Questions pratiques
Lois de la mila pendant Chabbat
Réponse
Il est interdit de pratiquer la mila d'un converti le Chabbat, ni même les jeudis ou vendredis, afin d'éviter de devoir profaner le Chabbat si le converti tombe malade le troisième jour après la mila. A fortiori, il ne faut pas pratiquer la mila, même en semaine, pour des convertis ayant effectué une conversion réformée, car toute conversion sans acceptation des mitsvot n'est pas valide selon la halakha.
Réponse
Toutes ces règles concernent uniquement une mila qui est assurément hors de son temps. Mais pour un nourrisson né un mercredi entre le coucher du soleil et la nuit, dont la mila doit être faite le jeudi de la semaine suivante, il est interdit de repousser la mila après Chabbat ; il faut la pratiquer le jeudi. De même, si un nourrisson est né un lundi entre le coucher du soleil et la nuit, et que la semaine suivante les deux jours de Roch Hachana tombent mardi et mercredi, il est permis de pratiquer la mila le jeudi suivant, car c'est son temps.
Réponse
Lorsqu'un enfant dont la mila a été repoussée en raison d'une maladie, et qu'après sa guérison on a attendu comme il se doit sept jours, si le huitième jour de sa naissance est déjà passé, il ne faut pas pratiquer la mila les jeudi ou vendredi, mais il convient de la repousser au dimanche.
Réponse
Si la mila d'un enfant a été repoussée à cause d'une jaunisse importante, et qu'il a guéri, il n'est pas nécessaire d'attendre sept jours après la guérison ; on peut pratiquer la mila immédiatement après la guérison. En effet, la jaunisse étant fréquente chez les nourrissons, il n'est pas d'usage d'attendre sept jours après la guérison. Toutefois, si l'enfant guérit un jeudi ou un vendredi et que le huitième jour de sa naissance est déjà passé, il ne faut pas faire la mila ces jours-là, mais la repousser au dimanche.
Réponse
Si l'on distribue aux personnes présentes à une mila célébrée le Chabbat du hadass sec pour le sentir, certains estiment qu'il est interdit de l'émietter à la main à cause de l'interdit de tohen. D'autres pensent que si cela est fait pour le sentir, il est permis même a priori de l'émietter à la main. Ceux qui se montrent indulgents à ce sujet ont sur qui s'appuyer, et il n'est pas nécessaire de leur faire de remarque.
Réponse
Il est permis de couper du hadass afin d'en donner une portion à un ami pour qu'il puisse également le sentir, et il n'y a là aucune crainte d'interdit. Cependant, il ne faut pas couper avec un ustensile.
Réponse
Il est d'usage chez beaucoup de personnes, lorsqu'on amène l'enfant à la mila, de poser sur lui une herbe appelée "rouda" pour le protéger du mauvais œil. Il semble permis de demander à un non-juif, le Chabbat, d'apporter cette herbe par le domaine public. A plus forte raison, si le non-juif la transporte d'un domaine privé à un autre domaine privé en passant par le domaine public, il s'agit alors d'un chevout deshevout.
Réponse
Lorsqu'une mila a lieu le Chabbat et qu'un kiddouch avec une collation légère est organisé après la prière, il faut informer l'assemblée que toute personne ayant goûté au vin du kiddouch n'a pas besoin de réciter la bénédiction cheakol sur les autres boissons, car la bénédiction haguefen acquitte toutes les boissons. Seul celui qui n'a pas goûté au vin devra réciter la bénédiction cheakol sur les boissons non alcoolisées. Toute personne scrupuleuse veillera à ne rien consommer à cet endroit à moins de boire elle-même un reviit de vin ou de manger un kazait de gâteau des cinq espèces, après avoir eu l'intention de s'acquitter du kiddouch. Toutefois, il n'est pas nécessaire de réprimander ceux qui se montrent indulgents et ne prennent pas garde à consommer un kazait de gâteau ou un reviit de vin sur place. Il est néanmoins préférable qu'ils mangent au moins un kazait de fruits et récitent la bénédiction finale.
Réponse
Lorsqu'on chante des chants lors du repas d'une mila qui a lieu un Chabbat, il est préférable de commencer par les chants de Chabbat avant ceux de la mila. Toutefois, d'un point de vue strictement halakhique, il n'y a aucune obligation à ce sujet.
Lois de la mila – ordre de la nuit du brit
Réponse
La nuit précédant le jour de la mila est appelée la nuit du "Brit Its'hak". Dans plusieurs endroits, il est d'usage de rester éveillé toute la nuit et d'étudier la Torah auprès du nourrisson. Un ordre d'étude particulier a été établi pour cette nuit, et la coutume est d'inviter dix personnes à la maison pour lire cet ordre d'étude. Il est très souhaitable et agréable que des talmide hakhamim soient présents pour échanger des paroles de Torah. Certains ont également l'habitude d'allumer des bougies cette nuit-là, et l'on s'y réjouit et chante.
