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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de la prière

Lois de la mention de la rosée et de la pluie

Si l’on doute avoir mentionné « morid hagueshem » pendant la période estivale dans les trente jours suivant Pessah, doit-on recommencer la prière ?
Faut-il recommencer la prière si un doute survient, après avoir terminé la prière, concernant la mention de la pluie pendant les trente jours suivant Yom Tov de Pessah ?
Réponse

Celui qui doute, pendant la période estivale et dans les trente jours suivant Yom Tov de Pessah, s’il a mentionné « morid hagueshem », doit recommencer la prière, même si ce doute survient après avoir terminé la prière, et a fortiori si le doute apparaît alors qu’il se trouve encore dans la bénédiction concernée.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 114 - Lois de la mention de la rosée et de la pluie, Halakha 9)
Si l’on doute avoir mentionné la pluie dans la Amida pendant les trente jours suivant Pessah, mais que l’on pense avoir déjà pris l’habitude de ne plus la dire, doit-on recommencer la prière ?
Après les trente jours suivant Pessah, que se passe-t-il si l’on se trompe une fois et que l’on mentionne la pluie ?
Combien de jours un chaliah tsibour régulier doit-il attendre après la fête pour être présumé avoir pris l’habitude de ne plus mentionner la pluie ?
Réponse

Même si l’on sait, avant les trente jours, que l’on a déjà pris l’habitude de ne plus mentionner la pluie, cela n’est pas pris en compte : tant que l’on est dans les trente jours et que l’on ne sait pas avec certitude ne pas avoir mentionné la pluie, il faut recommencer. Si, après les trente jours, il arrive une fois que l’on se trompe et que l’on mentionne la pluie, cela ne fait pas perdre la présomption que l’on a pris l’habitude de ne plus la mentionner ; ainsi, si par la suite on doute avoir mentionné la pluie, il n’est pas nécessaire de recommencer. De même, pour la demande de rosée et de pluie, si le doute survient après les trente jours, il n’est pas nécessaire de recommencer, et il n’est pas requis de compléter jusqu’à quatre-vingt-dix prières, même si l’on ne demande pas la rosée et la pluie le Chabbat. Pour un chaliah tsibour régulier, dix-huit jours après la fête suffisent pour considérer qu’il a pris l’habitude de ne plus mentionner la pluie.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 114 - Lois de la mention de la rosée et de la pluie, Halakha 10)
Que doit faire celui qui s’est trompé et a mentionné la pluie dans sa prière après les trente jours suivant Pessah ?
Si l’on a mentionné « machiv haroua'h oumorid hagueshem » dans la Amida pendant les trente jours suivant Pessah par erreur, puis corrigé cette erreur, cela remet-il en cause la présomption selon laquelle, après les trente jours, on a pris l’habitude de ne plus mentionner la pluie dans la Amida ?
Réponse

Celui qui s’est trompé pendant la période estivale, après les trente jours, et a dit dans sa prière « machiv haroua'h oumorid hagueshem », doit recommencer comme le veut la règle, car la présomption ne s’applique qu’en cas de doute. Si l’on s’est trompé dans les trente jours suivant le premier jour de Pessah et que l’on a mentionné « machiv haroua'h oumorid hagueshem », puis que l’on a corrigé son erreur, cela ne remet pas en cause la présomption acquise. Ainsi, si par la suite on doute avoir mentionné la pluie après les trente jours, on est inclus dans la présomption que l’on a pris l’habitude de ne plus la mentionner, et il n’est pas nécessaire de recommencer.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 114 - Lois de la mention de la rosée et de la pluie, Halakha 11)
Quand faut-il reprendre au début de la bénédiction où l’on s’est trompé dans la prière ?
Que doit faire celui qui s’est trompé intentionnellement dans la prière concernant la mention de la pluie ou de la rosée ?
Réponse

Dans tous les cas où la halakha décide que si l’on s’est trompé, il faut reprendre au début de la bénédiction où l’on s’est trompé, cela ne concerne que l’erreur involontaire. Mais si l’on s’est trompé intentionnellement, il faut toujours reprendre depuis le début de la prière.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 114 - Lois de la mention de la rosée et de la pluie, Halakha 12)
Que doit faire une personne qui a parlé de sujets profanes pendant la tefila sans avoir interrompu assez longtemps pour terminer toute la tefila ?
Si quelqu'un interrompt intentionnellement la tefila par une conversation profane, doit-il reprendre depuis le début de la bénédiction où il s'est arrêté ?
Réponse

