Questions pratiques
Statut du troisième repas de Chabbat
Réponse
Lorsqu'on récite le Birkat Hamazon sur une coupe de vin pendant la troisième seouda, que ce soit avec dix personnes ou même seulement trois convives, il est permis de boire de cette coupe tant qu'il fait encore douteusement nuit pour tout le monde. Même si le soleil s'est déjà couché, celui qui mène le zimoun peut boire la quantité d'une gorgée pleine du vin après le Birkat Hamazon et la bénédiction sur le vin, même si la havdala n'a pas encore été faite, car cette coupe est liée au repas. Même celui qui n'a pas l'habitude de réciter le Birkat Hamazon sur une coupe de vin les autres jours peut boire du vin dans ce cas. Si celui qui récite la bénédiction ne peut pas boire le vin, il peut le donner à un des convives pour qu'il le boive. Tous les convives qui ont eu l'intention de s'acquitter de la bénédiction Boré peri hagefen peuvent goûter à la coupe. Si l'on ne dispose pas d'une autre coupe pour la havdala, il ne faut pas réciter la bénédiction hagefen sur la coupe du Birkat Hamazon, mais il faut garder le vin pour la havdala. Si l'on ne souhaite pas goûter à la coupe, il est permis d'être indulgent et de ne pas réciter la bénédiction Boré peri hagefen et de ne pas boire le vin, mais de le réserver pour la havdala après la prière d'Arvit, sans craindre le principe de ne pas dire deux saintetés sur une même coupe, car il y a une interruption avec la prière d'Arvit. De même, celui à qui il est difficile de boire du vin peut ne pas boire le vin sur lequel on a récité la bénédiction du Birkat Hamazon et le garder pour la havdala.
Réponse
Lorsqu'il y a un hatan pendant la troisième seouda et que le repas a lieu chez le hatan avec dix adultes, on y récite les sept bénédictions, et celui qui récite la bénédiction peut boire la coupe du Birkat Hamazon selon tous les avis. Tel est l'usage. On a l'habitude de réciter le Birkat Hamazon sur deux coupes : une pour le Birkat Hamazon, puis on récite "Shehakol bara lichvodo" et les autres bénédictions, ensuite celui qui mène le zimoun récite la bénédiction hagefen et boit du vin, puis on mélange les coupes et on boit du vin. On donne au hatan et à la kala à boire, et les convives qui ont eu l'intention de s'acquitter de la bénédiction Boré peri hagefen peuvent aussi goûter à la coupe. S'il n'y a pas de minyan, ou pas de "panim hadashot", ou si le repas n'a pas lieu chez les mariés, mais qu'il y a trois personnes qui ont mangé, on ne récite que les bénédictions hagefen et "Asher bara", et le récitant, le hatan et la kala peuvent goûter à la coupe, même s'il fait déjà nuit.
Réponse
Si l'on a prié Arvit au milieu de son repas, ou si l'on a fait la havdala avant le Birkat Hamazon, on ne dit pas Retse vehakhalitsenu dans le Birkat Hamazon, ni Al hanissim à la sortie de Hanouka. De même, si l'on a dit "Hamavdil ben kodesh le'hol" et répondu au téléphone, on ne mentionnera pas Retse vehakhalitsenu dans le Birkat Hamazon, car on a déjà fait passer le jour en semaine.
Réponse
Il est préférable de manger la troisième seouda avant le coucher du soleil. Cependant, si l'on a tardé à manger jusqu'après le coucher du soleil, on peut commencer à manger dans les treize minutes et demie qui suivent le coucher du soleil, même si c'est le temps du bein hachmachot et même si c'est proche de la prière d'Arvit. Tel est l'usage répandu. Si l'on a commencé à manger avant la sortie des étoiles, même sans avoir eu le temps de manger un kazayit, on peut continuer à manger même après la tombée de la nuit. Il n'y a pas de différence entre les aliments consommés pour le repas, les fruits et légumes en dessert, ou les cacahuètes et graines. Mais si l'on était assis et que l'on mangeait des fruits ou des douceurs (en dehors du repas), il faut arrêter de manger au coucher du soleil.
Réponse
Si deux personnes sont assises et mangent la seouda chelichit, et qu'après le coucher du soleil une troisième personne vient et mange avec elles, cette troisième personne peut se joindre à elles pour le zimoun à trois. Cependant, si cette personne a commencé à manger avec elles de façon interdite, c'est-à-dire après la sortie des étoiles, elle ne peut pas se joindre à elles pour le zimoun.
Réponse
Lorsque la veille de Yom Tov tombe un Chabbat, c'est une mitsva d'avancer et de manger la seouda chelichit avant la fin de la neuvième heure, afin de pouvoir manger avec appétit le soir de Yom Tov. Si l'on a tardé, il est tout de même possible de faire la seouda chelichit même après ce moment, à condition de manger moins qu'une kebeitsa de pain, et dans ce cas, on se lavera les mains sans berakha. Et il ne faut pas prolonger ce repas après le coucher du soleil.
Statut de la prière de Min’ha pendant Chabbat
Réponse
Il est approprié et correct de prier la tefila de Minha de Chabbat en présence d'une grande assemblée, car puisque l'on sort le Sefer Torah, il ne convient pas de le sortir devant peu de personnes. On dit "Lamnatseah al haguitit", puis "Pitom haketoret", "Achrei yoshvei veitekha" et "Ouva leTsion".
Réponse
Avant l'ouverture du Heikhal, on dit le verset "VaAni tefilati lekha Hachem et ratson", et il est d'usage de le dire debout. Selon le minhag des Sefaradim et des communautés d'Orient, au moment où l'on dit "VaAni tefilati lekha Hachem et ratson" lors de l'ouverture du Heikhal pour Minha de Chabbat, on le répète deux fois. Il est également approprié d'agir ainsi selon la Kabbala.