Réponse
Il n'est pas obligatoire de faire un repas avec netilat yadaïm et pain la nuit du Brit, il suffit de goûter à des pâtisseries ou autres mets similaires. Si toutefois on mange du pain, ce repas n'est pas considéré comme un seoudat mitsva. Par conséquent, après Roch Hodech Av, il est interdit de manger de la viande lors du repas de la nuit du Brit.
Réponse
Lorsque l'on organise à la maison l'étude du Brit Its'hak en présence de dix hommes adultes, ou lors du repas de la mila, la mère doit se tenir à l'entrée et réciter la berakha du gomel avec la mention du Nom et de la royauté : "Baroukh ata Hachem Elokénou melekh haolam hagomel lehayavim tovot shegmalani kol tov". L'assemblée répond Amen, puis on dit : "HaEl shegmalekh kol tov, Hou yigmalkh kol tov sela". Le mari ne peut pas réciter la berakha du gomel à la place de sa femme, sauf s'il est lui-même tenu de la réciter, par exemple s'il a été malade ou a voyagé d'une ville à l'autre pendant au moins 72 minutes. Dans ce cas, si sa femme entend la berakha (depuis la ezrat nashim ou similaire), a l'intention de s'acquitter de son obligation, et que lui aussi a l'intention de la rendre quitte, elle s'acquitte de la berakha par son intermédiaire.
Réponse
Les hakhamim ont enseigné que lorsqu'une femme donne naissance à un garçon, on doit réciter la berakha hatov vehametiv. Cependant, la pratique courante n'est pas de réciter cette berakha, et l'on se contente de la berakha sheheheyanu que le père du garçon récite au moment de la mila.
Réponse
Si la mila est repoussée en raison de la maladie du nourrisson, il faut organiser l'étude la nuit du Brit, et non la nuit du huitième jour après la naissance. Si la mila tombe un Chabbat, certains avancent l'étude à la nuit de vendredi, et il est préférable également de réunir dix personnes à la maison le vendredi soir pour lire l'ordre de l'étude.
Mitsva de la mila
Réponse
Il existe une mitsva positive pour le père de circoncire son fils, et cette mitsva est plus importante que les autres mitsvot positives, car elle comporte la gravité du karet si, devenu adulte, l’enfant n’est pas circoncis. Treize alliances ont été conclues à propos de la mila dans la paracha de la circoncision. Avraham Avinou n’a été considéré comme complet qu’après avoir été circoncis. Grâce à la mila, une alliance a été conclue concernant le don de la terre d’Israël, et la mila protège du jugement du Guehinam, comme l’ont dit les Sages : Avraham Avinou sauve du Guehinam ceux qui y descendent, à l’exception de celui qui n’a pas été circoncis. Toute personne qui transgresse l’alliance d’Avraham Avinou et laisse son prépuce ou l’a rallongé, même si elle possède la Torah et de bonnes actions, n’a pas de part au monde futur.
Réponse
La mitsva de la mila consiste à couper l’orla, qui recouvre la tête du membre, puis à découvrir la membrane fine située en dessous. Cette action de découverte, appelée pria, fait partie intégrante de la mitsva. C’est pourquoi il a été dit : celui qui a pratiqué la mila sans effectuer la pria, c’est comme s’il n’avait pas accompli la mila.
Réponse
Si des mohalim réalisent la mila et la priah simultanément avec le couteau de la mila, il n'y a pas lieu de les en empêcher, car selon la halakha, il est permis d'effectuer la mila et la priah en une seule fois en coupant les deux peaux avec le couteau de la mila. Cela est également expliqué dans la réponse de Rav Haï Gaon, et même pendant Chabbat cela est valable. Toutefois, il est préférable, a priori, de ne pas s'écarter du minhag, selon lequel la priah se fait spécifiquement avec l'ongle. Tel est le minhag de la majorité des mohalim, et le minhag d'Israël a force de loi. Cependant, pour un grand garçon chez qui il n'est pas possible de faire la priah avec l'ongle, il faut faire la priah avec un scalpel ou des ciseaux.
Réponse
Si le père n’a pas pratiqué la mila sur son fils, le bet din a l’obligation de la réaliser. Si le bet din ne l’a pas accomplie non plus, l’enfant devenu adulte doit lui-même se circoncire. S’il ne se circoncit pas, il est passible de karet.
Réponse
On ne pratique pas la mila sur une personne sans son consentement, sauf si le père a négligé de circoncire son fils et que le Beth Din ne l’a pas fait non plus ; dans ce cas, on circoncit la personne même contre sa volonté.
Réponse
La femme n'est pas tenue d'accomplir la mitsva de la mila pour son fils, car cette obligation incombe au père. Toutefois, il convient qu'elle s'efforce à ce que son fils soit circoncis.

