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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois des bénédictions

Lois de la berakha sur l’arc-en-ciel et le soleil

Comment doit-on se prosterner lors de la récitation de Alénou léchabéa'h après la berakha du soleil ?
Est-il permis de se prosterner face au soleil lors de la phrase « va'anah'nu kor'im oumishta'havim » après la berakha du soleil ?
Réponse

Ceux qui ont l'habitude de réciter Alénou léchabéa'h après la berakha du soleil doivent veiller, lorsqu'ils disent « va'anah'nu kor'im oumishta'havim », à ne pas se prosterner face au soleil, mais à se tourner sur les côtés et à se prosterner devant Hachem avec respect et sainteté.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions, Chapitre 229 - Lois de la berakha sur l’arc-en-ciel et le soleil, Halakha 11)
Lois des bénédictions

Berakhot particulières et intention pour le Ciel

Est-il permis de prier pour que des événements passés se soient déroulés d'une certaine manière ?
Que doit-on dire en entrant ou en sortant d'une grande ville ?
Pourquoi une prière pour que sa femme enceinte de plus de quarante jours ait un garçon est-elle considérée comme vaine ?
Réponse

Il est interdit de prier pour ce qui s'est déjà passé. Par exemple, si quelqu'un entre dans une ville, entend un cri et dit : « Puisse-t-il être la volonté d'Hachem que ce cri ne provienne pas de ma maison », ou si sa femme est enceinte depuis plus de quarante jours et il dit : « Puisse-t-il être la volonté d'Hachem que ma femme donne naissance à un garçon », cela est considéré comme une prière vaine. Il convient plutôt de prier pour l'avenir et de remercier pour le passé. Par exemple, celui qui entre dans une grande ville dira : « Puisse-t-il être la volonté d'Hachem notre D.ieu que Tu me fasses entrer dans cette ville en paix ». Une fois entré en paix, il dira : « Je Te remercie, Hachem notre D.ieu, de m'avoir fait entrer dans cette ville en paix ». S'il souhaite en sortir, il dira : « Puisse-t-il être la volonté d'Hachem que Tu me fasses sortir de cette ville en paix ».

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions, Chapitre 230 - Berakhot particulières et intention pour le Ciel, Halakha 1)
Que doit-on demander dans la prière lorsqu'on attend la naissance d'un enfant ?
Est-il recommandé de prier pour que l'enfant à naître accomplisse des mitsvot et de bonnes actions ?
Réponse

Celui dont la femme doit accoucher priera pour qu'elle accouche dans de bonnes conditions, en paix, et que l'enfant soit viable, engagé dans les mitsvot et les bonnes actions.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions, Chapitre 230 - Berakhot particulières et intention pour le Ciel, Halakha 2)
À partir de quelle distance doit-on réciter la tefilat haderekh lors d'un voyage ?
Quand doit-on réciter la tefilat haderekh en quittant une ville ?
Réponse

Comme expliqué précédemment, celui qui voyage d'une ville à une autre sur une distance d'au moins une parsa doit réciter la tefilat haderekh dès qu'il quitte la ville. Voir plus haut au siman 110 pour les détails concernant les lois de la tefilat haderekh.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions, Chapitre 230 - Berakhot particulières et intention pour le Ciel, Halakha 3)
Quelle phrase est-il recommandé de dire pour exprimer la confiance dans la bonté d'Hachem ?
Réponse

Il convient que l'homme ait l'habitude de dire : « Tout ce que fait le Miséricordieux, Il le fait pour le bien ».

