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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de la prière

Lois de la demande de la rosée et de la pluie

A partir de quelle date commence-t-on à demander la pluie dans la berakha des années en Erets Israël ?
Pourquoi la demande de la pluie n'est-elle pas commencée immédiatement après Chemini Atseret en Erets Israël ?
Jusqu'à quand inclut-on la demande de la pluie dans la tefila en Erets Israël ?
Réponse

En Erets Israël, on commence à demander la pluie dans la berakha des années en disant « Veten tal oumatar livrakha » à partir de la nuit du 7 Hechvan, lors de la tefila de Arvit, et cela jusqu’à la prière de Min’ha de la veille du premier jour de Yom Tov de Pessa’h inclus. Bien qu’il aurait été logique de commencer à demander la pluie immédiatement après la fête, comme on commence à mentionner « Machiv haroua’h oumorid hagueshem » dès la tefila de Moussaf de Chemini Atseret, les Hakhamim ont institué de retarder la demande de la pluie de quinze jours après la fête, afin de permettre aux pèlerins de rentrer chez eux sans être gênés par la pluie. On a estimé qu’il fallait alors quinze jours pour aller de Jérusalem jusqu’au fleuve de l’Euphrate, frontière de la Babylonie, qui était la localité la plus éloignée de Jérusalem. Même après la destruction du Beth Hamikdash, il y avait encore des gens qui venaient de toutes les diasporas pour monter à Jérusalem, en particulier près du Kotel Hamaaravi où la Chekhina ne s’est jamais retirée, et c’est pour ces pèlerins que l’on a retardé la demande de la pluie au 7 Hechvan.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 1)
Quelle est la formule utilisée par les Séfarades dans la berakha des années en été et en hiver ?
Inclut-on la demande de la rosée et de la pluie dans la berakha des années selon la coutume séfarade ?
Quelle différence de formulation existe-t-il entre le rite séfarade et le rite Sefard des Ashkénazes dans la berakha des années ?
Réponse

La coutume des Séfarades et des communautés orientales est de dire dans la berakha des années « Barekhénou » en été, et « Barekh alénou » en hiver, en y incluant la demande de la rosée et de la pluie. Cette coutume est correcte selon la Kabbala. Dans le rite Sefard des Ashkénazes, on dit toujours « Barekh alénou », mais en hiver on y inclut la demande « Veten tal oumatar livrakha ».

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 2)
Que doit faire celui qui a demandé la pluie dans la berakha des années avant le 7 Hechvan en Erets Israël ?
Est-il nécessaire de recommencer la tefila si l’on a demandé la pluie trop tôt après la fête ?
Peut-on recommencer la tefila à condition de nedava si l’on a demandé la pluie avant le 7 Hechvan ?
Réponse

Celui qui s’est trompé et a demandé la rosée et la pluie dans la berakha des années immédiatement après la fête, avant le 7 Hechvan, n’a pas besoin de recommencer la tefila, car c’est déjà la saison des pluies. Même s’il s’en rend compte au milieu de la tefila, il peut continuer. Toutefois, s’il le souhaite, il peut recommencer la tefila à condition de la nedava, en disant : « Si je suis tenu de recommencer la tefila, que celle-ci soit pour l’obligation, sinon qu’elle soit une nedava », et il n’a pas besoin d’y ajouter un élément nouveau.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 3)
A partir de quand commence-t-on à demander la pluie en dehors d’Erets Israël, comme en Babylonie ou en Égypte ?
Les personnes se trouvant dans des régions proches d’Erets Israël, comme le Sinaï ou le Golan, suivent-elles la même règle que les habitants d’Erets Israël pour la demande de la pluie ?
La demande de la pluie dépend-elle de la sainteté de la terre ou du besoin en pluie du lieu ?
Réponse

