Questions pratiques
Lois de la lecture de la Torah pendant Chabbat
Réponse
Il est permis de vendre les montées à la Torah pendant Chabbat et les jours de fête, ainsi que d'organiser une collecte et de donner de l'argent pour les yeshivot, les kollelim et autres besoins de mitsva. Tout cela est considéré comme une nécessité de mitsva et n'est pas concerné par l'interdiction de commerce pendant Chabbat.
Réponse
Un enfant âgé de six ans ou plus, qui sait à qui l'on adresse les bénédictions, peut monter à la Torah pour être compté parmi les sept appelés, que ce soit au milieu ou à la fin des appelés. À plus forte raison, il peut monter pour la montée du maftir. Il peut lui-même lire dans la Torah la section correspondant à sa montée. Là où il existe une coutume claire de ne pas faire monter un enfant à la Torah, on suivra cette coutume. A priori, l'enfant ne doit pas lire toute la paracha, mais seulement la section de sa montée. Toutefois, s'il n'y a pas d'adulte sachant lire dans la Torah, on peut être indulgent et écouter la lecture d'un enfant qui sait lire, à condition qu'il ait atteint l'âge de l'éducation.
Réponse
Une personne inapte à témoigner en raison d'une transgression d'un interdit de la Torah, comme expliqué dans le Hoshen Michpat, reste néanmoins apte à monter à la Torah et peut être comptée parmi les appelés obligatoires du jour. Cependant, un méhalel Chabbat en public ou quelqu'un qui nie les paroles des Hakhamim, étant considéré comme un non-juif à tous égards, il est interdit a priori de le faire monter parmi les appelés obligatoires du jour. On pourra le faire monter parmi les appelés supplémentaires, après la montée du sixième, en tant que "gam ha-olé". S'il y a un risque de dispute ou de conflit si on ne le fait pas monter parmi les appelés obligatoires, il sera permis de le faire monter, mais il faudra ajouter un autre appelé juif apte pour compléter le nombre d'appelés obligatoires. Il est permis de répondre "Baroukh Hachem ha-mevorakh" et "Amen" après la montée de cette personne inapte, lorsqu'elle dit "Barékhou et Hachem ha-mevorakh" et les bénédictions de la Torah. La lecture faite par le chaliah tsibour pour cette personne inapte n'a pas besoin d'être répétée pour une personne apte, car la lecture de la Torah vise à faire entendre au public, et cela a déjà été entendu de la part du chaliah tsibour qui est un juif apte. Cependant, il ne faut pas faire monter un méhalel Chabbat pour la montée du maftir.
Réponse
Si dix personnes ont commencé la lecture de la Torah pendant l'office du matin de Chabbat et que l'une d'elles quitte la synagogue au milieu de la lecture, laissant la majorité du minyan, il est permis aux autres appelés obligatoires de monter à la Torah et de réciter les bénédictions avant et après la lecture, jusqu'à ce que l'obligation du jour soit terminée, car ils ont commencé de manière permise. Cependant, le septième appelé, qui complète le nombre, ne doit pas réciter le Kaddich après la lecture de la Torah, car le Kaddich est une chose à part. Le maftir sera le septième appelé, car il est établi que le maftir compte parmi les sept. Toutefois, il ne récitera pas les bénédictions de la haftara, ni avant ni après. Ce n'est que s'il y avait un minyan au moment où la haftara a commencé et qu'une ou deux personnes sont sorties ensuite, qu'il pourra terminer la haftara avec ses bénédictions finales, car il a commencé de manière permise.
