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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Chabbat

Lois de la mila pendant Chabbat

Est-il permis de pratiquer la mila d'un converti le Chabbat, jeudi ou vendredi ?
Peut-on pratiquer la mila pour un converti issu d'une conversion réformée ?
Réponse

Il est interdit de pratiquer la mila d'un converti le Chabbat, ni même les jeudis ou vendredis, afin d'éviter de devoir profaner le Chabbat si le converti tombe malade le troisième jour après la mila. A fortiori, il ne faut pas pratiquer la mila, même en semaine, pour des convertis ayant effectué une conversion réformée, car toute conversion sans acceptation des mitsvot n'est pas valide selon la halakha.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 331 - Lois de la mila pendant Chabbat, Halakha 41)
Faut-il repousser la mila d'un nourrisson né mercredi entre le coucher du soleil et la nuit si le huitième jour tombe un jeudi ?
Peut-on pratiquer la mila le jeudi suivant Roch Hachana pour un nourrisson né lundi entre le coucher du soleil et la nuit ?
Réponse

Toutes ces règles concernent uniquement une mila qui est assurément hors de son temps. Mais pour un nourrisson né un mercredi entre le coucher du soleil et la nuit, dont la mila doit être faite le jeudi de la semaine suivante, il est interdit de repousser la mila après Chabbat ; il faut la pratiquer le jeudi. De même, si un nourrisson est né un lundi entre le coucher du soleil et la nuit, et que la semaine suivante les deux jours de Roch Hachana tombent mardi et mercredi, il est permis de pratiquer la mila le jeudi suivant, car c'est son temps.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 331 - Lois de la mila pendant Chabbat, Halakha 42)
Quand un enfant guéri d'une maladie doit-il être circoncis si le huitième jour est déjà passé et que l'on se trouve un jeudi ou un vendredi ?
Faut-il attendre sept jours après la guérison d'un enfant malade avant de faire la mila ?
Réponse

Lorsqu'un enfant dont la mila a été repoussée en raison d'une maladie, et qu'après sa guérison on a attendu comme il se doit sept jours, si le huitième jour de sa naissance est déjà passé, il ne faut pas pratiquer la mila les jeudi ou vendredi, mais il convient de la repousser au dimanche.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 331 - Lois de la mila pendant Chabbat, Halakha 43)
Doit-on attendre sept jours après la guérison d'un nourrisson atteint de jaunisse avant de pratiquer la mila ?
Que faire si un enfant guéri de la jaunisse l'est un jeudi ou un vendredi et que le huitième jour est déjà passé ?
Réponse

Si la mila d'un enfant a été repoussée à cause d'une jaunisse importante, et qu'il a guéri, il n'est pas nécessaire d'attendre sept jours après la guérison ; on peut pratiquer la mila immédiatement après la guérison. En effet, la jaunisse étant fréquente chez les nourrissons, il n'est pas d'usage d'attendre sept jours après la guérison. Toutefois, si l'enfant guérit un jeudi ou un vendredi et que le huitième jour de sa naissance est déjà passé, il ne faut pas faire la mila ces jours-là, mais la repousser au dimanche.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 331 - Lois de la mila pendant Chabbat, Halakha 44)
Est-il permis d'émietter à la main du hadass sec le Chabbat lors d'une mila pour le sentir ?
Existe-t-il des avis qui interdisent d'émietter le hadass sec à la main le Chabbat à cause de tohen ?
Réponse

Si l'on distribue aux personnes présentes à une mila célébrée le Chabbat du hadass sec pour le sentir, certains estiment qu'il est interdit de l'émietter à la main à cause de l'interdit de tohen. D'autres pensent que si cela est fait pour le sentir, il est permis même a priori de l'émietter à la main. Ceux qui se montrent indulgents à ce sujet ont sur qui s'appuyer, et il n'est pas nécessaire de leur faire de remarque.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 331 - Lois de la mila pendant Chabbat, Halakha 45)
Peut-on couper du hadass détaché avant Chabbat pour le partager lors d'une mila célébrée le Chabbat ?
Est-il permis de couper le hadass avec un ustensile le Chabbat ?
Réponse

