Questions pratiques
Statut du troisième repas de Chabbat
Réponse
Il faut être très vigilant à accomplir la troisième seouda de Chabbat, et s'efforcer de la faire en mangeant du pain, un peu plus que la quantité d'un kabeitsa de pain (environ 54 grammes), même si l'on est rassasié. Si cela n'est pas possible, on mangera au moins un kazait de pain. Si l'on ne peut pas manger du tout, ou si l'on est malade à cause d'un excès de nourriture, il n'est pas obligé de se faire souffrir, car la seouda a été instituée pour le plaisir et non pour la peine. Il est avisé de ne pas trop manger lors du repas du matin afin de laisser de la place pour la troisième seouda, surtout en hiver lorsque les journées sont courtes.
Réponse
Même ceux qui ont l'habitude de faire le tour de la table le vendredi soir n'ont pas besoin de le faire lors de la troisième seouda de Chabbat.
Réponse
Celui qui n'a pas d'argent pour acheter les besoins de la troisième seouda de Chabbat avant Chabbat, et qui peut les acheter en contractant une dette avec intérêt d'ordre rabbinique, il lui est permis de le faire afin d'accomplir la mitsva de la troisième seouda. A plus forte raison, cela est permis pour la première et la deuxième seouda.
Réponse
Le moment de la troisième seouda commence à partir de l'heure de min'ha, c'est-à-dire à partir de six heures et demie après le lever du soleil. Il faut prier min'ha avant de manger, ou bien désigner quelqu'un pour rappeler de prier min'ha. Si l'on a fait la troisième seouda avant ce moment, il faudra recommencer et manger à nouveau lorsque le temps sera arrivé. Si l'on a commencé à manger avant l'heure de min'ha, et que pendant le repas l'heure de min'ha est arrivée, et que l'on a mangé un kazait après six heures et demie, on est quitte de l'obligation de la troisième seouda, car dans ce cas on ne considère pas le début du repas.
Réponse
Il est préférable de manger la troisième seouda après avoir prié min'ha, et telle est la coutume. Si l'on a mangé avant min'ha et qu'il n'est pas possible de manger à nouveau après min'ha, on est quitte de l'obligation de la troisième seouda. De même, si l'on a des difficultés à manger après la prière de min'ha, ou s'il n'y a pas de minyan pour min'ha, il est permis de manger même a priori avant la prière de min'ha, à condition que le temps de min'ha guedola soit arrivé. Ainsi, dans un village où il n'y a qu'une seule synagogue et où, à cause de la difficulté du trajet, on prie min'ha et arvit l'un à la suite de l'autre à la sortie de Chabbat, on avancera la troisième seouda avant min'ha. Toutefois, il est préférable d'instaurer la prière de min'ha guedola afin de pouvoir manger la troisième seouda en public après la prière de min'ha, surtout selon l'avis du Ari zal, pour qui le moment de la troisième seouda est précisément après la prière de min'ha.
Réponse
Si le repas du matin se prolonge jusqu'à l'heure de min'ha guedola, et qu'il y a un risque de ne pouvoir manger la troisième seouda qu'en se forçant, il faut interrompre le repas, réciter le birkat hamazon, et il est également recommandé de se lever et de sortir de la table pour marquer une interruption, sans laisser une partie des convives à table. Ensuite, on fera netilat yadaim et la berakha hamotsi pour la troisième seouda. Toutefois, a priori, il ne faut pas agir ainsi.
Réponse
La coutume répandue est de ne pas réciter le kiddouch sur le vin lors de la troisième seouda du Chabbat. Cependant, ceux qui font le kiddouch sur le vin au début de cette seouda, il n'est pas nécessaire de les en empêcher. Quoi qu'il en soit, au cours du repas, lorsqu'il est possible, il est correct de réciter la bénédiction sur le vin et d'en boire.
Réponse
Bien qu'il ne soit pas nécessaire de faire le kiddouch sur le vin avant la troisième seouda du Chabbat, il est néanmoins recommandé, selon la kabbala, de boire du vin lors de cette seouda et de réciter la bénédiction « boré peri haguefen ». Si l'on ne dispose que d'une seule coupe de vin, il est préférable de la réserver pour la bénédiction sur la coupe lors du birkat hamazon.
