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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de la prière

Introduction aux lois de la prière – obligation et importance de la prière

Pourquoi la tefila est-elle considérée comme supérieure aux korbanot et aux bonnes actions ?
Quelles sont les conditions pour que la tefila puisse annuler un mauvais décret ?
Quel mérite particulier est attribué à celui qui prie avec kavana et crainte ?
Réponse

Il est enseigné dans le Midrash Tanhouma qu'Hachem a dit à Israël : soyez vigilants dans la tefila, car il n'existe pas de qualité supérieure à celle-ci. Même si une personne n'est pas digne que sa prière soit exaucée ou qu'on lui fasse du bien, dès lors qu'elle prie et multiplie les supplications, Hachem lui accorde Sa bonté. Il est aussi dit dans le Midrash Rabba qu'Hachem ne rejette la prière d'aucune créature. La tefila est plus grande que tous les korbanot, et il faut s'efforcer de bien se concentrer dans nos prières et de les réciter en leur temps, car le service de la tefila expie toutes sortes de fautes, même celles qui ne peuvent être expiées par un korban. La tefila est l'un des piliers sur lesquels le monde repose, et elle est supérieure aux bonnes actions. Tant que les enfants d'Israël se rassemblent dans les synagogues et les maisons d'étude et proclament « Amen, Yehe Sheme Rabba Mevorakh » de toutes leurs forces, Hachem annule les mauvais décrets contre Israël. Les enfants d'Israël n'ont mérité de sortir d'Égypte que grâce à la tefila et aux cris adressés à Hachem. La force de la tefila est telle qu'elle peut changer et annuler les mauvais décrets, mais il faut faire techouva pour que la prière soit acceptée. Quiconque prie avec kavana et crainte mérite, grâce à cela, la vie dans le monde futur.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Halakha 10)
Quelles sont les conditions recommandées pour que la tefila soit acceptée ?
Pourquoi est-il conseillé de prier à la synagogue et d'étudier la Torah pour voir ses prières exaucées ?
Quel est l'effet de prier pour autrui lorsqu'on a soi-même besoin de la même chose ?
Réponse

Celui qui souhaite que sa tefila soit acceptée doit veiller à prier à la synagogue et s’efforcer d’étudier la Torah, car celui qui ouvre sa bouche dans la Torah et la tefila voit tous ses désirs se réaliser. De même, celui qui prolonge sa tefila, sa prière ne reste pas sans effet, et ses jours et ses années sont prolongés, même s’il n’est pas méritant. Et tout celui qui multiplie les prières est exaucé. S’il a prié et n’a pas été exaucé, il doit recommencer à prier. Celui qui a l’esprit humble et se considère comme une bête, sa prière n’est pas rejetée. En cas de grande détresse, il faut faire connaître sa souffrance à la communauté afin que beaucoup prient pour lui. Et s’il n’est pas exaucé, il ira chez un sage qui dirige une yeshiva pour qu’il prie en sa faveur. Celui qui prie pour autrui alors qu’il a lui-même besoin de la même chose est exaucé en premier. Celui qui aime ses voisins, rapproche ses proches, épouse la fille de sa sœur, ou prête une pièce à un pauvre dans la difficulté, voit sa prière acceptée. Qu’on ne s’appuie pas du tout sur le mérite de ses bonnes actions, mais qu’on se repose sur la bonté d’Hachem. Pour trois causes, la prière est acceptée : la première, être indulgent et humble ; la deuxième, maîtriser ses désirs pour l’honneur du Créateur ; la troisième, multiplier la prière. Il doit donner la tsedaka pour que sa prière soit entendue. Il fera attention à sa langue pour ne pas parler de lachon hara, de mensonges ou de paroles grossières, car alors sa prière sera acceptée.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Halakha 11)
Est-il recommandé de prier pour l'éducation des enfants et la crainte du Ciel ?
Pourquoi est-il approprié de prier pour la crainte du Ciel alors que tout dépend du Ciel sauf la crainte du Ciel ?
Est-il préférable d'utiliser un sidour édité par des personnes pieuses pour la tefila ?
Réponse

