Questions pratiques
Lois de la berakha sur les arbres en fleurs
Réponse
Il ne faut pas, a priori, réciter la berakha des arbres au mois de Adar, mais attendre le mois de Nissan pour satisfaire toutes les opinions. Cependant, si l'on n'a pas eu l'occasion de réciter la berakha des arbres jusqu'à la fin de Nissan, il est permis de la réciter au mois de Iyar, afin de ne pas perdre cette précieuse berakha, en s'appuyant sur les décisionnaires qui estiment que Nissan n'est pas une condition absolue, à condition que les arbres soient encore en fleurs et que leurs fruits n'aient pas encore poussé.
Réponse
Dans les endroits où la floraison des arbres a lieu en Tichri ou en Hechvan, il est permis de réciter cette berakha au moment de leur floraison, car les Sages n'ont parlé que du cas habituel. Il en va de même pour le mois de Adar, si la floraison des arbres dans cet endroit a lieu en Adar.
Réponse
Si l'on n'a pas récité cette berakha jusqu'à ce que les fruits aient poussé, on ne la récite plus. Dès que les fleurs sont tombées, même si les fruits n'ont pas encore atteint un stade où ils sont propres à la consommation, mais que la croissance du fruit a commencé, il ne faut plus réciter cette berakha. Toutefois, pour un arbre dont une partie des fruits a commencé à pousser, s'il reste encore des fleurs et des bourgeons, on peut encore réciter la berakha des arbres.
Réponse
Il est permis de réciter la berakha des arbres fruitiers en fleurs pendant le Chabbat et les jours de fête, et il n'y a pas lieu de craindre que l'on en vienne à cueillir des fleurs des arbres pendant le Chabbat. Cependant, il est préférable, dans la mesure du possible, de réciter cette berakha en semaine, tant qu'il n'y a pas de risque de perdre l'occasion de la faire. Mais à la fin du mois de Nissan, lorsqu'il y a un risque de ne plus voir d'arbres fruitiers en fleurs, il ne faut pas s'abstenir de réciter cette berakha pendant le Chabbat.
Réponse
Une personne aveugle ne doit pas réciter la berakha des arbres fruitiers en fleurs, car cette berakha dépend de la vision, et elle ne voit pas. Il est recommandé qu'elle écoute la berakha récitée par un chaliah tsibour et qu'elle s'acquitte ainsi de son obligation selon tous les avis. En revanche, une personne qui porte des lunettes peut assurément réciter la berakha, car voir à travers du verre est considéré comme une vision complète, même si les lunettes sont teintées, comme des lunettes de soleil, il est tout à fait permis de réciter la berakha.
Berakha sur les éclairs et le tonnerre
Réponse
Pour un éclair, on récite la berakha « Ossé maassé beréchit », et pour un tonnerre, « Chékoho véguévourato malé olam ». Ces bénédictions se disent avec la mention du Nom divin et de Sa royauté, car toutes les bénédictions mentionnées dans le chapitre « Haroe » du traité Berakhot doivent comporter le Nom et la royauté, et toute bénédiction qui n’en contient pas n’est pas valable. On ne récite la berakha que dans le laps de temps appelé « tokh kedé dibour » après avoir vu l’éclair ou entendu le tonnerre, c’est-à-dire dans le temps qu’il faut pour dire « Chalom alé’ha rabbi » après la fin du tonnerre. Si ce délai est dépassé, on ne récitera pas la berakha, mais on attendra un autre éclair ou un autre tonnerre. Il n’y a pas de différence si l’on n’a pas récité la berakha dans ce délai à cause d’une contrainte ou parce qu’on n’était pas certain qu’il s’agissait d’un éclair ou d’un tonnerre.
Réponse
Si l’on voit un éclair, il est préférable d’attendre d’entendre le tonnerre, puis de réciter la berakha « Chékoho véguévourato malé olam », qui acquittera également l’éclair, et de ne pas réciter « Ossé maassé beréchit ». Cependant, si quelqu’un récite la berakha « Ossé maassé beréchit » sur l’éclair, puis « Chékoho véguévourato malé olam » sur le tonnerre, il a sur quoi s’appuyer.