Tout cela concerne Erets Israël, qui est une terre de montagnes et de vallées, arrosée par les pluies du ciel, et dont les habitants ont besoin de beaucoup de pluie. C’est pourquoi on commence à demander la pluie à partir de la nuit du 7 Hechvan. Mais en dehors d’Erets Israël, comme en Babylonie, en Égypte et dans leurs environs, où l’on n’a pas autant besoin de pluie, on ne demande la pluie qu’à partir du soixantième jour après la tekoufa de Tichri. Le jour de la tekoufa est inclus dans les soixante jours. On commence donc à demander la pluie à Arvit du soixantième jour. Les soldats, touristes et autres personnes se trouvant dans le Sinaï, le Golan ou le sud du Liban, dont le climat est similaire à celui d’Erets Israël, demandent la pluie à partir de la nuit du 7 Hechvan, car cela dépend du besoin en pluie du lieu et non de la sainteté de la terre. Cela est d’autant plus vrai dans les endroits proches d’Erets Israël. Les Aharonim ont écrit que dans les endroits dont le climat ressemble à celui d’Erets Israël, comme les déserts du Sinaï, El Arish, le Golan, Damas et leurs environs, on demande la pluie le 7 Hechvan, comme les habitants d’Erets Israël, car leur climat est similaire.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 4)
Que doit faire un habitant de la diaspora qui a demandé la pluie avant le soixantième jour après la tekoufa ?
Est-il nécessaire de recommencer la tefila si l’on a demandé la pluie avant le 7 Hechvan en dehors d’Erets Israël ?
Peut-on recommencer la tefila à condition de nedava si l’on a demandé la pluie trop tôt en dehors d’Erets Israël ?
Réponse

Un habitant de la diaspora qui s’est trompé dans sa tefila et a demandé la pluie avant le soixantième jour après la tekoufa n’a pas besoin de recommencer la tefila, car c’est déjà la saison des pluies, et la pluie en ces jours n’est pas considérée comme un signe de malédiction, puisque l’on mentionne déjà dans la tefila « Machiv haroua’h oumorid hagueshem ». De plus, même s’il s’est trompé en dehors d’Erets Israël et a demandé la pluie avant le 7 Hechvan, il n’a pas besoin de recommencer la tefila, comme pour un habitant d’Erets Israël qui s’est trompé. Toutefois, s’il le souhaite, il peut recommencer la tefila à condition de nedava, comme expliqué plus haut au paragraphe guimel.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 5)
Que faire si l’on a oublié de demander la pluie dans la berakha des années et que l’on s’en rend compte avant de dire le Nom d’Hachem ?
Où insérer la demande de la pluie si l’on s’en rend compte après avoir conclu la berakha des années mais avant de commencer la berakha suivante ?
Si l’on s’aperçoit de l’oubli après avoir commencé la berakha suivante ou plus tard dans la tefila, à quel endroit doit-on revenir ou recommencer la tefila ?
Réponse

Si l’on a oublié de demander la rosée et la pluie, et que l’on s’en rend compte à la fin de la berakha des années, avant de mentionner le Nom d’Hachem, on reprend et on dit « Veten tal oumatar livrakha », puis on termine la berakha normalement. Si l’on ne s’en rend compte qu’après avoir conclu « Baroukh ata Hachem mvarekh hashanim », mais avant de commencer la berakha suivante « Teka beshofar », on dit alors à cet endroit, entre les deux berakhot, « Veten tal oumatar livrakha », puis on poursuit avec « Teka beshofar ». Si l’on ne s’en rend compte qu’après avoir commencé « Teka beshofar gadol », on continue la tefila jusqu’à la berakha « Shema koleinou », et avant de dire « Ki ata shomea tefilat kol pe », on dit « Veten tal oumatar livrakha ». Si c’est un jour de jeûne où il faut dire « Anénou », on dira d’abord « Veten tal oumatar livrakha », puis « Anénou ». Si l’on a aussi oublié dans « Shema koleinou » et que l’on a conclu « Baroukh ata Hachem », et que l’on s’en rend compte immédiatement, on dit « Lamedeni houkecha », puis on reprend la demande de la pluie et on termine à nouveau « Ki ata shomea tefilat kol pe ». Si l’on a déjà conclu « Shomea tefila » et que l’on s’en rend compte ensuite, on dit alors avant la berakha « Retse » : « Veten tal oumatar livrakha ». Si l’on a déjà commencé le mot « Retse », on revient à « Barekh alénou » et on poursuit avec « Teka beshofar » et les autres berakhot dans l’ordre. Il en va de même si l’on s’en rend compte au milieu de « Modim » ou de « Elohai netsor » : on revient à « Barekh alénou ». Mais si l’on a terminé le dernier verset « Yihyou leratson », même si l’on n’a pas encore reculé de trois pas, on recommence la tefila depuis le début.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 6)
Que doit faire une personne qui a oublié de demander la rosée et la pluie dans la bénédiction des années lors de la prière d'Arvit pendant la saison des pluies ?
La prière d'Arvit étant facultative selon la règle stricte, faut-il tout de même la recommencer en cas d'oubli de la demande de rosée et de pluie ?
Si l'on se rend compte de l'oubli de la demande de rosée et de pluie au milieu de la prière d'Arvit, comment doit-on procéder ?
Réponse