Si quelqu'un a parlé de choses profanes au milieu de la tefila, tant qu'il n'a pas interrompu pendant un temps suffisant pour terminer toute la tefila, il doit reprendre depuis le début de la bénédiction où il s'est arrêté, même s'il a interrompu intentionnellement.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 114 - Lois de la mention de la rosée et de la pluie, Halakha 13)
Faut-il redire le verset "Hachem sefatai tiftah" lorsqu'on recommence la tefila après une erreur dans les trois premières bénédictions ?
Si l'on a terminé la tefila et que l'on découvre une erreur nécessitant de tout recommencer, doit-on redire le verset "Hachem sefatai tiftah" ?
Réponse

Dans un cas où il faut reprendre depuis le début de la tefila, comme celui qui s'est trompé dans les trois premières bénédictions et doit recommencer, il n'est pas nécessaire de répéter le verset « Hachem sefatai tiftah ». Cependant, certains disent que si l'on a terminé la tefila et que l'on se rend compte qu'il faut la recommencer à cause d'une erreur qui oblige à reprendre, il faut alors redire le verset « Hachem sefatai tiftah ». Et ainsi il convient d'agir.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 114 - Lois de la mention de la rosée et de la pluie, Halakha 14)
Comment doit-on vocaliser la lettre guimel dans la phrase "machiv harouah oumorid hagueshem" ?
Est-il permis de prononcer la lettre guimel avec un kamats dans "machiv harouah oumorid hagueshem" ?
Réponse

La coutume est de dire "machiv harouah oumorid hagueshem" avec la lettre guimel vocalisée en segol. Il ne faut pas changer et la prononcer avec un kamats.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 114 - Lois de la mention de la rosée et de la pluie, Halakha 15)
Lois de la prière

Regle des benedictions Hachivenu, Reeh Na Veanyenu et Refaenu

Dans quelles berakhot de la Amida mentionne-t-on le terme « avinou » ?
Est-il permis de dire « avinou » dans d'autres berakhot que hachivénou et slah lanou ?
Réponse

Dans la berakha hachivénou, on mentionne « hachivénou avinou ». On ne mentionne le terme « avinou » que dans cette berakha et dans la berakha slah lanou.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 116 - Regle des benedictions Hachivenu, Reeh Na Veanyenu et Refaenu, Halakha 1)
Comment prier pour un proche qui ne respecte pas la Torah et les mitsvot dans la Amida ?
Où placer la prière pour la techouva d'un proche dans la Amida ?
Peut-on réciter la prière "Yehi ratson milfaneha... shetahaziréni li Ploni ben Ploni" pour soi-même dans la berakha Hachivénou de la Amida ?
Réponse

Celui dont un proche ne respecte pas la Torah et les mitsvot, il est bon qu'il prie de temps en temps pour lui dans la Amida, dans la berakha hachivénou avinou letorateha. Avant de conclure « baroukh ata Hachem », il dira : « Yehi ratson milfaneha Hachem Elokénou véloqé avoténou, shetah'tor hatira tah'at kise kevodekha, lehahazir betechouva chelema lekhol poshe amkha bet Israël, ouveklalam tahazir betechouva chelema et Ploni ben Ploni, ki yeminékha peshouta lekabel shavim. » Certains ont l'habitude de dire cette prière pour eux-mêmes, en disant : « shetahaziréni li Ploni ben Ploni », etc.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 116 - Regle des benedictions Hachivenu, Reeh Na Veanyenu et Refaenu, Halakha 2)
Quelle intention particulière faut-il avoir lors de la berakha slah lanou avinou ?
Peut-on demander à Hachem d'effacer les fautes sans souffrances dans la berakha slah lanou ?
Réponse

Dans la berakha slah lanou avinou, il convient de demander à Hachem d'accorder Son pardon et d'effacer les fautes sans passer par des souffrances, afin de pouvoir continuer à étudier et accomplir les mitsvot, selon le principe « lema'anekha Elokim haïm ».

