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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de la prière

Lois de la repetition et de la reponse Amen

Si quelqu'un dit Modim derabbanan au lieu du texte habituel de Modim dans la Amida silencieuse, est-il quitte ?
Le chaliah tsibour qui dit par erreur Modim derabbanan à la place du texte habituel est-il quitte ?
Réponse

Celui qui s'est trompé dans sa Amida silencieuse et a dit le texte de Modim derabbanan à la place du texte habituel de Modim, ou un chaliah tsibour qui s'est trompé et a dit le texte de Modim derabbanan, est quitte.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 124 - Lois de la repetition et de la reponse Amen, Halakha 27)
Que doit faire celui qui commence la prière de Mousaf ou Minha, dit Hachem sefatai tiftah, puis entend le Kaddich ou la Kedoucha ?
Faut-il répéter le verset Hachem sefatai tiftah après avoir répondu au Kaddich ou à la Kedoucha pendant la prière individuelle ?
Réponse

Celui qui se tient pour prier Mousaf ou Minha, ou une prière de rattrapage, et qui a dit "Hachem sefatai tiftah", puis entend le Kaddich ou la Kedoucha, doit répondre. Ensuite, il recommencera le verset "Hachem sefatai tiftah".

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 124 - Lois de la repetition et de la reponse Amen, Halakha 28)
Si on écoute la répétition du chaliah tsibour et qu'un autre minyan arrive à Amen yehe sheme rabba, doit-on répondre à ce Amen yehe sheme rabba ?
Réponse

Celui qui écoute la répétition du chaliah tsibour et qu'un autre minyan arrive au passage "Amen yehe sheme rabba", il semble qu'il doit répondre "Amen yehe sheme rabba", etc.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 124 - Lois de la repetition et de la reponse Amen, Halakha 29)
Lois de la prière

Chaliah Tsibour qui s'est trompe

Que doit faire une assemblée si le chaliah tsibour s'interrompt ou s'arrête au milieu de la répétition de la tefila à cause d'une erreur ou d'une extinction de voix ?
À partir de quelle bénédiction celui qui remplace le chaliah tsibour doit-il reprendre selon l'endroit où l'erreur s'est produite dans la répétition de la tefila ?
Si le chaliah tsibour s'évanouit ou devient muet pendant la répétition de la tefila, comment celui qui le remplace doit-il procéder ?
Réponse

Si le chaliah tsibour s'est trompé pendant la répétition de la tefila et s'est troublé au point de ne plus pouvoir continuer, ou si sa voix s'est enrouée au milieu de la répétition, une autre personne doit prendre sa place. Cette personne commencera à partir du début de la bénédiction où le premier s'est trompé, si cela s'est produit dans les bénédictions intermédiaires. Mais si l'erreur a eu lieu dans les deux premières bénédictions, il faut recommencer depuis le début. Si l'erreur s'est produite après la Kedoucha, par exemple dans la bénédiction "Ata Kadosh", celui qui prend la relève commencera à partir de "Ata Kadosh", car une fois que l'assemblée a répondu la Kedoucha, la bénédiction de "Ata Kadosh" est considérée comme le début de la bénédiction. Si l'erreur a eu lieu dans les trois dernières bénédictions, il commencera à partir de "Retse". Il en va de même si le chaliah tsibour s'est évanoui ou est devenu muet : celui qui le remplace commencera la tefila selon les modalités expliquées ci-dessus.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 126 - Chaliah Tsibour qui s'est trompe, Halakha 1)
Que doit faire le chaliah tsibour s'il oublie de dire la Kedoucha pendant la répétition de la tefila et s'en rend compte au milieu de la bénédiction Ata Kadosh ?
Si le chaliah tsibour ne se souvient de l'oubli de la Kedoucha qu'après avoir terminé la bénédiction HaEl HaKadosh, comment doit-il procéder ?
Dans le cas où le chaliah tsibour commence la bénédiction Honen HaDaat avant de se rappeler l'oubli de la Kedoucha, que doit-il faire ?
Réponse