Celui qui s'est trompé lors de la tefila d'Arvit pendant la saison des pluies et n'a pas demandé la rosée et la pluie dans la bénédiction des années, et a terminé sa tefila, bien que selon la règle stricte la tefila d'Arvit soit facultative, il doit malgré tout recommencer et refaire la tefila. S'il s'en rend compte au milieu de sa tefila, il reprend selon ce qui a été expliqué au paragraphe précédent.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 7)
Quelle est la règle pour une femme qui a oublié de demander la rosée et la pluie dans la bénédiction des années ?
Une femme doit-elle recommencer sa prière si elle a omis la demande de rosée et de pluie, comme un homme ?
Réponse

Une femme qui s'est trompée dans la bénédiction des années et n'a pas demandé la rosée et la pluie, que ce soit à Cha'harit ou dans une autre de ses tefilot, a le même statut qu'un homme qui a omis cette demande. Elle doit recommencer la tefila selon la procédure expliquée au paragraphe précédent.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 8)
Que faire si l'on a oublié de demander la rosée et la pluie lors de la prière d'Arvit du soir du 7 Mar'hechvan ?
Si l'on se souvient de l'oubli avant la bénédiction Choméa Tefila lors de la prière d'Arvit du 7 Mar'hechvan, où doit-on insérer la demande de rosée et de pluie ?
Si l'on a terminé la prière d'Arvit du 7 Mar'hechvan sans avoir demandé la rosée et la pluie, doit-on recommencer la prière et sous quelle condition ?
Réponse

Si l'on a omis de demander la rosée et la pluie lors de la prière d'Arvit du soir du 7 Mar'hechvan, certains estiment qu'il n'est pas nécessaire de recommencer la tefila, tandis que d'autres pensent qu'il faut la recommencer. Il semble que, si l'on s'en souvient avant la bénédiction "Choméa Tefila", on doit demander la rosée et la pluie à cet endroit. Si l'on a déjà commencé "Retse", on revient à la bénédiction des années. Si l'on a terminé la tefila et se rend compte de l'oubli, on recommence la tefila à condition de la faire comme une prière volontaire (nedava).

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 9)
Que doit faire une personne qui doute d'avoir demandé la rosée et la pluie dans sa prière ?
Si le doute survient après avoir commencé la bénédiction Retse et dans les trente jours suivant le début de la demande de rosée et de pluie, quelle est la règle ?
Combien de jours faut-il à un chalia'h tsibour régulier pour être présumé avoir pris l'habitude de dire Barekh Alénou, et quelle en est la conséquence en cas de doute ?
Réponse

Celui qui doute s'il a demandé la rosée et la pluie dans sa tefila, s'il s'en rend compte avant la bénédiction "Choméa Tefila", doit demander la rosée et la pluie à cet endroit. S'il s'en rend compte après avoir commencé "Retse", et que cela se produit dans les trente jours suivant le début de la période où l'on commence à demander la rosée et la pluie, il doit revenir à la bénédiction "Barekh Alénou", car il est présumé avoir dit "Barekhénou" comme il en avait l'habitude avant cette période. Si cela arrive après trente jours, il ne revient pas, car il est présumé avoir dit correctement. Pour un chalia'h tsibour régulier qui fait la répétition à Cha'harit et Min'ha, il suffit de dix-huit jours pour s'habituer à dire "Barekh Alénou" ; ainsi, s'il a un doute après ce délai, il ne revient pas.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 10)
Que doit faire une personne qui se rend compte de l'oubli de la demande de rosée et de pluie au milieu de Elohai Netsor, alors que le chalia'h tsibour arrive au Kaddich ou à la Kedoucha ?
Est-il permis d'interrompre Elohai Netsor pour répondre au Kaddich ou à la Kedoucha lorsqu'on a oublié de demander la rosée et la pluie dans la Amida et qu'on doit revenir à la bénédiction des années ?
Réponse

