Questions pratiques
Quelques lois de la Haftara
Réponse
Il ne faut pas répondre amen après les mots 'emet ve-tsedek' que l'on dit dans les bénédictions après la haftara, car ce n'est pas la fin d'une bénédiction. De même, il ne faut pas répondre amen après les mots 'emet' dans la bénédiction que l'on récite avant la haftara.
Réponse
La coutume de placer le livre des haftarot dans l'arche sainte à côté des Sifrei Torah a sur quoi s'appuyer. Cependant, il ne faut pas utiliser les couronnes du Sefer Torah pour les placer sur le livre des haftarot.
Lecture de la paracha deux fois en hébreu et une fois en traduction
Réponse
Même si une personne écoute toute la paracha chaque Chabbat de la bouche du chaliah tsibour, elle est tenue de la lire elle-même, deux fois le texte et une fois la traduction (chenayim mikra ve-echad targoum). Quiconque termine la lecture de ses parachiot avec la communauté voit ses jours et ses années prolongés. Même celui qui se consacre à l'étude de la Torah toute la journée, et dont l'étude est la principale occupation, ne doit pas négliger la lecture de la paracha avec la communauté. Il est donc obligé de lire la paracha deux fois le texte et une fois la traduction. S'il étudie la Torah avec rédaction de hidouchim ou de décisions halakhiques, il peut lire la paracha deux fois le texte et une fois la traduction dès la nuit du Chabbat.
Réponse
Celui qui lit la paracha deux fois le texte et une fois la traduction n'est pas tenu, selon la halakha, de lire aussi la haftara. Cependant, il est d'usage de lire également la haftara une fois.
Réponse
Même celui qui ne comprend pas bien la langue de la traduction doit lire la paracha deux fois le texte et une fois la traduction. Celui qui est pieux lira également la traduction et le commentaire de Rachi sur la paracha.
Réponse
Selon les kabbalistes, il faut lire la paracha verset par verset, deux fois le texte et une fois la traduction, jusqu'à la fin de la paracha, d'un seul tenant. C'est ainsi que pratiquent les hassidim et les personnes pieuses qui suivent la kabbala dans toutes leurs pratiques. On ne doit pas interrompre au milieu pour quoi que ce soit jusqu'à ce que la lecture de toute la paracha soit terminée.
Réponse
Il est préférable d'achever la lecture de la paracha avant de manger le Chabbat. Cependant, il est évident qu'il ne faut pas retarder le repas jusqu'à midi pour cette raison. Si l'on n'a pas terminé avant le repas, on complétera après le repas jusqu'à l'heure de la prière de min'ha. A posteriori, on peut compléter jusqu'au mercredi, et certains disent même jusqu'à Chemini Atseret.
Réponse
Même si, selon le Talmud, il n'est pas interdit d'interrompre par la parole au milieu de la lecture de la paracha deux fois le texte et une fois la traduction, il a déjà été expliqué que selon la Kabbala, il ne faut pas interrompre du tout pendant cette lecture, mais la lire d'un seul tenant sans interruption, sauf si l'on a soif, auquel cas il est permis de réciter la bénédiction et de boire, ainsi que de réciter la bénédiction "Boré nefashot rabot". Si quelqu'un commence la lecture de la paracha deux fois le texte et une fois la traduction après la prière de Cha'harit et qu'on lui demande au milieu de sa lecture de dire un enseignement de halakha ou un discours sur la paracha de la semaine à l'assemblée, il est bien sûr permis d'interrompre sa lecture pour faire bénéficier la communauté.
Réponse
Un talmid hakham qui lit la paracha selon la règle de deux fois le mikra et une fois le targoum, et à qui l’on pose une question de halakha au milieu de sa lecture, a le droit d’interrompre entre deux versets pour répondre à la question de halakha qui lui est posée.
Réponse
Certains ont l’habitude de lire chaque jour, après la tefila de Chaharit, une partie de la paracha, en deux mikra et un targoum, et ils terminent la lecture la veille de Chabbat. Dès le dimanche, cela est considéré comme lire avec la communauté. C’est aussi l’avis de Maran du Choulhan Aroukh. L’Arizal avait pour coutume que le vendredi, juste après la tefila de Chaharit, il lisait deux mikra et un targoum. Tel est aussi le minhag des hassidim. Toutefois, celui qui manque de temps et ne peut agir ainsi, peut assurément commencer la lecture de deux mikra et un targoum dès le dimanche, conformément à la décision de Maran du Choulhan Aroukh.
