Questions pratiques
Prière de la veille de Chabbat
Réponse
Celui qui a accepté l'ajout de Chabbat avec la communauté n'a pas le droit d'être indulgent, même pour une interdiction de type chevout. Mais un individu qui a accepté l'ajout de Chabbat seul peut être indulgent concernant les interdictions de type chevout pendant le bein hachmachot dans le cadre d'une mitsva, par exemple en demandant à un non-juif d'allumer des bougies pour ses besoins d'étude, ou s'il a été occupé la veille de Chabbat et souhaite prélever la dîme de ses fruits pour Chabbat.
Réponse
Un mohel qui a accepté Chabbat avant la nuit, après le plag haminha, et qu'une personne vient l'inviter à faire la circoncision de son fils né la veille de Chabbat, s'il y a d'autres mohalim qui n'ont pas encore accepté Chabbat, il faut leur donner la priorité sur le mohel qui a déjà accepté Chabbat, sauf si ce dernier est particulièrement expert.
Réponse
On a l'habitude de prier arvit plus tôt que les jours de semaine, et à partir du plag haminha (soit une heure et quart avant la sortie des étoiles), il est permis de prier arvit, d'accepter Chabbat et de manger immédiatement. Toutefois, il est bon et juste de manger encore un kazayit de pain après l'arrivée de la sortie des étoiles.
Réponse
Lorsque l'on prie la Arvit avant la sortie des étoiles, il est nécessaire que le rav ou le gabaï annonce à l'assemblée, après la prière, de réciter à nouveau le Kriat Chema après la sortie des étoiles.
Réponse
La coutume établie est de ne pas dire dans la prière de Arvit du vendredi soir et des jours de fête le passage « Ve-hou Rahoum Yekhapèr Avon », et il existe plusieurs raisons à cela. Il ne faut pas changer cette coutume. Cependant, dans les Pessoukei Dezimra du matin, on dit « Ve-hou Rahoum », car il s'agit simplement d'une louange. On peut également le dire le soir de Roch Hodech et pendant Hol Hamoed.
Réponse
Notre coutume est de dire le Kaddich Al Israel après « Bame Madlikin », puis de réciter des versets, et ensuite le demi-Kaddich avant de dire « Bar'khou ». Certains, selon le Sidour Etz Haïm, disent « Bar'khou » immédiatement après le Kaddich Al Israel, et ils ont sur quoi s'appuyer ; il convient de les laisser suivre leur coutume.
Réponse
Dans la bénédiction de Hashkivénou lors de la Arvit de Chabbat, on ne conclut pas par "Chomer et Amo Israel...", car Chabbat n'a pas besoin de protection, étant elle-même une protection pour nous. Ainsi, arrivé à "Vehagen Baadénou", on dit "Oufros alénou ve'al Yerouchalayim irkha Soukat Chalom...". Il ne faut pas dire "Soukat Rahamim veChalom", mais uniquement "Soukat Chalom". On conclut : "Baroukh Ata Hachem, Haporeis Soukat Chalom alénou...".
Réponse
Si l'on s'est trompé et a conclu la bénédiction de Hashkivénou le vendredi soir par "Chomer et Amo Israel La'ad", s'il s'en souvient dans le laps de temps appelé "tokh kedé dibour" (le temps de dire "Chalom Aleikha Rabbi"), il doit immédiatement, après le mot "La'ad", dire "Haporeis...". Mais s'il a attendu plus longtemps après la fin de la bénédiction, il est quitte et n'a pas besoin de recommencer la bénédiction de Hashkivénou.
Réponse
Après avoir terminé la bénédiction "Haporeis Soukat Chalom...", on récite le verset "Vechamerou Bnei Israel et HaChabbat...". Lors des fêtes, on dit "Ele Moadei..." et "Vayedaber Moshe...".
Réponse
Il est d'usage de réciter le demi-Kaddich entre la bénédiction de la Géoula et la prière de Arvit, car selon la halakha stricte, la prière de Arvit reste facultative, même pour Arvit de Chabbat et de Yom Tov. Si Roch Hodech tombe un Chabbat et que l'on a oublié de dire "Yaale véyavo" dans la prière de Arvit, on ne recommence pas la prière, car on ne sanctifie pas le mois la nuit.
Réponse
On récite « Vayehoulou » dans la prière silencieuse de Arvit, car Rav Hamnouna enseigne que quiconque prie et dit « Vayehoulou » est considéré comme associé à Hachem dans l'œuvre de la Création. Ne lis pas « Vayehoulou » mais « Vayechalou » : c'est-à-dire, le Saint béni soit-Il et lui. Si, a posteriori, on ne l'a pas dit, on ne fait pas recommencer la prière, d'autant plus qu'on récite « Vayehoulou » lors du Kiddouch.
Réponse
Un garçon qui atteint l'âge de treize ans un Chabbat, c'est-à-dire le jour de sa naissance, a le droit d'officier comme chaliah tsibour pour Arvit de Chabbat. Mais si l'on prie Arvit de Chabbat avant la tombée de la nuit, il ne doit pas officier comme chaliah tsibour. Pour sa propre prière, il lui est permis de prier Arvit avant la nuit, et il n'est pas obligé d'attendre la nuit certaine pour prier afin d'être astreint aux mitsvot. Celui qui est rigoureux et attend la nuit certaine pour prier Arvit afin d'être astreint aux mitsvot est digne de bénédiction. Dans tous les cas, il devra relire le Chema après la tombée de la nuit. De toute façon, toute l'assemblée doit également faire ainsi.
