Questions pratiques
Autres lois sur la berakha Shehecheyanu
Réponse
Celui qui mange de la viande ou de la volaille pour la première fois de sa vie, ou tout autre aliment ou boisson qui lui procure une grande joie en les consommant, ne récite pas la berakha Shehehiyanu.
Réponse
Certains ont l'habitude, pendant les jours du Sefirat HaOmer, de ne pas porter de vêtement neuf, dans le cas où, en dehors de cette période, il faudrait réciter la berakha Shehehiyanu en le portant. D'autres sont plus indulgents à ce sujet, et il est bon d'adopter une attitude de piété en s'abstenant. En cas de nécessité, il faut s'efforcer de porter le vêtement neuf un Chabbat inclus dans la période du Sefirat HaOmer, et de réciter la berakha Shehehiyanu. Il en va de même à l'occasion d'une Bar Mitsva ou d'une Brit Mila. En revanche, pour un fruit nouveau, il est permis de réciter la berakha Shehehiyanu pendant le Sefirat HaOmer, et il n'y a pas lieu d'être rigoureux à ce sujet. Même celui qui avait l'habitude d'être strict peut annuler sa pratique sans avoir besoin d'annulation formelle, même s'il savait que c'était une rigueur.
Réponse
Il est d'usage de s'abstenir de consommer un fruit nouveau pendant les jours de Ben Hametsarim, mais il est permis d'en manger lors des Chabbatot qui tombent durant cette période, en particulier pour l'honneur du Chabbat. Cependant, après Roch Hodech Av, il ne faut pas porter de vêtement neuf, même pendant le Chabbat.
Réponse
Si l'on a oublié qu'un fruit était nouveau pour soi et que l'on a récité la berakha de jouissance pendant les jours de Ben Hametsarim, on récitera alors la berakha Shehehiyanu et l'on mangera du fruit.
Réponse
Pour un fruit nouveau qui risque de ne plus être disponible après le 9 Av, il est permis de réciter la berakha Shehehiyanu pendant Ben Hametsarim. Si possible, il est préférable de réciter cette berakha lors des Chabbatot qui tombent durant cette période.
Réponse
Un malade dont l'appétit est stimulé par un fruit nouveau est autorisé à réciter la berakha Shehehiyanu sur ce fruit, même durant ces jours. De même, un enfant qui ne distingue pas entre ces jours et le reste de l'année, et qui désire un fruit nouveau, il est permis de lui donner ce fruit et de réciter la berakha Shehehiyanu.
Réponse
Celui qui s'est trompé et a mangé un fruit nouveau pendant ces jours sans avoir récité la berakha Shehehiyanu ne doit plus en manger. Après le 9 Av, il récitera la berakha Shehehiyanu sur un autre fruit nouveau, en ayant l'intention d'acquitter également ce fruit déjà goûté. Cependant, il n'est pas permis de réciter la berakha Shehehiyanu sur le fruit dont il a déjà goûté.
Réponse
Celui qui accomplit une mitsva pour la première fois de sa vie, et qu'il ne s'agit pas d'une mitsva qui revient à des moments fixes, ne doit pas réciter la berakha Shehehiyanu. En effet, concernant la berakha Shehehiyanu, on applique le principe du doute sur les bénédictions et on allège. Ainsi, un jeune homme qui met les tefiline neuves pour la première fois de sa vie, même s'il les met le jour de ses treize ans et un jour, ne doit pas réciter la berakha Shehehiyanu. Il est recommandé de réciter la berakha Shehehiyanu sur un talit neuf et d'acquitter ainsi les tefiline neuves.
Réponse
De même, une femme qui allume les bougies de Chabbat pour la première fois de sa vie ne récite pas la berakha Shehehiyanu. De même, une femme qui se trempe au mikvé de pureté pour la première fois ne récite pas la berakha Shehehiyanu.
Réponse
De même, celui qui procède à l'abattage rituel pour la première fois de sa vie, ou celui qui accomplit la mitsva de recouvrir le sang pour la première fois, ne doit pas réciter la berakha Shehehiyanu.
Réponse
Certains disent que si l'on presse un fruit nouveau, comme des fraises, on peut réciter la berakha Shehehiyanu sur le jus extrait. D'autres ne sont pas d'accord. Selon leur avis, même a priori, il est permis de boire le jus du fruit pressé, et ensuite, lorsqu'on mangera du fruit lui-même, on récitera la berakha Shehehiyanu sur le fruit. En pratique, il est préférable de manger un peu du fruit et de réciter la berakha Shehehiyanu dessus, acquittant ainsi également le jus extrait.