Celui qui a oublié de demander la rosée et la pluie dans sa tefila et s'en souvient seulement au milieu de "Elohai Netsor", et qu'entre-temps le chalia'h tsibour est arrivé au Kaddich ou à la Kedoucha, bien qu'en général il soit permis de répondre au Kaddich ou à la Kedoucha au milieu de "Elohai Netsor" puisque la tefila principale est terminée, dans ce cas précis il ne faut pas interrompre pour répondre. En effet, s'il répond, il montre ainsi qu'il a complètement terminé sa tefila, alors qu'il est interdit de répondre au Kaddich ou à la Kedoucha au milieu de la tefila elle-même. Il devrait donc rester silencieux, se concentrer sur la Kedoucha ou le Kaddich récité par le chalia'h tsibour, puis revenir à la bénédiction des années.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 11)
Que doit faire une personne qui a commencé la bénédiction Ata Honen dans la prière de Chabbat et se rend compte de son erreur ?
Si l'on a dit Barekhénou pendant la saison des pluies dans la prière de Chabbat et que l'on se souvient avant Teka Beshofar, où doit-on demander la rosée et la pluie ?
Si l'on se souvient de l'erreur après avoir commencé Teka Beshofar dans la prière de Chabbat, doit-on revenir à la bénédiction des années ?
Réponse

Celui qui s'est trompé dans la tefila de Chabbat et a commencé la bénédiction "Ata Honen", la règle veut que s'il se rend compte au milieu d'une des bénédictions de la Amida qu'il s'agit de Chabbat, il termine la bénédiction entamée puis reprend la tefila de Chabbat. Il arrive parfois que l'on se trompe pendant la saison des pluies et que l'on dise "Barekhénou", puis que l'on se souvienne que c'est Chabbat. Si l'on s'en souvient avant d'avoir commencé "Teka Beshofar", on doit demander la rosée et la pluie à cet endroit, puis reprendre la tefila de Chabbat. Mais si l'on s'en souvient après avoir commencé "Teka Beshofar" ou dans les bénédictions suivantes, on ne revient pas à la bénédiction des années, mais on interrompt au milieu de la bénédiction où l'on s'est rappelé et on reprend la tefila de Chabbat. Bien qu'il existe des avis divergents à ce sujet, en cas de doute sur une bénédiction, on adopte une position indulgente.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 12)
Que doit faire une personne qui a oublié de demander la rosée et la pluie dans la Amida et a déjà terminé sa prière ?
Est-il permis de répondre « Baroukh Hou ouvaroukh Chemo » ou de dire « Modim derabbanan » lors de la répétition de la Amida si l'on souhaite s'acquitter par l'écoute du chaliah tsibour ?
Si l'on se rend compte que l'on a oublié de demander la rosée et la pluie dans la Amida seulement au moment où le chaliah tsibour arrive à Barekh Alénou dans la répétition, peut-on s'acquitter en écoutant la suite de la répétition ?
Réponse

Celui qui a oublié de demander la rosée et la pluie dans sa Amida et a terminé sa prière, a le droit, selon la halakha, de se concentrer sur la répétition de la Amida par le chaliah tsibour et de l'écouter du début à la fin, et il sera ainsi quitte de son obligation. À condition que le chaliah tsibour soit apte, compétent et sache avoir l'intention de rendre quitte les autres, et qu'il prononce correctement tous les mots et lettres de la prière. Dans ce cas, même une personne qui sait prier par elle-même sera quitte en écoutant la répétition. Il faut veiller à ne pas répondre « Baroukh Hou ouvaroukh Chemo », ni dire « Modim derabbanan » avec l'assemblée, mais écouter le « Modim » de la prière de la bouche du chaliah tsibour. S'il y a des cohanim qui font la bénédiction, il devra se concentrer sur leur bénédiction et répondre « Amen » après eux. À la fin de la prière, il reculera de trois pas et dira « Oseh Shalom » etc. Cependant, a priori, il est bien meilleur et très correct qu'il recommence lui-même la prière avec le chaliah tsibour et demande la rosée et la pluie. Ce n'est que s'il lui est difficile de prier lui-même, et en particulier s'il a un doute s'il a demandé la rosée et la pluie ou non, qu'il pourra se reposer sur l'écoute de la répétition du chaliah tsibour. Si la personne ne se rend compte qu'elle a omis la demande de la rosée et de la pluie qu'au moment où le chaliah tsibour arrive à « Barekh Alénou », il ne sert à rien de se concentrer à partir de là sur la prière du chaliah tsibour, car il pensait avoir prié correctement et n'avait pas du tout l'intention de s'acquitter par la répétition depuis le début. Il devra donc recommencer la prière depuis le début et demander la rosée et la pluie.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 13)
Un fidèle séfarade peut-il modifier le texte de la bénédiction « Barekh Alénou » pour le dire selon le rite ashkénaze afin de pouvoir répondre à la Kedoucha avec l'assemblée ?
Réponse

