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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Yom Kippour

Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour

Est-il recommandé de déclarer que l’on pardonne à tous ceux qui nous ont causé du tort avant Yom Kippour ?
Les femmes doivent-elles demander pardon à leurs amies la veille de Yom Kippour pour des paroles blessantes ?
Quel est le minhag pratiqué dans certaines communautés à la synagogue avant Kol Nidre concernant le pardon mutuel ?
Réponse

Il est très beau et agréable que chacun déclare qu’il pardonne et absout toute personne qui lui aurait causé du tort, que ce soit dans son corps ou dans ses biens. Les femmes aussi doivent demander pardon à leurs amies la veille de Yom Kippour si elles leur ont causé du tort par des paroles blessantes ou autres durant l’année. Il est également agréable que, dans certaines communautés, le hazan annonce à la synagogue, la nuit de Yom Kippour avant Kol Nidre : « Messieurs, pardonnez-vous les uns aux autres », et que l’assemblée réponde : « Nous avons pardonné ».

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 12)
Que doit faire une personne dont la demande de pardon a été refusée par son prochain avant Yom Kippour ?
Est-il valable d'informer dix femmes, et non dix hommes, que l'on a demandé pardon à son prochain sans succès ?
Réponse

Celui qui demande pardon à son prochain et que ce dernier refuse de lui pardonner doit informer, en présence de dix personnes, qu'il a sollicité le pardon de son prochain. Il en est de même s'il le fait devant dix femmes.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 13)
Une personne qui a causé la mort de quelqu'un involontairement en tentant de le sauver doit-elle faire techouva ou expiation selon la halakha ?
Qu'est-il recommandé de faire pour l'élévation de l'âme d'une personne décédée à la suite d'un accident involontaire causé par autrui ?
Faut-il imposer des jeûnes ou des mortifications à une femme ayant causé la mort de son enfant pendant son sommeil ?
Réponse

Celui qui, en voulant sauver son prochain d’un évanouissement, a causé sa mort involontairement, ou un médecin dont l’intervention a entraîné la mort du malade de manière involontaire, sont exempts selon la loi et n’ont pas besoin de faire techouva ni d’expiation. Mais il est bien qu’ils donnent de l’argent à la tsedaka pour l’élévation de l’âme du défunt, qu’ils récitent des Tehilim pour son élévation, et leur faute sera pardonnée. De même, une femme qui a causé la mort de son enfant pendant son sommeil, il convient d’être indulgent avec elle et de ne pas lui imposer de jeûnes ou de mortifications.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 14)
Que doit faire une personne qui souhaite demander pardon à quelqu'un qui n'est pas présent dans la même ville ?
Réponse

Si la personne envers qui l'on a fauté n'est pas en ville, il faut prendre sur soi de la réconcilier dès qu'on la rencontrera.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 15)
Faut-il révéler à une personne qu'on a parlé lachon hara sur elle lorsqu'on lui demande pardon, si elle n'en a aucune connaissance ?
Réponse

Si quelqu'un a parlé lachon hara sur son prochain et que ce dernier n'en a absolument aucune connaissance, lorsqu'il viendra lui demander pardon, il n'est pas nécessaire de lui révéler qu'il a parlé lachon hara à son sujet. Au contraire, s'il lui en parle, cela risquerait d'attiser sa colère et d'augmenter sa peine ; il demandera donc pardon de manière générale.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 16)
Est-il permis de ne pas révéler à une personne qu'on a porté atteinte à son honneur si elle ne sait pas qui en est l'auteur ?
Une personne victime de motzi chem ra est-elle obligée de pardonner à celui qui lui a causé du tort ?
Réponse

Si l'on a porté atteinte à l'honneur de son prochain et que celui-ci ignore l'identité de l'auteur, et que le fait de lui révéler la vérité risquerait de provoquer sa colère, il est permis de ne rien lui dire et de simplement lui demander pardon de façon générale. À ce propos, il est dit : "Heureux celui dont la faute est couverte". En revanche, si l'on a propagé une mauvaise réputation (motzi chem ra) sur quelqu'un, il est permis à la victime de refuser de pardonner, car il s'agit d'une faute très grave. Toutefois, il relève de l'humilité de pardonner même dans ce cas.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 17)
Comment demander pardon à une personne décédée à qui l'on a causé du tort ?
Est-il possible de demander pardon à un défunt en présence de dix femmes si l'on ne peut réunir dix hommes ?
Que faire si la tombe de la personne à qui l'on doit demander pardon se trouve dans une autre ville ?
Réponse