Il faut multiplier les prières pour l’éducation des enfants, afin qu’ils méritent la crainte du Ciel et la Torah. Même si tout dépend du Ciel, à l’exception de la crainte du Ciel, il est approprié et juste de prier aussi pour obtenir la crainte du Ciel, afin de ne pas être confronté à l’épreuve et de mériter l’aide divine. Il est approprié de prier à partir d’un sidour édité par des personnes pieuses.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Halakha 12)
Lois de la prière

Lois de la prière et de son temps

Quel est le moment optimal pour réciter la tefila du matin selon la halakha séfarade ?
Est-il permis de commencer la Amida avant le netz hachama ?
Les bnei Torah doivent-ils toujours prier au netz hachama même si cela nuit à leur étude ?
Réponse

La mitsva optimale pour la tefila du matin est de la réciter au moment du netz hachama, comme il est dit : « Ils Te craindront avec le soleil ». Même si prier précisément au netz n'est pas une obligation stricte selon la halakha, la grandeur de la tefila à ce moment est bien connue, comme il est rapporté dans la Guemara : les vatikin terminaient la tefila avec le lever du soleil afin de juxtaposer la guéoula à la tefila. Le Yerouchalmi rapporte que Rabbi Yossi priait à l'aube pour que la crainte du Ciel l'accompagne toute la journée. Le Rivach recommanda dans son testament de veiller à prier au netz hachama aussi bien en été qu'en hiver. Le Yaarot Dvash écrit que celui qui prie au netz hachama ne faute pas de toute la journée et n'est donc pas atteint de mal, ce qui réjouissait Rav Brona. Il est aussi rapporté dans le Tana Devei Eliyahou que chaque jour, la rigueur divine s'intensifie contre Israël qui se lève tôt pour aller au marché, mais Hachem prend leur défense en disant que les Juifs se lèvent tôt pour aller à la synagogue et à l'étude. Les louanges de la tefila au netz sont donc nombreuses, et il est certain que chacun doit s'efforcer de prier à ce moment. Cependant, il a déjà été expliqué dans le Yalkout Yossef que pour les bnei Torah, il est préférable de prier après le netz si cela leur permet de mieux se consacrer à l'étude, lorsque prier au netz gêne leur assiduité. A priori, il ne faut pas commencer la Amida avant le netz, mais a posteriori, ou en cas de nécessité, si l'on a prié depuis l'aube (amoud hachahar), on est quitte.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 89 - Lois de la prière et de son temps, Halakha 1)
Faut-il prier la tefila du matin au netz hachama le Chabbat ?
Que doit-on faire si la lecture de poèmes liturgiques risque de faire dépasser le temps de la Kriat Chema le Chabbat ?
Réponse

Même le Chabbat, il est une mitsva optimale de s'efforcer de prier la tefila du matin au netz hachama. Cependant, beaucoup ont l'habitude de retarder un peu la tefila les Chabbats et jours de fête, et ne prient pas aussi tôt que les jours de semaine. Il faut toutefois veiller à ne pas dépasser le temps de la Kriat Chema et de la tefila. Si l'on prolonge les poèmes liturgiques, il convient de réciter la Kriat Chema avant « Baroukh Cheamar ». Malgré tout, il est préférable de se lever tôt pour la tefila le Chabbat comme en semaine.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 89 - Lois de la prière et de son temps, Halakha 2)
Comment doit-on déterminer l'heure du netz hachama pour la tefila du matin ?
Le temps de la tefila des vatikin commence-t-il lorsque tout le disque solaire est visible ?
Réponse

La communauté ne doit pas lever les yeux vers le ciel pour attendre la levée du soleil et prier aussitôt, mais il convient de prier à l'heure du netz hachama selon le calendrier et une montre précise. Le temps de la prière des vatikin est dès que le début de la lumière du soleil se manifeste sur le monde, et non lorsque tout le disque solaire est sorti. Il est correct de suivre le netz astronomique tel qu'il figure dans le calendrier Bikouri Yossef, Or HaHaïm ou similaire, basé sur la première apparition du soleil au-dessus de l'horizon est véritable.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 89 - Lois de la prière et de son temps, Halakha 3)
Jusqu'à quelle heure peut-on réciter la tefila du matin selon la halakha séfarade ?
Pour la Kriat Chema, doit-on compter les heures à partir de l'aube ou du lever du soleil ?
Réponse