Lois de la berakha sur les arbres en fleurs
Réponse
Celui qui sort pendant les jours du mois de Nissan et voit des arbres qui commencent à fleurir récite la berakha suivante : « Baroukh Ata Hachem Eloheinu Melekh haolam chelo hisser beolamo kloum oubara vo beriot tovot veilanot tovot lehanot bahem bene adam. » Cette berakha a été instituée car il s'agit d'un phénomène qui se renouvelle à une période précise, lorsque l'on voit des arbres secs que le Créateur fait refleurir. On ne récite pas la berakha de cheheheyanu sur la berakha des arbres. On ne la récite qu'une seule fois par an, pas plus.
Réponse
Les femmes doivent également réciter la berakha des arbres en fleurs, car cette berakha n'est pas considérée comme une mitsva dépendant du temps. Les Hakhamim n'ont pas fixé un temps précis pour cette berakha, mais c'est la réalité de la floraison des arbres en Nissan qui détermine le moment.
Réponse
Il est préférable de réciter la berakha des arbres en fleurs sur des arbres plantés dans des jardins ou des vergers situés hors de la ville. Cependant, cela n'est pas indispensable. Ainsi, si une personne a des difficultés à sortir de la ville à cause de préoccupations, de faiblesse, et a fortiori pour éviter de manquer l'étude de la Torah, elle peut réciter la berakha même sur des arbres situés en ville.
Réponse
Il est souhaitable que dix personnes se réunissent et forment tous un groupe uni dans la synagogue pour réciter la berakha des arbres en fleurs, avec l’intention appropriée et en présence d’un grand nombre. Après la berakha, on dira « Mizmor beshouv Hachem et shivat Tsion », puis « Mizmor halelouya halelou et Hachem min hashamayim », etc., et on conclura par le Kaddich « Yehe shelama ». Il est bon qu’une personne récite la berakha à voix haute et que les autres la disent ensuite à voix basse.
Réponse
On ne doit réciter la berakha des arbres en fleurs que sur des arbres fruitiers lorsqu'ils portent des fleurs. Il ne faut pas la réciter sur des arbres stériles qui ne donnent pas de fruits.
Réponse
D’après la halakha, il suffit de réciter la berakha sur deux arbres, même s’ils sont de la même espèce. Celui qui récite la berakha sur de nombreux arbres est digne d’éloge.
Réponse
Concernant les arbres greffés d'espèces différentes, certains estiment qu'il ne faut pas réciter la berakha des arbres sur eux, car leur existence va à l'encontre de la volonté du Créateur, et il ne convient donc pas de bénir et de remercier Hachem pour cela. D'autres pensent que la berakha concerne l'ensemble de la création, et il est donc permis de la réciter sur des arbres greffés. Même si celui qui souhaite s'appuyer sur la seconde opinion pour réciter la berakha sur ces arbres, on ne l'en empêchera pas. Cependant, si quelqu'un demande conseil, on lui dira de ne pas réciter la berakha, car en cas de doute sur une berakha, on adopte une position indulgente. Toutefois, il n'est pas nécessaire de craindre de réciter la berakha sur un arbre par crainte qu'il soit greffé ; ce n'est que lorsqu'il est certain qu'il s'agit d'un arbre greffé qu'il est préférable de s'abstenir de réciter la berakha des arbres.
Réponse
Il est permis de réciter la berakha sur des arbres d’orla durant les trois premières années suivant leur plantation, même s’ils sont orla et interdits d’en profiter, car ils n’ont pas été obtenus par une action interdite. Mais il est interdit de réciter la berakha sur des arbres d’ashéra.
Réponse
Il est recommandé de s'empresser de réciter la berakha des arbres dès que possible, au début du mois de Nissan, et il ne faut pas retarder l'accomplissement de cette mitsva dans le but de la réciter en présence d'un quorum de dix personnes. Toutefois, si l'on n'a pas récité la berakha des arbres lors de la première vision des arbres en fleurs au début de Nissan, on pourra, a posteriori, la réciter plus tard dans le mois, lors d'une nouvelle vision d'arbres en fleurs.

