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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de Kriat Chema

Lois des bénédictions du Chema

Peut-on répondre au Kaddich jusqu'à « daamiran bealma » entre les sections de la Kriat Chema ?
Quels sont les endroits précis considérés comme des intervalles entre les sections de la Kriat Chema où l'on peut interrompre pour répondre au Kaddich ?
Réponse

Cependant, entre les différentes sections, il est permis d’interrompre et de répondre au Kaddich jusqu’à « daamiran bealma ». Il est connu que les intervalles entre les sections sont : entre « Yotser hameorot » et « Ahavat olam », entre « Habokher beammo Israël beahava » et « Chema Israël », entre « ouvicharecha » et « vehaya im shamoa », et entre « kimey hashamayim al haaretz » et « vayomer ».

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 22)
Que doit-on répondre lors de la Kedoucha si on l'entend pendant la Kriat Chema ou ses bénédictions ?
Est-il permis de dire le verset « Yimlokh » pendant la Kedoucha lorsqu'on est au milieu de la Kriat Chema ?
Réponse

Celui qui entend la Kedoucha au milieu de la Kriat Chema interrompt et répond avec l’assemblée, même au milieu d’un verset, ainsi qu’au milieu des bénédictions de la Kriat Chema. Cependant, il ne dira pas le texte « Nekadishakh vena’aritsakh » ni « Leoumatam meshabe’him veomrim », mais seulement « Kadosh, Kadosh, Kadosh… » et « Baroukh kevod Hachem mimkomo ». Tout le reste n’appartient pas à la Kedoucha elle-même, mais n’est qu’une introduction à la Kedoucha. De même, il ne répondra pas le verset « Yimlokh », car selon de nombreux décisionnaires, ce verset ne fait pas partie de la Kedoucha. Il vaut donc mieux ne pas répondre.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 23)
Faut-il répondre Amen aux bénédictions pendant la Kriat Chema selon la coutume séfarade ?
Est-il permis de répondre Amen entre les sections de la Kriat Chema, même à la bénédiction que l'on vient de terminer ?
Est-il préférable de terminer les bénédictions de la Kriat Chema en même temps que le chaliah tsibour ?
Réponse

Il ne faut pas répondre Amen aux bénédictions pendant la Kriat Chema et ses bénédictions. La coutume des Séfarades et des communautés orientales, selon l’avis de Maran le Beit Yossef et ses partisans, est que même entre les sections, on ne répond pas Amen, même à la bénédiction que l’on vient de terminer. Par exemple, si l’on a terminé « Baroukh ata Hachem yotser hameorot » avant le chaliah tsibour et que l’on attend un peu, puis que le chaliah tsibour termine cette bénédiction, on ne répondra pas Amen après lui, et il en va de même pour les autres bénédictions de la Kriat Chema. De même, le soir, on ne répond pas Amen après « Baroukh ata Hachem ma’ariv aravim » que dit le chaliah tsibour, même si l’on a terminé avant lui. Il en va de même pour les autres bénédictions de la Kriat Chema du soir. Toutefois, il est bon de terminer les bénédictions de la Kriat Chema en même temps que le chaliah tsibour, afin de ne pas entrer dans une controverse entre les décisionnaires à ce sujet.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 24)
Est-il permis de répondre Amen après la bénédiction HaEl HaKadosh dite par le chaliah tsibour selon le minhag Sefarade ?
Peut-on répondre Amen après la bénédiction Chomea Tefila dans la répétition de la Amida chez les Sefaradim ?
Réponse

Il ne faut pas répondre "Amen" après la bénédiction "HaEl HaKadosh" ni après "Chomea Tefila" lorsque le chaliah tsibour les prononce, selon l'avis du Maran Beit Yossef. Tel est l'usage établi chez les Sefaradim et les communautés d'Orient, et il ne faut pas changer cette pratique.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 25)
Faut-il interrompre la lecture du Chema et de ses bénédictions pour répondre au Kaddich ou à la Kedoucha, même si on les a déjà entendus auparavant ?
Est-il nécessaire de répondre au Kaddich ou à la Kedoucha pendant la lecture du Chema si l'on sait qu'on pourra y répondre plus tard avec un autre minyan ?
Réponse