Le temps de la tefila du matin s'étend, a priori, jusqu'à la fin de la quatrième heure du jour, en heures saisonnières. Certains comptent ces heures depuis le lever du soleil jusqu'à son coucher, et le temps de la tefila est alors de quatre heures saisonnières à partir du lever du soleil. D'autres comptent ces heures depuis l'aube. Pour la halakha, concernant les obligations rabbiniques comme les bénédictions du Kriat Chema et le temps de la tefila, on peut compter les heures à partir du lever du soleil. Mais pour la Kriat Chema elle-même, qui est d'ordre toranique, il convient, a priori, d'être rigoureux et de la réciter avant la fin de la troisième heure à partir de l'aube. Toutefois, en cas de nécessité, on peut s'appuyer sur ceux qui comptent les heures à partir du lever du soleil.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 89 - Lois de la prière et de son temps, Halakha 4)
Que doit-on faire si l'on n'a pas prié la tefila du matin avant la fin des quatre heures après le lever du soleil ?
Peut-on encore réciter les bénédictions du Kriat Chema après quatre heures ?
Comment doit-on procéder si l'on a volontairement retardé la tefila du matin après la fin des quatre heures ?
Réponse

Si l'on n'a pas prié la tefila du matin avant la fin des quatre heures après le lever du soleil, et que cela est dû à une contrainte, il est permis de prier la tefila du matin même après ces quatre heures, jusqu'à midi. Cependant, on ne récitera pas les bénédictions du Kriat Chema, car leur temps est limité à quatre heures. On récitera les bénédictions du matin, celles de la Torah, « Baroukh Cheamar » et tous les Pessoukei Dezimra, ainsi que la bénédiction « Yishtabach ». Ensuite, on dira le Kriat Chema et « Emet Veyatsiv » sans la conclusion habituelle, puis la Amida. Si l'on a délibérément retardé la tefila du matin au-delà de quatre heures, on récitera la Amida à titre de prière volontaire (nedava).

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 89 - Lois de la prière et de son temps, Halakha 5)
Que doit faire une personne qui a l'habitude d'être stricte sur le temps de la tefila du matin mais ne trouve un minyan que selon l'opinion du Gaon de Vilna ?
Est-il préférable de prier seul ou en communauté si l'on ne peut pas avoir la kavana requise pendant la Amida ?
Réponse

Celui qui a l'habitude d'être strict et de compter les quatre heures du temps de la tefila à partir de l'aube, et se trouve dans un endroit où il n'y a de minyan pour la tefila du matin que dans les quatre heures selon l'opinion du Gaon de Vilna (c'est-à-dire quatre heures à partir du netz hachama), il est préférable qu'il prie seul selon le temps du Maguen Avraham, à condition de s'efforcer d'avoir la kavana pendant toute la Amida. S'il ne peut pas se concentrer dans sa prière, il peut s'appuyer sur l'opinion du Gaon de Vilna afin de ne pas perdre la tefila en communauté.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 89 - Lois de la prière et de son temps, Halakha 6)
Un fils doit-il réveiller son père qui risque de manquer le temps du Chema selon le Magen Avraham ?
Dans quel cas un fils n'est-il pas obligé de réveiller son père pour la prière selon le Magen Avraham ?
Si le père a explicitement demandé à être réveillé pour le Chema selon le Magen Avraham, que doit faire le fils ?
Réponse

Un fils dont le père a l'habitude d'être rigoureux pour réciter le Chema et la tefila selon l'opinion du Magen Avraham, et qui voit que son père dort et risque de manquer ce temps, doit le réveiller. Toutefois, si selon l'appréciation du fils, son père ne sera pas contrarié tant qu'il pourra prier au moins selon le temps du Gaon de Vilna (car il s'appuie parfois sur cette opinion), il ne doit pas le réveiller, sauf si le père lui a explicitement demandé de le faire afin de pouvoir réciter le Chema selon l'opinion du Magen Avraham.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 89 - Lois de la prière et de son temps, Halakha 7)
Que dit la halakha sur celui qui prie Chaharit après la mi-journée solaire ?
Est-il permis de prier Chaharit après le début du temps de Minha ?
Que doit faire celui qui a prié Chaharit après le temps par erreur ou contrainte ?
Réponse