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions, Chapitre 230 - Berakhot particulières et intention pour le Ciel, Halakha 4)
Que doit faire une personne qui ne peut pas étudier l'après-midi sans faire une sieste ?
Faut-il réciter la berakha Elohai neshama après une sieste de l'après-midi ?
Quelle intention doit-on avoir lorsqu'on profite des plaisirs de ce monde, comme manger ou dormir ?
Réponse

Si une personne ne peut pas étudier l'après-midi sans faire une sieste, elle dormira. À son réveil, il n'est pas nécessaire de réciter la berakha Elohai neshama, mais il devra se laver les mains avec un ustensile, sans berakha. Il ne faut pas prolonger la sieste de l'après-midi. Même dans ce cas, l'intention ne doit pas être de profiter physiquement, mais de renforcer son corps pour servir Hachem. De même, dans tout ce dont on profite dans ce monde, il ne faut pas viser son propre plaisir, mais renforcer son corps pour le service divin, comme il est écrit : « Dans toutes tes voies, connais-Le », et les Sages ont dit : « Que toutes tes actions soient pour le Ciel ». Même les choses permises, comme manger, boire ou marcher, doivent être faites pour servir son Créateur ou pour ce qui y conduit. Ainsi, même si l'on a soif ou faim et que l'on mange ou boit pour son plaisir, ce n'est pas louable ; il faut avoir l'intention de manger et boire pour avoir la force de servir son Créateur.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions, Chapitre 230 - Berakhot particulières et intention pour le Ciel, Halakha 5)
Lois de Pourim

Lois des bénédictions de la Meguila

Quelles sont les berakhot à réciter avant la lecture de la meguila le soir de Pourim selon le minhag sefarade ?
Doit-on réciter la berakha de Chéhé'héyanou avant la lecture de la meguila le jour de Pourim selon le minhag sefarade ?
Réponse

Celui qui lit la meguila le soir récite avant la lecture trois berakhot : "Al mikra meguila", "Chéassa nissim" et "Chéhé'héyanou". Le jour, il ne recommence pas à réciter la berakha de "Chéhé'héyanou".

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 692 - Lois des bénédictions de la Meguila, Halakha 1)
Que faire si l'on oublie de réciter la berakha de Chéhé'héyanou avant ou pendant la lecture de la meguila ?
Peut-on encore réciter Chéhé'héyanou si l'on s'en souvient au dernier verset de la meguila ?
Si l'on a complètement terminé la lecture de la meguila le soir sans avoir récité Chéhé'héyanou, que doit-on faire ?
Réponse

Si l'on a oublié de réciter "Chéhé'héyanou" ou une autre berakha, on la récite à l'endroit où l'on s'en souvient, tant que la lecture de la meguila n'est pas terminée. Même si l'on s'en souvient au dernier verset, on récitera alors "Chéhé'héyanou". Mais si l'on a terminé toute la lecture de la meguila et que l'on se rend compte que l'on n'a pas récité "Chéhé'héyanou", on récitera "Chéhé'héyanou" sur la lecture de la meguila du jour.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 692 - Lois des bénédictions de la Meguila, Halakha 2)
Est-il permis de réciter à nouveau toutes les berakhot, y compris Chéhé'héyanou, pour permettre à d'autres personnes d'accomplir la mitsva de la meguila ?
Une personne ayant déjà lu la meguila à la synagogue peut-elle refaire toutes les berakhot pour les femmes de sa maison ?
Réponse

Même une personne qui a déjà récité toutes les berakhot et lu la meguila à la synagogue peut recommencer à réciter toutes les berakhot, y compris "Chéhé'héyanou", pour acquitter les femmes de son foyer ou d'autres personnes.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 692 - Lois des bénédictions de la Meguila, Halakha 3)
Un endeuillé pendant les douze mois pour un parent ou trente jours pour un autre proche peut-il lire la meguila en public avec toutes les berakhot ?
Le chaliah tsibour endeuillé peut-il lire la meguila avec toutes les berakhot s'il est le seul compétent ?
Un endeuillé lisant la meguila pour lui-même ou pour les femmes de sa maison peut-il réciter la berakha de Chéhé'héyanou ?
Réponse

Pendant les douze mois de deuil pour un père ou une mère, ou pendant les trente jours de deuil pour d'autres proches, il est permis de lire la meguila en public, même si la berakha de "Chéhé'héyanou" est dite dans la joie. Même selon les avis plus stricts, si le endeuillé est le chaliah tsibour attitré et qu'il n'y a personne d'aussi compétent que lui pour lire la meguila, il peut la lire en public avec toutes les berakhot. De plus, lorsqu'il lit la meguila pour lui-même ou pour acquitter les femmes de son foyer, il est permis selon tous les avis de réciter aussi "Chéhé'héyanou" lors de sa lecture.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 692 - Lois des bénédictions de la Meguila, Halakha 4)
Est-il permis de réciter la berakha de Chéhé'héyanou sur le repas de Pourim si l'on ne possède pas de meguila cachère ?
La berakha de Chéhé'héyanou a-t-elle été instituée pour le jour de Pourim lui-même ou uniquement pour la lecture de la meguila ?
Réponse

