Questions pratiques
Lois de la repetition et de la reponse Amen
Réponse
Celui qui s'est trompé dans sa Amida silencieuse et a dit le texte de Modim derabbanan à la place du texte habituel de Modim, ou un chaliah tsibour qui s'est trompé et a dit le texte de Modim derabbanan, est quitte.
Réponse
Celui qui se tient pour prier Mousaf ou Minha, ou une prière de rattrapage, et qui a dit "Hachem sefatai tiftah", puis entend le Kaddich ou la Kedoucha, doit répondre. Ensuite, il recommencera le verset "Hachem sefatai tiftah".
Réponse
Celui qui écoute la répétition du chaliah tsibour et qu'un autre minyan arrive au passage "Amen yehe sheme rabba", il semble qu'il doit répondre "Amen yehe sheme rabba", etc.
Chaliah Tsibour qui s'est trompe
Réponse
Si le chaliah tsibour s'est trompé pendant la répétition de la tefila et s'est troublé au point de ne plus pouvoir continuer, ou si sa voix s'est enrouée au milieu de la répétition, une autre personne doit prendre sa place. Cette personne commencera à partir du début de la bénédiction où le premier s'est trompé, si cela s'est produit dans les bénédictions intermédiaires. Mais si l'erreur a eu lieu dans les deux premières bénédictions, il faut recommencer depuis le début. Si l'erreur s'est produite après la Kedoucha, par exemple dans la bénédiction "Ata Kadosh", celui qui prend la relève commencera à partir de "Ata Kadosh", car une fois que l'assemblée a répondu la Kedoucha, la bénédiction de "Ata Kadosh" est considérée comme le début de la bénédiction. Si l'erreur a eu lieu dans les trois dernières bénédictions, il commencera à partir de "Retse". Il en va de même si le chaliah tsibour s'est évanoui ou est devenu muet : celui qui le remplace commencera la tefila selon les modalités expliquées ci-dessus.
Réponse
Si le chaliah tsibour a oublié de dire la Kedoucha pendant la répétition de la tefila et s'en souvient au milieu de la bénédiction "Ata Kadosh", il doit revenir dire la Kedoucha puis poursuivre "Ata Kadosh". S'il ne s'en rend compte qu'après avoir conclu la bénédiction "HaEl HaKadosh", il dira alors la Kedoucha sans la conclusion de la bénédiction, puis continuera avec "Ata Honen". Si l'oubli n'est constaté qu'après avoir commencé la bénédiction "Honen HaDaat", il faut reprendre la tefila depuis le début afin de dire la Kedoucha.
Réponse
Si le chaliah tsibour s'est trompé lors de la répétition de la tefila et, après avoir dit la Kedoucha avec l'assemblée, a sauté "Ata Kadosh" pour commencer "Ata Honen", même s'il a terminé la bénédiction "Honen HaDaat", il doit revenir à la bénédiction "Ata Kadosh", puis dire ensuite "Ata Honen" et poursuivre dans l'ordre habituel. De même, s'il s'est trompé lors de la tefila de Chaharit du Chabbat et, après la Kedoucha, a oublié de dire "Ata Kadosh" et a commencé "Yismah Moché", ou s'il s'est trompé lors de la tefila de Moussaf du Chabbat et, après la Kedoucha de "Keter", a oublié de dire "Ata Kadosh" et a commencé "Tikanta Shabbat", il doit revenir à "Ata Kadosh" et poursuivre à partir de là, car le fait d'avoir dit l'ordre de la Kedoucha est considéré comme le début de la bénédiction.
Réponse
Si le chaliah tsibour s'est trompé pendant les dix jours de Techouva et a conclu la bénédiction par "HaEl HaKadosh" sans s'en rendre compte dans le laps de temps de "tokh kedé dibour", il doit revenir à la bénédiction "Ata Kadosh". En effet, puisque l'assemblée a déjà dit la Kedoucha, il n'est pas nécessaire de reprendre la tefila depuis le début.
