Questions pratiques
Viande souillée de sang
Réponse
Si de la viande non salée est restée dans l'eau vingt-quatre heures, puis a été cuite, et qu'une partie du plat a été renversée de sorte qu'il est impossible de vérifier s'il y avait une quantité soixante fois supérieure ou non, on peut être indulgent dans ce cas de doute, car le sang cuit n'est interdit que d'ordre rabbinique.
Réponse
Concernant de la viande trempée dans l'eau, si l'eau a été remuée pendant les vingt-quatre heures, certains considèrent que cela est tout de même assimilé à un trempage prolongé. D'autres ne sont pas de cet avis.
Réponse
Si de la viande est restée pendant vingt-quatre heures dans l'eau d'une rivière, certains estiment que, puisque l'eau se renouvelle constamment, il n'y a pas ici de statut de kavouch (macération) équivalent à une cuisson. D'autres ne sont pas de cet avis. Quoi qu'il en soit, il est permis d'utiliser cette viande, car il y a dans l'eau soixante fois le volume de la viande.
Réponse
De la viande non salée qui a macéré dans l'eau pendant vingt-quatre heures, dans un récipient réservé au trempage de la viande, ne peut être consommée que grillée, comme expliqué précédemment. Toutefois, le récipient reste permis pour y faire tremper à nouveau de la viande, car on n'y laisse tremper la viande qu'une demi-heure, et l'on veille à ne pas y laisser de la viande pendant vingt-quatre heures.
Réponse
Si de la viande a trempé dans l'eau pendant vingt-trois heures, puis a été retirée, et ensuite remise pendant une heure dans la même eau ou dans une autre, certains sont stricts et considèrent que la macération fractionnée équivaut à une macération continue. D'autres permettent, car la viande n'est pas restée vingt-quatre heures d'affilée dans l'eau. C'est cette dernière opinion qui fait autorité. Cependant, a priori, il ne convient pas d'être indulgent dans ce cas.
Réponse
Si l'on place de la viande dans un sac en plastique et que du sang s'y accumule pendant vingt-quatre heures, cela est considéré comme une macération, et la viande devient interdite à la cuisson ; elle ne peut être consommée que grillée. De même, pour des volailles enveloppées dans du papier avec de la glace, si la glace fond et que la viande macère dans l'eau de fonte pendant vingt-quatre heures, selon notre usage, la viande n'est interdite qu'à la cuisson.
Réponse
Si de la viande a été placée avant salage dans un récipient et que du sang a coulé, de sorte qu'une partie de la viande est restée dans le sang pendant vingt-quatre heures, cette partie est considérée comme macérée et n'est permise qu'à la grillade.
Endroit du salage de la viande
Réponse
Le support sur lequel on sale la viande doit être percé ou incliné, afin que le sang puisse s'écouler sans être retenu. L'inclinaison doit permettre qu'en y versant de l'eau, celle-ci s'écoule immédiatement. Si le plan de travail en cuisine est parfaitement lisse, il est permis d'y saler la viande même s'il n'est pas incliné, à condition qu'il n'y ait ni fissures ni trous. Si le plan n'est pas lisse, il doit être placé en pente de façon que, lorsqu'on y verse un peu d'eau, elle s'écoule immédiatement, et il ne doit pas y avoir de fissures ni de trous.
Réponse
Il est permis de saler la viande sur du sable fin, car si de l'eau y est versée, elle est immédiatement absorbée, ce qui n'est pas comparable à un sol carrelé. De même, il est d'usage chez tous les décisionnaires de permettre de saler sur un sol en terre battue, qui a le même statut qu'un ustensile percé.
Réponse
Si l'on sale la viande dans un sac percé, cela est considéré comme saler dans un récipient percé. Mais si le sac est hermétique, cela équivaut à saler dans un récipient non percé. Il est permis de saler la viande sur un tapis en paille dont les trous sont espacés, permettant ainsi au sang de s'écouler.
Réponse
Il ne faut pas saler la viande sur une peau d'animal, car cela est considéré comme saler dans un récipient non percé. Cependant, si la peau est placée en pente de sorte que le sang s'écoule vers l'extérieur, cela est permis.
Réponse
Il ne faut pas saler la viande sur un ustensile en os, à moins qu'il ne soit placé en pente ou en déclivité.
Réponse
Si l'on a utilisé un récipient non percé dans lequel on a placé de la paille ou des brindilles pour y saler la viande, la viande reste permise car le sang avait un endroit où s'écouler. Cependant, le récipient devient interdit car il n'était pas percé.
Réponse
Si l’on a salé de la viande dans un ustensile percé, puis, avant que tout le sang n’en soit extrait, on a placé la viande dans un ustensile non percé, certains estiment qu’il faut recommencer la salaison dans un ustensile percé, car dans ce cas, tout le sang en sera extrait. D’autres ne sont pas de cet avis. Si la viande a séjourné le temps nécessaire pour que tout son sang soit extrait, puis a été placée dans un ustensile non percé et que celui-ci s’est rempli de jus, la viande est permise. Ainsi, si de la viande tombe dans le jus qui s’écoule de la viande après le temps requis pour la salaison, elle est permise. Toutefois, il existe une opinion qui interdit dans les deux cas, et il faut la craindre a priori.
Réponse
Si l’on a salé de la viande dans un ustensile non percé, il est interdit d’utiliser cet ustensile pour des aliments chauds. En revanche, il est permis de l’utiliser pour des aliments froids après l’avoir bien nettoyé. Cependant, pour un ustensile en argile, il convient d’être rigoureux même après lavage. Si l’on a utilisé l’ustensile sans l’avoir lavé, il faudra laver ce qui a été utilisé. Il reste toutefois permis de saler à nouveau de la viande dans cet ustensile.
Réponse
Si l’on a salé de la viande dans un ustensile percé, il est permis d’utiliser cet ustensile même pour des aliments chauds. Cependant, la coutume répandue est de ne pas utiliser du tout l’ustensile dans lequel on sale la viande.
Réponse
Si l’on a placé de la viande salée dans un plat ayant absorbé un interdit, même si la viande et le plat sont en contact, cela reste permis.
Viande salée dans un récipient non perforé
Réponse
Si de la viande a été salée dans un ustensile non perforé, ou si l’on a salé la viande pour la rendre apte à la cuisson comme il convient, puis qu’on l’a placée dans un ustensile non perforé et qu’elle y est restée le temps nécessaire pour que de l’eau posée sur le feu commence à bouillir, toute portion de la pièce immergée dans le jus et le sang recueillis au fond de l’ustensile est interdite à la consommation, même grillée. Si seule une partie de la pièce était dans le jus, la partie immergée est interdite même grillée, tandis que la partie hors du jus est permise, même si elle est entièrement grasse ; il faudra cependant peler du côté qui n’était pas dans le jus.
Réponse
Que ce soit une seule pièce ou plusieurs, si elles ont été salées dans un ustensile non perforé, toute partie se trouvant dans le jus est interdite.
Réponse
Si l’on a un doute quant à savoir si une pièce a été salée dans un ustensile perforé ou non perforé, la pièce entière est permise selon tous les avis.