Celui qui ne possède pas de meguila cachère et se trouve sur un bateau ou dans le désert ne doit pas réciter la berakha de "Chéhé'héyanou" à Pourim sur le repas de Pourim, car cette berakha n'a été instituée que pour la lecture de la meguila, et non pour le jour de Pourim lui-même.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 692 - Lois des bénédictions de la Meguila, Halakha 5)
Si l'on ne possède pas de meguila cachère à Pourim et que l'on se trouve dans le désert ou sur un bateau, doit-on réciter le halel avec berakha ?
Que doit-on faire si l'on possède une meguila non cachère à Pourim ?
Réponse

Celui qui ne possède pas de meguila cachère et se trouve dans le désert ou sur un bateau ne doit pas réciter le halel avec les berakhot. Il lira cependant tout le halel sans berakha. Toutefois, s'il possède une meguila non cachère, il la lira tout de même, sans berakha, aussi bien le soir que le jour.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 692 - Lois des bénédictions de la Meguila, Halakha 6)
Est-il permis de parler pendant la lecture de la meguila avant la berakha finale ?
Que doit faire une personne qui a parlé pendant qu'elle écoutait la lecture de la meguila ?
Peut-on lire dans un houmach si l'on doit reprendre la lecture de la meguila et que l'on ne possède pas de meguila cachère ?
Réponse

Il est interdit de parler pendant la lecture de la meguila jusqu'après la dernière berakha. Si celui qui écoute a parlé d'autres choses pendant que le lecteur continuait la lecture, il n'est pas quitte de son obligation et doit reprendre la lecture à partir du verset où il a parlé et continuer jusqu'à la fin. Il peut lire plusieurs mots ou plus à partir d'un houmach s'il n'a pas de meguila cachère en main. Selon le Levouch, celui qui tient en main une meguila non cachère ne doit pas lire avec le chaliah tsibour, car il se concentre sur sa propre lecture et c'est comme s'il lisait par cœur.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 692 - Lois des bénédictions de la Meguila, Halakha 7)
Dans quels cas est-il permis de s'interrompre pendant la lecture de la meguila ?
Doit-on répondre au Kaddich ou à la Kedoucha pendant la lecture de la meguila ?
Que doit faire une personne qui écoute la meguila sans meguila cachère en main si elle entend le Kaddich ou la Kedoucha ?
Réponse

Celui qui lit la meguila ne doit pas s'interrompre au milieu de la lecture, sauf pour demander par crainte ou répondre par respect au milieu d'un chapitre, et entre les chapitres, il peut demander par respect et répondre à toute personne, comme il est d'usage lors de la lecture du Chema et de ses bénédictions. S'il entend le Kaddich ou la Kedoucha, il doit s'interrompre et répondre, même au milieu d'un verset. Il semble également qu'il faille répondre "Amen" aux bénédictions, comme pour les Pessoukei dezimra. Cependant, si l'on n'a pas de meguila cachère et que l'on écoute la lecture de la meguila du chaliah tsibour, il ne faut pas s'interrompre pour répondre au Kaddich ou à la Kedoucha, afin de ne pas perdre la mitsva de la lecture de la meguila. Celui qui est occupé par une mitsva est exempt d'une autre mitsva.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 692 - Lois des bénédictions de la Meguila, Halakha 8)
Que doit faire une personne qui lit la meguila et voit la lune, craignant qu'elle ne soit bientôt couverte ?
Est-il préférable de réciter la berakha de la lune avant la lecture de la meguila si la lune est visible ?
Réponse