Réponse
Celui qui est empêché et prie seul, ou se trouve dans un endroit sans Sefer Torah, dit malgré tout le verset "VaAni tefilati".
Réponse
Même dans une maison de deuil, il ne faut pas omettre les versets "VaAni tefilati", afin de ne pas manifester publiquement le deuil pendant Chabbat. Seuls les endeuillés eux-mêmes, qui prient à voix basse, peuvent omettre ces versets s'ils le souhaitent.
Réponse
On sort le Sefer Torah et on dit "Barich Shemeh", puis on lit dans la Torah avec trois montées, au moins dix versets de la paracha suivante. Il ne faut pas avoir moins de trois montées, même si la communauté est pressée. Même si un jour de fête tombe un Chabbat, on lit la paracha suivante et non la paracha de la fête. Si l'on s'est trompé et qu'on a lu une autre paracha, il n'est pas nécessaire de recommencer la lecture.
Réponse
On ne dit pas le Kaddich après la lecture de la Torah. Le minhag en Erets Israël est qu'après la lecture de la Torah à Minha de Chabbat, on dit "Mizmor shir leyom haChabbat", puis on dit le demi-Kaddich avant la Amida de Minha. Ce minhag a sur quoi s'appuyer.
Réponse
Dans la tefila de Minha du Chabbat, on dit "Ata Ehad", qui comporte cinquante-quatre mots, tout comme le passage "Zakhor et yom haChabbat lekadsho". Le Midrash enseigne qu'il y a trois témoins qui témoignent les uns sur les autres : le Saint Béni soit-Il, Israël et le Chabbat. Le Saint Béni soit-Il et Israël témoignent sur le Chabbat qu'il est un jour de repos. Israël et le Chabbat témoignent sur le Saint Béni soit-Il qu'Il est Un. Le Saint Béni soit-Il et le Chabbat témoignent sur Israël qu'ils sont uniques parmi les nations. C'est sur cette base que la prière "Ata Ehad" a été instituée. Il est correct et recommandé de dire "Oumi keamkha keYisrael goy ehad baaretz", comme il est écrit dans le livre de Chmouel II, et non comme il est écrit dans Divrei Hayamim "Oumi keamkha Yisrael".
Réponse
Il a déjà été expliqué plus haut qu'il est préférable de dire dans la tefila de Minha "Veyanouhou vo". Toutefois, ceux qui ont l'habitude de dire "Veyanouhou vam" ont sur quoi s'appuyer, mais il faut alors dire "Shabbatot kodshekha veyanouhou vam", au pluriel.
Réponse
Dans la tefila de Minha du Chabbat, on récite trois versets de Tsidouk Hadin : "Tsidkatecha keharere El", "Vetsidkatecha Elokim ad marom", et "Tsidkatecha tsedek leolam". Ces trois versets correspondent aux trois justes qui ont quitté ce monde à cette heure : Yossef Hatsadik, Moshé Rabbénou et David Hamélekh. C'est pour cette raison que les Hakhamim ont institué de dire Tsidouk Hadin à ce moment. Il est recommandé à toute personne pieuse de soupirer sur la disparition des justes à cette heure.
Réponse
La coutume des Ashkénazes est de dire d'abord "Tsidkatecha tsedek leolam", puis "Vetsidkatecha Elokim...", et enfin "Tsidkatecha keharere El". Mais notre coutume, selon celle de l'Arizal, est de dire "Tsidkatecha keharere El", puis "Vetsidkatecha Elokim...", et enfin "Tsidkatecha tsedek".
Réponse
Si Chabbat tombe un jour où, si c'était un jour de semaine, on ne dirait pas Nefilat Apayim à Minha, on ne dit pas non plus "Tsidkatecha tsedek". Mais s'il y a un hatan, un père du garçon ou un sandek à la synagogue, on dit "Tsidkatecha", car ce n'est que lorsque le jour lui-même ne comporte pas de tahanounim qu'on ne dit pas "Tsidkatecha tsedek". Certains sont en désaccord et disent que même s'il y a un hatan ou un père du garçon à la synagogue, on ne dit pas "Tsidkatecha tsedek". Il ne faut pas créer de dispute à ce sujet.
Réponse
Après le Kaddich Titkabal, on dit le mizmor "Hallelouya ode et Hachem bekhol levav". Selon certains, la raison de cette récitation est qu'elle remplace la haftara que l'on avait l'habitude de dire autrefois à Minha du Chabbat à partir des Ketouvim, et lorsque la lecture de la haftara a été annulée, on a institué de dire ce mizmor tiré des Ketouvim. D'autres disent que ce mizmor vient à la place du chant du jour que les Léviim chantaient sur l'estrade lors du korban minha du Chabbat.
Réponse
Si quelqu'un n'a pas prié la Minha le Chabbat et s'en souvient à la fin du temps imparti, et qu'il a devant lui deux minyanim, dans l'un il peut écouter la lecture de la Torah (mais il ne pourra pas y prier), et dans l'autre il pourra prier en communauté, il est préférable qu'il écoute la lecture de la Torah et qu'il prie la Minha en individuel, en s'efforçant de bien se concentrer dans sa prière.
Réponse
Il est interdit de boire de l'eau entre Minha et Maariv le Chabbat, car à ce moment les âmes retournent au Guéhinam. Toutefois, cela ne concerne que l'eau des rivières ; l'eau qui se trouve à la maison est permise. A plus forte raison, il est permis de boire d'autres boissons.