Celui qui prie Chaharit après la mi-journée solaire, selon l'avis de Maran et de la majorité des décisionnaires, il prononce des bénédictions en vain. Même selon ceux qui pensent que sa prière reste valable, ils reconnaissent que si l'on prie Chaharit après six heures et demie (moment où commence le temps de Minha), ses bénédictions sont vaines. Ceux qui justifient leur retard en affirmant que les justes sont au-dessus du temps, leur excuse est pire que la faute, car ils transgressent délibérément les paroles de nos maîtres. Que Hachem pardonne. Il semble que si quelqu'un a prié Chaharit par erreur ou par contrainte après le temps, il devra refaire une prière de rattrapage (tachloumin) après Minha, à condition de formuler une condition : si l'obligation de Chaharit n'a pas été remplie, cette prière sera pour s'acquitter de l'obligation ; sinon, elle sera considérée comme volontaire (nedava). Mais s'il a agi délibérément, il n'a pas de réparation possible.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 89 - Lois de la prière et de son temps, Halakha 8)
Que doit faire une personne qui voit que le minyan va dépasser le temps de la Amida le Chabbat matin ?
Est-il préférable de prier seul ou d'attendre le minyan si le temps de la tefila risque d'être dépassé ?
Réponse

Celui qui se trouve un Chabbat dans un endroit où la prière avec le public est retardée, et qu'il n'y a pas d'autre minyan à une autre heure, et qu'il commence à prier avec l'assemblée alors que c'est encore le temps de la prière, mais voit en cours de route qu'ils s'attardent tellement qu'à l'arrivée à la bénédiction "Gaal Israël" le temps des bénédictions du Chema et de la tefila sera déjà passé, il devra accélérer sa prière, se mettre à l'écart et réciter la Amida individuellement, puis attendre pour écouter la répétition et la lecture de la Torah. Il est préférable d'agir ainsi plutôt que d'attendre et de prier avec le public.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 89 - Lois de la prière et de son temps, Halakha 9)
Celui qui prie Chaharit avant l'aube est-il quitte de son obligation ?
Quelle condition est-il recommandé de formuler lorsqu'on recommence la prière de Chaharit après l'aube ?
Combien de temps avant le lever du soleil correspond le moment de l'aube selon la halakha ?
Réponse

Celui qui prie avant l'aube (Amoud hachahar) ne s'est pas acquitté de l'obligation de la prière de Chaharit et doit recommencer. Toutefois, il est bon que lorsqu'il recommence, il formule la condition suivante : "Si je suis tenu de prier à nouveau, que cette prière soit une obligation, sinon qu'elle soit considérée comme volontaire (nedava)." Mais celui qui prie après l'aube est quitte de son obligation. La durée d'un mil est de dix-huit minutes. Ainsi, le temps de l'aube est soixante-douze minutes, en heures proportionnelles, avant le lever du soleil.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 89 - Lois de la prière et de son temps, Halakha 10)
Quand faut-il prier la Amida à Chavouot et Hoshana Rabba selon la halakha ?
Les ouvriers qui doivent travailler tôt peuvent-ils prier Chaharit après l'aube ?
Que faire si l'on a prié la Amida avant l'aube ?
Comment organiser la prière du matin pour les ouvriers pressés ou en hiver ?
Réponse