Réponse
Celui qui manque de temps est autorisé à lire deux mikra et un targoum dès la nuit de Chabbat. Il est également permis de lire la paracha de Vezot Haberakha la nuit de Simhat Torah.
Réponse
Celui qui est très pressé et n’a absolument pas le temps de lire lui-même la paracha en deux mikra et un targoum, il est correct de lui conseiller de lire à voix basse toute la paracha en même temps que le chaliah tsibour lit dans la Torah, verset par verset, puis de la relire une seconde fois chez lui, et ensuite de lire une fois tout le targoum, et il aura accompli son obligation. De même, le chaliah tsibour qui lit dans la Torah peut préparer la paracha au moins une fois du début à la fin, puis la lire une seconde fois en public, et ensuite lire une fois tout le targoum pour s’acquitter de son obligation. Mais il ne faut pas se contenter d’écouter la lecture de la paracha du chaliah tsibour.
Réponse
Si le chaliah tsibour prolonge sa lecture de la Torah avec les taamim au point que l’individu a le temps de lire deux mikra et un targoum pendant la lecture publique, il lui est permis de le faire et il s’acquitte ainsi de son obligation, même s’il n’écoute pas la lecture du chaliah tsibour pendant qu’il lit pour lui-même. Cela ne s’applique pas à la lecture de la paracha de Zakhor et de la paracha de Para, pour lesquelles il faut écouter la lecture du chaliah tsibour dans le Sefer Torah. Tout cela est valable si l’on lit la paracha à voix basse et qu’il y a dix personnes en plus de lui qui écoutent le chaliah tsibour, ou bien s’il a tourné son visage avant la lecture publique et a commencé à lire. Malgré tout, il est préférable, pour celui qui est méticuleux dans ses pratiques, de prêter attention et d’écouter la lecture de la Torah du chaliah tsibour pour toutes les parachiot.
Réponse
Une femme est dispensée de lire chaque Chabbat la paracha en deux mikra et un targoum.
Réponse
Il n'est pas nécessaire de lire la paracha en deux fois le mikra et une fois le targoum pendant les jours de fête.
Réponse
Les versets de la Torah doivent être lus avec les taamim (signes de cantillation), tandis que le targoum doit être lu sans taamim. Cependant, même celui qui ne sait pas lire la paracha avec les taamim est tout de même tenu de lire la paracha en deux fois le mikra et une fois le targoum. Il est du devoir sacré des parents et des enseignants d'apprendre aux enfants d'Israël les taamim de la lecture, afin qu'ils lisent deux fois le mikra et une fois le targoum avec la mélodie appropriée, conformément à la règle.
Réponse
Même une personne qui a des problèmes de vue et souffre en lisant deux fois le mikra et une fois le targoum est tenue de lire la paracha ainsi, ou bien d'écouter la lecture de la paracha faite par quelqu'un d'autre en ayant l'intention de s'acquitter de son obligation.
Réponse
Certains disent que même un aveugle est tenu de lire deux fois le mikra et une fois le targoum chaque Chabbat, comme une personne voyante. Il doit donc écouter la lecture de la paracha deux fois le mikra et une fois le targoum faite par quelqu'un d'autre, en ayant l'intention de s'acquitter de son obligation, et celui qui lit doit avoir l'intention de l'acquitter. De même, celui qui est devenu muet et ne peut ni parler ni lire, écoutera la lecture faite par un autre.
Réponse
Celui qui maîtrise la lecture de la paracha avec les taamim et les voyelles comme il se doit, il est préférable qu'il lise deux fois le mikra à partir d'un Sefer Torah, et lise le targoum à partir d'un houmach. Ceci est particulièrement valable pour le chaliah tsibour qui lit la Torah et qui maîtrise la lecture avec les taamim, s'il souhaite lire la paracha à partir du Sefer Torah se trouvant dans le heikhal, afin de s'habituer à la lecture de la paracha, il est permis d'agir ainsi. Il est toutefois préférable de ne pas déplacer le Sefer Torah vers la teva. Cependant, si la personne ne maîtrise pas la lecture, il vaut mieux qu'elle lise à partir d'un houmach comportant les taamim et les voyelles, plutôt que de lire de façon incorrecte dans le Sefer Torah. Il est évident qu'il ne faut pas réciter de bénédiction sur cette lecture.
Réponse
Même pendant les sept jours de deuil, il est obligatoire de lire deux fois le mikra et une fois le targoum.

