Questions pratiques
Lois de la prière de Moussaf pendant Chabbat
Réponse
La coutume répandue est de dire "Barhou et Hachem Hamevorakh" après le dernier Kaddich, aussi bien le Chabbat que les jours de fête. Certains ont l'habitude de dire "Barhou" lors du dernier Kaddich de Min'ha, pour ceux qui ne l'ont pas entendu à Cha'harit, mais telle n'est pas notre coutume.
Consolation des endeuillés et visite des malades pendant Chabbat
Réponse
Il est permis de réconforter les endeuillés pendant Chabbat, mais il ne faut pas mentionner de paroles de consolation habituelles. On s'assoit un peu avec eux et on les encourage par des paroles de morale et de foi, afin de les soutenir et de les fortifier dans leur tristesse, et il ne faut rien ajouter de plus. Certains ont l'habitude de dire à l'endeuillé pendant Chabbat : « Chabbat est un jour où l'on ne console pas, et la consolation viendra bientôt. » Il est rapporté dans la Guemara que ce n'est qu'avec difficulté que l'on a permis de réconforter les endeuillés pendant Chabbat. Par conséquent, ceux qui ont l'habitude de ne rendre visite aux endeuillés que pendant Chabbat et pas les autres jours de la semaine n'agissent pas correctement.
Réponse
Chabbat n'interrompt pas la période de deuil, et il compte dans les sept jours de deuil. Toutes les lois du deuil s'appliquent pendant Chabbat, à l'exception de celles qui sont en public. Il est donc permis de porter ses chaussures pendant Chabbat et de changer ses vêtements extérieurs.
Réponse
Il est permis de rendre visite à un malade pendant Chabbat, mais il ne faut pas lui parler comme on le ferait en semaine. On lui dira plutôt : « Chabbat est un jour où l'on ne crie pas, et la guérison viendra bientôt », etc.
Statut du jeûne pendant Chabbat
Réponse
Il est interdit de jeûner pendant le Chabbat, même en cas de grandes difficultés ou de décrets sévères. Même si l’on a l’intention de jeûner seulement pendant quelques heures, cela reste interdit.
Réponse
Il faut s’empresser de manger après la tefila, avant que six heures de la journée ne se soient écoulées. Même si l’on étudie ou prie et que cela retarde le repas, cela reste interdit. C’est pourquoi les chalihei tsibour ne doivent pas prolonger excessivement leur tefila, afin que l’assemblée puisse rentrer chez elle, faire le kiddouch et manger avant la sixième heure de la journée.
Réponse
Celui qui sait que la tefila va se prolonger jusqu’à midi a intérêt à boire le matin, avant la tefila de Chaharit, de l’eau, du café ou du thé, que ce soit pendant le Chabbat, un jour de Yom Tov ou à Roch Hachana.
Réponse
Celui qui voit un mauvais rêve la nuit du Chabbat ne doit pas jeûner un taanit halom pendant le Chabbat, même si le rêve fait partie des trois mauvais rêves mentionnés dans le chapitre Haroé et dans le Choulhan Aroukh. Il consacrera plutôt ce jour de Chabbat à l’étude de la Torah et à la lecture de Tehilim selon ses capacités, en évitant les conversations profanes, et cela sera accepté pour expier à sa place. Toutefois, si son cœur est très angoissé, que son âme est profondément affectée et qu’il souffre beaucoup, il lui est permis de jeûner pendant le Chabbat, et il passera toute la journée à la synagogue à étudier la Torah selon ses forces, afin d’annuler le mauvais décret. Il dira « Anénou » à la fin de « Elokai Netsor ». Cette règle s’applique aussi à Yom Tov, bien que ce soit également un jour de joie. Celui qui jeûne le Chabbat ne récitera pas la bénédiction du guéfen lors du kiddouch du jour, car il ne boit pas, et de plus, il n’y a de kiddouch que dans le cadre d’un repas. Il devra jeûner le dimanche pour réparer le fait d’avoir annulé le plaisir du Chabbat, et il fera techouva et sera guéri. Et s’il lui est difficile de jeûner le dimanche, il jeûnera plus tard.
Réponse
Si quelqu’un rêve qu’on lui ordonne du ciel de jeûner pendant le Chabbat ou de transgresser même une interdiction légère, il lui est interdit d’écouter ce rêve, que ce soit lui-même qui l’ait rêvé ou que d’autres aient rêvé cela à son sujet.
Réponse
Il est interdit de pleurer pendant le Chabbat ou de se provoquer une quelconque souffrance. Cependant, certains disent que si une personne ressent du plaisir à pleurer, car cela lui permet d’apaiser sa peine, il lui serait permis de pleurer pendant le Chabbat.
Ordre du repas du matin de Chabbat
Réponse
Il convient que la table soit dressée, le lit bien préparé et une nappe étendue, comme pour le repas du soir de Chabbat. On récitera la bénédiction sur le vin « Boré peri haguefen », ce qui constitue le kidousha rabba. Il est d'usage de dire avant le kidoush le psaume « Mizmor leDavid Hachem ro'i lo ehsar », le verset « Im tashiv michabat raglecha », « Vechamerou bene Israel », et « Al ken berakh Hachem et yom hachabbat vayekadeshehou ». Ensuite, on procède au netilat yadaïm, puis on prend deux pains (lechem michné) comme le soir, et l’on prend le repas.
Réponse
Le kidoush du matin doit également être fait à l’endroit où l’on prend le repas. Il est interdit de goûter quoi que ce soit avant le kidoush, tout comme pour le kidoush du soir.