Si le chaliah tsibour a oublié de dire la Kedoucha pendant la répétition de la tefila et s'en souvient au milieu de la bénédiction "Ata Kadosh", il doit revenir dire la Kedoucha puis poursuivre "Ata Kadosh". S'il ne s'en rend compte qu'après avoir conclu la bénédiction "HaEl HaKadosh", il dira alors la Kedoucha sans la conclusion de la bénédiction, puis continuera avec "Ata Honen". Si l'oubli n'est constaté qu'après avoir commencé la bénédiction "Honen HaDaat", il faut reprendre la tefila depuis le début afin de dire la Kedoucha.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 126 - Chaliah Tsibour qui s'est trompe, Halakha 2)
Si le chaliah tsibour saute la bénédiction Ata Kadosh après la Kedoucha et commence Ata Honen, comment doit-il corriger son erreur ?
Que doit faire le chaliah tsibour s'il oublie de dire Ata Kadosh après la Kedoucha lors de la tefila de Chaharit ou de Moussaf du Chabbat ?
Réponse

Si le chaliah tsibour s'est trompé lors de la répétition de la tefila et, après avoir dit la Kedoucha avec l'assemblée, a sauté "Ata Kadosh" pour commencer "Ata Honen", même s'il a terminé la bénédiction "Honen HaDaat", il doit revenir à la bénédiction "Ata Kadosh", puis dire ensuite "Ata Honen" et poursuivre dans l'ordre habituel. De même, s'il s'est trompé lors de la tefila de Chaharit du Chabbat et, après la Kedoucha, a oublié de dire "Ata Kadosh" et a commencé "Yismah Moché", ou s'il s'est trompé lors de la tefila de Moussaf du Chabbat et, après la Kedoucha de "Keter", a oublié de dire "Ata Kadosh" et a commencé "Tikanta Shabbat", il doit revenir à "Ata Kadosh" et poursuivre à partir de là, car le fait d'avoir dit l'ordre de la Kedoucha est considéré comme le début de la bénédiction.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 126 - Chaliah Tsibour qui s'est trompe, Halakha 3)
Que doit faire le chaliah tsibour s'il conclut par erreur la bénédiction HaEl HaKadosh pendant les dix jours de Techouva et ne s'en rend compte qu'après le délai de tokh kedé dibour ?
Lorsqu'une erreur de conclusion se produit dans la bénédiction Ata Kadosh pendant les dix jours de Techouva, faut-il recommencer toute la tefila ?
Réponse

Si le chaliah tsibour s'est trompé pendant les dix jours de Techouva et a conclu la bénédiction par "HaEl HaKadosh" sans s'en rendre compte dans le laps de temps de "tokh kedé dibour", il doit revenir à la bénédiction "Ata Kadosh". En effet, puisque l'assemblée a déjà dit la Kedoucha, il n'est pas nécessaire de reprendre la tefila depuis le début.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 126 - Chaliah Tsibour qui s'est trompe, Halakha 4)
Lois de la prière

Lois de Modim Derabbanan

Faut-il se lever pour s’incliner lors de Modim derabbanan même si l’on était assis pendant la répétition de la Amida ?
Est-il nécessaire de s’incliner à la fin de Modim derabbanan lors de la phrase Baroukh El ha-hodaot ?
Comment doit-on s’incliner pendant Modim derabbanan : une simple inclinaison de la tête suffit-elle ?
Réponse

Lorsque le chaliah tsibour arrive à la prière de Modim, l’assemblée doit également s’incliner avec lui et réciter Modim derabbanan. Il a déjà été expliqué plus haut que même celui qui est assis pendant la répétition du chaliah tsibour doit se lever et s’incliner pour Modim derabbanan, car l’inclinaison ne se fait qu’en position debout et non assise. Il ne faut pas s’incliner de façon excessive, il suffit de pencher la tête. On dit : "Modim anahnou lakh, cheata Hachem Elohenou Elohei kol basar..." et on conclut par "Baroukh El ha-hodaot", sans mentionner le Nom divin. Bien qu’il existe un avis selon lequel il faudrait aussi s’incliner à la fin de Modim derabbanan, lors de la phrase "Baroukh El ha-hodaot", la coutume du peuple est de ne s’incliner qu’au début de Modim derabbanan, et ils ont sur quoi s’appuyer. Il est préférable de ne rien changer à cette pratique.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 127 - Lois de Modim Derabbanan, Halakha 1)
Dans quels cas le chaliah tsibour doit-il dire Elohénou véElohé avoténou barekhénou baberakha hameshouléshet ?
Faut-il reprendre la prière si le chaliah tsibour a oublié de dire Elohénou véElohé avoténou lorsqu’il n’y a pas de kohanim ?
Selon la coutume séfarade, dit-on Elohénou véElohé avoténou quand un kohen fait la nesiat kapayim ?
Réponse