Réponse
Il convient, dans toutes les prières du jour de Chabbat, de dire : "Chabbat kodchekha véyanouhou vo", aussi bien à Chaharit, Moussaf qu'à Min'ha. Mais dans Arvit de Chabbat, il faut dire "véyanouhou va". Ceux qui ont l'habitude de dire à Min'ha "véyanouhou vam" ont sur quoi s'appuyer, à condition de dire : "véhan'hilénou Hachem Elokénou chabbatot kodchekha véyanouhou vam", et non pas "chabbat kodchekha véyanouhou vam" comme se trompent certains.
Réponse
Après la Amida de Arvit de Chabbat, on répète "Vayehoulou" à cause du cas où Yom Tov tombe un Chabbat, car alors on ne le dit pas dans la prière. On le répète aussi pour acquitter ceux qui ne savent pas prier. On le dit à voix haute et debout.
Réponse
Celui qui n'a pas dit "Vayehoulou" avec l'assemblée, lorsqu'il le dit ensuite, ne doit pas avoir l'intention de témoigner, mais simplement le lire comme on lit la Torah. De même, les femmes qui disent "Vayehoulou" ne doivent pas avoir l'intention de témoigner. Certains disent qu'il faut le dire avec une autre personne, mais la règle principale est qu'on peut le dire seul, à condition de ne pas avoir l'intention de témoigner.
Réponse
Le chaliah tsibour récite la berakha "Me'ein Sheva", mais l'individu ne la dit pas. Lors du Chabbat pendant les dix jours de pénitence, on dit "Hamelech Hakadosh She'en Kamohu". Si l'on s'est trompé et que l'on a dit "Hael Hakadosh She'en Kamohu", tant que la berakha n'est pas terminée, il faut reprendre et dire "Hamelech Hakadosh", etc. Mais si la berakha est déjà terminée, on ne recommence pas.
Réponse
Certains hazanim et chaliah tsibour ont l'habitude de s'incliner et de se prosterner au début de la berakha "Me'ein Sheva", pensant que cette berakha est comme la répétition de la Amida à voix basse. Or, ce n'est pas le cas, car en réalité la berakha "Me'ein Sheva" n'est pas considérée comme une répétition, et il n'a pas été institué de s'incliner ou de se prosterner lors de cette berakha. Il est donc préférable de s'abstenir, car il ne faut s'incliner que là où les Sages l'ont institué, comme il est écrit dans le Choulhan Aroukh. Si un chaliah tsibour s'incline et se prosterne au début de cette berakha, on ne le réprimande pas, mais il convient de l'informer que ce n'est pas approprié et de lui enseigner de ne pas s'incliner là où les Sages ne l'ont pas institué.
Réponse
On récite la berakha Me'ein Sheva aussi bien lors de Chabbat que lors de Yom Tov, ainsi que lors du Chabbat qui suit Yom Tov. Si Yom Tov tombe un Chabbat, on ne mentionne pas Yom Tov dans la berakha Me'ein Sheva. Cependant, lors du soir de Pessah qui tombe un Chabbat, on ne récite pas la berakha Me'ein Sheva, car en cas de doute sur une berakha, on adopte la position indulgente. Toutefois, si le chaliah tsibour s'est trompé et a commencé à dire la berakha Me'ein Sheva lors du soir de Pessah tombant un Chabbat, il ne faut pas l'interrompre au milieu de la berakha. Cependant, on ne répondra pas Amen après sa berakha, car en cas de doute sur Amen orphelin, on est indulgent. Après la berakha, on dira "Baroukh Chem Kevod Malkhouto Leolam Vaed".
Réponse
Le chaliah tsibour ne doit réciter la berakha Me'ein Sheva que dans une synagogue, à l'endroit habituel de la prière. Mais si l'on prie dans une maison de jeunes mariés, une maison de deuil ou des lieux similaires, on ne dit pas cette berakha. À Jérusalem, dont la sainteté est plus grande, on a l'habitude de réciter cette berakha en tout lieu, car en raison de sa grande sainteté, elle est considérée comme une synagogue. Et dans un lieu où il y a un tel usage, on ne dit pas "en cas de doute sur une berakha, on est indulgent". Tout cela concerne la vieille ville de Jérusalem, dont la sainteté est plus grande. Et si l'on a pris l'habitude de réciter la berakha Me'ein Sheva aussi dans la nouvelle Jérusalem, ce n'est pas une berakha levatala, en particulier puisque tel était le minhag. Certains parmi nos frères ashkénazes ont l'habitude que même à Jérusalem, on ne récite pas cette berakha dans une maison de jeunes mariés ou de deuil.
Réponse
Lorsque la communauté prie le vendredi soir dans une maison d'étude, un lieu où l'on se réunit pour étudier ensemble, il faut y réciter la berakha Me'ein Sheva. Mais dans une salle attenante à la synagogue, où l'on introduit parfois un Sefer Torah, on ne récite pas la berakha Me'ein Sheva. Cependant, dans la vieille ville de Jérusalem, on a l'habitude de la réciter en tout lieu, comme expliqué précédemment.