Si, pendant la lecture de la meguila, on s'aperçoit que la lune est visible et que l'on craint qu'en attendant la fin de la lecture elle soit couverte par les nuages, on doit interrompre la lecture pour réciter la berakha de la lune, puis reprendre la lecture de la meguila à l'endroit où l'on s'est arrêté, sans s'interrompre pour autre chose que cette berakha. Il est évident que si l'on voit la lune avant de commencer la lecture de la meguila, il faut d'abord réciter la berakha de la lune de peur qu'elle ne soit ensuite couverte.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 692 - Lois des bénédictions de la Meguila, Halakha 9)
Est-on quitte de la lecture de la meguila si l'on lit en somnolant ?
Celui qui écoute la meguila en somnolant est-il quitte de son obligation ?
Réponse

Celui qui lit la meguila en somnolant, tant qu'il n'est pas complètement endormi, est quitte de son obligation. Mais celui qui écoute la meguila en somnolant n'est pas quitte.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 692 - Lois des bénédictions de la Meguila, Halakha 10)
Que doit faire une personne qui s'est endormie ou a somnolé pendant la lecture de la meguila et s'est réveillée avant la fin ?
Est-il suffisant de lire uniquement les versets pendant lesquels on a dormi lors de la lecture de la meguila ?
Réponse

Celui qui écoute la meguila et s'endort ou somnole pendant la lecture, puis se réveille avant la fin, doit reprendre la lecture à partir du verset où il s'est endormi ou a somnolé, et continuer jusqu'à la fin de la meguila. Il ne suffit pas de lire uniquement les versets pendant lesquels il a dormi, car il est établi que celui qui lit la meguila dans le désordre n'est pas quitte.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 692 - Lois des bénédictions de la Meguila, Halakha 11)
Que doit faire une personne qui a interrompu la lecture de la meguila pendant un temps suffisant pour la terminer entièrement ?
La règle concernant une longue interruption s'applique-t-elle aussi lors de la lecture des dix fils de Haman dans la meguila ?
Réponse

Si l'on a fait une pause pendant un temps suffisant pour terminer toute la meguila, que ce soit lors de la lecture des dix fils de Haman ou ailleurs dans la meguila, il faut reprendre la lecture à l'endroit où l'on s'est arrêté.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 692 - Lois des bénédictions de la Meguila, Halakha 12)
Est-il permis de manger avant la lecture de la meguila le soir ou le matin de Pourim ?
Les femmes peuvent-elles s'exempter de la lecture de la meguila le jour de Pourim sous prétexte qu'elles sont occupées par la mitsva de michloah manot ?
Qu'est-il permis de consommer avant la lecture de la meguila à Pourim ?
Réponse

Il est interdit de manger avant la lecture de la meguila, aussi bien pour la lecture du soir que pour celle du jour. C'est pourquoi les femmes doivent veiller à ne pas manger le jour de Pourim avant que leurs maris ne reviennent de la synagogue pour leur lire la meguila et qu'elles s'acquittent ainsi de leur obligation. Toutefois, il est permis de goûter des fruits avant la lecture, ainsi que moins qu'une kebetsa de pain ou de gâteau, et de boire du thé ou du café. Celui qui est rigoureux et s'abstient totalement de goûter quoi que ce soit sera béni.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 692 - Lois des bénédictions de la Meguila, Halakha 13)
Une personne qui jeûne à Pourim dans une ville ouverte peut-elle manger avant la lecture de la meguila si elle a du mal à rester à jeun ?
Est-il permis de manger avant la lecture de la meguila si l'on a demandé à quelqu'un de rappeler la lecture en public ?
Réponse

Néanmoins, en cas de nécessité, par exemple pour une personne qui jeûne (à Pourim dans les villes ouvertes) et qui a du mal à rester à jeun jusqu'après la lecture de la meguila, il n'est pas nécessaire d'être strict, et il est permis de goûter moins qu'une kebetsa de pain ou de gâteau, ou de manger beaucoup de fruits, conformément à la règle principale. De plus, si l'on a demandé à quelqu'un de lui rappeler la lecture de la meguila en public, il est permis de manger.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 692 - Lois des bénédictions de la Meguila, Halakha 14)