Il faut veiller, lors de Chavouot et de Hoshana Rabba, à ce que l'assemblée prie avec le lever du soleil (netz hachama), c'est-à-dire qu'ils atteignent la Amida à ce moment précis. Si cela est difficile et qu'il y a un risque que l'assemblée se disperse, ils prieront après l'aube (amoud hachahar). De même, les ouvriers qui doivent se rendre tôt à leur travail peuvent prier dès l'aube, a fortiori en hiver où le temps est compté. S'ils ont le temps de venir à la synagogue, ils procéderont ainsi : ils commenceront l'Akeda et l'ordre des korbanot environ quatre-vingt-dix minutes avant le lever du soleil, de sorte qu'ils commencent "Baroukh chéamar" après l'aube (soixante-douze minutes avant le lever du soleil), et lorsqu'ils terminent "Yichtabach" (au moins six minutes après l'aube), ils mettront le tsitsit et les tefilin avec leurs bénédictions, puis le chaliah tsibour dira le Kaddich et "Barhou". (Il est bon de dire à voix basse trois versets "Hachem Tsevaot immanou..." avant le Kaddich.) Ils commenceront "Yotser Or" et la suite. Lorsqu'ils arriveront à la Amida, le chaliah tsibour récitera à voix haute les trois premières bénédictions, l'assemblée priera mot à mot avec lui, avec la Kedoucha, jusqu'à "Ha-El Hakadosh", puis chacun terminera la prière à voix basse. Il n'est pas nécessaire de faire la répétition, car les ouvriers sont pressés. S'ils ont encore un peu de temps, ils diront le Vidouy, les treize attributs et la Nefilat Apayim. Sinon, ils sauteront le Vidouy et la Nefilat Apayim, diront le demi-Kaddich, puis "Achrei", "Ouva leTsion", le Kaddich Titkabal, et enlèveront le talit et les tefilin pendant "Chir chel yom" et "Alénou léchabéah", puis partiront travailler. Les lundis et jeudis, si le temps est court, il faut privilégier la lecture de la Torah sur le Vidouy et les supplications avec "El Melekh...". En allant au travail, ils termineront le reste de la prière. S'ils ont encore un peu de temps, ils diront la Amida avec la répétition, et compléteront autant que possible le reste de la prière.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 89 - Lois de la prière et de son temps, Halakha 11)
Peut-on se fier aux horaires d'amoud hachahar des calendriers courants ?
Comment doit-on calculer le moment de l'aube selon l'opinion de Maran ?
Réponse

Il ne faut pas se fier aux horaires d'amoud hachahar publiés dans de nombreux calendriers, car la plupart sont basés sur un calcul qui ne suit pas l'opinion de Maran, dont nous avons adopté les directives. Il faut toujours calculer le temps d'amoud hachahar comme étant soixante-douze minutes, en heures proportionnelles, avant le lever du soleil.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 89 - Lois de la prière et de son temps, Halakha 12)
Est-il permis à un membre de l’assemblée de réciter la Amida à voix haute pour permettre la bénédiction des Cohanim lorsque les ouvriers ne font pas la répétition de la Amida ?
La répétition de la Amida est-elle indispensable pour la bénédiction des Cohanim dans le cas des ouvriers qui prient rapidement ?
Que doit-on faire si certains s’opposent à la récitation de la Amida à voix haute pour permettre la bénédiction des Cohanim ?
Réponse

Pour les ouvriers qui se lèvent tôt et qui se dépêchent dans leur prière à cause de leur travail, et qui ne font pas la répétition de la Amida, certains ont écrit qu’un membre de l’assemblée devrait prier toute la Amida à voix haute, pendant que le public la récite à voix basse, mot à mot avec lui. Lorsque l’on arrive à la bénédiction des Cohanim, les Cohanim lèveraient les mains, car la répétition n’est pas indispensable pour la bénédiction des Cohanim. Cependant, d’autres s’opposent à cette pratique. Par conséquent, il ne faut pas prier à voix haute dans ce but, et l’abstention est préférable.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 89 - Lois de la prière et de son temps, Halakha 13)
Est-il permis de prier avec un minyan d’ouvriers après l’aube si l’on peut attendre le lever du soleil ?
Peut-on compléter un minyan d’ouvriers pour répondre au Kaddich, à la Kedoucha et au Barhou, mais prier plus tard à l’heure appropriée ?
Vaut-il mieux prier seul à l’heure appropriée ou en assemblée avec un minyan d’ouvriers à un moment où la prière n’est valable que a posteriori ?
Réponse

Celui qui a la possibilité de prier avec le lever du soleil ou après, n’a pas le droit de devancer et de prier avec un minyan d’ouvriers après l’aube. L’autorisation donnée aux ouvriers de prier à ce moment n’est valable que parce que c’est pour eux une situation de contrainte, et cela n’est considéré que comme valable a posteriori. Mais celui qui peut attendre et prier avec le lever du soleil ou après, n’a pas le droit de choisir une prière qui n’est valable qu’a posteriori. Même s’ils ont besoin de lui pour compléter le minyan, il suffit qu’il se joigne à eux pour répondre au Kaddich, à la Kedoucha et au Barhou, mais il priera ensuite, à l’heure appropriée. Même s’il n’y a pas d’autre minyan que celui des ouvriers, il vaut mieux prier seul à l’heure appropriée que de prier en assemblée à un moment où la prière n’est valable que a posteriori.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 89 - Lois de la prière et de son temps, Halakha 14)
Est-il préférable de prier en assemblée à Minha guedola ou seul à Minha ketana ?
Selon la halakha, doit-on renoncer à la prière en assemblée à Minha guedola pour prier seul à Minha ketana ?
Réponse

