Questions pratiques
Lois du salage des intestins
Réponse
Lorsqu’un œuf est trouvé dans l’intestin d’une poule après l’abattage rituel et qu’il ne comporte que le jaune, il convient d’être rigoureux et de le considérer comme de la viande, nécessitant une melikha avant de le cuire ou de le frire. Il est préférable de ne pas le saler avec de la viande, mais de l’éloigner un peu de la viande lors de la melikha. Toutefois, selon la stricte loi, il est permis de le saler même avec de la viande. Il est interdit de cuire cet œuf avec du lait. Cependant, si on le mange seul, il est permis de consommer ensuite du fromage ou d’autres aliments lactés. Si l’œuf possède à la fois le blanc et le jaune, même s’il est encore mêlé de tendons, il est considéré comme un œuf complet et il est permis de le manger avec du lait. Il est interdit de le saler avec de la viande, de crainte que le sang de la viande ne soit absorbé par l’œuf, mais si cela a été fait par erreur, l’œuf n’est interdit que dans la couche superficielle, et s’il possède une coquille, il suffit de jeter la coquille pour permettre l’œuf. Si l’œuf ne comportait que le jaune et qu’on a omis de le saler, puis qu’on l’a cuit ou frit sans melikha, a posteriori il est permis de le consommer, car de nombreux décisionnaires considèrent même le jaune seul comme un œuf complet. Il n’est pas nécessaire d’avoir soixante fois son volume pour l’annuler, on se repose sur les décisionnaires qui permettent. Si le blanc et la coquille sont également formés et qu’on les a salés avec de la viande, il est permis de les consommer a posteriori, même sans grande perte.
Réponse
Si des œufs trouvés dans une poule après l’abattage rituel ne comportent que le jaune et qu’on les a cuits par erreur dans un plat sans les avoir salés, il n’est pas nécessaire d’avoir soixante fois leur volume pour les annuler, car le mélange n’est pas interdit. De même, si on les a cuits par erreur avec des aliments lactés ou du fromage, il y a à être indulgent de ne pas interdire le mélange en cas de grande perte.
Réponse
Un œuf trouvé dans une poule après l’abattage rituel, qui ne comporte que le jaune et qui nécessite une melikha avant d’être cuit ou frit, peut être salé et cuit même s’il est resté trois jours sans melikha. On ne le considère pas comme de la viande qui, après trois jours sans melikha, ne peut être cuite mais seulement grillée, car l’œuf reste tendre et on ne présume pas qu’il contienne du sang, tout comme les intestins qui, bien qu’interdits avec du lait, ne sont pas présumés contenir du sang. Cette règle s’applique même sans grande perte.
Réponse
Un œuf trouvé dans l’intestin d’une poule, dont le blanc est également formé avec une coquille molle, bien que la coutume soit d’être rigoureux et de le saler avant cuisson, il est permis de l’avaler cru sans melikha, tout comme il est permis de manger de la viande crue sans aucune melikha.
Lois de la grillade de la viande
Réponse
De même que le salage de la viande permet d’en extraire le sang, la cuisson à la broche sur le feu expulse également le sang de la viande. Ainsi, lorsqu’on souhaite consommer de la viande grillée au feu, il n’est pas nécessaire de la préparer par salage. Même si l’on souhaite ensuite cuire la viande après l’avoir grillée, cela est permis, car tout le sang a déjà été expulsé par la grillade. Toutefois, il est recommandé, par mesure de rigueur, de saupoudrer quelques grains de sel sur la viande avant de la griller, puis de la mettre immédiatement à griller.
Réponse
Lorsqu’on grille de la viande, il n’est pas nécessaire, selon la règle stricte, de la rincer avant la grillade. Cependant, la coutume est de la rincer avant la grillade. Si la viande n’a pas été rincée, elle reste permise à la consommation. Celui qui prend sur lui la rigueur de ne pas manger de viande qui n’a pas été ni rincée ni légèrement salée avant la grillade sera béni.
Réponse
Il est permis de couper du foie ou de la viande en train de griller sur le feu avec un couteau, même si la cuisson n’est pas encore complète et que la viande n’a pas été salée avant la grillade ; le couteau ne devient pas interdit. Il est également permis de piquer une fourchette dans le foie ou la viande pendant la grillade pour les retourner ou vérifier leur cuisson, et la fourchette ne devient pas interdite. Les Ashkénazes sont rigoureux sur ce point a priori.
