Questions pratiques
Lois de la berakha sur l’arc-en-ciel et le soleil
Réponse
Ceux qui ont l'habitude de réciter Alénou léchabéa'h après la berakha du soleil doivent veiller, lorsqu'ils disent « va'anah'nu kor'im oumishta'havim », à ne pas se prosterner face au soleil, mais à se tourner sur les côtés et à se prosterner devant Hachem avec respect et sainteté.
Berakhot particulières et intention pour le Ciel
Réponse
Il est interdit de prier pour ce qui s'est déjà passé. Par exemple, si quelqu'un entre dans une ville, entend un cri et dit : « Puisse-t-il être la volonté d'Hachem que ce cri ne provienne pas de ma maison », ou si sa femme est enceinte depuis plus de quarante jours et il dit : « Puisse-t-il être la volonté d'Hachem que ma femme donne naissance à un garçon », cela est considéré comme une prière vaine. Il convient plutôt de prier pour l'avenir et de remercier pour le passé. Par exemple, celui qui entre dans une grande ville dira : « Puisse-t-il être la volonté d'Hachem notre D.ieu que Tu me fasses entrer dans cette ville en paix ». Une fois entré en paix, il dira : « Je Te remercie, Hachem notre D.ieu, de m'avoir fait entrer dans cette ville en paix ». S'il souhaite en sortir, il dira : « Puisse-t-il être la volonté d'Hachem que Tu me fasses sortir de cette ville en paix ».
Réponse
Celui dont la femme doit accoucher priera pour qu'elle accouche dans de bonnes conditions, en paix, et que l'enfant soit viable, engagé dans les mitsvot et les bonnes actions.
Réponse
Comme expliqué précédemment, celui qui voyage d'une ville à une autre sur une distance d'au moins une parsa doit réciter la tefilat haderekh dès qu'il quitte la ville. Voir plus haut au siman 110 pour les détails concernant les lois de la tefilat haderekh.
Réponse
Il convient que l'homme ait l'habitude de dire : « Tout ce que fait le Miséricordieux, Il le fait pour le bien ».
Réponse
Si une personne ne peut pas étudier l'après-midi sans faire une sieste, elle dormira. À son réveil, il n'est pas nécessaire de réciter la berakha Elohai neshama, mais il devra se laver les mains avec un ustensile, sans berakha. Il ne faut pas prolonger la sieste de l'après-midi. Même dans ce cas, l'intention ne doit pas être de profiter physiquement, mais de renforcer son corps pour servir Hachem. De même, dans tout ce dont on profite dans ce monde, il ne faut pas viser son propre plaisir, mais renforcer son corps pour le service divin, comme il est écrit : « Dans toutes tes voies, connais-Le », et les Sages ont dit : « Que toutes tes actions soient pour le Ciel ». Même les choses permises, comme manger, boire ou marcher, doivent être faites pour servir son Créateur ou pour ce qui y conduit. Ainsi, même si l'on a soif ou faim et que l'on mange ou boit pour son plaisir, ce n'est pas louable ; il faut avoir l'intention de manger et boire pour avoir la force de servir son Créateur.
Lois des bénédictions de la Meguila
Réponse
Celui qui lit la meguila le soir récite avant la lecture trois berakhot : "Al mikra meguila", "Chéassa nissim" et "Chéhé'héyanou". Le jour, il ne recommence pas à réciter la berakha de "Chéhé'héyanou".
Réponse
Si l'on a oublié de réciter "Chéhé'héyanou" ou une autre berakha, on la récite à l'endroit où l'on s'en souvient, tant que la lecture de la meguila n'est pas terminée. Même si l'on s'en souvient au dernier verset, on récitera alors "Chéhé'héyanou". Mais si l'on a terminé toute la lecture de la meguila et que l'on se rend compte que l'on n'a pas récité "Chéhé'héyanou", on récitera "Chéhé'héyanou" sur la lecture de la meguila du jour.
Réponse
Même une personne qui a déjà récité toutes les berakhot et lu la meguila à la synagogue peut recommencer à réciter toutes les berakhot, y compris "Chéhé'héyanou", pour acquitter les femmes de son foyer ou d'autres personnes.
Réponse
Pendant les douze mois de deuil pour un père ou une mère, ou pendant les trente jours de deuil pour d'autres proches, il est permis de lire la meguila en public, même si la berakha de "Chéhé'héyanou" est dite dans la joie. Même selon les avis plus stricts, si le endeuillé est le chaliah tsibour attitré et qu'il n'y a personne d'aussi compétent que lui pour lire la meguila, il peut la lire en public avec toutes les berakhot. De plus, lorsqu'il lit la meguila pour lui-même ou pour acquitter les femmes de son foyer, il est permis selon tous les avis de réciter aussi "Chéhé'héyanou" lors de sa lecture.