Il est permis de couper du hadass afin d'en donner une portion à un ami pour qu'il puisse également le sentir, et il n'y a là aucune crainte d'interdit. Cependant, il ne faut pas couper avec un ustensile.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 331 - Lois de la mila pendant Chabbat, Halakha 46)
Est-il permis de demander à un non-juif d'apporter l'herbe rouda par le domaine public le Chabbat pour protéger l'enfant du mauvais œil lors de la mila ?
Qu'en est-il si le non-juif transporte la rouda d'un domaine privé à un autre domaine privé en passant par le domaine public le Chabbat ?
Réponse

Il est d'usage chez beaucoup de personnes, lorsqu'on amène l'enfant à la mila, de poser sur lui une herbe appelée "rouda" pour le protéger du mauvais œil. Il semble permis de demander à un non-juif, le Chabbat, d'apporter cette herbe par le domaine public. A plus forte raison, si le non-juif la transporte d'un domaine privé à un autre domaine privé en passant par le domaine public, il s'agit alors d'un chevout deshevout.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 331 - Lois de la mila pendant Chabbat, Halakha 47)
Faut-il réciter la bénédiction cheakol sur d'autres boissons après avoir goûté au vin du kiddouch lors d'une mila célébrée le Chabbat ?
Que doit faire celui qui n'a pas goûté au vin du kiddouch et souhaite boire des boissons non alcoolisées lors d'une mila le Chabbat ?
Est-il nécessaire de réprimander ceux qui ne consomment pas un kazait de gâteau ou un reviit de vin après le kiddouch lors d'une mila le Chabbat ?
Réponse

Lorsqu'une mila a lieu le Chabbat et qu'un kiddouch avec une collation légère est organisé après la prière, il faut informer l'assemblée que toute personne ayant goûté au vin du kiddouch n'a pas besoin de réciter la bénédiction cheakol sur les autres boissons, car la bénédiction haguefen acquitte toutes les boissons. Seul celui qui n'a pas goûté au vin devra réciter la bénédiction cheakol sur les boissons non alcoolisées. Toute personne scrupuleuse veillera à ne rien consommer à cet endroit à moins de boire elle-même un reviit de vin ou de manger un kazait de gâteau des cinq espèces, après avoir eu l'intention de s'acquitter du kiddouch. Toutefois, il n'est pas nécessaire de réprimander ceux qui se montrent indulgents et ne prennent pas garde à consommer un kazait de gâteau ou un reviit de vin sur place. Il est néanmoins préférable qu'ils mangent au moins un kazait de fruits et récitent la bénédiction finale.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 331 - Lois de la mila pendant Chabbat, Halakha 48)
Lors du repas d'une mila qui a lieu un Chabbat, est-il préférable de commencer par les chants de Chabbat ou par ceux de la mila ?
Y a-t-il une obligation halakhique de donner la priorité aux chants de Chabbat lors du repas d'une mila qui a lieu un Chabbat ?
Réponse

Lorsqu'on chante des chants lors du repas d'une mila qui a lieu un Chabbat, il est préférable de commencer par les chants de Chabbat avant ceux de la mila. Toutefois, d'un point de vue strictement halakhique, il n'y a aucune obligation à ce sujet.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 331 - Lois de la mila pendant Chabbat, Halakha 49)
Lois de Mila (circoncision)

Lois de la mila – ordre de la nuit du brit

Comment appelle-t-on la nuit qui précède le jour de la mila ?
Est-il d'usage de rester éveillé toute la nuit et d'étudier la Torah auprès du nourrisson avant la mila ?
Faut-il inviter un nombre précis de personnes pour la lecture de l'ordre d'étude la nuit du Brit Its'hak ?
Réponse

La nuit précédant le jour de la mila est appelée la nuit du "Brit Its'hak". Dans plusieurs endroits, il est d'usage de rester éveillé toute la nuit et d'étudier la Torah auprès du nourrisson. Un ordre d'étude particulier a été établi pour cette nuit, et la coutume est d'inviter dix personnes à la maison pour lire cet ordre d'étude. Il est très souhaitable et agréable que des talmide hakhamim soient présents pour échanger des paroles de Torah. Certains ont également l'habitude d'allumer des bougies cette nuit-là, et l'on s'y réjouit et chante.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 260 - Lois de la mila – ordre de la nuit du brit, Halakha 1)
Est-il obligatoire de faire un repas avec pain et netilat yadaïm la nuit du Brit ?
Le repas avec pain la nuit du Brit est-il considéré comme un seoudat mitsva ?
Peut-on manger de la viande lors du repas de la nuit du Brit après Roch Hodech Av ?
Réponse