Bien que selon la halakha il soit préférable de prier seul d’une manière qui est valable même a priori, plutôt que de prier en assemblée d’une manière qui n’est valable qu’a posteriori, il reste préférable de prier en assemblée à Minha guedola plutôt que de prier seul à Minha ketana. Même si l’avis du Choulhan Aroukh est que l’on doit prier a priori à Minha ketana, étant donné que de nombreux premiers décisionnaires estiment qu’il est permis de prier a priori à Minha guedola, il ne faut donc pas prier seul à Minha ketana et renoncer à la prière en assemblée à Minha guedola.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 89 - Lois de la prière et de son temps, Halakha 15)
Si l’on a tardé à prier Minha jusqu’à être proche du coucher du soleil, faut-il attendre un minyan même si cela implique de prier pendant le crépuscule ?
Doit-on attendre un minyan pour Minha si cela fait dépasser le temps du tsèt hakokhavim selon les Guéonim ?
Est-il préférable de prier Arvit seul avant la moitié de la nuit ou en assemblée après la moitié de la nuit ?
Réponse

Il en va de même pour celui qui a tardé à prier Minha jusqu’à être très proche du coucher du soleil, et qui sait que s’il attend un minyan, il devra prier après le coucher du soleil, pendant le crépuscule. Il doit attendre et prier en assemblée, et ne pas prier seul avant le coucher du soleil. Mais si l’on a tardé à prier Minha et que, d’ici à ce qu’il y ait un minyan, le temps du tsèt hakokhavim selon les Guéonim arrivera, il ne faut certainement pas attendre pour prier en assemblée, mais il faut prier seul avant le tsèt hakokhavim. Il ne faut pas s’appuyer sur l’opinion de Rabbénou Tam et de ceux qui partagent son avis. De plus, si l’on ne trouve un minyan pour la prière d’Arvit qu’après la moitié de la nuit, certains disent qu’il vaut mieux prier seul avant la moitié de la nuit que de prier en assemblée après la moitié de la nuit, car il faut a priori lire le Chema dès la sortie des étoiles, et son temps s’étend jusqu’à la moitié de la nuit. Ce n’est qu’a posteriori, si l’on a tardé, que l’on peut lire le Chema seul, puis prier en assemblée après la moitié de la nuit.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 89 - Lois de la prière et de son temps, Halakha 16)
Faut-il renoncer à la prière en assemblée pour aller aux toilettes même si l’on peut se retenir pendant une heure et un cinquième ?
Est-il permis de prier en assemblée si l’on peut se retenir d’aller aux toilettes pendant la durée d’un parsa ?
Que doit-on faire si le temps de la prière risque de passer complètement et que l’on a besoin d’aller aux toilettes ?
Réponse

De même, celui qui a besoin d’aller aux toilettes et peut se retenir pendant une heure et un cinquième, mais que s’il y va il manquera la prière en assemblée, certains disent qu’il doit s’attarder et aller aux toilettes, même si cela lui fait manquer la prière en assemblée, car la prière de celui qui a besoin d’aller aux toilettes n’est valable qu’a posteriori, même s’il peut se retenir pendant une heure et un cinquième. D’autres estiment qu’il ne faut pas manquer la prière en assemblée tant qu’il peut se retenir pendant la durée d’un parsa, car dans ce cas sa prière n’est pas considérée comme une abomination. La règle principale suit la première opinion : il faut renoncer à la prière en assemblée pour prier avec un corps propre, même si l’on peut se retenir pendant la durée d’un parsa. Cependant, si le temps de la prière va complètement passer, dans ce cas de force majeure, qui est considéré comme a posteriori, tant qu’il peut se retenir pendant la durée d’un parsa, il priera.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 89 - Lois de la prière et de son temps, Halakha 17)