Questions pratiques
Berakha Shehecheyanu et quelques berakhot particulières (achat d’objets neufs)
Réponse
La coutume s'est répandue que lors du repas d'inauguration d'une nouvelle maison, le propriétaire récite la berakha Sheheheyanu sur un fruit nouveau ou sur un vêtement neuf qu'il porte, en ayant l'intention d'inclure dans cette berakha la maison et les nouveaux meubles. Toutefois, celui qui achète une maison et en éprouve une grande joie, et souhaite réciter la berakha Sheheheyanu sans avoir de vêtement neuf, est autorisé à la réciter.
Réponse
Celui qui a été nommé à une fonction importante et à qui les notables de la communauté ont offert un logement gratuit, il est approprié qu'il récite la berakha Sheheheyanu sur un vêtement neuf, afin d'inclure dans cette berakha la joie liée à l'obtention du logement.
Réponse
Il ne faut pas réciter la berakha Sheheheyanu lors de l'inauguration d'une synagogue, ni la berakha Hatov Vehametiv. A plus forte raison, il ne faut pas réciter la berakha Sheheheyanu lors de la pose de la première pierre ou du coulage des fondations d'une synagogue.
Réponse
Celui qui est nommé à la fonction de rabbin et président du tribunal rabbinique, ou qui reçoit un titre honorifique de la part des notables de la communauté, il est approprié qu'il porte un vêtement neuf ou une nouvelle toge et qu'il récite sur celle-ci la berakha Sheheheyanu, en ayant l'intention d'inclure dans cette berakha la joie liée à sa nomination ou à la réception du titre.
Réponse
Il ne faut pas réciter la berakha Sheheheyanu le jour où une personne atteint l'âge de soixante-dix ou quatre-vingts ans. Toutefois, s'il le souhaite, il peut mettre un vêtement neuf et réciter la berakha Sheheheyanu sur ce vêtement, et ainsi inclure dans cette berakha la joie d'avoir atteint cet âge.
Réponse
Celui qui apprend la naissance d'un fils ou d'un petit-fils ne doit pas réciter la berakha Sheheheyanu, même si cet enfant est né après de nombreuses années et que la joie est très grande. Il est recommandé que le père ait l'intention, lors de la berakha Sheheheyanu récitée au moment de la mila, d'inclure également la naissance de l'enfant. S'il le souhaite, il peut réciter la berakha Sheheheyanu sur un vêtement neuf.
Réponse
Celui qui se marie, même s'il éprouve une grande joie lors de ses noces, ne récite pas la berakha Sheheheyanu. S'il se drape d'un nouveau talit sous la houppa, il aura l'intention, lors de la berakha Sheheheyanu récitée sur le talit, d'inclure la joie d'avoir mérité de se marier, ainsi que l'acquisition de la maison et de tous les meubles.
Réponse
Celui qui acquiert un nouveau Sefer Torah pour lui-même ne doit pas réciter la bénédiction Sheheheyanu lors de la première lecture, même si cela lui procure une grande joie. À plus forte raison, celui qui achète de nouveaux livres de kodesh et en est heureux ne doit pas réciter cette bénédiction. S'il souhaite réciter la bénédiction Sheheheyanu sur un vêtement neuf lorsqu'il monte lire dans le Sefer Torah qu'il a acquis ou qu'il a offert à la synagogue, il en a le droit, mais il devra réciter la bénédiction Sheheheyanu sur le vêtement neuf avant les bénédictions de la Torah, lorsqu'il met le vêtement neuf proche de la lecture de la Torah, et non après les bénédictions de la Torah.
Réponse
Celui qui a eu le mérite de faire imprimer son livre de hiddoushei Torah ou de halakha ne doit pas réciter la berakha Sheheheyanu lors de la publication du livre, et a fortiori lors de l'achèvement de l'écriture du livre. S'il le souhaite, il peut mettre un vêtement neuf et réciter la berakha Sheheheyanu sur ce vêtement.
Réponse
Certains disent qu'il ne faut pas réciter la berakha sur la pose d'une rambarde. Cependant, la coutume est de réciter la berakha sur la pose d'une rambarde, et c'est l'opinion principale en halakha.