Il n'est pas obligatoire de faire un repas avec netilat yadaïm et pain la nuit du Brit, il suffit de goûter à des pâtisseries ou autres mets similaires. Si toutefois on mange du pain, ce repas n'est pas considéré comme un seoudat mitsva. Par conséquent, après Roch Hodech Av, il est interdit de manger de la viande lors du repas de la nuit du Brit.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 260 - Lois de la mila – ordre de la nuit du brit, Halakha 2)
Dans quelles conditions la mère doit-elle réciter la berakha du gomel lors de l'étude du Brit Its'hak ou du repas de la mila ?
Le mari peut-il réciter la berakha du gomel à la place de sa femme après un accouchement ?
Dans quel cas la femme peut-elle s'acquitter de la berakha du gomel par la récitation de son mari ?
Réponse

Lorsque l'on organise à la maison l'étude du Brit Its'hak en présence de dix hommes adultes, ou lors du repas de la mila, la mère doit se tenir à l'entrée et réciter la berakha du gomel avec la mention du Nom et de la royauté : "Baroukh ata Hachem Elokénou melekh haolam hagomel lehayavim tovot shegmalani kol tov". L'assemblée répond Amen, puis on dit : "HaEl shegmalekh kol tov, Hou yigmalkh kol tov sela". Le mari ne peut pas réciter la berakha du gomel à la place de sa femme, sauf s'il est lui-même tenu de la réciter, par exemple s'il a été malade ou a voyagé d'une ville à l'autre pendant au moins 72 minutes. Dans ce cas, si sa femme entend la berakha (depuis la ezrat nashim ou similaire), a l'intention de s'acquitter de son obligation, et que lui aussi a l'intention de la rendre quitte, elle s'acquitte de la berakha par son intermédiaire.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 260 - Lois de la mila – ordre de la nuit du brit, Halakha 3)
Quelle berakha les hakhamim ont-ils instituée à la naissance d'un garçon ?
Est-il d'usage de réciter la berakha hatov vehametiv à la naissance d'un garçon ?
Quelle berakha le père du garçon récite-t-il lors de la mila ?
Réponse

Les hakhamim ont enseigné que lorsqu'une femme donne naissance à un garçon, on doit réciter la berakha hatov vehametiv. Cependant, la pratique courante n'est pas de réciter cette berakha, et l'on se contente de la berakha sheheheyanu que le père du garçon récite au moment de la mila.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 260 - Lois de la mila – ordre de la nuit du brit, Halakha 4)
Quand faut-il organiser l'étude de la nuit du Brit si la mila est repoussée pour cause de maladie du nourrisson ?
Que faire si la mila a lieu un Chabbat concernant l'étude de la nuit du Brit ?
Est-il préférable de réunir dix personnes à la maison le vendredi soir pour lire l'ordre de l'étude lorsque la mila tombe un Chabbat ?
Réponse

Si la mila est repoussée en raison de la maladie du nourrisson, il faut organiser l'étude la nuit du Brit, et non la nuit du huitième jour après la naissance. Si la mila tombe un Chabbat, certains avancent l'étude à la nuit de vendredi, et il est préférable également de réunir dix personnes à la maison le vendredi soir pour lire l'ordre de l'étude.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 260 - Lois de la mila – ordre de la nuit du brit, Halakha 5)
Lois de Mila (circoncision)

Mitsva de la mila

Quelle est la gravité pour un adulte juif qui n’a pas été circoncis selon la halakha ?
Pourquoi la mitsva de la mila est-elle considérée comme plus importante que les autres mitsvot positives ?
Quelles sont les conséquences spirituelles pour celui qui laisse volontairement son prépuce ou le rallonge, même s’il pratique la Torah et les bonnes actions ?
Réponse

