Questions pratiques
Lois de la prière de Moussaf pendant Chabbat
Réponse
On éduque les enfants ayant atteint l'âge de l'éducation à prier Moussaf, car même celui qui n'a pas encore vingt ans est tenu de prier Moussaf. Il est également permis à un jeune de servir de chaliah tsibour pour Moussaf.
Réponse
Avant la prière de Moussaf, il est d'usage de dire Achré Yochevé Vetecha et le demi-Kaddich. Si l'on souhaite faire le discours du rav avant Moussaf, il est préférable que le rav parle après la haftara, avant la récitation de Achré. Si le discours a eu lieu après Achré, il n'est pas nécessaire de répéter Achré avant Moussaf.
Réponse
Les femmes sont exemptées de la prière de Moussaf des Chabbatot, des jours de fête et de Roch Hodech. Il est bon qu'elles écoutent la prière dite par le chaliah tsibour. Toutefois, si elles prient Moussaf, on ne doit pas les en empêcher, car elles ont sur quoi s'appuyer. Mais a priori, il convient de leur enseigner de ne pas prier Moussaf. Certains estiment qu'elles sont malgré tout tenues de prier Moussaf de Roch Hachana et de Yom Kippour, car il s'agit de prières de supplication.
Réponse
Il est préférable de dire le texte "Tekanta Chabbat" dans la tefila de Moussaf de Chabbat, qui suit l'ordre de Tachrak. Là où la communauté a l'habitude de dire "Lemoshé Tsivita", chaque individu peut changer et dire "Tekanta Chabbat" dans sa tefila silencieuse. Cependant, le chaliah tsibour dans la répétition doit dire "Lemoshé Tsivita" selon la coutume de la communauté.
Réponse
Certains disent qu'il faut dire "Tikanta Chabbat", mais la coutume de dire "Tekanta Chabbat" est plus correcte, et c'est ainsi que l'on pratique.
Réponse
Dans toutes les communautés d'Israël, il faut faire la répétition de la tefila même pour Moussaf, que ce soit Chabbat ou Yom Tov, conformément à l'institution des Sages. Surtout en Terre d'Israël, qui est aujourd'hui le centre de la Torah, il est important de respecter cette pratique. Si, dans certains endroits, des membres de la communauté parlent pendant la répétition du chaliah tsibour à Moussaf, il faut leur expliquer la gravité de cette interdiction afin qu'ils s'en abstiennent. Celui qui s'oppose à cette coutume et prétend que, puisque dans sa ville on ne fait pas de répétition à Moussaf, il faudrait agir ainsi dans les synagogues de sa communauté, se trompe, car cela constituerait une transgression de "Lo Titgodedou" et il ne faut pas changer les coutumes de Jérusalem.
Réponse
Une communauté qui souhaite prier Chaharit puis immédiatement Moussaf, et ne lire la Torah qu'après le repas, ne doit pas agir ainsi. Ce n'est permis qu'en cas de nécessité.
Réponse
Les cohanim portent leurs mains pour la bénédiction pendant la tefila de Moussaf, et c'est une mitsva pour tous les cohanim présents à la synagogue de porter leurs mains. Un cohen qui a été contraint de faire le kiddouch et de boire un reviit de vin, et de goûter des fruits et des douceurs avant la tefila de Moussaf, n'est pas autorisé à porter ses mains pour la bénédiction dans la tefila de Moussaf. Même en ce qui concerne la tefila de Moussaf elle-même, il y a à discuter s'il est permis de prier immédiatement après avoir bu un reviit de vin, et tout dépend de la personne. En tout cas, pour cette raison, on permet de goûter avant Moussaf sans kiddouch sur le vin, car certains disent qu'avant Moussaf l'obligation du kiddouch n'a pas encore commencé, et d'autres disent qu'il est permis de goûter avant le kiddoucha rabba. Ainsi, il y a un double doute permettant d'être indulgent et de goûter avant Moussaf sans kiddouch. Et s'il a un kazayit de gâteau, il fera le kiddouch sur le vin, il en boira seulement la majorité d'un reviit, puis il mangera un kazayit de gâteau, et il sera quitte selon toutes les opinions.
Réponse
Il a déjà été expliqué que si quelqu'un s'est trompé et a prié Moussaf avant Chaharit, il est quitte a posteriori.
Réponse
Si le chaliah tsibour s'est trompé et a commencé, après la kedoucha, la prière "Takhanta Chabbat", il doit revenir à "Ata Kadosh" et non au début de la prière.
Réponse
Un particulier qui a tardé à prier Moussaf jusqu'à l'heure de Minha doit d'abord prier Minha, puis Moussaf. S'il a prié Moussaf avant Minha, il est quitte. De même, si quelqu'un a été empêché de prier Chaharit du Chabbat et s'en souvient après l'heure de Minha, il priera d'abord Minha, ensuite Moussaf, puis la prière de rattrapage (tachloumin) de Chaharit. S'il ne lui reste le temps que pour une seule prière, il doit privilégier la prière de Minha et non celle de Moussaf.
