui a déjà prié ou fait la havdala d'accomplir pour lui un travail, comme allumer la lumière ou autre chose similaire. Il est également permis de profiter de tout travail que d'autres feront pour lui.
Réponse
Celui qui observe le temps de Rabbénou Tam a le droit de demander à une personne qui n'est pas rigoureuse sur ce point d'accomplir pour lui un travail, même s'il s'agit d'un travail interdit par la Torah pendant Chabbat.
Lois de la Havdala dans la prière
Réponse
Dans la prière d'Arvit, on dit "Ata Honantanu". Selon notre minhag, on commence par "Ata Honen", et avant de dire "Ve'hanenu Me'itecha", on insère le passage de "Ata Honantanu", puis on poursuit avec "Ve'hanenu Me'itecha" et la suite.
Réponse
Dans certains endroits, on a l'habitude de dire à voix haute les mots "Ata Honantanu" pour rappeler à l'assemblée de le réciter dans leur prière. Cependant, dans nos communautés où chacun a l'habitude de prier individuellement, il ne faut pas dire tout le texte de "Ata Honantanu" à voix haute, même si le chaliah tsibour a l'intention d'acquitter les auditeurs, car cela risque de déranger les autres fidèles.
Réponse
Si quelqu'un a oublié de faire la havdala dans la prière, il ne recommence pas, car il fera la havdala sur une coupe de vin. S'il se souvient de ne pas avoir dit Ata Honantanu après avoir dit "Baroukh Ata Hachem" mais avant de conclure "Honén hada'at", il ne doit pas dire "Lamdéni houkékha" pour revenir à Ata Honantanu, mais il termine la bénédiction par "Honén hada'at". Il ne doit pas non plus dire Ata Honantanu entre la bénédiction de Honén hada'at et celle de Hachivénou, même sans conclusion, ni dans la bénédiction de Choméa tefila. Il ne doit pas accomplir de mélakha avant d'avoir fait la havdala sur une coupe ou d'avoir dit "Baroukh hamavdil ben kodesh le'hol".
Réponse
Celui qui sait qu'il n'aura pas de vin ni de boisson locale pour faire la havdala, même le lendemain, et qui a oublié de dire Ata Honantanu à Arvit, s'il s'en souvient après avoir dit "Baroukh Ata Hachem", il termine par "Lamdéni houkékha". S'il a déjà conclu par "Honén hada'at", il dira Ata Honantanu entre la bénédiction de Honén hada'at et celle de Hachivénou. S'il s'en souvient avant de conclure Choméa tefila, il le dira dans Choméa tefila, sinon il recommence à la bénédiction de Honén hada'at.
Réponse
Celui qui a oublié de dire Ata Honantanu dans la prière d'Arvit et qui a fait une mélakha par erreur avant de faire la havdala sur une coupe, doit recommencer la Amida d'Arvit et y dire Ata Honantanu. Avant de recommencer Arvit, il doit faire une condition en disant : "Si je suis obligé de recommencer la prière, que celle-ci soit une prière obligatoire, et si je ne suis pas obligé, qu'elle soit considérée comme une prière volontaire (nedava)".
Réponse
Si quelqu'un a été empêché de prier Min'ha de Chabbat, a prié Arvit deux fois, mais n'a pas fait la havdala dans aucune des deux prières et a fait une mélakha avant de faire la havdala sur une coupe, il doit encore prier une Amida supplémentaire, comme expliqué.