Celui qui se trouve au milieu de la lecture du Chema et de ses bénédictions, et qui entend le Kaddich ou la Kedoucha, même s'il a déjà eu l'occasion d'entendre et de répondre au Kaddich et à la Kedoucha avant sa prière, doit tout de même interrompre pour répondre au Kaddich et à la Kedoucha. De même, même s'il sait qu'il pourra entendre le Kaddich ou la Kedoucha avec son propre minyan ou un autre minyan plus tard, il doit malgré tout interrompre et répondre au Kaddich et à la Kedoucha avec l'assemblée présente.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 26)
Combien d'Amen doit-on répondre lors du Kaddich pendant les interruptions entre les paragraphes du Chema et de ses bénédictions ?
Doit-on répondre Amen après Titkabal, Al Israel ou Yehe Shelama pendant la lecture du Chema ?
Est-il permis de répondre aux cinq premiers Amen du Kaddich Yehe Shelama pendant la lecture du Chema et de ses bénédictions ?
Réponse

Même dans les interruptions entre les paragraphes du Chema et de ses bénédictions, il ne faut répondre aux Amen du Kaddich que pour les cinq premiers Amen, c'est-à-dire jusqu'à la fin du demi-Kaddich. Mais il ne faut pas répondre Amen après "Titkabal", "Al Israel" ou "Yehe Shelama", car ce ne sont que des coutumes. Néanmoins, tous les Kaddich sont égaux concernant l'interruption pendant la lecture du Chema et de ses bénédictions, et même pour le Kaddich Yehe Shelama que l'on a l'habitude de dire après Aleinou Lechabeah, il faut répondre aux cinq premiers Amen. Contrairement à ceux qui pensent qu'il ne faut pas répondre aux Amen du Kaddich Titkabal ou Yehe Shelama, même pour les cinq premiers Amen, cela n'est pas correct : il faut toujours répondre aux cinq premiers Amen de chaque Kaddich pendant la lecture du Chema et de ses bénédictions.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 27)
Peut-on réciter la bénédiction sur le tonnerre pendant les interruptions entre les paragraphes du Chema et de ses bénédictions ?
Que doit faire celui qui voit un arc-en-ciel alors qu'il se trouve entre les paragraphes du Chema et de ses bénédictions ?
Est-on quitte de la bénédiction sur le tonnerre ou l'arc-en-ciel par une simple pensée sans la prononcer ?
Réponse

Celui qui entend le tonnerre alors qu'il se trouve entre les paragraphes du Chema et de ses bénédictions doit interrompre et réciter, avec mention du Nom et de la royauté, la bénédiction "Chekoho Ougvourato Male Olam", car il s'agit d'une mitsva qui ne peut pas être reportée. Il en est de même pour celui qui voit l'arc-en-ciel : il doit interrompre entre les paragraphes et réciter, avec mention du Nom et de la royauté, la bénédiction "Zokher Habrit Neeman Bivrito Vekayam Bemaamaro". Mais il n'est pas quitte de la bénédiction par une simple pensée du cœur, car la halakha établie est que la pensée n'est pas équivalente à la parole.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 28)
Est-il permis d'interrompre la lecture du Chema et de ses bénédictions pour dire les treize attributs de miséricorde avec l'assemblée ?
Peut-on dire le verset Vezot HaTorah à voix haute lors de l'élévation du Sefer Torah pendant la lecture du Chema ?
Réponse

Celui qui lit le Chema et ses bénédictions ne doit pas interrompre pour dire les treize attributs de miséricorde avec l'assemblée. De même, il ne doit pas dire avec l'assemblée le verset "Vezot HaTorah" lorsque l'on élève le Sefer Torah pour le montrer au public, mais il regardera le Sefer Torah et méditera dans son cœur le verset "Vezot HaTorah", car la pensée n'est pas équivalente à la parole.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 29)
Un chaliah tsibour peut-il interrompre la bénédiction Yotser ou Ahavat Olam pour répondre au Kaddich ou à la Kedoucha d'une autre assemblée ?
Le chaliah tsibour doit-il craindre de déranger l'assemblée en interrompant pour répondre au Kaddich ou à la Kedoucha pendant la lecture du Chema ?
Réponse

Un chaliah tsibour qui se trouve au milieu de la bénédiction Yotser, de Ahavat Olam ou au milieu du Chema, et qui entend le Kaddich ou la Kedoucha d'une autre assemblée qui prie à proximité, s'il est certain qu'il pourra reprendre sa prière, il répondra avec eux au Kaddich et à la Kedoucha, surtout s'il prie à partir d'un sidour. Il ne doit pas craindre d'occasionner une gêne à l'assemblée, car puisqu'il entend et répond à des paroles de sainteté, l'assemblée aussi entend et répond, et ils méritent ainsi d'accomplir une mitsva d'ordre rabbinique qui s'appuie sur le verset "Venikdashti betoch Bnei Israel".