Réponse
Celui qui ne possède pas de meguila cachère et se trouve sur un bateau ou dans le désert ne doit pas réciter la berakha de "Chéhé'héyanou" à Pourim sur le repas de Pourim, car cette berakha n'a été instituée que pour la lecture de la meguila, et non pour le jour de Pourim lui-même.
Réponse
Celui qui ne possède pas de meguila cachère et se trouve dans le désert ou sur un bateau ne doit pas réciter le halel avec les berakhot. Il lira cependant tout le halel sans berakha. Toutefois, s'il possède une meguila non cachère, il la lira tout de même, sans berakha, aussi bien le soir que le jour.
Réponse
Il est interdit de parler pendant la lecture de la meguila jusqu'après la dernière berakha. Si celui qui écoute a parlé d'autres choses pendant que le lecteur continuait la lecture, il n'est pas quitte de son obligation et doit reprendre la lecture à partir du verset où il a parlé et continuer jusqu'à la fin. Il peut lire plusieurs mots ou plus à partir d'un houmach s'il n'a pas de meguila cachère en main. Selon le Levouch, celui qui tient en main une meguila non cachère ne doit pas lire avec le chaliah tsibour, car il se concentre sur sa propre lecture et c'est comme s'il lisait par cœur.
Réponse
Celui qui lit la meguila ne doit pas s'interrompre au milieu de la lecture, sauf pour demander par crainte ou répondre par respect au milieu d'un chapitre, et entre les chapitres, il peut demander par respect et répondre à toute personne, comme il est d'usage lors de la lecture du Chema et de ses bénédictions. S'il entend le Kaddich ou la Kedoucha, il doit s'interrompre et répondre, même au milieu d'un verset. Il semble également qu'il faille répondre "Amen" aux bénédictions, comme pour les Pessoukei dezimra. Cependant, si l'on n'a pas de meguila cachère et que l'on écoute la lecture de la meguila du chaliah tsibour, il ne faut pas s'interrompre pour répondre au Kaddich ou à la Kedoucha, afin de ne pas perdre la mitsva de la lecture de la meguila. Celui qui est occupé par une mitsva est exempt d'une autre mitsva.
Réponse
Si, pendant la lecture de la meguila, on s'aperçoit que la lune est visible et que l'on craint qu'en attendant la fin de la lecture elle soit couverte par les nuages, on doit interrompre la lecture pour réciter la berakha de la lune, puis reprendre la lecture de la meguila à l'endroit où l'on s'est arrêté, sans s'interrompre pour autre chose que cette berakha. Il est évident que si l'on voit la lune avant de commencer la lecture de la meguila, il faut d'abord réciter la berakha de la lune de peur qu'elle ne soit ensuite couverte.
Réponse
Celui qui lit la meguila en somnolant, tant qu'il n'est pas complètement endormi, est quitte de son obligation. Mais celui qui écoute la meguila en somnolant n'est pas quitte.
Réponse
Celui qui écoute la meguila et s'endort ou somnole pendant la lecture, puis se réveille avant la fin, doit reprendre la lecture à partir du verset où il s'est endormi ou a somnolé, et continuer jusqu'à la fin de la meguila. Il ne suffit pas de lire uniquement les versets pendant lesquels il a dormi, car il est établi que celui qui lit la meguila dans le désordre n'est pas quitte.
Réponse
Si l'on a fait une pause pendant un temps suffisant pour terminer toute la meguila, que ce soit lors de la lecture des dix fils de Haman ou ailleurs dans la meguila, il faut reprendre la lecture à l'endroit où l'on s'est arrêté.
Réponse
Il est interdit de manger avant la lecture de la meguila, aussi bien pour la lecture du soir que pour celle du jour. C'est pourquoi les femmes doivent veiller à ne pas manger le jour de Pourim avant que leurs maris ne reviennent de la synagogue pour leur lire la meguila et qu'elles s'acquittent ainsi de leur obligation. Toutefois, il est permis de goûter des fruits avant la lecture, ainsi que moins qu'une kebetsa de pain ou de gâteau, et de boire du thé ou du café. Celui qui est rigoureux et s'abstient totalement de goûter quoi que ce soit sera béni.
Réponse
Néanmoins, en cas de nécessité, par exemple pour une personne qui jeûne (à Pourim dans les villes ouvertes) et qui a du mal à rester à jeun jusqu'après la lecture de la meguila, il n'est pas nécessaire d'être strict, et il est permis de goûter moins qu'une kebetsa de pain ou de gâteau, ou de manger beaucoup de fruits, conformément à la règle principale. De plus, si l'on a demandé à quelqu'un de lui rappeler la lecture de la meguila en public, il est permis de manger.