Réponse
Lorsque Roch Hodech Nissan tombe un Chabbat, on sort trois Sifrei Torah. On lit dans le premier la paracha de la semaine pour six appelés, sans réciter le Kaddich après. Le septième appelé lit dans le deuxième Sefer Torah la paracha de Roch Hodech, puis on récite le Kaddich. Le maftir lit dans le troisième Sefer Torah la paracha "Ha'hodech hazé lakhem", puis on récite le Kaddich. Dans les endroits où l'on a l'habitude de faire monter sept appelés ou plus au premier Sefer Torah, on récitera aussi le Kaddich après le premier Sefer Torah, ce qui fera en tout trois Kaddich. Il en va de même pour Roch Hodech Tevet qui tombe Chabbat, où l'on sort trois Sifrei Torah (paracha de la semaine, Roch Hodech et Hanouka), ainsi que pour Roch Hodech Adar qui tombe Chabbat (paracha de la semaine, Roch Hodech et Chekalim), où l'on récitera aussi le Kaddich après le premier Sefer Torah si on y a fait monter sept appelés ou plus.
Réponse
Il est interdit de tenir un Sefer Torah directement sur le parchemin ou le cuir, sans un tissu intermédiaire, que ce soit lors de l'enroulement du Sefer Torah pendant la lecture publique ou lorsqu'on l'enroule seul. Les sages ont été très stricts à ce sujet et ont dit que quiconque tient un Sefer Torah à nu, sans tissu, sera enterré nu, privé de la mitsva accomplie à ce moment, que ce soit la lecture ou l'enroulement. Il faut donc être très vigilant sur ce point.
Réponse
Si, pendant la lecture du Sefer Torah, on découvre que de la cire a coulé sur des lettres et les recouvre complètement, il ne faut pas poursuivre la lecture dans ce Sefer Torah, mais il faut en sortir un autre pour terminer la lecture. Cependant, si la cire se trouve sur une autre paracha qui n'est pas celle obligatoire du jour, il est permis de continuer la lecture dans ce Sefer Torah avec les bénédictions. De même, s'il n'y a pas d'autre Sefer Torah et que la cire est sur une autre paracha, il est permis, a priori, de lire dans ce Sefer Torah avec les bénédictions. Toutefois, il est interdit de gratter la cire des lettres pendant Chabbat.
Réponse
Celui qui monte à la Torah doit lire à voix basse avec le chaliah tsibour et ne peut pas s'acquitter de son obligation uniquement en écoutant, selon le principe de "chomea keoné", car pour la lecture du Sefer Torah il y a une règle particulière qui exige de lire soi-même. S'il ne le fait pas, il y a à craindre que ses bénédictions soient considérées comme vaines.
Réponse
Il n'est pas nécessaire d'être strict concernant les différents accents lors de la lecture de la Torah. Ainsi, un Séfarade qui entend la lecture de la Torah avec l'accent ashkénaze s'acquitte de son obligation, et il en va de même pour un Ashkénaze qui entend la lecture avec l'accent séfarade. Cependant, pour la lecture de la paracha de Zakhor et de la paracha de Para, dont l'obligation est d'ordre toranique, il est préférable et correct que chacun entende la lecture selon la tradition de ses ancêtres.
Réponse
Il est interdit de quitter la synagogue au milieu de la lecture de la Torah, car il est dit : "Ceux qui abandonnent Hachem périront". Cependant, il est permis de sortir entre deux montées, surtout si c'est nécessaire, même si cela fait manquer la lecture suivante du chaliah tsibour. En effet, le décret des prophètes n'imposait la lecture du Sefer Torah qu'à l'assemblée, et non à chaque individu. Tant que la lecture du jour a été faite en public, même si certains n'ont pas entendu, la règle des prophètes est respectée. Seule la lecture de "chenaïm mikra ve-e'had targoum" est une obligation individuelle.
Réponse
Une personne qui a voyagé à l'étranger pendant Pessah, et alors le deuxième jour de fête de la diaspora pour le septième jour de Pessah tombe un vendredi, de sorte qu'en Eretz Israël on lit la paracha de la semaine le lendemain, tandis qu'à l'étranger on lit "Kol HaBechor", il en résulte un décalage d'une paracha entre Eretz Israël et l'étranger. Quand il revient en Eretz Israël, il est bon qu'il monte à la Torah à la place du Cohen et lise toute la paracha qui lui manque ainsi que trois versets de la paracha de la semaine selon le minhag d'Eretz Israël, afin de s'acquitter de son obligation selon tous les avis. Cela à condition que l'assemblée accepte la gêne occasionnée.