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 30)
Quand doit-on mettre le talit et les tefiline si on les reçoit entre Pessoukei dezimra et Yichtabakh ?
Que faire si on reçoit le talit et les tefiline pendant les bénédictions du Kriat Chema ?
Est-il permis d’interrompre entre la guéoula et la tefila pour s’envelopper dans le talit ?
Réponse

Celui qui ne possède pas de talit ni de tefiline et commence à prier avec l’assemblée, puis on lui apporte le talit et les tefiline entre les Pessoukei dezimra et Yichtabakh, ne doit pas les mettre à ce moment, mais plutôt entre Yichtabakh et Yotser. Si on les lui apporte pendant les bénédictions du Kriat Chema, il s’enveloppe dans le tsitsit et met les tefiline entre les paragraphes, en récitant la bénédiction, sans craindre d’interruption. S’il a déjà commencé la paracha de Vayomer et qu’on lui apporte alors le talit et les tefiline, puisqu’à la fin de la paracha du tsitsit il n’est permis d’interrompre que comme au milieu d’un paragraphe, il ne récitera pas la bénédiction, mais s’enveloppera dans le talit et mettra les tefiline sans bénédiction, puis après la Amida il les touchera et récitera la bénédiction. Si on ne les lui apporte qu’après avoir terminé Gaal Israël, il mettra les tefiline sans bénédiction et commencera immédiatement la prière pour lier la guéoula à la tefila, puis après la prière il s’enveloppera dans le tsitsit, touchera les tefiline et récitera la bénédiction. Il ne faut pas interrompre, même sans bénédiction, pour s’envelopper dans le talit entre la guéoula et la tefila. Tout cela concerne les Séfarades qui suivent les instructions de Maran du Choulhan Aroukh. Quant aux Ashkénazes qui suivent le Rema, si on leur apporte le talit et les tefiline au milieu des bénédictions du Kriat Chema, ils récitent la bénédiction sur les tefiline entre les paragraphes, mais pas sur le talit, qu’ils mettent sans bénédiction, puis après la prière ils le touchent et récitent la bénédiction. Si on les leur apporte après avoir commencé la paracha de Vayomer ou au milieu de la bénédiction Emet Veyatsiv, ils mettent les tefiline avec bénédiction, et seulement s’ils ont terminé Gaal Israël ils les mettent sans bénédiction, puis après la prière ils les touchent et récitent la bénédiction. Chaque communauté suit sa coutume.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 31)
Que doit faire celui qui a oublié de terminer la bénédiction Emet Veyatsiv et a commencé la Amida ?
Si on a complètement oublié de dire la bénédiction Emet Veyatsiv après le Kriat Chema, que faut-il faire ?
Réponse

Celui qui récitait la bénédiction Emet Veyatsiv et, en arrivant près de « Chira Hadacha », a interrompu pour répondre au Kaddich ou à la Kedoucha, puis a oublié de terminer la bénédiction et a commencé la Amida, s’il s’en souvient au milieu de la prière, après avoir terminé la Amida, il dira toute la bénédiction Emet Veyatsiv et conclura « Baroukh Ata Hachem Gaal Israël ». Il en est de même si l’on a complètement oublié de dire la bénédiction Emet Veyatsiv et qu’on a commencé la prière immédiatement après le Kriat Chema : on dira la bénédiction Emet Veyatsiv après la prière.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 32)
Est-il permis de dire le verset Vezot Hatorah avec l’assemblée pendant la bénédiction Veyatsiv Venakhon ?
Peut-on dire Baroukh Hou Oubaroukh Chemo lors de la sortie du Sefer Torah pendant la bénédiction Veyatsiv Venakhon ?
Peut-on répondre Amen lors de la sortie du Sefer Torah pendant la bénédiction Veyatsiv Venakhon ?
Réponse

Celui qui prie et, pendant la bénédiction Veyatsiv Venakhon, alors qu’il arrive à « Chira Hadacha », l’assemblée sort le Sefer Torah pour la lecture, il ne doit pas dire avec l’assemblée le verset « Vezot Hatorah » etc. À plus forte raison, il ne doit pas dire « Baroukh Hou Oubaroukh Chemo ». Mais il répondra « Amen », comme expliqué plus haut.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 33)
Est-il permis de réfléchir à des lois du sidour entre les paragraphes pendant que le chaliah tsibour prolonge la bénédiction Yotser par un chant ?
Faut-il réfléchir à des lois du sidour ouvertement ou discrètement entre les paragraphes pendant la prière ?
Celui qui s’abstient de réfléchir à des lois du sidour entre les paragraphes pendant la prière est-il digne de louange ?
Réponse