Réponse
Lors de la troisième seouda du Chabbat, il faut également couper sur deux pains entiers (lehem michné). Les femmes sont aussi tenues d'accomplir cette mitsva. Si l'on ne dispose pas de deux pains entiers, on peut assembler deux moitiés de pain de façon à ce qu'ils paraissent entiers. Cependant, il n'est pas d'usage de recouvrir le lehem michné avec une nappe lors de cette seouda. Malgré tout, il est bon d'adopter la rigueur de recouvrir le pain avec une nappe même à la troisième seouda.
Réponse
Si le maître de maison récite la bénédiction sur le vin lors de la troisième seouda du Chabbat et a l'intention d'acquitter tous les convives de leur obligation, il peut s'appuyer sur cette pratique, à condition que les convives aient également l'intention de s'acquitter par sa bénédiction et qu'ils boivent du vin en s'appuyant sur sa bénédiction.
Réponse
Il est recommandé de multiplier les mets raffinés selon ses moyens lors de la troisième seouda du Chabbat, en particulier afin de compléter le nombre de cent bénédictions.
Réponse
Il est bon de consommer du poisson également lors de la troisième seouda du Chabbat. Toutefois, il a déjà été expliqué que celui qui n'apprécie pas le goût du poisson n'est pas obligé de se forcer à en manger pendant Chabbat.
Réponse
Certaines personnes ont l'habitude de manger des œufs durs lors de la troisième seouda de Chabbat, en souvenir du deuil de Moshé Rabbénou qui est décédé un Chabbat. D'autres consomment également des œufs lors de la seouda du matin, dans l'esprit du oneg Chabbat.
Réponse
La troisième seouda de Chabbat doit être faite avec du pain. Si l'on est tellement rassasié qu'il ne peut pas manger de pain, il peut la faire avec tout aliment préparé à partir de l'un des cinq types de céréales, ou avec du pat haba be-kisnin. Si cela aussi lui est impossible, il peut la faire avec des aliments qui accompagnent habituellement le pain, comme la viande ou le poisson, ou même avec des fruits. Il est préférable de consommer des fruits cuits. S'il ne dispose même pas de fruits, il récitera une berakha sur le vin et en boira un reviit.
Réponse
Les femmes sont tenues d'accomplir la troisième seouda de Chabbat, car elles sont égales aux hommes pour toutes les lois de Chabbat. Si elles mangent entre elles, elles doivent également couper sur le lehem michné.
Réponse
Il faut mentionner le passage relatif à l'événement du jour dans la troisième berakha du birkat hamazon, même lors de la troisième seouda. Ainsi, pendant Chabbat, on dit Retse ve-hakhalitsénou, et lors de Yom Tov ou Roch Hodech, on dit Yaale ve-yavo. Si l'on s'est trompé et que l'on a dit Yaale ve-yavo avant Retse ve-hakhalitsénou, on est quitte.
Réponse
Si l'on prolonge son repas et que la nuit tombe, il est permis de continuer à manger, et on mentionnera Retse ve-hakhalitsénou dans le birkat hamazon, car on suit le début du repas. Il n'y a pas de différence à ce sujet entre Chabbat, Hanouka, Pourim ou Roch Hodech, car on se réfère toujours au début du repas.
Réponse
Celui qui a oublié de dire Retse ve-hakhalitsénou dans le birkat hamazon de la troisième seouda de Chabbat, s'il s'en souvient après avoir conclu la berakha de Bone Yerouchalayim, il dira à cet endroit : "Baroukh Ata Hachem, Asher Natan...", puis poursuivra avec la quatrième berakha. Mais s'il a déjà commencé la quatrième berakha, il ne recommence pas depuis le début, car en cas de doute sur une berakha, on adopte la position indulgente.
Réponse
Si une femme a oublié de dire Retse vehakhalitsenu lors de la troisième seouda de Chabbat, même si elle s'en souvient avant d'avoir commencé la quatrième bénédiction du Birkat Hamazon, elle ne doit pas réciter la bénédiction "Asher natan" avec mention du Nom et de la royauté. Elle peut soit dire cette bénédiction sans le Nom et la royauté, soit poursuivre directement avec la quatrième bénédiction.
Réponse
Lorsque Roch Hodech tombe un samedi soir et que l'on termine son repas après la tombée de la nuit, on ne dit pas Yaalé veyavo dans le Birkat Hamazon, mais on ne mentionne que Retse vehakhalitsenu. Cela s'applique a fortiori si l'on récite le Birkat Hamazon avant la tombée de la nuit. Il en est de même lorsque Hanouka tombe un dimanche.