Réponse
Si, dans une synagogue, il n’y a qu’un Sefer Torah qui n’est pas cachère pour la lecture, et que l’on a lu la paracha de la semaine avec sept personnes montant à la Torah, mais sans réciter de berakha, il est permis de lire la haftarah avec ses berakhot, aussi bien avant qu’après. Bien qu’il existe une opinion selon laquelle, tant que l’on n’a pas lu la Torah avec berakha pour sept montées, on ne peut pas réciter les berakhot de la haftarah, on peut néanmoins s’appuyer sur l’avis de Maran au nom du Rashba et des Aharonim, selon lequel, dans ce cas, il est permis de réciter les berakhot de la haftarah, car ce sont des berakhot de louange.
Réponse
On ne sort pas deux Sifrei Torah afin de lire dans le second la paracha des mousafim, car celle-ci ne comporte que deux versets.
Quelques lois de la Haftara
Réponse
Celui qui est monté à la Torah, a priori, n'est pas autorisé à monter de nouveau pour la montée de maftir. Cependant, en cas de nécessité, il y a lieu d'être indulgent, par exemple lorsqu'il n'y a personne qui sache lire la haftara sauf un de ceux qui sont déjà montés à la Torah, et que le chaliah tsibour a déjà récité le kaddich après la lecture de la paracha. De même, dans les endroits où il est d'usage que le rav monte à la Torah pour la montée de maftir lors du Chabbat Hazon, bien qu'a priori on ne l'appelle pas pour la troisième montée, néanmoins, si on l'a déjà appelé pour la troisième montée, il peut ensuite monter et lire maftir avec les bénédictions. Tout cela concerne un seul sefer Torah. Mais lorsque le maftir lit dans un autre sefer Torah, lors des Chabbatot où l'on sort deux sefarim Torah, s'il est monté pour une autre montée parmi le nombre des montées, il ne montera pas de nouveau pour la montée de maftir dans le second sefer Torah, afin que l'on ne dise pas que le premier sefer Torah était défectueux, à Dieu ne plaise.
Réponse
On lit la haftara dans les Prophètes en rapport avec le sujet de la paracha de la semaine, et l'on ne lit pas moins de vingt et un versets, sauf si le sujet se termine en moins que cela.
Réponse
Toute l'assemblée doit réciter la haftara à voix basse en même temps que le chaliah tsibour.
Réponse
Il est recommandé de lire la haftara dans un livre écrit à la main, sanctifié et sur parchemin, même s'il ne s'agit que d'une compilation des haftarot de l'année et non d'un livre complet des Prophètes. S'il n'y a pas un tel livre, il est préférable de lire la haftara dans un livre complet des Prophètes imprimé, plutôt que dans des houmachim imprimés. Toutefois, la coutume répandue dans toutes les communautés d'Israël est de lire la haftara dans des houmachim imprimés, et c'est une ancienne coutume sur laquelle on peut s'appuyer. Cependant, là où cela est possible, il convient de rechercher la meilleure manière mentionnée.
Réponse
Un enfant peut monter pour maftir et lire la haftara. A priori, il ne faut faire monter pour maftir que quelqu'un qui sait lire la haftara lui-même. Cependant, si celui qui est monté pour maftir ne sait pas lire la haftara, une autre personne lira, et celui qui est monté pour maftir lira avec lui à voix basse. Mais il ne faut pas que deux personnes lisent ensemble à voix haute, car deux voix ne se distinguent pas.
Réponse
Lorsqu'il y a deux parachiot réunies, on lit la haftara correspondant à la seconde paracha, celle avec laquelle on termine la lecture.
Réponse
Ceux qui ont l'habitude de dire, après la lecture de la haftara, le verset "Goalénou Hachem Tsevaot" et ainsi de suite, ont sur quoi s'appuyer, et il n'est pas nécessaire d'annuler leur coutume.

