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Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

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Lois de la bénédiction des parfums

Lois de la berakha sur les odeurs

Doit-on réciter la berakha hanoten réah tov bapérot sur un citron très acide impropre à la consommation ?
La berakha sur le parfum du citron s'applique-t-elle même si le citron a été acheté pour être mangé ?
Réponse

La coutume est de réciter la berakha hanoten réah tov bapérot sur un citron acide, même s'il est très acide et impropre à la consommation en l'état, car il porte tout de même le nom de fruit. Même si le citron a été acheté pour être mangé et non pour son parfum, on récite la berakha sur son odeur.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des parfums, Chapitre 216 - Lois de la berakha sur les odeurs, Halakha 11)
Si l'on a récité par erreur la berakha chéhakol nihya bidvaro sur le parfum des besamim, est-on quitte ?
La berakha chéhakol nihya bidvaro est-elle valable pour le parfum, en plus de la nourriture et de la boisson ?
Réponse

Celui qui s'est trompé et a récité la berakha chéhakol nihya bidvaro sur le parfum des besamim est quitte, car cette berakha est valable aussi pour le parfum, et pas seulement pour la nourriture et la boisson.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des parfums, Chapitre 216 - Lois de la berakha sur les odeurs, Halakha 12)
Est-il permis de réciter la bénédiction des parfums lors de la havdala faite pour sa famille à la sortie du Chabbat ?
Quelles bénédictions peut-on dire sur les parfums lors de la havdala à la sortie du Chabbat ?
Réponse

Celui qui fait la havdala pour les membres de sa maison à la sortie du Chabbat a le droit de réciter la bénédiction « Boré 'atsé besamim » ou « Boré 'isbé besamim » sur les parfums.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des parfums, Chapitre 216 - Lois de la berakha sur les odeurs, Halakha 13)
Est-il permis de sentir ou de réciter la bénédiction des parfums sur des parfums issus de la orla ?
Que faire si l'on ne sait pas si des parfums proviennent de la orla ?
Peut-on sentir et réciter la bénédiction sur la hadas ou ses baies pendant les trois premières années ?
Réponse

Les parfums provenant d'un arbre soumis à la orla sont concernés par la règle de la orla et il est interdit d'en sentir l'odeur. A plus forte raison, il est interdit de réciter la bénédiction des parfums sur eux. Si l'on ne sait pas s'ils proviennent de la orla ou non, il n'y a pas lieu de s'abstenir de réciter la bénédiction, car on suit la majorité, et la plupart des parfums ne proviennent pas de la orla. Cependant, la hadas n'est pas soumise à la règle de la orla, il est donc permis d'en sentir l'odeur et de réciter la bénédiction sur la hadas même dans les trois premières années. Il en est de même pour les baies de hadas, qui ne sont pas concernées par la orla, même en Israël. Concernant les pétales de rose issus de la orla, certains estiment qu'ils sont concernés par la orla en Israël, et qu'il est interdit d'en sentir l'odeur ou de réciter la bénédiction des parfums sur eux, et a fortiori de les consommer. D'autres pensent qu'ils ne sont pas concernés par la orla et qu'il est permis d'en sentir l'odeur et de réciter la bénédiction des parfums. En pratique, il convient d'être rigoureux en Israël concernant la consommation, mais il est permis d'en sentir l'odeur et même de réciter la bénédiction des parfums.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des parfums, Chapitre 216 - Lois de la berakha sur les odeurs, Halakha 14)
Est-il permis de sentir un etrog utilisé pour la mitsva pendant la fête afin de réciter la bénédiction des parfums ?
Que faut-il faire si l'on souhaite sentir l'odeur d'un etrog utilisé pour la mitsva pendant les jours de Souccot ?
Réponse

Celui qui sent un etrog utilisé pour la mitsva pendant les jours de la fête, même s'il le prend uniquement pour en sentir l'odeur, il existe une divergence parmi les décisionnaires quant à la récitation de la bénédiction des parfums. Il convient donc de s'abstenir d'en sentir l'odeur.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des parfums, Chapitre 216 - Lois de la berakha sur les odeurs, Halakha 15)
Doit-on réciter une bénédiction sur l'odeur ou le plaisir de fumer une cigarette ?
Existe-t-il une bénédiction à réciter pour l'écoute d'une belle voix ou pour le bain ?
Réponse

On ne récite ni la bénédiction des parfums ni celle du profit sur la consommation de cigarettes. Il a d'ailleurs déjà été expliqué qu'il est très recommandé et approprié de s'abstenir totalement de fumer. Les Sages n'ont pas institué de bénédiction pour l'écoute d'une belle voix ou pour le bain, car ces plaisirs ne pénètrent pas dans le corps.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des parfums, Chapitre 216 - Lois de la berakha sur les odeurs, Halakha 16)
Faut-il réciter à nouveau la bénédiction des parfums après le birkat hamazon si les parfums étaient déjà devant soi pendant le repas ?
Le birkat hamazon est-il considéré comme une interruption pour la bénédiction des parfums ?
Réponse

Celui qui a récité la bénédiction sur des parfums au milieu de son repas, et les parfums sont restés devant lui, et il souhaite à nouveau en sentir l'odeur après le birkat hamazon, il ne récite pas de nouvelle bénédiction des parfums. En effet, le birkat hamazon n'est considéré comme une interruption que pour les questions relatives à la nourriture et à la boisson.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des parfums, Chapitre 216 - Lois de la berakha sur les odeurs, Halakha 17)
Lois de la bénédiction des parfums

