Questions pratiques
Regle de l’enchainement de la Gueoula a la priere
Réponse
Lors de la tefila du matin, il faut enchaîner la gueoula à la tefila sans interruption. Les Hakhamim ont appuyé cette règle sur le verset "Yihyou leratson imrei fi vehégyon libi lefanecha Hachem tsouri vegoali", suivi immédiatement de "Ya'anekha Hachem beyom tsara". Ils ont aussi enseigné que celui qui interrompt entre la gueoula et la tefila ressemble à un ami du roi qui frappe à la porte du roi, et lorsque le roi sort pour savoir ce qu'il veut, il le trouve parti, alors le roi s'en va aussi. Par conséquent, il ne faut pas interrompre entre la gueoula et la tefila, même par un silence. De plus, il est interdit d'interrompre même pour répondre au kaddich, à la kedoucha ou à barhou, tout comme il est interdit d'interrompre au milieu de la tefila pour répondre à des paroles de sainteté. Ainsi, si l'on attend qu'il y ait dix personnes pour commencer la Amida à voix basse ensemble, il faut attendre avant la conclusion de la bénédiction, et non après avoir terminé "Gaal Israël".
Réponse
Néanmoins, si l'on entend le kaddich, la kedoucha ou barhou entre la gueoula et la tefila, il est permis d'attendre et d'écouter ces passages de la bouche du chaliah tsibour, et l'on est quitte par la règle de "chomea keone".
Réponse
Selon le Zohar hakadosh, il ne faut pas interrompre entre la gueoula et la tefila, même pas en répondant amen après "Gaal Israël". C'est également l'avis du Beit Yossef et du Choulhan Aroukh. C'est pourquoi la coutume est que le chaliah tsibour prononce à voix haute jusqu'à "Gaal Israël", car de toute façon on ne répond pas amen après lui. Cependant, selon le Tour et le Rema, il est permis de répondre amen à la bénédiction "Gaal Israël". Ainsi, la coutume des Ashkénazes est que le chaliah tsibour ne termine pas la bénédiction "Gaal Israël" à voix haute.
Réponse
Certains ont l'habitude d'embrasser les tefiline de la tête avant de dire "Hachem sefatai tiftah", avant de commencer la Amida. D'autres embrassent les tefiline seulement lorsqu'ils disent "Hachem sefatai tiftah", etc.
Réponse
Certains disent que c'est uniquement en semaine, où s'applique le verset "Ya'anekha Hachem beyom tsara", qu'il est interdit d'interrompre entre la gueoula et la tefila, mais que le Chabbat, qui n'est pas un jour de détresse, il n'y a pas d'interdiction d'interrompre. D'autres contestent et affirment que ce verset n'est qu'un appui, et que même sans cela, il faut enchaîner la gueoula à la tefila. Par conséquent, aussi bien en semaine que le Chabbat, il faut enchaîner la gueoula à la tefila. Cependant, en pratique, bien que même le Chabbat il ne faille pas interrompre entre la gueoula et la tefila, il est permis de répondre au kaddich, à la kedoucha et à barhou.
Réponse
Celui qui arrive en retard à la synagogue le Chabbat et trouve que l'assemblée a déjà terminé la Chema et ses bénédictions et s'apprête à prier, certains disent qu'il doit prier avec eux pour bénéficier de la prière en communauté, puis lire la Chema avec ses bénédictions ensuite, car la prière en communauté prime sur l'enchaînement de la gueoula à la tefila le Chabbat. Cependant, en pratique, il ne faut pas s'appuyer sur cet avis, mais même le Chabbat, il faut prier dans l'ordre habituel, même si cela fait perdre la prière en communauté.
Réponse
Celui qui, un Chabbat, se trouve dans un endroit où l'on retarde la prière et où il n'y a de minyan qu'à une heure tardive, et qui commence à prier avec l'assemblée, mais constate qu'ils prennent beaucoup de temps dans la prière, au point que lorsqu'ils atteindront la berakha de "Gaal Israël" il sera déjà passé le temps des berakhot du Chema (c'est-à-dire après quatre heures depuis le lever du soleil), doit se hâter de terminer, pour lui-même, jusqu'à la berakha de "Gaal Israël". Ensuite, il attendra que l'assemblée arrive à la Amida et priera avec eux la Amida, afin que sa prière soit avec le public.
Réponse
Celui qui n'avait pas de talit et à qui il se présente entre la Gueoula et la Tefila, ne doit pas s'envelopper dans les tsitsit, même sans réciter de berakha, mais attendra la fin de la prière pour le faire.
