Questions pratiques
Signes distinctifs des animaux domestiques et sauvages purs
Réponse
La chair d’un défunt juif est interdite à la jouissance selon la Torah. Quant à la chair d’un défunt non-juif, bien que la majorité des avis l’autorisent à la jouissance, il convient d’être rigoureux, car Maran dans le Choulhan Aroukh tranche pour l’interdiction, et nous suivons ses décisions. Toutefois, en cas de grande nécessité, on peut se baser sur les opinions permissives.
Réponse
Il est approprié et correct de ne pas prendre l'habitude de ronger ses ongles ni d'arracher de la peau avec ses dents, de peur qu'il ne reste un peu entre les dents ou dans la bouche. Il faut également craindre d'en venir à couper un peu de chair. De plus, il y a à craindre que cette habitude amène à le faire aussi pendant le Chabbat.
Réponse
La coutume adoptée par certaines femmes d'avaler le prépuce après la mila, en affirmant que cela serait une segoula pour concevoir et avoir des garçons, doit être annulée et il faut protester contre cette pratique, car il s'agit d'une interdiction formelle.
Statut de l’animal sauvage pur
Réponse
Le lait d'une haya pure, comme le cerf ou la gazelle, est permis à la consommation, mais son sang est interdit et nécessite la kisouy hadam (recouvrement du sang). Les signes distinctifs d'une haya pure sont expliqués dans le Choulhan Aroukh à cet endroit. Le shor bar (bœuf sauvage) a le même statut qu'un animal domestique : son lait et son sang sont interdits, et selon notre coutume, il ne nécessite pas le kisouy hadam. Un hybride issu d'un croisement entre un animal domestique pur et une haya pure, appelé koy, a un lait interdit, mais il n'entraîne pas de flagellation en cas de consommation, et son sang doit être recouvert sans réciter de berakha.
Ce qui provient d’un animal impur est impur
Réponse
Le lait d’un animal ou d’une bête impure, ou d’un animal terefa, ainsi que son petit-lait et son urine, sont interdits comme sa chair, car tout ce qui provient d’un être impur est impur. Certains permettent toutefois l’urine, mais la halakha suit l’avis principal qui interdit.
Réponse
La Torah a permis la consommation du lait, puisque la terre d’Israël en a été louée comme étant une terre où coule le "lait" et le miel. Ainsi, bien que le lait provienne d’un être vivant, il est permis. Le kom du lait, c’est-à-dire le sérum qui reste après la fabrication du fromage, est également permis selon tous les avis. Cependant, une fois que le kom a été bouilli, que la partie supérieure a été retirée et qu’il ne reste que de l’eau appelée "eau de lait", certains l’interdisent car il provient d’un être vivant et n’est pas inclus dans le lait que la Torah a permis. Toutefois, tous les décisionnaires s’y opposent et autorisent, et c’est ainsi que tranche le Choulhan Aroukh. Même si l’Arizal était rigoureux à ce sujet, la règle suit l’avis des décisionnaires qui permettent.
Réponse
Un malade sans danger vital pour qui le médecin a prescrit de boire l’urine d’un animal ou d’une bête impure à des fins médicales, certains l’autorisent à condition qu’il n’existe pas d’autre traitement. Malgré cela, celui qui s’abstient de boire même pour un usage médical sera béni, car le Choulhan Aroukh tranche généralement selon ceux qui interdisent. Quant à l’urine de l’âne, du fait qu’elle est trouble et ressemble au lait, elle est interdite même pour un malade sans danger vital.
Réponse
Si de l’urine d’un animal impur est tombée dans un plat bouillant et qu’il y a une majorité contre elle, il est permis, de la même manière que pour les mouches.
Réponse
L’urine humaine est permise selon tous les avis d’un point de vue fondamental. Cependant, il convient d’être rigoureux à cause de l’interdit de "bal tichaketsou" (ne pas se rendre abominable). Si elle tombe dans une marmite, c’est permis pour tout le monde. De même, il est permis pour un malade qui n’est pas en danger.
Réponse
Une personne souffrant d’asthme, pour qui les médecins ont établi que le traitement éprouvé consiste à boire du lait d’ânesse pendant plusieurs jours et qu’ainsi elle guérira, doit veiller à ne prendre ce lait que si le médecin qui le recommande est un expert et affirme que le malade est dans une situation de danger vital. Ce n’est qu’alors qu’il est permis de lui donner du lait d’ânesse, car tous les interdits sont repoussés face au pikuah nefesh. Toutefois, même sans danger vital, il est possible de boire du lait d’ânesse si on y ajoute une substance amère, car cela n’est pas la manière habituelle d’en profiter et son interdiction n’est alors que d’ordre rabbinique, et en cas de maladie les Sages n’ont pas interdit.