Réponse
On ne doit pas réciter la berakha plus d’une fois par jour. Sauf si les nuages se sont complètement dissipés, que le soleil a brillé, puis que les nuages se sont reformés, alors on doit réciter à nouveau la berakha sur le tonnerre. Et si la nuit est passée, même si les nuages ne se sont pas du tout dissipés, on récite de nouveau la berakha sur le tonnerre. C’est la règle principale.
Réponse
Celui qui entend le tonnerre alors qu’il est allongé dans son lit et se réveille de son sommeil, et n’a pas le temps de se lever et de se laver les mains pour réciter la berakha « Chékoho véguévourato malé olam » avec le Nom divin et la royauté dans le délai de « tokh kedé dibour », ou s’il est difficile pour lui de se lever en pleine nuit et dans l’obscurité, il frottera ses mains contre la couverture ou le drap et récitera immédiatement la berakha mentionnée, avec le Nom divin et la royauté, dans le délai de « tokh kedé dibour » après avoir entendu le tonnerre.
Berakha sur la grande mer
Réponse
La coutume est de ne pas réciter la berakha "Chéassa et hayam hagadol" avec la mention du Nom et de la royauté sur la grande mer, car il existe un doute quant à l'identité de la mer mentionnée par nos Sages : s'agit-il de la mer Méditerranée, qui est reliée à l'océan et atteint la terre d'Israël, ou bien de l'océan lui-même ? Ainsi, celui qui voit la mer Méditerranée ou l'océan, une fois tous les trente jours, ne récitera pas cette berakha avec la mention du Nom et de la royauté.
Lois de la berakha sur l’arc-en-ciel et le soleil
Réponse
Celui qui voit l'arc-en-ciel récite la berakha suivante, avec mention du Nom divin et de la royauté : « Baroukh Ata Hachem Elokénou Mélekh haolam zokher habrit, nééman bivrito, vékayam bémaamaro. » Il est interdit de fixer son regard sur l'arc-en-ciel de façon prolongée. Cependant, il est permis d'informer son prochain de la présence de l'arc-en-ciel afin qu'il puisse lui aussi réciter la berakha.
Réponse
On récite la berakha sur l'arc-en-ciel même si l'on n'en voit qu'une partie. En revanche, si l'on voit l'arc-en-ciel à travers une flaque d'eau ou autre, et qu'on ne le voit pas directement à cause d'un obstacle, on ne récite pas la berakha. De même, si l'on voit l'arc-en-ciel à travers un miroir, on ne récite pas la berakha. Mais si on le voit à travers la fenêtre de sa maison ou de sa voiture, on récite la berakha, même s'il y a une vitre qui sépare.
Réponse
Celui qui voit le soleil à son cycle particulier récite, avec mention du Nom divin et de la royauté, la berakha « Ose maassé beréchit ». Tel est l'usage. Cela se produit une fois tous les vingt-huit ans, lorsque le grand cycle du soleil se renouvelle et que le tekoufat Nissan tombe sous le signe de Shabtaï, au début de la nuit du mercredi, moment où les luminaires furent suspendus lors de la création du monde. Le temps pour réciter la berakha du soleil s'étend jusqu'à la fin de la troisième heure relative du jour, et il est recommandé de s'empresser de la réciter. Celui qui a tardé et n'a pas récité la berakha jusqu'à la fin de ces trois heures ne la récitera plus avec mention du Nom divin et de la royauté, mais sans ces mentions. L'usage à Jérusalem et dans de nombreuses communautés est que, le jour où l'on récite la berakha du soleil, on se lève tôt pour prier au lever du soleil, et après le Kaddich Titkabal, lorsque le disque solaire est déjà visible à l'horizon, on sort dans la cour de la synagogue pour réciter la berakha du soleil en public et dans la joie. On a l'habitude de dire des Tehilim appropriés, comme « Hachamayim mesaprim kevod El », « Halelouya halelou et Hachem min hachamayim » jusqu'à « Hok natan vélo yaavor », et le Halel hagadol. Ceci s'appuie sur l'enseignement de nos Sages selon lequel celui qui récite un verset en son temps apporte la délivrance au monde, comme il est dit : « Une parole dite en son temps, que c'est bon ». On termine par « El Adon al kol hamaassim », qui parle de la création des luminaires. Ensuite, on rentre à la synagogue pour terminer la prière, « Beit Yaakov » etc., jusqu'à la fin de « Alénou léchabéa'h », et on se souhaite mutuellement : « Tizkou léchanim rabot néimot vétovot ».