Réponse
Bien que la règle de l'enchaînement de la Gueoula à la Tefila s'applique aussi à la prière du soir, on dit néanmoins le Kaddich avant la Amida du soir.
Réponse
Certains Séfarades ont la coutume, avant la Amida, de tourner légèrement leur visage vers l'arrière et de faire un geste de la main aux personnes se trouvant derrière ou à côté d'eux. La raison en est qu'ils ont l'habitude d'accepter le joug du Royaume céleste les uns des autres et se donnent mutuellement la permission, pour montrer l'unité et la fraternité entre eux. Il existe aussi une autre raison à cela selon la Kabbala. Toutefois, lors de la prière de Minha et de Arvit, il faut veiller, en faisant ces gestes avant la Amida, à ne pas s'y attarder excessivement et à bien se concentrer lors de la récitation de "Yehe Shemeh Rabba".
Demander ses besoins dans les trois premieres benedictions
Réponse
Il ne faut pas demander ses besoins personnels dans les trois premières ni dans les trois dernières bénédictions de la Amida. Cependant, cela concerne uniquement les besoins individuels, mais il est permis de demander pour les besoins de la communauté. C'est pour cette raison que, pendant les dix jours de Asséret Yemei Techouva, on ajoute dans la bénédiction "Ata Guibor" la demande "Zokhrenou le'haïm" et autres formules similaires.
Réponse
Il ne faut pas demander ses besoins personnels dans la prière du Chabbat. Certains estiment qu'il faut donc omettre la prière "Yehi ratson" pour l'élévation des âmes le Chabbat. D'autres pensent qu'il n'est pas nécessaire de l'omettre, car telle est la formulation habituelle des bénédictions. C'est cette opinion qui fait autorité, il est donc permis de dire le "Yehi ratson" figurant dans les sidourim même s'il contient des demandes personnelles. Il est également permis de bénir son prochain sur une coupe de vin ou de formuler une demande de réussite dans les actions des membres de la famille.
Lois de la mention de la rosée et de la pluie
Réponse
On commence à dire « machiv harouah oumorid hagueshem » dans la tefila de Moussaf du dernier jour de fête de Souccot (Simhat Torah), et on arrête de le dire dans la tefila de Moussaf du premier jour de Pessah. Il est interdit à un particulier de mentionner « machiv harouah oumorid hagueshem » avant que le chaliah tsibour ne l’ait proclamé en premier. Par conséquent, si quelqu’un est malade ou empêché, il ne doit pas commencer sa tefila avant celle de la communauté, car il est interdit de mentionner cette formule avant que le chaliah tsibour ne l’ait dite. Cependant, s’il sait que le chaliah tsibour l’a déjà proclamé, même s’il ne l’a pas entendu lui-même, il peut mentionner « machiv harouah oumorid hagueshem ».
Réponse
Pendant la saison des pluies, si l’on n’a pas dit « machiv harouah oumorid hagueshem » mais qu’on a continué à dire « morid hatal », s’il s’en rend compte au milieu de la bénédiction, il est bon de reprendre depuis « morid hagueshem » et de poursuivre à partir de là. Si l’on a déjà dit « Baroukh ata Hachem mehayé hametim », on continue avec « ata kadosh » sans interrompre entre les bénédictions pour dire « machiv harouah oumorid hagueshem ». Si l’on a mentionné le Nom de Hachem, il n’est pas permis de dire « lamdeni houkeha » pour revenir à « ata gibor » ; il faut terminer « mehayé hametim » et poursuivre normalement. Dès que le Nom de Hachem a été mentionné, on ne recommence plus. Tout cela selon notre minhag où l’on a l’habitude de dire « morid hatal » tout l’été : donc, si en hiver on n’a pas mentionné la pluie, on a certainement dit « morid hatal » comme d’habitude, il n’est donc pas nécessaire de recommencer. Mais pour ceux qui n’ont pas l’habitude de dire « tal » en été, mais seulement « rav lehoshia mekalkel hayim behessed », et qui ont dit ainsi en hiver sans mentionner « machiv harouah oumorid hagueshem », s’ils s’en rendent compte au milieu de la bénédiction, ils doivent revenir pour mentionner la pluie. S’ils se rendent compte après avoir dit « Baroukh ata Hachem » à la fin de la bénédiction, ils diront « lamdeni houkeha » et reviendront pour mentionner la pluie. S’ils ont terminé « mehayé hametim », ils diront entre les bénédictions « machiv harouah oumorid hagueshem ». S’ils ont commencé la bénédiction suivante, même s’ils n’ont dit qu’un seul mot, ils doivent recommencer la tefila depuis le début.