Si la personne envers qui l’on a fauté est décédée, il faut amener dix personnes et déclarer sur sa tombe : « J’ai fauté envers le D. d’Israël et envers untel qui est enterré ici ». A priori, cela doit se faire devant dix hommes, mais a posteriori, même devant dix femmes, il n’est pas nécessaire d’exiger davantage. Si le défunt est enterré dans une autre ville, il suffit de demander pardon au défunt devant dix personnes. Si l’on a un ami résidant sur le lieu de sépulture du défunt, on peut le désigner comme émissaire pour demander pardon au nom du fautif devant dix personnes réunies sur la tombe.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 18)
Une personne qui a transgressé des interdits relatifs aux relations interdites et qui a fait techouva doit-elle s'imposer des jeûnes ou des mortifications ?
Est-il préférable de privilégier l'étude de la Torah à des jeûnes pour obtenir la kapara après une faute dans les relations interdites ?
Celui qui a fauté dans la faute de hotsaat cheikhvat zera levatala peut-il obtenir la kapara par l'étude de la Torah ?
Réponse

Celui qui a fauté dans des interdits relatifs aux relations interdites et qui a fait techouva n'est pas obligé de s'imposer des jeûnes ou des mortifications. A plus forte raison, si cela risque de perturber sa persévérance dans l'étude de la Torah ou sa régularité dans l'établissement de temps pour la Torah, il n'existe pas de kapara plus grande que l'étude de la Torah. Même celui qui a fauté dans la faute de hotsaat cheikhvat zera levatala obtient la kapara par l'étude de la Torah.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 19)
Un baal techouva qui a eu une relation interdite avec une femme mariée et a causé son divorce doit-il demander pardon au mari ?
Une faute qui a pour conséquence d'interdire une femme à son mari est-elle considérée comme une faute entre l'homme et son prochain ?
Réponse

Un baal techouva qui, avant de revenir à la techouva, a eu une relation interdite avec une femme mariée avec son consentement, rendant ainsi cette femme interdite à son mari, et lorsque le mari l'a appris, elle a reconnu les faits devant lui et il l'a crue puis l'a répudiée, ce cas est considéré comme une faute entre l'homme et son prochain. Il est donc tenu de demander pardon au mari, car même pour un vol d'argent il faut demander pardon, à plus forte raison dans un cas pareil.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 20)
Si un décisionnaire interdit par erreur un animal cachère, doit-il dédommager la personne à qui il a causé une perte ?
Yom Kippour procure-t-il la kapara pour une faute où l'on a interdit à tort ce qui était permis, sans avoir obtenu le pardon de la personne lésée ?
Est-il aussi grave d'interdire à tort un animal cachère que de permettre à tort un animal taref selon la halakha ?
Réponse

Celui qui a rendu un animal taref par une erreur d'enseignement, il s'agit d'une faute entre l'homme et Hachem. Mais celui qui a interdit par erreur un animal qui était en réalité cachère, il s'agit d'une faute entre l'homme et son prochain, car il lui a causé une perte d'argent. Yom Kippour ne procure pas la kapara tant qu'il n'a pas apaisé et dédommagé son prochain. Puisque les Hakhamim ont dit qu'une erreur d'étude est considérée comme une faute volontaire, de même qu'il est interdit de permettre l'interdit, il est aussi interdit d'interdire ce qui est permis. Il est donc certain qu'il doit apaiser son prochain et le dédommager pour obtenir son pardon, car cela fait partie des fautes entre l'homme et son prochain, et Yom Kippour ne procure pas la kapara tant qu'il n'a pas obtenu son pardon.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Apaiser son prochain la veille de Yom Kippour, Halakha 21)
Lois de Yom Kippour