Lorsqu’il n’y a pas de kohanim, le chaliah tsibour dit : "Elohénou véElohé avoténou, barekhénou baberakha hameshouléshet..." et termine par "vaAni avar’khem". Si le chaliah tsibour ne l’a pas dit, il n’est pas nécessaire de reprendre la prière. Ce texte n’est récité que lorsqu’il n’y a pas de kohanim, et à un moment où il est approprié de faire la nesiat kapayim. Selon la coutume séfarade, on ne dit pas "Elohénou véElohé avoténou" lorsqu’il y a un kohen qui fait la nesiat kapayim.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 127 - Lois de Modim Derabbanan, Halakha 2)
Le chaliah tsibour doit-il conclure par Vesamou et chemi lorsqu’il récite Elohénou véElohé avoténou en l’absence de kohanim ?
Pourquoi certains chaliah tsibour omettent-ils le verset 'Vesamou et chemi' à la fin de la prière 'Elohénou véElohé avoténou' lorsqu'il n'y a pas de kohanim pour faire Birkat Kohanim ?
Sur quels avis halakhiques la coutume séfarade de dire Vesamou et chemi est-elle fondée ?
Réponse

Quand il n’y a pas de kohanim et que le chaliah tsibour dit "Elohénou véElohé avoténou...", il doit conclure par : "Vesamou et chemi...", car ce verset est une promesse que le Saint béni soit-Il agrée la bénédiction des kohanim. L’expression "vaAni avar’khem" se rapporte à Israël. Certains chaliah tsibour ne le disent pas, car ils ont vu les Ashkénazes agir ainsi, suivant ce qu’a écrit le Rama dans Darké Moché de ne pas le dire, mais ils se trompent. Il faut leur expliquer que nous suivons l’avis de nos maîtres les Guéonim, le Rambam et Maran, dont nous avons accepté les décisions.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 127 - Lois de Modim Derabbanan, Halakha 3)
Que doit répondre l’assemblée après la bénédiction des kohanim récitée par le chaliah tsibour en l’absence de kohanim ?
La réponse Ken yehi ratson doit-elle être dite après chaque verset de la bénédiction des kohanim ou seulement à la fin ?
Réponse

L’assemblée ne répond pas Amen après la bénédiction des kohanim dite par le chaliah tsibour lorsqu’il n’y a pas de kohanim, mais répond "Ken yehi ratson". La coutume est de dire "Ken yehi ratson" après chaque verset, et non seulement à la fin.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 127 - Lois de Modim Derabbanan, Halakha 4)
Lois de Chabbat

Prière de la veille de Chabbat

Faut-il dire le Vidouy lors de la tefila de Min'ha la veille de Chabbat ?
Est-il permis de faire la Nefilat Apayim si l'on prie Min'ha guedola la veille de Chabbat ?
Peut-on faire la Hatarat Kelalot avant Min'ha la veille de Chabbat ?
Réponse

Lors de la tefila de Min'ha la veille de Chabbat, on ne dit pas le Vidouy et on ne fait pas la Nefilat Apayim, car cela est proche de Chabbat. Même si l'on prie Min'ha guedola, on ne fait pas la Nefilat Apayim. Certains ont l'habitude de faire la Hatarat Kelalot chaque veille de Chabbat après Cha'harit ou avant la tefila de Min'ha. C'est également ce qu'a instauré le mekoubal Maharch Ma'aravi.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 267 - Prière de la veille de Chabbat, Halakha 1)
A quel moment est-il préférable de prier Min'ha la veille de Chabbat ?
Est-il permis de commencer la Amida de Min'ha juste avant la sortie des étoiles, même si l'on termine après ?
Que doit faire une assemblée qui arrive à la synagogue après le coucher du soleil la veille de Chabbat pour Min'ha ?
Réponse