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 116 - Regle des benedictions Hachivenu, Reeh Na Veanyenu et Refaenu, Halakha 3)
Faut-il ajouter le mot « na » dans la berakha réé na beanyénou ?
Quelle est la coutume concernant la formulation de la berakha réé na beanyénou ?
Réponse

Concernant la formulation de la berakha réé na beanyénou, certains estiment qu'il ne faut pas ajouter le mot « na ». Cependant, la coutume est de dire comme cela : « réé na beanyénou ».

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 116 - Regle des benedictions Hachivenu, Reeh Na Veanyenu et Refaenu, Halakha 4)
Quelle est la formulation correcte de la berakha refaénou dans la Amida ?
Pourquoi la berakha refaénou est-elle formulée au pluriel alors que le verset est au singulier ?
Comment doit-on prononcer le mot « holé » dans la conclusion de la berakha refaénou ?
Réponse

Dans la berakha Refaénou, il faut dire : « refaénou Hachem venérafé », et il ne faut pas dire : « refaïnou Hachem Elokénou venérafé ». Bien que le verset dise : « refaéni Hachem ve'erafé » au singulier, la berakha a été instituée au pluriel, « refaénou Hachem », car il s'agit d'une demande et d'une prière, et c'est pour cela que l'on passe du pluriel au singulier. On conclut par « rofé holé amô Israël », en prononçant le lamed de « holé » avec un tséré.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 116 - Regle des benedictions Hachivenu, Reeh Na Veanyenu et Refaenu, Halakha 5)
Comment ajouter une demande de guérison pour soi-même dans la berakha refaénou ?
Comment formuler une prière pour un malade dans la berakha refaénou ?
Faut-il mentionner le nom du malade lorsqu'il est présent lors de la prière dans la berakha refaénou ?
Réponse

Celui qui souhaite ajouter une demande de guérison complète dans la berakha refaénou dira, avant « ki El rofé rahaman véneeman ata » : « Yehi ratson milfaneha Hachem Elokaï véloqé avotaï, sheterapéni refoua chelema, refouat hanéfesh ourefouat hagouf, kedé she'ehé hazak bivriout gouf venéchama lekiyoum toratekha hakédoucha. » Puis il conclut : « Baroukh ata Hachem rofé holé amô Israël. » S'il veut prier pour un autre malade, il dira : « Yehi ratson... refa na et Ploni ben Plonit, refoua chelema betokh shear kol holé amkha Israël. » Mais s'il prie pour un malade en sa présence, il ne mentionnera pas son nom. Par mesure de piété, il est bon de demander miséricorde pour son prochain dans la berakha shoméa tefila.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 116 - Regle des benedictions Hachivenu, Reeh Na Veanyenu et Refaenu, Halakha 6)
Peut-on prier pour la guérison d'un ami dans la berakha Refaénou ou seulement dans Choméa Tefila ?
Existe-t-il une différence entre prier pour un membre de sa famille ou pour un ami dans la berakha Refaénou ?
Selon la mesure de piété, où est-il préférable de demander la guérison d'un ami dans la Amida ?
Réponse

Certains ont écrit que l'on ne peut prier pour la guérison d'un malade dans la berakha Refaénou que s'il s'agit d'un membre de sa famille, mais que pour un ami, il faudrait prier uniquement dans Choméa Tefila, car cela est considéré comme un besoin collectif pour lequel on ne prie que dans cette bénédiction. Cependant, en pratique, il n'y a pas lieu de faire cette distinction, et il est permis dans tous les cas de demander la guérison complète d'un ami dans la berakha Refaénou. Malgré tout, il a déjà été expliqué que, par mesure de piété, il est préférable de demander la guérison d'un ami dans Choméa Tefila.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 116 - Regle des benedictions Hachivenu, Reeh Na Veanyenu et Refaenu, Halakha 7)
Faut-il mentionner le nom du malade lorsqu'on prie pour lui en sa présence ?
Comment doit-on formuler la prière pour un malade absent ?
Que faire si l'on ne connaît pas le nom de la mère du malade pour la prière ?
Réponse

Celui qui prie pour un malade n'a pas besoin de mentionner son nom, comme Moché Rabbénou qui a prié pour Myriam en disant : « El na refa na la », sans préciser son nom. Cela s'applique lorsqu'on prie en présence du malade. Mais si l'on prie pour un malade qui n'est pas présent, il faut mentionner le nom du malade et celui de sa mère, en disant : « Untel fils d'Untelle ». Si l'on ne connaît pas le nom de la mère, on mentionnera le nom du père : « Untel fils d'Untel ».

