Questions pratiques
Compléter cent bénédictions pendant Chabbat
Réponse
Voir plus haut au Siman 46 pour la règle des cent berakhot en semaine.
Réponse
Il convient, pendant Chabbat, de multiplier la consommation de fruits, de douceurs et de différents types de parfums afin de compléter le compte des cent berakhot. Les femmes aussi doivent compléter cent berakhot. Ainsi, si elles ne peuvent pas atteindre ce nombre avec les berakhot sur les fruits, elles prieront également la tefila de Min'ha.
Réponse
Certains ont l'habitude, après le Birkat Hamazon, de réciter de nouveau la berakha sur un parfum. Cela s'applique lorsque les bois odorants ont été retirés de la table après avoir été bénis avant le Kiddouch, puis rapportés après le Birkat Hamazon. Mais si les parfums sont restés tout le temps sur la table devant lui, il ne faut pas réciter de nouveau la berakha après le Birkat Hamazon, car il n'a pas détourné son attention d'eux. De plus, si l'on sait qu'on va sentir le parfum après le Birkat Hamazon, même si les parfums ont été retirés puis rapportés, il n'est pas permis de réciter la berakha à nouveau, à moins d'avoir détourné son attention. Bien qu'il existe un avis selon lequel le Birkat Hamazon constitue une interruption suffisante pour permettre une nouvelle berakha sur le parfum, étant donné qu'il y a une divergence d'opinions, cela reste un doute, et en cas de doute sur une berakha, on adopte la position indulgente. On récite la berakha "Hanoten reah tov baperot" sur un citron qui a une bonne odeur.
Réponse
Ceux qui ont l'habitude de réciter une berakha sur du poisson ou des aliments similaires après le Kiddouch, avant la berakha de Hamotsi, ont sur quoi s'appuyer. Toutefois, il faut veiller à ne pas consommer la quantité d'un kazayit, afin d'éviter un doute concernant la berakha finale. Si l'on a mangé un kazayit, on ne récitera pas la berakha finale.
Réponse
Bien qu'il faille compléter cent berakhot pendant Chabbat avec des fruits et des douceurs, il ne faut pas réciter une berakha séparée sur chaque fruit individuellement. Par exemple, si l'on a récité "Boré peri haets" sur une pomme, il n'est pas permis de réciter à nouveau cette berakha sur une poire ou un autre fruit. De même, il n'est pas permis de manger un fruit, de réciter la berakha avant et après, puis d'enchaîner immédiatement avec un autre fruit en récitant de nouveau les berakhot avant et après. Cependant, si l'on a récité la berakha finale sans avoir l'intention de continuer à manger, il sera permis, après un certain temps, de réciter à nouveau la berakha.
Réponse
Pendant Chabbat, il est permis de laisser les fruits et les douceurs qui ont été apportés devant soi sur la table jusqu'après le Birkat Hamazon, afin de pouvoir réciter les berakhot avant et après sur eux et ainsi compléter les cent berakhot. Il n'y a pas lieu de craindre que cela constitue une berakha inutile. Il est préférable de demander aux membres de la maison d'apporter ces aliments seulement après le Birkat Hamazon.
Réponse
Celui qui prolonge la troisième seouda de Chabbat, même après la sortie des étoiles, et qui récite ensuite une berakha sur des fruits ou des douceurs, ainsi que le Birkat Hamazon, cela est valable pour compléter l'obligation des cent berakhot chaque jour.
Réponse
Après la seouda du matin de Chabbat, il est d'usage de fixer un moment pour étudier des midrashim ou des textes similaires. Il est interdit de fixer un repas à l'heure où la communauté a l'habitude de se réunir pour l'étude. À plus forte raison, il est interdit de multiplier les conversations futiles pendant Chabbat.
Réponse
Certaines personnes ont l'habitude de rendre visite à leurs parents pendant Chabbat, mais il n'y a aucune obligation halakhique à ce sujet.
Réponse
Les ouvriers et les personnes qui travaillent et qui n'ont pas beaucoup de temps pour étudier la Torah durant la semaine doivent augmenter leur étude de la Torah pendant Chabbat, plus encore que les érudits qui étudient toute la semaine. Il est approprié de fixer, dans chaque endroit, un cours de halakha et d'agada, afin d'enseigner au peuple la voie à suivre et les actions à accomplir. Les Sages ont déjà dit que les Chabbatot et les jours de fête n'ont été donnés au peuple d'Israël que pour qu'ils s'y consacrent à l'étude de la Torah. Il est donc recommandé d'organiser des cours publics, en y intégrant des enseignements de halakha et la paracha de la semaine.
Réponse
Il est une mitsva de produire des nouveautés dans l'étude de la Torah pendant Chabbat, et celui qui n'en est pas capable étudiera des sujets qu'il n'a pas encore appris.