A priori, il convient de fixer l'heure de la prière de Min'ha la veille de Chabbat environ vingt minutes avant le coucher du soleil, et immédiatement après Min'ha, on dira la Kabbalat Chabbat. Certains avancent la prière de Min'ha de façon à dire la Kabbalat Chabbat avant le coucher du soleil, tandis que d'autres n'y prêtent pas attention. Un public qui arrive à la synagogue la veille de Chabbat après le coucher du soleil est autorisé à prier Min'ha avec la répétition du Chalia'h Tsibour après le coucher du soleil, et à accepter Chabbat dans les treize minutes et demie qui suivent le coucher du soleil, à condition qu'il y ait nécessité et aussi pour éviter des disputes au sein de l'assemblée, les deux conditions étant requises. Il est évident qu'il faut avertir les fidèles qui arrivent tard à la synagogue qu'ils doivent cesser de travailler environ un quart d'heure avant le coucher du soleil, afin de recevoir le supplément de Chabbat chez eux. Celui qui a tardé à prier Min'ha la veille de Chabbat, et qui est proche de la sortie des étoiles, priera Min'ha même s'il sait qu'au milieu de la Amida arrivera la sortie des étoiles, à condition de commencer la Amida avant la sortie des étoiles. Il est d'usage de commencer Min'ha même si, au milieu de la prière, arrive la sortie des étoiles, et telle est la coutume même la veille de Chabbat, et nous avons l'usage de dire Havineinu. Il ressort également que le Chalia'h Tsibour doit terminer la répétition avant la sortie des étoiles, et s'il ne peut pas terminer avant la sortie des étoiles, il ne commencera pas la répétition, mais on fera seulement la Kedousha.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 267 - Prière de la veille de Chabbat, Halakha 2)
Est-il recommandé de mettre les tefiline de Chimoucha Rabba lors de Min'ha la veille de Chabbat ?
Réponse

Ceux qui ont l'habitude de prier Min'ha avec les tefiline de Chimoucha Rabba, la veille de Chabbat, il est correct de ne pas mettre les tefiline pendant Min'ha.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 267 - Prière de la veille de Chabbat, Halakha 3)
Que doit faire celui qui n'a pas encore prié Min'ha la veille de Chabbat et entend le Bar'khou d'une assemblée qui prie Arvit avant la nuit ?
Peut-on recommencer Min'ha si l'on a accepté Chabbat seul avant de prier Min'ha ?
Réponse

Il a déjà été expliqué que celui qui n'a pas prié Min'ha la veille de Chabbat et qui arrive à la synagogue et entend le "Bar'khou" d'une assemblée proche qui prie Arvit avant la nuit, ne doit pas répondre avec eux au Bar'khou. Il est préférable de faire la condition de ne pas accepter Chabbat et de penser à la réponse au Bar'khou dans son cœur. Toutefois, si quelqu'un a accepté Chabbat seul avant d'avoir prié Min'ha, ou s'il n'a pas dit Ya'ale Véyavo lors de Roch 'Hodech, il recommencera Min'ha, tant qu'il n'a pas encore répondu au Bar'khou avec l'assemblée.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 267 - Prière de la veille de Chabbat, Halakha 4)
Est-il permis de prier Min'ha dans une synagogue où l'assemblée a déjà accepté Chabbat ?
Peut-on commencer la Amida de Min'ha si l'assemblée n'a pas encore accepté Chabbat, même si elle l'acceptera pendant la tefila ?
Réponse

Celui qui n'a pas prié Min'ha la veille de Chabbat et arrive à la synagogue après que l'assemblée a accepté Chabbat ne doit pas prier Min'ha dans cette synagogue, mais il priera ailleurs. Cependant, si au moment où il commence la tefila l'assemblée n'a pas encore accepté Chabbat, il lui est permis de commencer la Amida, même s'il sait qu'au milieu de la tefila l'assemblée acceptera Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 267 - Prière de la veille de Chabbat, Halakha 5)
Pourquoi se tourne-t-on vers l'ouest lors de la récitation de Mizmor leDavid et Lekha Dodi ?
Est-il problématique de tourner le dos à l'Aron Hakodech pendant Lekha Dodi ?
Réponse