Si le chaliah tsibour prolonge la bénédiction Yotser par un chant le Chabbat ou un jour de fête, et qu’un particulier de l’assemblée l’a devancé et se trouve entre les paragraphes, s’il souhaite réfléchir dans son cœur à des lois du sidour, il y a, selon la halakha, une base pour permettre cela, car la règle est que la pensée n’est pas considérée comme la parole. Toutefois, il ne le fera que discrètement, sans attirer l’attention de l’assemblée, afin que cela ne conduise pas d’autres à se permettre d’interrompre même par des paroles inutiles. Celui qui se montre rigoureux sera digne de louange.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 34)
Que doit faire un malade diabétique qui a une crise au milieu du Kriat Chema et de ses bénédictions et doit consommer du sucre ?
Comment doit agir un malade diabétique qui a une crise au milieu de la Amida et doit manger du sucre ?
Réponse

Un malade atteint de diabète qui subit une crise au milieu du Kriat Chema et de ses bénédictions, et qui doit alors consommer immédiatement une portion de sucre, doit réciter la bénédiction « Cheakol Nihya Bidvaro » sur le sucre, car la halakha établit qu’il est interdit de profiter de ce monde sans bénédiction, et quiconque le fait est considéré comme ayant commis une appropriation illicite. Il n’y a donc pas à craindre d’interruption dans ce cas. Mais si la crise survient au milieu de la Amida, il ne récitera pas la bénédiction à voix haute, mais la formulera dans son cœur et consommera le sucre, car rien ne fait obstacle à la préservation de la vie.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 35)
Les femmes sont-elles tenues de réciter le Kriat Chema et ses bénédictions ?
Les femmes séfarades peuvent-elles réciter les bénédictions du Kriat Chema avec mention du Nom et de la Royauté ?
Que doit-on enseigner aux filles séfarades concernant les bénédictions de Baroukh Cheamar et Yichtabakh ?
Réponse

Les femmes sont exemptées de la mitsva du Kriat Chema, car il s’agit d’une mitsva positive dépendant du temps, dont les femmes sont exemptées. Par conséquent, elles sont aussi exemptées des bénédictions du Kriat Chema du soir et du matin. Même s’il est recommandé qu’elles soient rigoureuses envers elles-mêmes et récitent le Kriat Chema pour accepter sur elles le joug du Royaume des Cieux et des mitsvot, néanmoins, elles ne sont pas autorisées à réciter les bénédictions du Kriat Chema avec mention du Nom et de la Royauté, car il y a une crainte de bénédiction vaine. Il convient donc de signaler aux enseignantes des écoles religieuses Beit Yaakov d’enseigner aux filles séfarades à ne pas réciter les bénédictions du Kriat Chema avec mention du Nom et de la Royauté. Il en va de même pour les bénédictions des Pessoukei dezimra, Baroukh Cheamar et Yichtabakh, qu’elles ne doivent pas réciter avec mention du Nom et de la Royauté.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 36)
Que doit faire une personne qui a oublié de réciter les berakhot de la Torah et s'en souvient après avoir terminé la bénédiction Yotser Hameorot ?
Est-il nécessaire de dire la paracha des berakhot des Kohanim lorsqu'on récite les berakhot de la Torah après Yotser Hameorot ?
Réponse

Si quelqu'un a oublié de réciter les berakhot de la Torah et s'en souvient après avoir terminé la bénédiction « Yotser Hameorot », il récitera alors les berakhot de la Torah à cet endroit. Il n'est pas nécessaire de dire à ce moment la section de la paracha des berakhot des Kohanim.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 37)
Que doit faire une personne qui a oublié de dire Yishtabah et s'en souvient au milieu de la bénédiction Yotser Or ?
Est-il permis de dire Yishtabah après la Amida si on l'a oubliée auparavant ?
Peut-on dire Yishtabah au milieu de la bénédiction Emet Veyatsiv si on s'aperçoit de l'oubli à ce moment-là ?
Réponse

Celui qui prie avec l'assemblée et dont le hazan a commencé le Kaddich entre Yishtabah et Yotser alors qu'il venait de terminer la Chirat Hayam, et qui s'est interrompu pour répondre « Amen, Yehe Shemeh Rabba Mevorakh », puis, après avoir répondu « Baroukh Hachem Hamevorakh... », a oublié de dire Yishtabah et a commencé avec le hazan la bénédiction de Yotser Or, s'il s'en souvient au milieu de cette bénédiction, il dira Yishtabah après avoir terminé « Baroukh Ata Hachem Yotser Hameorot ».