Lois de Modim Derabbanan
Réponse
Lorsque le chaliah tsibour arrive à la prière de Modim, l’assemblée doit également s’incliner avec lui et réciter Modim derabbanan. Il a déjà été expliqué plus haut que même celui qui est assis pendant la répétition du chaliah tsibour doit se lever et s’incliner pour Modim derabbanan, car l’inclinaison ne se fait qu’en position debout et non assise. Il ne faut pas s’incliner de façon excessive, il suffit de pencher la tête. On dit : "Modim anahnou lakh, cheata Hachem Elohenou Elohei kol basar..." et on conclut par "Baroukh El ha-hodaot", sans mentionner le Nom divin. Bien qu’il existe un avis selon lequel il faudrait aussi s’incliner à la fin de Modim derabbanan, lors de la phrase "Baroukh El ha-hodaot", la coutume du peuple est de ne s’incliner qu’au début de Modim derabbanan, et ils ont sur quoi s’appuyer. Il est préférable de ne rien changer à cette pratique.
Réponse
Lorsqu’il n’y a pas de kohanim, le chaliah tsibour dit : "Elohénou véElohé avoténou, barekhénou baberakha hameshouléshet..." et termine par "vaAni avar’khem". Si le chaliah tsibour ne l’a pas dit, il n’est pas nécessaire de reprendre la prière. Ce texte n’est récité que lorsqu’il n’y a pas de kohanim, et à un moment où il est approprié de faire la nesiat kapayim. Selon la coutume séfarade, on ne dit pas "Elohénou véElohé avoténou" lorsqu’il y a un kohen qui fait la nesiat kapayim.
Réponse
Quand il n’y a pas de kohanim et que le chaliah tsibour dit "Elohénou véElohé avoténou...", il doit conclure par : "Vesamou et chemi...", car ce verset est une promesse que le Saint béni soit-Il agrée la bénédiction des kohanim. L’expression "vaAni avar’khem" se rapporte à Israël. Certains chaliah tsibour ne le disent pas, car ils ont vu les Ashkénazes agir ainsi, suivant ce qu’a écrit le Rama dans Darké Moché de ne pas le dire, mais ils se trompent. Il faut leur expliquer que nous suivons l’avis de nos maîtres les Guéonim, le Rambam et Maran, dont nous avons accepté les décisions.
Réponse
L’assemblée ne répond pas Amen après la bénédiction des kohanim dite par le chaliah tsibour lorsqu’il n’y a pas de kohanim, mais répond "Ken yehi ratson". La coutume est de dire "Ken yehi ratson" après chaque verset, et non seulement à la fin.
Prière de la veille de Chabbat
Réponse
Lors de la tefila de Min'ha la veille de Chabbat, on ne dit pas le Vidouy et on ne fait pas la Nefilat Apayim, car cela est proche de Chabbat. Même si l'on prie Min'ha guedola, on ne fait pas la Nefilat Apayim. Certains ont l'habitude de faire la Hatarat Kelalot chaque veille de Chabbat après Cha'harit ou avant la tefila de Min'ha. C'est également ce qu'a instauré le mekoubal Maharch Ma'aravi.
Réponse
A priori, il convient de fixer l'heure de la prière de Min'ha la veille de Chabbat environ vingt minutes avant le coucher du soleil, et immédiatement après Min'ha, on dira la Kabbalat Chabbat. Certains avancent la prière de Min'ha de façon à dire la Kabbalat Chabbat avant le coucher du soleil, tandis que d'autres n'y prêtent pas attention. Un public qui arrive à la synagogue la veille de Chabbat après le coucher du soleil est autorisé à prier Min'ha avec la répétition du Chalia'h Tsibour après le coucher du soleil, et à accepter Chabbat dans les treize minutes et demie qui suivent le coucher du soleil, à condition qu'il y ait nécessité et aussi pour éviter des disputes au sein de l'assemblée, les deux conditions étant requises. Il est évident qu'il faut avertir les fidèles qui arrivent tard à la synagogue qu'ils doivent cesser de travailler environ un quart d'heure avant le coucher du soleil, afin de recevoir le supplément de Chabbat chez eux. Celui qui a tardé à prier Min'ha la veille de Chabbat, et qui est proche de la sortie des étoiles, priera Min'ha même s'il sait qu'au milieu de la Amida arrivera la sortie des étoiles, à condition de commencer la Amida avant la sortie des étoiles. Il est d'usage de commencer Min'ha même si, au milieu de la prière, arrive la sortie des étoiles, et telle est la coutume même la veille de Chabbat, et nous avons l'usage de dire Havineinu. Il ressort également que le Chalia'h Tsibour doit terminer la répétition avant la sortie des étoiles, et s'il ne peut pas terminer avant la sortie des étoiles, il ne commencera pas la répétition, mais on fera seulement la Kedousha.
Réponse
Ceux qui ont l'habitude de prier Min'ha avec les tefiline de Chimoucha Rabba, la veille de Chabbat, il est correct de ne pas mettre les tefiline pendant Min'ha.