Celui qui a l'habitude de prolonger un peu sa prière et, de ce fait, n'arrive parfois pas à répondre à la Kedoucha avec l'assemblée, et qui est d'origine séfarade, n'a pas le droit de raccourcir ou de modifier le texte de « Barekh Alénou » pour le dire selon le rite ashkénaze afin de pouvoir arriver à temps à la Kedoucha. Il doit prier selon le texte reçu de nos ancêtres et selon la coutume de ses pères.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 14)
Quand un habitant d'Israël qui part à l'étranger avant le 7 Heshvan doit-il commencer à demander la rosée et la pluie dans sa prière ?
Si un habitant d'Israël a laissé sa femme et ses enfants en Israël mais se trouve à l'étranger, comment doit-il demander la rosée et la pluie ?
Réponse

Un habitant d'Israël qui part à l'étranger avant le 7 Heshvan, certains disent que s'il avait l'intention de revenir pendant la période de la demande de pluie, ou même s'il n'a pas l'intention de revenir à cette période mais a laissé sa femme et ses enfants en Israël, il demandera la pluie et la rosée dès le 7 Heshvan comme les habitants d'Israël. Sinon, il ne demandera qu'à partir du 60e jour après l'équinoxe, comme les habitants de l'étranger. D'autres pensent qu'il doit toujours suivre le lieu où il se trouve, et donc ne demander qu'à partir du 60e jour après l'équinoxe, comme les habitants de l'étranger. En pratique, il semble que si son intention est de revenir en Israël pendant la saison des pluies ou même au cours de l'année, ou s'il a laissé sa femme et ses enfants en Israël, il demandera la pluie et la rosée dans Choméa Tefila.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 15)
Un habitant d'Israël qui voyage à l'étranger avec l'intention de revenir pendant l'année doit-il continuer à demander la rosée et la pluie dans la bénédiction des années ?
Que doit faire un habitant d'Israël devenu chaliah tsibour à l'étranger concernant la demande de la rosée et de la pluie ?
Si un habitant d'Israël s'installe définitivement à l'étranger avec sa famille, quand doit-il cesser de demander la rosée et la pluie ?
Réponse

Un habitant d'Israël qui a commencé à demander la rosée et la pluie dès le 7 Heshvan comme il se doit, puis part à l'étranger avec l'intention de revenir au cours de l'année, continuera à demander la rosée et la pluie dans la bénédiction des années même lorsqu'il se trouve à l'étranger, même si c'est avant le 60e jour après l'équinoxe. Cependant, s'il est chaliah tsibour et passe devant l'arche, il dira « Barekhénou », et dans la bénédiction « Choméa Tefila », avant « Ki Ata Choméa Tefilat Kol Pe », il dira à voix basse « Veten Tal Oumatar Livrakha ». Mais s'il a déménagé avec sa famille pour s'installer à l'étranger, il arrêtera immédiatement de demander la rosée et la pluie dès son arrivée à destination.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 16)
Comment un touriste en visite en Israël pendant la période de la demande de pluie doit-il formuler la demande de la rosée et de la pluie dans sa prière ?
Que doit faire un touriste qui a demandé la rosée et la pluie en Israël dans la bénédiction des années lorsqu'il retourne à l'étranger avant le 60e jour après l'équinoxe ?
Réponse

Un touriste qui vient visiter en Israël pendant cette période et qui a l'intention de retourner prochainement dans sa ville ou son pays à l'étranger doit demander la rosée et la pluie dans la bénédiction des années dès le 7 Heshvan, conformément à la coutume du lieu où il se trouve. Lorsqu'il retournera à l'étranger, il arrêtera de demander la rosée et la pluie jusqu'au 60e jour après l'équinoxe. Il est bon qu'il continue à demander la rosée et la pluie dans la bénédiction « Choméa Tefila ».