De même, s'il se souvient au milieu de la bénédiction Ahavat Olam qu'il n'a pas dit Yishtabah, il pourra la dire après « Habokher Beamo Israël Beahava ». De même, s'il s'en souvient au milieu d'un paragraphe du Kriat Chema, il pourra la dire entre les paragraphes. Même s'il s'en souvient plus tard, par exemple au milieu de la bénédiction Emet Veyatsiv, il pourra dire la bénédiction Yishtabah au milieu de cette bénédiction, car cela est considéré comme une mitsva passagère. Cependant, après la Amida, il n'est plus permis de la dire.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 38)
Que doit faire un hazan remplaçant si le premier hazan s'est interrompu avant la Kedoucha de Yotser ?
Dans le cas où le hazan s'interrompt après la Kedoucha de Yotser, à partir d'où le remplaçant doit-il reprendre ?
De nos jours, si un hazan s'interrompt au milieu de Yotser Or, le remplaçant doit-il recommencer depuis le début de la bénédiction ?
Réponse

Si un hazan perd la voix au milieu de la bénédiction de Yotser et ne peut pas continuer, si cela se produit avant la Kedoucha de Yotser, le hazan qui le remplace doit recommencer depuis le début de la bénédiction de Yotser, car il n'est pas approprié de diviser la bénédiction en deux. Mais si cela arrive après la Kedoucha de Yotser, le second hazan commencera à partir de « El Baroukh Neimot Yitenou... », car la réponse de la Kedoucha par l'assemblée est considérée comme le début de la bénédiction. Toutefois, de nos jours, où chaque membre de l'assemblée prie à voix basse en même temps que le hazan, il n'est jamais nécessaire de recommencer depuis le début de Yotser Or ; le second hazan continue la bénédiction à l'endroit où le premier s'est arrêté.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 39)
Un individu priant seul peut-il réciter la Kedoucha de Yotser ?
Est-il permis de s'interrompre au milieu du Kriat Chema et de ses bénédictions pour répondre à la Kedoucha de Yotser avec l'assemblée ?
Comment est-il recommandé de réciter la Kedoucha de Yotser lorsqu'on prie seul ?
Réponse

La Kedoucha de Yotser peut être dite par un individu seul, car elle n'a pas le même statut que la Kedoucha de la répétition du hazan qui ne se dit qu'en présence de dix personnes. En effet, la Kedoucha de Yotser n'est qu'un récit. Il est donc permis de la dire même sans mélodie, simplement comme une prière. Cependant, il est recommandé, par mesure de piété, que l'individu la récite avec la cantillation des Taamei Hamikra, comme on lit les Neviim. Ainsi, celui qui se trouve au milieu du Kriat Chema et de ses bénédictions et entend la Kedoucha de Yotser du hazan, ne doit pas s'interrompre pour la réciter avec l'assemblée. Il en va de même pour la Kedoucha Desidra, qui est la Kedoucha de « Uva Letsion Goel ».

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 40)
Que doit faire une personne qui doute, en récitant les bénédictions du Kriat Chema, si elle se trouve au milieu de Yotser ou de Ahavat Olam ?
Pourquoi, lorsqu'on doute s'être arrêté au milieu de la berakha de Yotser Or ou de Ahavat Olam pendant le Kriat Chema, ne recommence-t-on pas Yotser Or mais continue-t-on avec Ahavat Olam ?
Réponse

Celui qui récite les bénédictions du Kriat Chema et se retrouve à dire « Haguadol Hagibor Vehanora », mais doute s'il est au milieu de la bénédiction de Yotser (où il doit conclure par « Kadosh Hou ») ou au milieu de la bénédiction Ahavat Olam (où il doit conclure par « Batahnu, Naguila Venisméha Bishouateha »), ne retourne pas à la bénédiction de Yotser, mais continue avec Ahavat Olam, car en cas de doute sur une bénédiction, on adopte la position indulgente.

(Yalkout Yossef, Lois de Kriat Chema, Chapitre 59 - Lois des bénédictions du Chema, Halakha 41)