Réponse
Les Hakhamim ont décrété qu'il est interdit de consommer du lait trait par un non-juif si aucun Juif ne l'a vu, de peur qu'il ne mélange du lait provenant d'un animal impur avec le lait pur.
Réponse
Lorsqu'un non-juif trait une bête cachère, même si le Juif n'est pas présent du début à la fin de la traite mais entre et sort au milieu, le non-juif craint de mélanger du lait impur, et le lait est permis, à condition que le Juif soit présent au début de la traite et voie que le lait est recueilli dans des récipients propres, habituellement utilisés par le non-juif pour la traite.
Réponse
Si un non-juif trait du lait d'un troupeau composé uniquement de bêtes pures, même s'il n'y a pas d'animal impur dans le troupeau, il faut interdire le lait tant que le Juif ne le voit pas ou n'entre pas et ne sort pas pendant la traite. Toutefois, si le Juif reste dehors pour surveiller le non-juif afin qu'il n'apporte pas de lait impur d'ailleurs, cela est permis, à condition qu'il voie les récipients de traite avant la traite pour vérifier qu'ils sont propres.
Réponse
Même dans un endroit où les non-juifs de la ville n'ont pas l'habitude de mélanger du lait impur avec du lait pur parce qu'ils trouvent cela répugnant, il ne faut pas être indulgent concernant le lait trait par un non-juif sans surveillance juive.
Réponse
Certains disent que dans un endroit où le lait impur n'est pas disponible, ou qu'il n'est pas rentable de le commercialiser, la coutume des Séfarades est de permettre de boire du lait trait publiquement par un non-juif. D'autres ne sont pas d'accord, et l'avis principal est de se montrer rigoureux.
Réponse
Certains estiment que dans les pays où la loi interdit de mélanger différents types de lait, il est permis de boire le lait d'un non-juif, car celui-ci craint de mélanger du lait impur avec du lait pur. D'autres ne sont pas d'accord et ne se fient pas à la loi du pays pour un mélange interdit par la Torah, considérant que l'interdiction rabbinique reste en vigueur même si la raison n'existe plus. En pratique, il convient et il est juste d’être rigoureux et de ne pas boire le lait d'un non-juif, sauf en cas de maladie ou pour des nourrissons. Toutefois, ceux qui vivent en permanence à l'étranger, pour qui il est difficile d'être strict et qui ne peuvent pas obtenir de lait d'un Juif, peuvent s'appuyer sur les avis indulgents, même sans cas de maladie.
Réponse
Le lait trait par un non-juif, lorsqu'il a été cuit dans des ustensiles, rend ces ustensiles interdits à l'usage. Ainsi, pour les voyageurs prenant l'avion avec une compagnie non-juive, étant donné qu'il y a lieu de craindre que les tasses à café aient servi à du lait trait par des non-juifs, il convient de boire le café dans des récipients en verre, car ceux-ci n'absorbent pas et ne rejettent pas. Toutefois, en cas d'impossibilité, il est permis, en situation de nécessité, d'utiliser même des tasses en porcelaine ou similaires.
Réponse
La poudre de lait produite par des non-juifs et mélangée dans du chocolat ou autres produits similaires, du point de vue fondamental, n'est pas interdite au titre de lait de non-juif, car il est établi que cette poudre est fabriquée à partir de lait de vache. C'est également l'avis du Hazon Ich, du Zeken Aharon, du Levouché Mordekhai et d'autres. Il est donc permis de consommer ce chocolat. Cependant, il convient et il est juste d’adopter une attitude stricte à ce sujet. Pour les enfants, il est permis d'être indulgent même pour les sucreries.
Réponse
La poudre de lait synthétique ou parvé, vendue aujourd'hui dans la plupart des magasins en Israël, est interdite à la consommation si elle ne porte pas de certificat rabbinique, de crainte qu'elle contienne d'autres ingrédients interdits à la consommation. Cette règle s'applique également à la poudre de lait synthétique produite en Israël.
Réponse
Il ne faut pas acheter de sucreries telles que bonbons, chewing-gums ou chocolat importés de l'étranger sans certificat rabbinique, car il existe plusieurs craintes de mélanges d'ingrédients interdits à la consommation, notamment dans le chocolat où l'on trouve des mélanges de graisses animales ou de graisses provenant de bêtes non abattues rituellement ou d'animaux impurs. Cependant, pour les sucreries portant un certificat rabbinique à l'étranger, tant que la fiabilité du rabbinat n'a pas été remise en cause, on peut se fier à ces certifications. Pour ce qui concerne la cuisson et la viande, il convient d'être particulièrement vigilant et de ne pas se fier à n'importe quel certificat. Le chewing-gum Bazooka, selon la règle stricte, est permis à la consommation, et celui qui se montre rigoureux sera digne de louange.

