Questions pratiques
Lecture de la paracha deux fois en hébreu et une fois en traduction
Réponse
La paracha de "Vezot Haberakha" doit être lue en chenayim mikra ve-echad targoum le jour de Hoshana Rabba. Si l'on a oublié de la lire à Hoshana Rabba, on la lira à Chemini Atseret avant Chaharit, ou avec le chaliah tsibour.
Lois de la prière de Moussaf pendant Chabbat
Réponse
La coutume répandue le Chabbat précédant Roch Hodech est de bénir le mois après la lecture de la Torah, et l'on a l'habitude de faire cette bénédiction debout. Dans certains endroits, on mentionne le molad, mais il n'est pas d'usage chez tous les Séfarades d'annoncer le molad. On proclame la bénédiction pour tous les mois, à l'exception du mois de Tichri. Le Chabbat qui précède les jeûnes du 17 Tamouz et du 10 Tévèt, le chaliah tsibour annonce avant Moussaf le jeûne qui tombera tel ou tel jour, mais pour les autres jeûnes, il n'est pas d'usage d'annoncer, car ils sont connus et notoires. Les Ashkénazes n'annoncent aucun jeûne pendant Chabbat.
Réponse
Le moment de la prière de Moussaf commence immédiatement après la prière de Chaharit, et il ne faut pas la retarder au-delà de la fin de la septième heure du jour. Si l'on n'a pas prié Moussaf et que sept heures sont passées, on priera tout de même Moussaf. Si la journée est passée, il n'y a pas de possibilité de rattraper Moussaf le soir.
Réponse
Chaque individu est tenu de prier Moussaf, qu'il y ait ou non un minyan dans la ville. Même si la prière de Moussaf a été instituée en souvenir du korban Moussaf, elle reste une obligation individuelle.
Réponse
On éduque les enfants ayant atteint l'âge de l'éducation à prier Moussaf, car même celui qui n'a pas encore vingt ans est tenu de prier Moussaf. Il est également permis à un jeune de servir de chaliah tsibour pour Moussaf.
Réponse
Avant la prière de Moussaf, il est d'usage de dire Achré Yochevé Vetecha et le demi-Kaddich. Si l'on souhaite faire le discours du rav avant Moussaf, il est préférable que le rav parle après la haftara, avant la récitation de Achré. Si le discours a eu lieu après Achré, il n'est pas nécessaire de répéter Achré avant Moussaf.
Réponse
Les femmes sont exemptées de la prière de Moussaf des Chabbatot, des jours de fête et de Roch Hodech. Il est bon qu'elles écoutent la prière dite par le chaliah tsibour. Toutefois, si elles prient Moussaf, on ne doit pas les en empêcher, car elles ont sur quoi s'appuyer. Mais a priori, il convient de leur enseigner de ne pas prier Moussaf. Certains estiment qu'elles sont malgré tout tenues de prier Moussaf de Roch Hachana et de Yom Kippour, car il s'agit de prières de supplication.
Réponse
Il est préférable de dire le texte "Tekanta Chabbat" dans la tefila de Moussaf de Chabbat, qui suit l'ordre de Tachrak. Là où la communauté a l'habitude de dire "Lemoshé Tsivita", chaque individu peut changer et dire "Tekanta Chabbat" dans sa tefila silencieuse. Cependant, le chaliah tsibour dans la répétition doit dire "Lemoshé Tsivita" selon la coutume de la communauté.
Réponse
Certains disent qu'il faut dire "Tikanta Chabbat", mais la coutume de dire "Tekanta Chabbat" est plus correcte, et c'est ainsi que l'on pratique.
Réponse
Dans toutes les communautés d'Israël, il faut faire la répétition de la tefila même pour Moussaf, que ce soit Chabbat ou Yom Tov, conformément à l'institution des Sages. Surtout en Terre d'Israël, qui est aujourd'hui le centre de la Torah, il est important de respecter cette pratique. Si, dans certains endroits, des membres de la communauté parlent pendant la répétition du chaliah tsibour à Moussaf, il faut leur expliquer la gravité de cette interdiction afin qu'ils s'en abstiennent. Celui qui s'oppose à cette coutume et prétend que, puisque dans sa ville on ne fait pas de répétition à Moussaf, il faudrait agir ainsi dans les synagogues de sa communauté, se trompe, car cela constituerait une transgression de "Lo Titgodedou" et il ne faut pas changer les coutumes de Jérusalem.
Réponse
Une communauté qui souhaite prier Chaharit puis immédiatement Moussaf, et ne lire la Torah qu'après le repas, ne doit pas agir ainsi. Ce n'est permis qu'en cas de nécessité.