Réponse
Celui qui voit un grand hakham d'Israël, éminent dans la Torah, la sagesse et la crainte pure de Hachem, et qui enseigne la halakha au peuple d'Israël, même à notre époque, doit réciter la bénédiction avec le Nom et la royauté : « Baroukh ata Hachem Elokénou Melekh haolam che'halak me'hokhmato leyeraav ». Cependant, un aveugle ne récite pas cette bénédiction.
Réponse
Celui qui voit le président d'un pays à notre époque doit réciter la bénédiction des rois sans le Nom et la royauté, en disant : « Baroukh che'natan mikhvodo lebasar vadam ». Toutefois, si l'on voit un président vêtu d'habits royaux, que tous reconnaissent la splendeur de sa grandeur, et qu'il détient le pouvoir de confirmer une sentence de mort ou de gracier une personne condamnée à mort, il est permis de réciter sur lui la bénédiction des rois avec le Nom et la royauté, même si on le voit à travers la vitre d'une voiture ou à l'aide de jumelles. Cette règle s'applique également à un roi ou un président en visite dans un autre pays. En revanche, si on le voit à la télévision, on ne récite pas la bénédiction des rois.
Réponse
Celui qui voit plusieurs rois en une seule journée, parmi ceux sur lesquels on récite la bénédiction avec le Nom et la royauté comme expliqué, doit réciter la bénédiction du roi pour chacun d'eux. Cependant, s'il voit plusieurs rois en même temps, il ne récite qu'une seule bénédiction pour tous.
Réponse
Celui qui voit un roi se trouvant sur un bateau ou dans un véhicule, mais ne voit pas le roi lui-même et sait seulement avec certitude qu'il s'y trouve, ne doit pas réciter la bénédiction de la vision. Ceci est d'autant plus vrai s'il s'agit d'un roi qui déteste Israël.
Réponse
Celui qui voit des tombes d'Israël une fois tous les trente jours récite la bénédiction : « Baroukh ata Hachem Elokénou Melekh haolam, asher yatsar etkhem bedin vedan etkhem bedin vekilkel etkhem bedin vehaya etkhem bedin ve'assaf etkhem bedin, veyodea mispar koulekhem, veatid lehayotekhem ulehakimekhem bedin le'haye haolam haba, baroukh ata Hachem me'haye hametim ». Celui qui voit un cimetière pendant Chabbat, Yom Tov ou Hol Hamoed récite également cette bénédiction. Si l'on a vu un cimetière dans les trente derniers jours et qu'une nouvelle tombe y a été ajoutée, on peut réciter cette bénédiction même dans ce délai. Il est correct que l'onen ne récite pas cette bénédiction, sauf le septième jour lors de la montée au cimetière.
Réponse
Celui qui voit des tombes d'Israël à travers une fenêtre en verre récite également la bénédiction « asher yatsar etkhem bedin ». Ainsi, celui qui voyage et voit une fois tous les trente jours un cimetière juif récite cette bénédiction, et il n'est pas nécessaire de s'arrêter pour la réciter ; il est permis de la dire même en conduisant soi-même.
Réponse
Pour toutes les berakhot de vision, si l’on revoit la même chose dans un délai de moins de trente jours, on ne récite pas de nouveau la berakha.
Réponse
Celui qui n’a pas vu son père, son maître, ou l’un de ses proches ou amis pendant trente jours, et qui leur porte une grande affection, de sorte qu’il éprouve de la joie à les revoir, doit réciter la berakha de chehecheyanu avec la mention du Nom et de la royauté. Ceci s’applique même s’il a été en contact téléphonique ou par correspondance durant ces trente jours. Il en va de même pour sa mère, ses sœurs ou d’autres parentes, s’il se réjouit de les voir après trente jours.
Réponse
Si l’on n’a pas vu un ami très cher pendant douze mois, que l’on éprouve une grande joie à le revoir, et qu’il n’y a eu aucun contact par lettres, téléphone ou par l’intermédiaire d’autres personnes, il faut réciter sur lui, avec la mention du Nom et de la royauté, la bénédiction « Baroukh Ata Hachem Elokénou Melekh Haolam Mehayé Hametim ». Mais si l’on a eu des échanges par lettres ou autres moyens, on ne récitera que la bénédiction de Sheheheyanu avec la mention du Nom et de la royauté.
Réponse
Un aveugle ne récite pas ces berakhot, car elles n’ont été instituées que pour une vision concrète. Cependant, un aveugle qui mange un fruit nouveau récite la berakha de chehecheyanu, car il en tire profit en le consommant.