Réponse
Il a déjà été expliqué que celui qui n'a pas prié Min'ha la veille de Chabbat et qui arrive à la synagogue et entend le "Bar'khou" d'une assemblée proche qui prie Arvit avant la nuit, ne doit pas répondre avec eux au Bar'khou. Il est préférable de faire la condition de ne pas accepter Chabbat et de penser à la réponse au Bar'khou dans son cœur. Toutefois, si quelqu'un a accepté Chabbat seul avant d'avoir prié Min'ha, ou s'il n'a pas dit Ya'ale Véyavo lors de Roch 'Hodech, il recommencera Min'ha, tant qu'il n'a pas encore répondu au Bar'khou avec l'assemblée.
Réponse
Celui qui n'a pas prié Min'ha la veille de Chabbat et arrive à la synagogue après que l'assemblée a accepté Chabbat ne doit pas prier Min'ha dans cette synagogue, mais il priera ailleurs. Cependant, si au moment où il commence la tefila l'assemblée n'a pas encore accepté Chabbat, il lui est permis de commencer la Amida, même s'il sait qu'au milieu de la tefila l'assemblée acceptera Chabbat.
Réponse
Notre coutume est que lors de la récitation de "Mizmor leDavid" et "Lekha Dodi", on se tourne vers l'ouest. Cette coutume a pour source les paroles de l'Ari zal. Même si l'on tourne le dos à l'Aron Hakodech, il ne faut pas remettre en question cette coutume, qui a des fondements très élevés, et il faut laisser les juifs agir ainsi. Il n'y a là ni interdiction ni dénigrement, car cela se fait pour la Kabbalat Chabbat, et de plus, le Sefer Torah est élevé de dix téfa'him au-dessus du sol.
Réponse
L'ordre de la Kabbalat Chabbat veut que, selon la coutume des hassidim et des personnes pieuses, on dise trois fois « Boï Kala ». Lors de la première fois, on s'incline légèrement vers la gauche, la deuxième fois vers la droite, et la troisième fois vers l'avant. Au moment de la Kabbalat Chabbat, on reçoit une âme supplémentaire. En disant « Boï Kala », on reçoit l'ajout du nefesh de Ner'an ; ensuite, en répondant « Baroukh Hachem hamvorakh leolam vaed », on reçoit l'ajout du rouah de Ner'an ; et enfin, en disant à la fin des bénédictions du Chema « Oufros alénou veal Yerouchalayim irkha soukat chalom », on reçoit l'ajout du neshama de Ner'an. Au moment où l'on dit « Boï Kala », c'est ainsi que l'on accueille le Chabbat selon notre coutume. La coutume est d'enchaîner après « Boï Kala » avec le chapitre « Bame Madlikin », puis de dire « Mizmor Chir Leyom HaChabbat », et il convient d'agir ainsi. Il suffit de dire « Mizmor Chir » une seule fois, et telle est notre coutume. La coutume des Juifs originaires du Yémen est de s'envelopper dans un talit gadol avant la Kabbalat Chabbat, et si cela se fait avant le coucher du soleil, ils peuvent faire la bénédiction sur le talit.
Réponse
Selon l'avis de Maran du Choulhan Aroukh, la récitation de « Mizmor Chir Leyom HaChabbat » est considérée comme « Barékhou et Hachem hamvorakh » pour eux, c'est-à-dire qu'elle constitue la kabbalat Chabbat, et il est alors interdit d'accomplir tout travail. Selon l'avis du Ari zal, la véritable kabbalat Chabbat a lieu lors de la récitation de « Boï Kala », et c'est alors qu'il devient interdit de faire un travail. Le Maharché Germizan écrit dans le Chout Michpetei Tsedek que, selon Maran, même après avoir dit « Boï Kala », ce n'est qu'une simple invitation et non une acceptation réelle du Chabbat. Malgré tout, il est bon d'agir selon l'avis du Ari zal.
Réponse
La mitsva d'ajouter du profane au sacré pour Chabbat et Yom Tov est accomplie même en ajoutant seulement quelques minutes avant le coucher du soleil. Il est bon de dire explicitement, avant le coucher du soleil et après la prière de minha, à voix basse, que l'on accepte sur soi l'ajout de Chabbat (ou de Yom Tov) du profane au sacré. Cependant, cela n'est pas indispensable, et il est également valable d'accepter Chabbat par la pensée.