Réponse
Si le chaliah tsibour a oublié de mentionner « morid hagueshem » pendant la saison des pluies, et n’a pas non plus dit « morid hatal », et qu’il a commencé à dire « nekadishakh », cela est considéré comme s’il avait commencé la bénédiction « ata kadosh », car la kedoucha marque le début de cette bénédiction. Il doit donc recommencer la tefila depuis le début.
Réponse
À partir de la tefila de Moussaf du premier jour de Pessah, on arrête de dire « machiv harouah oumorid hagueshem » et on dit à la place « morid hatal ». Si, pendant la saison chaude, on s’est trompé et a mentionné « morid hagueshem », s’il s’en rend compte au milieu de la bénédiction, il doit reprendre depuis le début de la bénédiction, en commençant par « ata gibor leolam Hachem ». S’il a commencé par « rav lehoshia morid hatal », il est également quitte. S’il s’en rend compte après avoir dit « Baroukh ata Hachem » mais avant de conclure « mehayé hametim », il dira « lamdeni houkeha » pour que cela paraisse comme un simple verset, puis il reviendra à « ata gibor ». S’il ne s’en rend compte qu’après avoir terminé « mehayé hametim », même s’il n’a pas commencé « ata kadosh », il doit recommencer la tefila depuis le début. Même dans un endroit où l’on a besoin de pluie pendant la saison chaude, si l’on a mentionné « morid hagueshem », on doit recommencer.
Réponse
Si l’on s’est trompé pendant l’été et a dit « machiv harouah oumorid hagueshem », on doit recommencer depuis le début de la bénédiction. Si l’on a terminé la bénédiction, on recommence la tefila depuis le début. Certains disent que même si l’on n’a pas commencé la bénédiction suivante, il faut recommencer depuis le début de la tefila. D’autres estiment que cela ne s’applique que si l’on a commencé la bénédiction suivante ; sinon, tant qu’on est encore dans la même bénédiction, on recommence seulement depuis le début de la bénédiction et non de la tefila. Selon le Maamar Mordekhai et le Biour Halakha, la règle est qu’après avoir terminé la bénédiction, même si l’on n’a pas encore commencé la suivante, il faut recommencer la tefila depuis le début.
Réponse
Si l’on s’est trompé en été et a dit « machiv harouah oumorid hagueshem », et que, immédiatement, dans le laps de temps de « tokh kedé dibour », on a corrigé en disant « morid hatal », certains écrivent que cela ne suffit pas à corriger l’erreur, car après avoir dit une formule qui est un signe de malédiction en été, la correction dans ce court laps de temps n’est pas valable : il faut revenir à « ata gibor » et dire dans l’ordre « morid hatal ». Si l’on a conclu « mehayé hametim », il faut recommencer la tefila depuis le début. D’autres sont en désaccord et estiment que même ici, la correction dans le laps de temps de « tokh kedé dibour » est valable.
Réponse
La coutume est de dire à voix haute, pendant les trente jours qui suivent Soukkot, la formule « machiv haroua'h oumorid hagueshem », afin de rappeler à l’assemblée de la mentionner. De même, lors de Roch Hodech et pendant Hol Hamoed, il est d’usage de prononcer à voix haute, au milieu de la lakhach, les mots « yaalé véyavo » que l’on doit insérer dans la prière.
Réponse
Pendant la période estivale, si l’on doute avoir dit « machiv haroua'h oumorid hagueshem » ou « morid hattal », si ce doute survient dans les trente jours suivant Yom Tov de Pessah, il faut recommencer, car on présume que l’on a dit ce que l’on avait l’habitude de dire auparavant. Mais si le doute survient après trente jours, on présume que l’on a dit « morid hattal » et il n’est pas nécessaire de recommencer. Si, le premier jour de Pessah, on a répété quatre-vingt-dix fois la phrase « morid hattal », c’est-à-dire en répétant « mehayé hametim ata rav lehoshia morid hattal » quatre-vingt-dix fois, alors, si par la suite on doute avoir dit « morid hagueshem » ou « morid hattal », on présume que l’on n’a pas mentionné la pluie et il n’est pas nécessaire de recommencer.