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 116 - Regle des benedictions Hachivenu, Reeh Na Veanyenu et Refaenu, Halakha 8)
Comment doit-on mentionner son père dans la prière pour sa guérison ?
Est-il permis d'utiliser des titres honorifiques pour ses parents dans la prière pour leur guérison ?
Quelle formule utiliser pour prier pour la guérison de son maître ou d'un talmid hakham ?
Réponse

Celui qui prie pour son père malade ne doit pas utiliser de titres honorifiques comme « mon père, mon maître, couronne de ma tête », car il n'y a pas de grandeur devant Hachem. Il dira simplement : « Ton serviteur, mon père Untel fils d'Untelle ». De même, pour sa mère, il dira : « Ta servante, ma mère Untelle fille d'Untelle ». S'il prie pour son maître ou un talmid hakham malade, il dira : « Ton serviteur, mon maître Untel fils d'Untelle ».

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 116 - Regle des benedictions Hachivenu, Reeh Na Veanyenu et Refaenu, Halakha 9)
Comment doit-on mentionner le nom de la mère d'un malade si un nom lui a été ajouté lors d'une maladie ?
Faut-il inclure le nom ajouté à la mère du malade dans la prière si elle a guéri ?
Réponse

Si l'on prie pour un malade en mentionnant son nom et celui de sa mère, et que dans le passé la mère était malade et qu'on lui a ajouté un nom, il faut mentionner le malade avec le nom complet de sa mère, y compris le nom ajouté lorsqu'elle était malade. Cela s'applique si le nom a été ajouté et qu'elle a guéri, et parfois on l'appelle aussi par ce nom ajouté.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 116 - Regle des benedictions Hachivenu, Reeh Na Veanyenu et Refaenu, Halakha 10)
Est-il permis de modifier le texte du psaume Ya'anekha Hachem beyom tsara pour l'adapter au féminin lorsqu'on prie pour une femme malade ?
Comment doit-on réciter le psaume Ya'anekha Hachem beyom tsara pour la guérison d'une femme ?
Réponse

Certains ont l'habitude, lorsqu'ils lisent le psaume « Ya'anekha Hachem beyom tsara » pour la guérison d'une femme malade, de modifier le texte du psaume du masculin au féminin. Il faut annuler cette coutume, et même pour une femme malade, il faut dire le psaume tel qu'il est, sans rien changer.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 116 - Regle des benedictions Hachivenu, Reeh Na Veanyenu et Refaenu, Halakha 11)
Est-il permis de modifier un verset cité en prière dans Choméa Tefila du pluriel au singulier ?
Réponse

Si l'on cite un verset à titre de prière ou de supplication au milieu de Choméa Tefila ou dans un cas similaire, et que l'on souhaite passer du pluriel au singulier, il n'y a aucun empêchement à cela.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 116 - Regle des benedictions Hachivenu, Reeh Na Veanyenu et Refaenu, Halakha 12)
Est-il obligatoire de prier pour un malade mentionné dans une annonce lors de la prière de la Amida ?
Dans quelle berakha de la Amida peut-on prier pour un malade dont on a vu le nom dans une annonce ?
Le fait de prier pour un malade à la suite d'une demande publique relève-t-il d'une obligation halakhique ou d'un acte de bonté ?
Réponse

Lorsqu'une personne voit une annonce demandant de prier pour un malade en particulier, certains estiment qu'il convient de prier pour lui dans la berakha Refaenou ou dans Shomea Tefila. Cependant, cela n'est pas une obligation stricte selon la halakha, mais relève plutôt d'un acte de bonté envers autrui.

(Yalkout Yossef, Lois de la prière, Chapitre 116 - Regle des benedictions Hachivenu, Reeh Na Veanyenu et Refaenu, Halakha 13)