Réponse
Celui qui doute s'il a prié Moussaf le Chabbat ne doit pas recommencer la prière par doute. Même à titre de prière volontaire (nedava), il n'est pas permis de prier une nedava le Chabbat, tout comme on n'offre pas de sacrifice volontaire ce jour-là. Cependant, s'il peut rejoindre un minyan et prier en tant que chaliah tsibour, il dira uniquement la répétition de la Amida et sera ainsi quitte de l'obligation de Moussaf. Il conclura par "Ossé Chalom Bimromav" comme il convient.
Réponse
Le Chabbat et Roch Hodech, on dit dans Moussaf "Ata Yatsarta" et on conclut par "Mekadesh HaChabbat VeIsraël VeRoshei Chodashim". Si l'on s'est trompé et que l'on a conclu uniquement par "Mekadesh HaChabbat", on est quitte. Mais si l'on a conclu seulement par la formule de Roch Hodech, on n'est pas quitte.
Réponse
Si l'on s'est trompé le Chabbat et Roch Hodech et que l'on a prié "Tekanta Chabbat" et conclu par "Mekadesh HaChabbat", il est correct de dire dans "Retse" : "Vena'asse Korbanot Hovaténou Lefanékha, Tamidim Kesidran Oumoussafim Kehilkhatan... Et Moussaf Roch Hodech Hazé...". Ensuite, on dira "Yaalé Veyavo" et "VeAta Berahamékha Harabim...".
Réponse
Certains estiment que dans la prière de Moussaf du Chabbat et de Roch Hodech, il faut mentionner un résumé du thème de la bénédiction juste avant la conclusion, et donc ajouter près de la conclusion "Ki BeAmkha Israël..." et "Hoké Roshei Chodashim...". D'autres ne sont pas de cet avis. Il ne faut pas changer la coutume qui consiste à ne pas dire ces ajouts près de la conclusion, mais plutôt avant "Yismekhou Bemalkhoutekha".
Réponse
Les Sefarades n'ont pas l'habitude de dire le "Chir Hakavod" le Chabbat. Dans les endroits où l'on a la coutume de le réciter, il est préférable de le faire avant "Alenou Lechabeah", afin que l'assemblée y prête attention. Notre coutume est de dire après "Alenou Lechabeah" le "Mizmor Chir Leyom HaChabbat", puis de réciter le "Kaddich Yehe Chelema".
Réponse
La coutume répandue est de dire "Barhou et Hachem Hamevorakh" après le dernier Kaddich, aussi bien le Chabbat que les jours de fête. Certains ont l'habitude de dire "Barhou" lors du dernier Kaddich de Min'ha, pour ceux qui ne l'ont pas entendu à Cha'harit, mais telle n'est pas notre coutume.
Priere de Moussaf a Roch Hodech
Réponse
L'heure idéale pour la tefila de Moussaf s'étend jusqu'à la fin de la septième heure du jour. Celui qui la prie après la septième heure est considéré comme négligent, mais il s'acquitte tout de même de son obligation, car le temps de Moussaf dure toute la journée. Ainsi, même si sept heures se sont écoulées, il faut tout de même prier Moussaf. Si l'on a oublié de prier Moussaf jusqu'à la fin de la journée, il n'y a pas de rattrapage possible. La Nessiat Kapayim est incluse dans cette prière.
Réponse
La coutume est d'enlever les tefiline avant de prier Moussaf. On les retire après avoir récité le Hatsi Kaddich, et non avant. Il existe un secret élevé à ce sujet, et il convient d'agir ainsi. Celui qui a oublié d'enlever les tefiline et a prié Moussaf en les portant n'a pas besoin de recommencer la prière. Si l'on s'en souvient au milieu de la tefila de Moussaf, il couvrira les tefiline de la tête avec le talit qu'il porte.
Réponse
Celui qui met les tefiline de Rabbénou Tam les mettra avant la lecture de la Torah, et il est possible de les mettre pendant que l'on dit Barich Chemeh lors de l'ouverture du Hekhal. On récitera avec ces tefiline les deux premiers passages du Chema. Ceux qui ont l'habitude de mettre les tefiline de Rabbénou Tam après la prière et d'étudier avec, il n'est pas correct, a priori, de les mettre après la prière de Moussaf à Roch Hodech. Cependant, le Chaliah Tsibour qui ne peut pas prendre le temps de mettre les tefiline de Rabbénou Tam avant Moussaf à cause de la gêne pour l'assemblée, peut les mettre après Moussaf. De même, une personne qui a des difficultés d'élocution et qui risquerait de manquer la prière en public si elle mettait les tefiline de Rabbénou Tam avant Moussaf, est autorisée à les mettre à Roch Hodech après Moussaf.