Réponse
Selon la halakha, il n'est pas interdit à un érudit d'étudier en profondeur et avec analyse pendant Chabbat, surtout s'il en tire du plaisir. Il lui est également permis d'étudier des sujets auxquels il n'est pas habitué, s'il a un besoin particulier d'approfondir et de clarifier ces questions. Cependant, à titre de bon conseil, il est préférable de s'occuper pendant Chabbat de midrashim et de livres d'agada, afin de se délecter et de ne pas trop se fatiguer, comme l'a rapporté le Hida dans le Mahabar. C'est d'ailleurs la coutume de la majorité des érudits en tous lieux. Il est particulièrement approprié de fixer un temps pour l'étude du midrash et des livres d'agada, car cela permet de prêcher en public pour guider les gens dans la crainte de Hachem, surtout à notre époque où le peuple est attiré par les paroles d'agada.
Réponse
Celui qui a l'habitude de faire une sieste l'après-midi ne doit pas s'en priver le Chabbat, car cela constitue pour lui un oneg (plaisir) du Chabbat. Cependant, il ne faut pas exagérer dans le sommeil.
Réponse
Il ne convient pas de dire : « Je vais dormir parce que j'ai besoin de travailler cette nuit ou de voyager », mais il faut avoir l'intention de dormir pour le plaisir du Chabbat (oneg Chabbat).
Réponse
Celui qui récite une berakha me'ein chaloch (bénédiction résumée des trois bénédictions) le Chabbat doit y mentionner l'événement du jour. Avant de dire « ki ata tov oumetiv lekhol », il ajoutera : « ve-retse ve-hakhlitsenu beyom haChabbat hazé ». Si l'on a oublié de le dire et que l'on a déjà mentionné le Nom de Hachem à la fin de la bénédiction, on ne recommence pas.
Réponse
Celui qui a oublié de mentionner « retse ve-hakhlitsenu » dans le birkat hamazon du premier ou du deuxième repas de Chabbat, c'est-à-dire le vendredi soir ou au repas du matin, s'il s'en souvient immédiatement après avoir dit « Baroukh ata Hachem » avant de conclure « bone Yerouchalayim », il dira « lamdeni houkecha » puis reprendra « retse ve-hakhlitsenu ». S'il a déjà dit le mot « bone » pour conclure « bone Yerouchalayim », il termine la bénédiction et dira ensuite la bénédiction « asher natan... ». S'il a commencé la quatrième bénédiction après avoir dit « Baroukh ata Hachem Elokénou Melekh haolam » pour dire « la'ad haEl... », il conclura : « asher natan Shabbatot lemenouha... » puis poursuivra la quatrième bénédiction. S'il a commencé la formule de la quatrième bénédiction en disant « la'ad » ou « haEl », il doit reprendre le birkat hamazon depuis le début. La règle est la même pour les femmes et les hommes.
Réponse
Celui qui doute s'il a dit « retse ve-hakhlitsenu » dans le birkat hamazon du vendredi soir ou du repas du matin de Chabbat n'a pas besoin de recommencer le birkat hamazon, car la mention de l'événement du jour n'est qu'une obligation rabbinique, et en cas de doute sur une règle rabbinique, on est indulgent. Cependant, si avant d'avoir commencé la bénédiction « hatov vehametiv » il doute s'il a mentionné « retse ve-hakhlitsenu » ou non, il dira alors : « Baroukh ata Hachem Elokénou Melekh haolam asher natan Shabbatot lemenouha le'amo Israël beahava le'ot ouleverit, Baroukh ata Hachem mekadesh haChabbat ».
Réponse
Si une fête ou Roch Hodech tombe un Chabbat, il faut mentionner dans le birkat hamazon d'abord « retse ve-hakhlitsenu » puis « yaale veyavo », car ce qui est fréquent (Chabbat) précède ce qui l'est moins (fête ou Roch Hodech). Si l'on a oublié et commencé « yaale veyavo » en mentionnant la fête ou Roch Hodech, puis s'est souvenu à la fin de « yaale veyavo » de ne pas avoir dit « retse ve-hakhlitsenu », on dira alors « retse ve-hakhlitsenu » sans avoir besoin de répéter « yaale veyavo », car l'ordre de priorité n'est requis que a priori et non à posteriori. De même, si l'on se souvient de l'oubli de « retse ve-hakhlitsenu » au milieu de « yaale veyavo », il ne faut pas interrompre, mais terminer « yaale veyavo » puis dire « retse ve-hakhlitsenu ». Il n'est pas permis de répéter « yaale veyavo », car il y aurait un risque d'interruption, étant donné que l'obligation a déjà été remplie lors de la première mention.
Réponse
Celui qui souhaite rester éveillé toute la nuit du vendredi soir pour étudier la Torah, et qui en éprouve du plaisir et de la joie, n'enfreint aucune interdiction selon la halakha. Cependant, il est préférable et convenable de dormir un certain temps et de ne pas se priver totalement de sommeil durant cette nuit, surtout lorsqu'il y a lieu de craindre que cela entraîne de la faiblesse ou de la fatigue pendant la tefila du matin de Chabbat.
Réponse
Il est permis de s'asseoir au soleil pendant Chabbat afin de se réchauffer, même si l'on a l'intention de le faire pour des raisons de santé, car cela ne paraît pas comme un acte explicitement destiné à la santé. Cependant, durant les journées chaudes de l'été, s'il en résulte une gêne à rester assis au soleil, il n'est pas approprié d'agir ainsi.