Réponse
Il ne faut pas réciter la bénédiction Chehecheyanu avec la bénédiction du soleil. Certains ont l'habitude, à ce moment-là, de porter un vêtement neuf et de réciter Chehecheyanu sur ce vêtement. On a l'usage que le chalia'h tsibour récite cette bénédiction à voix haute, et l'assemblée la récite en silence avec lui. D'autres ont l'habitude que le chalia'h tsibour récite seul la bénédiction, et l'assemblée s'acquitte de son obligation par l'écoute, en répondant Amen, à condition que le récitant et les auditeurs aient l'intention de s'acquitter de l'obligation. Certains ont l'habitude que le chalia'h tsibour récite la bénédiction à voix haute, puis l'assemblée la récite ensuite, comme on le fait pour le compte du Omer. Chaque coutume a une base halakhique sur laquelle s'appuyer. Certains disent que les femmes sont tenues de réciter cette bénédiction, d'autres s'y opposent ; il est donc préférable que les femmes se tiennent à côté des hommes, séparément, et qu'elles écoutent la bénédiction du chalia'h tsibour avec l'intention de s'acquitter de leur obligation. Un aveugle ne récitera pas la bénédiction du soleil avec mention du Nom divin et de la royauté, mais il écoutera le chalia'h tsibour et aura l'intention de s'acquitter.
Réponse
Si le ciel est couvert de nuages et que le soleil n'est pas du tout visible, même si la lumière de son lever est perceptible, tant que le disque solaire n'est pas visible dans le ciel, on ne récite pas la berakha du soleil avec mention du Nom divin et de la royauté. Mais si les nuages sont fins et légers, comme un voile, et que l'on voit le disque solaire dans le ciel, on récite la berakha du soleil avec mention du Nom divin et de la royauté. Si, alors que le soleil était caché par les nuages, on a récité la berakha sans mention du Nom divin et de la royauté, puis que le soleil est réapparu, on peut réciter la berakha avec mention du Nom divin et de la royauté. Si, le jour du renouvellement du cycle du soleil, le temps est nuageux et pluvieux et que le soleil est caché, et qu'au milieu de la lecture du Chema le soleil apparaît, et qu'il y a un risque que si on ne récite pas la berakha maintenant, il se recache et on ne pourra plus la réciter, si possible, on termine le paragraphe et on interrompt entre les paragraphes pour réciter la berakha du soleil. S'il n'y a pas du tout de temps, par exemple si les nuages sont proches du soleil, on interrompt même au milieu du paragraphe pour réciter la berakha du soleil, car il s'agit d'une mitsva passagère.
Réponse
Celui qui porte des lunettes peut réciter la berakha du soleil en la voyant à travers ses lunettes, et il n'est pas nécessaire de les retirer, même s'il s'agit de lunettes teintées, comme des lunettes de soleil. En revanche, celui qui voit l'image du soleil dans un miroir ne récite pas la berakha du soleil.
Réponse
Il est préférable, a priori, de s'efforcer de réciter la berakha en présence d'une grande assemblée et en public. Cependant, si l'on n'a pas réussi à réunir un minyan pour dire la berakha du soleil dès le début de la journée, il ne faut pas retarder la récitation dans le but de la dire avec un minyan. Il convient plutôt de se hâter de la réciter individuellement, car la mitsva d'accomplir les commandements avec empressement prime sur celle de la réciter en public.
Réponse
Celui qui n'a pas encore prié et craint que, s'il termine sa tefila, le temps de la berakha du soleil soit passé, doit d'abord réciter la berakha du soleil, puis prier ensuite. En effet, la règle de l'empressement à accomplir les mitsvot l'emporte sur celle de la récitation en public.
Réponse
Dans les endroits où les nuages sont fréquents et où il y a un risque qu'ils couvrent le soleil, il est recommandé de réciter la berakha du soleil dès le lever du soleil, même avant la tefila du matin.
Réponse
Un malade qui ne peut pas sortir de chez lui et qui est alité, s'il voit le disque solaire à travers la fenêtre de sa maison, peut réciter la berakha sur le soleil. Même s'il est assis ou couché, il lui est permis de réciter la berakha. Il n'est pas nécessaire de se tenir debout au moment de la berakha.