Notre coutume est que lors de la récitation de "Mizmor leDavid" et "Lekha Dodi", on se tourne vers l'ouest. Cette coutume a pour source les paroles de l'Ari zal. Même si l'on tourne le dos à l'Aron Hakodech, il ne faut pas remettre en question cette coutume, qui a des fondements très élevés, et il faut laisser les juifs agir ainsi. Il n'y a là ni interdiction ni dénigrement, car cela se fait pour la Kabbalat Chabbat, et de plus, le Sefer Torah est élevé de dix téfa'him au-dessus du sol.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 267 - Prière de la veille de Chabbat, Halakha 6)
Comment doit-on s'incliner lors des trois répétitions de « Boï Kala » pendant la kabbalat Chabbat selon la coutume des hassidim et des personnes pieuses ?
À quel moment reçoit-on les différentes parties de l'âme supplémentaire lors de la kabbalat Chabbat ?
Quelle est la coutume des Juifs originaires du Yémen concernant le talit gadol avant la kabbalat Chabbat ?
Réponse

L'ordre de la Kabbalat Chabbat veut que, selon la coutume des hassidim et des personnes pieuses, on dise trois fois « Boï Kala ». Lors de la première fois, on s'incline légèrement vers la gauche, la deuxième fois vers la droite, et la troisième fois vers l'avant. Au moment de la Kabbalat Chabbat, on reçoit une âme supplémentaire. En disant « Boï Kala », on reçoit l'ajout du nefesh de Ner'an ; ensuite, en répondant « Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed », on reçoit l'ajout du rouah de Ner'an ; et enfin, en disant à la fin des bénédictions du Chema « Oufros alénou veal Yerouchalayim irkha soukat chalom », on reçoit l'ajout du neshama de Ner'an. Au moment où l'on dit « Boï Kala », c'est ainsi que l'on accueille le Chabbat selon notre coutume. La coutume est d'enchaîner après « Boï Kala » avec le chapitre « Bame Madlikin », puis de dire « Mizmor Chir Leyom HaChabbat », et il convient d'agir ainsi. Il suffit de dire « Mizmor Chir » une seule fois, et telle est notre coutume. La coutume des Juifs originaires du Yémen est de s'envelopper dans un talit gadol avant la Kabbalat Chabbat, et si cela se fait avant le coucher du soleil, ils peuvent faire la bénédiction sur le talit.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 267 - Prière de la veille de Chabbat, Halakha 7)
Selon l'avis du Choulhan Aroukh, à quel moment commence l'interdiction de faire un travail le vendredi soir ?
D'après l'enseignement du Ari zal, à quel moment la kabbalat Chabbat prend-elle effet ?
Est-il recommandé de suivre l'opinion du Ari zal concernant le moment où l'on accepte le Chabbat ?
Réponse

Selon l'avis de Maran du Choulhan Aroukh, la récitation de « Mizmor Chir Leyom HaChabbat » est considérée comme « Barékhou et Hachem hamvorakh » pour eux, c'est-à-dire qu'elle constitue la kabbalat Chabbat, et il est alors interdit d'accomplir tout travail. Selon l'avis du Ari zal, la véritable kabbalat Chabbat a lieu lors de la récitation de « Boï Kala », et c'est alors qu'il devient interdit de faire un travail. Le Maharché Germizan écrit dans le Chout Michpetei Tsedek que, selon Maran, même après avoir dit « Boï Kala », ce n'est qu'une simple invitation et non une acceptation réelle du Chabbat. Malgré tout, il est bon d'agir selon l'avis du Ari zal.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 267 - Prière de la veille de Chabbat, Halakha 8)
Combien de temps avant le coucher du soleil suffit-il pour accomplir la mitsva d'ajouter du profane au sacré pour Chabbat ou Yom Tov ?
Est-il nécessaire de verbaliser l'acceptation de l'ajout de Chabbat, ou la pensée suffit-elle ?
Réponse

La mitsva d'ajouter du profane au sacré pour Chabbat et Yom Tov est accomplie même en ajoutant seulement quelques minutes avant le coucher du soleil. Il est bon de dire explicitement, avant le coucher du soleil et après la prière de minha, à voix basse, que l'on accepte sur soi l'ajout de Chabbat (ou de Yom Tov) du profane au sacré. Cependant, cela n'est pas indispensable, et il est également valable d'accepter Chabbat par la pensée.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 267 - Prière de la veille de Chabbat, Halakha 9)