Réponse
Les cohanim portent leurs mains pour la bénédiction pendant la tefila de Moussaf, et c'est une mitsva pour tous les cohanim présents à la synagogue de porter leurs mains. Un cohen qui a été contraint de faire le kiddouch et de boire un reviit de vin, et de goûter des fruits et des douceurs avant la tefila de Moussaf, n'est pas autorisé à porter ses mains pour la bénédiction dans la tefila de Moussaf. Même en ce qui concerne la tefila de Moussaf elle-même, il y a à discuter s'il est permis de prier immédiatement après avoir bu un reviit de vin, et tout dépend de la personne. En tout cas, pour cette raison, on permet de goûter avant Moussaf sans kiddouch sur le vin, car certains disent qu'avant Moussaf l'obligation du kiddouch n'a pas encore commencé, et d'autres disent qu'il est permis de goûter avant le kiddoucha rabba. Ainsi, il y a un double doute permettant d'être indulgent et de goûter avant Moussaf sans kiddouch. Et s'il a un kazayit de gâteau, il fera le kiddouch sur le vin, il en boira seulement la majorité d'un reviit, puis il mangera un kazayit de gâteau, et il sera quitte selon toutes les opinions.
Réponse
Il a déjà été expliqué que si quelqu'un s'est trompé et a prié Moussaf avant Chaharit, il est quitte a posteriori.
Réponse
Si le chaliah tsibour s'est trompé et a commencé, après la kedoucha, la prière "Takhanta Chabbat", il doit revenir à "Ata Kadosh" et non au début de la prière.
Réponse
Un particulier qui a tardé à prier Moussaf jusqu'à l'heure de Minha doit d'abord prier Minha, puis Moussaf. S'il a prié Moussaf avant Minha, il est quitte. De même, si quelqu'un a été empêché de prier Chaharit du Chabbat et s'en souvient après l'heure de Minha, il priera d'abord Minha, ensuite Moussaf, puis la prière de rattrapage (tachloumin) de Chaharit. S'il ne lui reste le temps que pour une seule prière, il doit privilégier la prière de Minha et non celle de Moussaf.
Réponse
Celui qui doute s'il a prié Moussaf le Chabbat ne doit pas recommencer la prière par doute. Même à titre de prière volontaire (nedava), il n'est pas permis de prier une nedava le Chabbat, tout comme on n'offre pas de sacrifice volontaire ce jour-là. Cependant, s'il peut rejoindre un minyan et prier en tant que chaliah tsibour, il dira uniquement la répétition de la Amida et sera ainsi quitte de l'obligation de Moussaf. Il conclura par "Ossé Chalom Bimromav" comme il convient.
Réponse
Le Chabbat et Roch Hodech, on dit dans Moussaf "Ata Yatsarta" et on conclut par "Mekadesh HaChabbat VeIsraël VeRoshei Chodashim". Si l'on s'est trompé et que l'on a conclu uniquement par "Mekadesh HaChabbat", on est quitte. Mais si l'on a conclu seulement par la formule de Roch Hodech, on n'est pas quitte.
Réponse
Si l'on s'est trompé le Chabbat et Roch Hodech et que l'on a prié "Tekanta Chabbat" et conclu par "Mekadesh HaChabbat", il est correct de dire dans "Retse" : "Vena'asse Korbanot Hovaténou Lefanékha, Tamidim Kesidran Oumoussafim Kehilkhatan... Et Moussaf Roch Hodech Hazé...". Ensuite, on dira "Yaalé Veyavo" et "VeAta Berahamékha Harabim...".
Réponse
Certains estiment que dans la prière de Moussaf du Chabbat et de Roch Hodech, il faut mentionner un résumé du thème de la bénédiction juste avant la conclusion, et donc ajouter près de la conclusion "Ki BeAmkha Israël..." et "Hoké Roshei Chodashim...". D'autres ne sont pas de cet avis. Il ne faut pas changer la coutume qui consiste à ne pas dire ces ajouts près de la conclusion, mais plutôt avant "Yismekhou Bemalkhoutekha".
Réponse
Les Sefarades n'ont pas l'habitude de dire le "Chir Hakavod" le Chabbat. Dans les endroits où l'on a la coutume de le réciter, il est préférable de le faire avant "Alenou Lechabeah", afin que l'assemblée y prête attention. Notre coutume est de dire après "Alenou Lechabeah" le "Mizmor Chir Leyom HaChabbat", puis de réciter le "Kaddich Yehe Chelema".