Il existe une mitsva positive pour le père de circoncire son fils, et cette mitsva est plus importante que les autres mitsvot positives, car elle comporte la gravité du karet si, devenu adulte, l’enfant n’est pas circoncis. Treize alliances ont été conclues à propos de la mila dans la paracha de la circoncision. Avraham Avinou n’a été considéré comme complet qu’après avoir été circoncis. Grâce à la mila, une alliance a été conclue concernant le don de la terre d’Israël, et la mila protège du jugement du Guehinam, comme l’ont dit les Sages : Avraham Avinou sauve du Guehinam ceux qui y descendent, à l’exception de celui qui n’a pas été circoncis. Toute personne qui transgresse l’alliance d’Avraham Avinou et laisse son prépuce ou l’a rallongé, même si elle possède la Torah et de bonnes actions, n’a pas de part au monde futur.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 261 - Mitsva de la mila, Halakha 1)
En quoi consiste précisément la mitsva de la mila selon la halakha ?
Que signifie la pria lors de la circoncision et pourquoi est-elle indispensable ?
Si la pria n’a pas été réalisée après la coupe de l’orla, la mitsva de la mila est-elle considérée comme accomplie ?
Réponse

La mitsva de la mila consiste à couper l’orla, qui recouvre la tête du membre, puis à découvrir la membrane fine située en dessous. Cette action de découverte, appelée pria, fait partie intégrante de la mitsva. C’est pourquoi il a été dit : celui qui a pratiqué la mila sans effectuer la pria, c’est comme s’il n’avait pas accompli la mila.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 261 - Mitsva de la mila, Halakha 2)
Est-il permis de faire la mila et la priah en une seule fois avec le couteau de la mila ?
Quel est le minhag concernant l'instrument utilisé pour la priah lors de la mila ?
Comment doit-on procéder à la priah pour un adolescent ou un adulte lorsque l'ongle ne peut pas être utilisé ?
Réponse

Si des mohalim réalisent la mila et la priah simultanément avec le couteau de la mila, il n'y a pas lieu de les en empêcher, car selon la halakha, il est permis d'effectuer la mila et la priah en une seule fois en coupant les deux peaux avec le couteau de la mila. Cela est également expliqué dans la réponse de Rav Haï Gaon, et même pendant Chabbat cela est valable. Toutefois, il est préférable, a priori, de ne pas s'écarter du minhag, selon lequel la priah se fait spécifiquement avec l'ongle. Tel est le minhag de la majorité des mohalim, et le minhag d'Israël a force de loi. Cependant, pour un grand garçon chez qui il n'est pas possible de faire la priah avec l'ongle, il faut faire la priah avec un scalpel ou des ciseaux.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 261 - Mitsva de la mila, Halakha 3)
Que doit faire le bet din si le père n’a pas pratiqué la mila sur son fils ?
Quelles sont les obligations de l’enfant devenu adulte si ni son père ni le bet din n’ont pratiqué la mila sur lui ?
Quelle est la sanction pour un adulte qui n’a pas pratiqué la mila sur lui-même ?
Réponse

Si le père n’a pas pratiqué la mila sur son fils, le bet din a l’obligation de la réaliser. Si le bet din ne l’a pas accomplie non plus, l’enfant devenu adulte doit lui-même se circoncire. S’il ne se circoncit pas, il est passible de karet.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 261 - Mitsva de la mila, Halakha 4)
Est-il permis de pratiquer la mila sur une personne sans son consentement ?
Dans quel cas la mila peut-elle être faite contre la volonté de la personne concernée ?
Que se passe-t-il si ni le père ni le Beth Din n'ont fait la mila à un enfant ?
Réponse

On ne pratique pas la mila sur une personne sans son consentement, sauf si le père a négligé de circoncire son fils et que le Beth Din ne l’a pas fait non plus ; dans ce cas, on circoncit la personne même contre sa volonté.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 261 - Mitsva de la mila, Halakha 5)
La mère est-elle tenue d'accomplir la mitsva de la mila pour son fils ?
Sur qui repose l'obligation de faire la mila à un enfant ?
Est-il recommandé que la mère veille à ce que son fils soit circoncis ?
Réponse

La femme n'est pas tenue d'accomplir la mitsva de la mila pour son fils, car cette obligation incombe au père. Toutefois, il convient qu'elle s'efforce à ce que son fils soit circoncis.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 261 - Mitsva de la mila, Halakha 6)