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 17)
Que doit faire une personne qui s'est trompée et a dit « Barekh Alénou » au lieu de « Barekhénou » pendant la saison sèche ?
Est-il permis à un particulier ou à une ville entière ayant besoin de pluie entre Pessah et Soukkot de demander la rosée et la pluie dans la bénédiction des années ?
Si quelqu'un a mentionné « Morid Hageshem » entre Pessah et Soukkot, doit-il recommencer la prière ?
Réponse

À partir de la sortie du premier jour de Pessah, on dit « Barekhénou » à la place de « Barekh Alénou » jusqu'à la nuit du 7 Heshvan. Celui qui s'est trompé pendant la saison sèche et a dit « Barekh Alénou » et a demandé la rosée et la pluie, s'il s'en souvient au milieu de la bénédiction, il recommence la bénédiction depuis le début. S'il s'en souvient après avoir dit « Baroukh Ata Hachem » mais avant de conclure « Mevarekh Hashanim », il dira « Lamdeni Houkecha » et recommencera la bénédiction depuis le début. S'il ne s'en souvient qu'après avoir terminé « Mevarekh Hashanim », ou dans les bénédictions suivantes, il revient à « Barekhénou » et poursuit l'ordre des bénédictions. S'il ne s'en souvient qu'après avoir dit le dernier verset « Yihyou Leratzon », il recommence la prière depuis le début. Par conséquent, les particuliers qui ont besoin de pluie entre Pessah et Soukkot n'ont pas le droit de mentionner « Morid Hageshem » ou de demander la rosée et la pluie dans la bénédiction des années, mais ils demanderont la rosée et la pluie dans la bénédiction « Choméa Tefila », comme tout particulier qui demande ses besoins dans « Choméa Tefila ». Il en est de même pour une ville entière qui a besoin de pluie entre Pessah et Soukkot, même si elle est grande comme Ninive, ou même un pays entier, comme toute l'Allemagne ou toute l'Espagne, ils sont considérés comme des particuliers à ce sujet et demanderont la rosée et la pluie dans « Choméa Tefila ». Toutefois, un particulier qui s'est trompé dans ces endroits et a demandé la rosée et la pluie dans la bénédiction des années n'a pas besoin de recommencer la prière, sauf à titre de prière facultative. Mais s'il s'est trompé dans la mention et a dit « Morid Hageshem » entre Pessah et Soukkot, même dans les endroits qui ont besoin de pluie, il devra recommencer la prière.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 18)
Dans les régions où la période entre Soukkot et Pessah est la saison chaude et où la pluie est nuisible, doit-on demander la rosée et la pluie dans la prière ?
Que doit-on dire dans la mention de la pluie pendant la Amida dans les endroits où la pluie est considérée comme un signe de malédiction entre Soukkot et Pessah ?
Réponse

Dans les endroits où la période entre Soukkot et Pessah correspond à la saison chaude, et où la pluie nuit aux récoltes, à l’agriculture ou à la santé des habitants, il ne faut pas demander la pluie durant ces jours. De même, lors de la mention dans la prière, on ne dira pas « machiv harouah oumorid hagueshem », mais seulement « morid hatal », car la pluie est alors considérée comme un signe de malédiction pour eux à cette période.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 19)
Dans les pays comme le Brésil ou l’Australie où l’hiver est de Pessah à Soukkot, comment doit-on demander la pluie dans la prière ?
Dans les régions où la pluie est un signe de bénédiction, à partir de quand doit-on demander la rosée et la pluie dans la berakha « Barekh Alenou » ?
Dans les pays de l’hémisphère sud, que convient-il de dire pour la mention de la pluie dans la Amida selon la halakha ?
Réponse

Dans les pays où le climat est inversé par rapport à celui d’Israël, comme au Brésil ou en Australie, où l’hiver va de Pessah à Soukkot et l’été de Soukkot à Pessah, certains disent qu’il ne faut pas demander la rosée et la pluie dans la berakha « Barekh Alenou » ni en été ni en hiver, mais qu’il convient de demander la rosée et la pluie dans « Chomea Tefila » pendant leur saison des pluies, c’est-à-dire entre Pessah et Soukkot, et de toujours mentionner « morid hatal ». Le chaliah tsibour doit aussi demander la rosée et la pluie dans « Chomea Tefila » durant leur saison des pluies. Cependant, la halakha tranche que, de nos jours, puisque la pluie est pour eux un signe de bénédiction, ils doivent demander la rosée et la pluie dans « Barekh Alenou » à partir du soixantième jour de la tekoufa jusqu’à la veille de Pessah, comme le minhag de nos frères de la diaspora. Toutefois, pour la mention de la pluie, il est préférable de continuer à dire « morid hatal » en tout temps, selon leur coutume précédente.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 117 - Lois de la demande de la rosée et de la pluie, Halakha 20)