Réponse
Si les bouchers ne disposent pas d’un couteau réservé à la découpe des graisses interdites, il faut frotter la viande avant la grillade. Toutefois, si cela n’a pas été fait, la viande reste permise a posteriori. Si les bouchers possèdent un couteau spécial pour les graisses interdites, il n’est même pas nécessaire de frotter la viande avant la grillade, même a priori. Quoi qu’il en soit, il a déjà été mentionné que la coutume est de rincer la viande avant la grillade dans tous les cas. Même si cela n’a pas été fait, la viande reste permise.
Réponse
Bien que le feu attire le sang contenu dans la pièce de viande, si du sang coule sur la viande grillée, même si ce sang est froid, on ne considère pas que le feu l’a absorbé, et il rend interdit la partie atteinte à hauteur de la quantité à retirer.
Réponse
La graisse de la viande a le même statut que la viande elle-même, aussi bien pour les lois de trempage, de salage et de rinçage, que pour la grillade.
Réponse
Il est permis de faire rouler et de retourner la broche pendant la cuisson de la viande, même rapidement et de façon continue, et même au début de la cuisson, et cela même lekhatehila. Il n’y a pas à craindre que la viande grillée rejette du sang qui serait ensuite réabsorbé, car le feu l’aspire immédiatement. Tel est l’usage répandu. La broche reste cachère comme elle l’était avant la cuisson. Les Ashkénazes sont rigoureux et ne retournent pas la broche, et ils interdisent également la broche.
Réponse
Il est permis de mettre un oignon ou des pommes de terre sur une broche avec la viande et de les faire griller ensemble, même lekhatehila, car même s’ils absorbent du sang de la viande, ce qu’ils absorbent, ils le rejettent également. Il est aussi permis de griller de la viande hachée avec de la chapelure et de l’oignon, et tel est l’usage répandu.
Réponse
Il est permis de retirer la broche du feu avec le foie ou la viande dessus, au milieu de la cuisson, afin de vérifier si la cuisson est suffisante ou pour arranger les braises, et il n’y a pas à craindre de problème à ce sujet. Les Ashkénazes sont rigoureux sur ce point lekhatehila.
Réponse
Une broche ou une grille de cuisson sur laquelle on a grillé du foie ou de la viande peut être utilisée à nouveau pour griller de la viande ou du foie, sans qu’il soit nécessaire de la chauffer au rouge entre les cuissons. Il n’y a pas à craindre pour le sang absorbé, car ce qu’elle absorbe, elle le rejette également. Les Ashkénazes sont rigoureux sur ce point lekhatehila. Même selon le Rama, il est permis d’être indulgent pour la grille et de ne pas exiger de la chauffer au rouge entre les cuissons, mais pour la broche, il exige de la chauffer au rouge entre les cuissons.
Réponse
Il est permis de griller plusieurs foies ensemble, comme des foies de volaille ou des morceaux de foie, sur une même grille ou une même broche, même si la flamme du feu se trouve à un endroit et n’atteint pas toute la surface du foie ou de la viande.
Réponse
Il est permis de laisser la viande grillée sur la broche après l’avoir retirée du feu et après que la viande a cessé de laisser couler du sang, sans craindre que la viande chaude absorbe du sang de la broche. Les Ashkénazes sont rigoureux sur ce point lekhatehila.
Réponse
Il est d'usage de permettre de rôtir de la viande qui a été cachérisée avec de la viande qui ne l'a pas été pour le sang, sur une même broche. Toutefois, s'il est possible, il est préférable de faire attention à ce sujet. Les Ashkénazes interdisent cela a priori.
Réponse
Si l'on souhaite rôtir des morceaux de viande contenant des veines pleines de sang, il n'est pas nécessaire de déchirer ces veines ; il suffit de placer la partie coupée vers le bas.
Réponse
Celui qui coupe de la viande après sa cuisson et constate qu'un liquide rouge et épais en sort, n'a aucune raison de s'en inquiéter, car ce liquide n'est que du jus et de la graisse, tout le sang contenu dans la viande ayant déjà été expulsé pendant la cuisson.
Réponse
Il est permis de consommer de la viande rôtie qui n'a pas été suffisamment cuite, et même a priori il n'est pas nécessaire de la cuire même à moitié, car le sang qui reste à l'intérieur est considéré comme du sang des organes qui n'a pas été séparé et il est permis. Cependant, si l'on souhaite la cuire après la rôtir, il faut, a priori, la rôtir complètement et non à moitié. Si elle a été rôtie à moitié puis cuite, la viande reste permise à la consommation. De même, un malade à qui le sel est interdit sur prescription médicale pourra rôtir la viande à moitié et la cuire dans une marmite, même a priori.