Immersion rituelle la veille de Yom Kippour

Est-il recommandé de s'immerger dans un mikvé la veille de Yom Kippour ?
À partir de quelle heure convient-il de faire l'immersion dans le mikvé la veille de Yom Kippour ?
Doit-on réciter la berakha « al hatevila » lors de l'immersion au mikvé la veille de Yom Kippour ?
Réponse

Il est recommandé, selon la coutume, de s'immerger dans un mikvé de pureté la veille de Yom Kippour. L'immersion doit avoir lieu après la cinquième heure du jour. Si cela n'est pas possible, il convient au moins de s'immerger après l'aube. Cependant, il ne faut pas réciter la berakha « al hatevila », car cette immersion n'est pas une obligation de la halakha, mais relève uniquement de la coutume, et l'on ne récite pas la formule « vetzivanu » sur une coutume.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Immersion rituelle la veille de Yom Kippour, Halakha 1)
Que doit faire une personne qui ne peut pas s'immerger dans un mikvé la veille de Yom Kippour à cause d'une faiblesse ou d'une gêne ?
Est-il permis d'utiliser de l'eau chaude pour verser neuf kabim d'eau à la place de l'immersion au mikvé ?
Peut-on accomplir la coutume de verser neuf kabim d'eau en prenant une douche ?
Réponse

Si une personne ne peut pas s'immerger dans un mikvé en raison d'une faiblesse ou parce que cela lui cause de la gêne, elle versera sur elle neuf kabim d'eau, soit environ douze litres et demi. Il est permis d'utiliser de l'eau chaude pour cela. On peut également accomplir cela en prenant une douche.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Immersion rituelle la veille de Yom Kippour, Halakha 2)
Les chalihei tsibour qui dirigent la prière à Roch Hachana et à Yom Kippour doivent-ils s'immerger dans un mikvé ?
Pourquoi les chalihei tsibour sont-ils tenus de s'immerger dans un mikvé avant de diriger la prière à Yom Kippour ?
Réponse

Les chalihei tsibour qui passent devant l'arche pour diriger la prière à Roch Hachana et à Yom Kippour sont tenus, avec une obligation renforcée qui dépasse le simple statut de coutume, de s'immerger dans un mikvé de pureté afin de permettre à l'assemblée de s'acquitter de son obligation dans la pureté.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Immersion rituelle la veille de Yom Kippour, Halakha 3)
Faut-il se soucier d'un élément interposant lors de l'immersion au mikvé la veille de Yom Kippour ?
Est-il recommandé de couper ses ongles avant l'immersion au mikvé la veille de Yom Kippour ?
Réponse

Bien que, selon la halakha, il ne soit pas nécessaire de se soucier d'un élément interposant lors de l'immersion la veille de Yom Kippour, car il s'agit d'une coutume, il est néanmoins préférable d'enlever tout ce qui pourrait constituer un obstacle. Il est également recommandé de couper ses ongles afin qu'il n'y ait rien qui fasse interposition.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Immersion rituelle la veille de Yom Kippour, Halakha 4)
Est-il permis de réciter le vidouï dans le mikvé la veille de Yom Kippour ?
Peut-on mentionner le nom de Hachem lors du vidouï dans le mikvé, même si la tête est couverte ?
Pourquoi est-il préférable de ne pas réciter le vidouï dans le mikvé de nos jours ?
Réponse

Certaines personnes ont l'habitude de réciter le vidouï dans le mikvé la veille de Yom Kippour. Cependant, il faut veiller à ne pas mentionner le nom de Dieu, même si la tête est couverte, car il est interdit de le faire lorsque le cœur voit la nudité. À plus forte raison, dans les bains rituels de notre époque où l'eau est chaude et dégage des impuretés, leur statut est assimilé à celui des toilettes, où il est interdit de mentionner le nom de Dieu. Même réciter le vidouï sans mentionner le nom de Dieu est interdit, car après tout, il s'agit d'une mitsva liée à la techouva et il est interdit de le faire dans des lieux impurs. Par conséquent, il est plus correct de ne pas réciter du tout le vidouï dans le bain rituel.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Immersion rituelle la veille de Yom Kippour, Halakha 5)
Une personne qui s'est déjà immergée dans un mikvé la veille de Roch Hachana doit-elle recommencer l'immersion la veille de Yom Kippour ?
Dans quelle intention doit-on s'immerger la veille de Yom Kippour, même si l'on est resté pur depuis Roch Hachana ?
Réponse