Réponse
Les hommes ne sont soumis à l’obligation du kidousha rabba (le kidoush du matin) qu’après la prière. Il leur est donc permis de boire du thé ou du café, même sucré, avant la prière de Chaharit. Il est toutefois préférable de s’abstenir d’ajouter un peu de lait dans le café ou le thé avant la prière, sauf pour une personne faible, et dans ce cas, après avoir récité les berakhot hacha’har et les berakhot haTorah.
Réponse
Il est interdit aux femmes de manger ou de boire avant le kidoush le soir de Chabbat. Concernant le matin de Chabbat, les femmes qui n’ont pas d’heure fixe pour la prière, et qui prient parfois Chaharit, parfois Min’ha ou Arvit, dès l’aube il leur est interdit de goûter même de l’eau avant le kidoush, car l’obligation du kidoush leur incombe déjà. Elles ne doivent rien consommer avant le kidoush. Toutefois, en cas de nécessité, comme une femme un peu malade ou une femme qui allaite, elle peut s’appuyer sur les avis qui permettent de goûter le matin avant le kidoush, puisque le jour a déjà été sanctifié la veille par le kidoush du soir. Cela concerne une femme qui n’a pas l’habitude de prier Chaharit chaque jour. Mais une femme qui a l’habitude de prier Chaharit peut goûter le matin de Chabbat avant la prière de Chaharit.
Réponse
Il est permis de donner un gâteau ou des fruits à un enfant le matin de Chabbat, avant la prière de Chaharit et avant le kidoush, surtout dans les endroits où la prière de Chaharit et de Moussaf s’allonge le Chabbat.
Réponse
Un malade à qui les médecins ordonnent de manger le matin avant la prière n’est pas tenu, selon la halakha, de faire le kidoush avant de manger. Toutefois, s’il souhaite faire le kidoush sur le vin, qu’il soit béni ; il boira alors la quantité d’une pleine bouche de vin et mangera au moins un kazayit de gâteau pour accomplir la mitsva de kidoush à l’endroit du repas. Ce n’est pas considéré comme de l’orgueil de boire du vin avant la prière, car son intention est uniquement d’accomplir la mitsva du kidoush. Après avoir prié Moussaf, il refera le kidoush sur le vin afin de s’acquitter selon tous les avis.
Réponse
Selon la halakha, il est permis de consommer de façon occasionnelle, comme du pain jusqu’à la quantité d’un kabetsa, ou des fruits, même en grande quantité, sans avoir fait le kiddouch, entre la prière du matin et celle de Moussaf, que ce soit le Chabbat ou les jours de fête, et même à Roch Hachana avant les sonneries du chofar, ou à Souccot avant la prise du loulav, car l’obligation du kiddouch ne s’applique qu’après Moussaf. Toutefois, il n’est permis de se montrer indulgent que pour une personne faible ou malade, et dans le cas où il n’a pas la possibilité de faire le kiddouch sur le vin d’abord. Mais s’il a la possibilité de faire le kiddouch d’abord, il devra le faire, boire seulement la quantité d’une pleine bouche, puis manger un kazayit de gâteau ou plus, jusqu’à un kabetsa, et ensuite consommer des fruits ou des douceurs selon son désir. Après Moussaf, il refera le kiddouch sur le vin et prendra un repas de type fixe, afin de s’acquitter de l’obligation du deuxième repas de Chabbat, car on ne s’acquitte de cette obligation qu’avec du pain.
Réponse
Un chaliah tsibour qui lit la Torah dans plusieurs offices et qui ressent une faiblesse est également autorisé à consommer un repas léger sans kiddouch entre la prière du matin et celle de moussaaf, lorsqu'il n'a pas la possibilité de faire le kiddouch sur le vin avant de manger. Après la prière de moussaaf, il devra refaire le kiddouch sur le vin et prendre un repas fixe avec du pain. Cependant, il n'est pas permis de consommer du pain en quantité supérieure à un kabetsa avant la prière de moussaaf, que ce soit le Chabbat ou les jours de fête.
Réponse
Celui qui fait le kiddouch sur le vin le Chabbat, puis mange ensuite un kazayit de gâteau et boit des boissons non alcoolisées, ne doit pas réciter de bénédiction sur ces boissons, car la bénédiction du vin dispense également de la bénédiction initiale sur les autres boissons. Même si ces boissons n'étaient pas présentes devant lui, mais qu'il avait l'intention de les consommer, la bénédiction du vin, bien qu'elle ait été récitée pour la mitsva et non pour une consommation régulière de vin, suffit à acquitter les autres boissons.
Réponse
Dans un endroit où il n’y a pas de vin cachère disponible dans la ville, on fera le kiddouch sur une boisson locale importante (hamar medina). Ceux qui ont l’habitude de faire le kidousha rabba sur de la bière ou du shékar, alors qu’il y a du vin en ville, sous prétexte que le vin est cher ou qu’ils préfèrent la bière, n’agissent pas correctement, car selon Maran, il n’est permis de faire le kiddouch sur la bière ou le shékar que s’il n’y a pas de vin en ville, ou que le vin lui nuit. Si l’on ne dispose pas de hamar medina, on récitera les versets "Im tashiv michabat raglecha..." et "Vechamerou bene Israel...", puis on récitera la bénédiction du hamotsi et on mangera. Même pour le kiddouch du matin, il ne faut pas faire kiddouch sur du café, du thé ou d’autres boissons. Ce n’est qu’en cas de grande nécessité, lorsqu’on ne dispose ni de vin ni de hamar medina, que l’on récitera la bénédiction "cheakol" sur une autre boisson, ce qui pourra servir à la place du kiddouch.