Même une personne qui s'est immergée dans un mikvé la veille de Roch Hachana et qui est restée en état de pureté doit recommencer l'immersion la veille de Yom Kippour, en l'accomplissant dans l'intention de la techouva, à l'image du converti qui nécessite une immersion.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Immersion rituelle la veille de Yom Kippour, Halakha 6)
Est-il d'usage de recevoir trente-neuf coups avec une lanière légère la veille de Yom Kippour ?
Que récite-t-on pendant que l'on reçoit les coups la veille de Yom Kippour ?
Quel est le but de recevoir trente-neuf coups avec une lanière légère la veille de Yom Kippour en récitant le Vidouy ?
Réponse

Certains ont l'habitude de recevoir trente-neuf coups avec une lanière légère la veille de Yom Kippour, en récitant le Vidouy à ce moment-là. Il ne s'agit que d'un simple rappel des véritables coups, afin que la personne prenne à cœur de faire une techouva complète pour les fautes qu'elle a commises.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Immersion rituelle la veille de Yom Kippour, Halakha 7)
Une femme qui est dans les sept jours de propreté peut-elle s'immerger la veille de Yom Kippour ?
Les jeunes filles vierges sont-elles autorisées à faire la tevila la veille de Yom Kippour ?
Réponse

Une femme qui se trouve dans les sept jours de propreté de son compte, ainsi que les jeunes filles vierges, ne doivent pas s'immerger la veille de Yom Kippour.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 606 - Immersion rituelle la veille de Yom Kippour, Halakha 8)
Lois de Yom Kippour

Ordre de la confession à Min'ha la veille de Yom Kippour

Quand doit-on réciter le vidouy à Minha la veille de Yom Kippour ?
Pourquoi les Sages ont-ils institué de dire le vidouy avant le repas de séparation la veille de Yom Kippour ?
Que doit-on dire après la Amida à Minha la veille de Yom Kippour ?
Réponse

On prie la Minha alors qu'il fait encore bien jour, avant le repas de séparation. L'individu dit, après la Amida, le verset : "Yihyou leratson imrei fi vehégyon libi lefanecha Hachem tsouri vegoali". Ensuite, il récite le vidouy et "Al Het", comme à Yom Kippour. Les Sages ont institué la récitation du vidouy à ce moment, de peur qu'il ne survienne un empêchement et qu'il ne puisse plus se confesser par la suite. Selon le Rambam, il y a à craindre qu'il s'étouffe pendant le repas avant d'avoir pu se confesser, car le Satan accuse particulièrement à ce moment-là.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 607 - Ordre de la confession à Min'ha la veille de Yom Kippour, Halakha 1)
Faut-il être debout pour réciter le vidouy à Minha la veille de Yom Kippour ?
Comment doit-on se tenir et quels gestes doit-on faire pendant la récitation du vidouy à Yom Kippour ?
Une personne affaiblie par le jeûne peut-elle s'appuyer pendant le vidouy ?
Réponse

Le vidouy doit être récité debout, et l'on s'incline pendant le vidouy en signe d'humilité. À chaque fois que le chaliah tsibour répète le vidouy pendant les prières de Yom Kippour, l'assemblée doit se tenir debout et se confesser avec lui. Celui qui est affaibli par le jeûne, ou qui est âgé, ou corpulent, peut se confesser debout en s'appuyant. Lors du vidouy, en disant "Achamnou, Bagadnou", etc., on frappe doucement son poing contre sa poitrine, à l'endroit du cœur.

(Yalkout Yossef, Lois de Yom Kippour, Chapitre 607 - Ordre de la confession à Min'ha la veille de Yom Kippour, Halakha 2)