Autres lois sur la berakha des parfums

Faut-il réciter la berakha sur l’odeur en entrant dans une boutique de parfums contenant de véritables parfums ?
Doit-on réciter la berakha à chaque entrée dans une boutique de parfums si l’on sort et revient plusieurs fois ?
Est-il permis de réciter la berakha sur l’odeur dans une boutique qui ne contient que de l’eau de Cologne ou des produits similaires ?
Réponse

Celui qui entre dans une boutique de parfums où se trouvent différents types de parfums et profite de leur odeur doit réciter la berakha « Boré miné besamim ». Cependant, si la boutique ne contient pas de véritables parfums mais seulement de l’eau de Cologne ou des produits similaires, il ne récitera pas de berakha. Même s’il reste toute la journée dans la boutique, il ne récitera la berakha qu’une seule fois. S’il sort et rentre à plusieurs reprises, tant qu’il avait l’intention de revenir, il ne recommencera pas la berakha. Mais s’il n’avait pas l’intention de revenir dans la boutique, il devra réciter à nouveau la berakha sur l’odeur.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des parfums, Chapitre 217 - Autres lois sur la berakha des parfums, Halakha 1)
Doit-on réciter la berakha sur les parfums placés au-dessus du lit d’un défunt ?
Est-il permis de réciter la berakha sur des parfums utilisés dans les toilettes ?
Peut-on réciter la berakha sur un spray qui n’a pas de véritable odeur ?
Réponse

On ne récite pas de berakha sur les parfums placés au-dessus du lit d’un défunt, car ils servent uniquement à atténuer l’odeur du mort. De même, on ne récite pas de berakha sur les parfums utilisés dans les toilettes, ni sur une huile destinée à éliminer la saleté. Il ne faut pas non plus réciter la berakha sur un spray, car il n’a pas de véritable odeur.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des parfums, Chapitre 217 - Autres lois sur la berakha des parfums, Halakha 2)
Est-il permis de réciter la berakha sur l’odeur de l’eau de Cologne ou du tabac parfumé à l’eau de rose ?
Doit-on réciter la berakha sur un flacon vide qui a gardé une bonne odeur de parfum ?
Peut-on réciter la berakha sur un récipient qui a été frotté avec des parfums et qui en garde l’odeur ?
Réponse

Il est permis de réciter la berakha sur l’odeur de l’eau de Cologne ou sur du tabac préparé avec du parfum et de l’eau de rose, et telle est la coutume, même si cela n’a pas de fondement solide et que la majorité du mélange est de l’eau. En revanche, il ne faut pas réciter la berakha sur un flacon vide qui a contenu un bon parfum et dont l’odeur persiste encore. De même, si un récipient a été frotté avec des parfums et qu’il en reste une odeur, on ne récitera pas la berakha sur cette odeur.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des parfums, Chapitre 217 - Autres lois sur la berakha des parfums, Halakha 3)
Est-il permis de sentir et de réciter la berakha sur des parfums portés autour du cou d’une femme ?
Faut-il éviter de sentir intentionnellement le parfum appliqué par sa femme lorsqu’elle est nida ?
Réponse

Il est interdit de sentir et de réciter la berakha sur des parfums suspendus au cou d’une femme.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des parfums, Chapitre 217 - Autres lois sur la berakha des parfums, Halakha 4)
Peut-on réciter la berakha sur des parfums provenant de l’idolâtrie ?
Réponse

On ne récite pas la berakha sur des parfums provenant de l’idolâtrie, car il est interdit d’en profiter.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des parfums, Chapitre 217 - Autres lois sur la berakha des parfums, Halakha 5)
Lois de la bénédiction des miracles

Berakha sur les miracles

Est-il permis de réciter une berakha sur le Halel le 5 Iyar ?
Peut-on répondre Amen à une berakha récitée sur le Halel le jour de l'indépendance ?
Est-il permis de réciter la berakha de Sheheheyanu le jour de l'indépendance d'Israël ?
Réponse

Il faut avertir ceux qui ont l'habitude de réciter le Halel le 5 Iyar qu'il est strictement interdit de réciter une berakha sur le Halel ce jour-là. Celui qui fait une telle berakha prononce le Nom divin en vain, ce qui constitue une faute très grave, et il est interdit de répondre "Amen" après cette berakha. C'est l'avis de tous les grands de la génération. A plus forte raison, il est interdit de réciter une berakha sur le Halel la nuit du 5 Iyar. Ceux qui récitent une berakha sur le Halel ou "Sheheheyanu" le jour de l'indépendance font une berakha en vain, car ils n'ont aucun fondement pour agir ainsi, et il ne faut pas répondre "Amen" à leur berakha. D'autant plus que, malheureusement, lors de la création de l'État, des dizaines de milliers de personnes ont été détournées de la pratique religieuse, le Chabbat a été profané, et près d'un million d'enfants ne connaissent même pas le Chema Israël.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des miracles, Chapitre 218 - Berakha sur les miracles, Halakha 1)
Peut-on réciter la berakha de Sheheheyanu la nuit du 5 Iyar ?
Est-il permis de répondre Amen à une berakha de Sheheheyanu récitée le 5 Iyar ?
Réponse

Il est interdit de réciter la berakha de Sheheheyanu la nuit ou le jour du 5 Iyar. Celui qui la récite prononce le Nom divin en vain, et il est interdit de répondre Amen après cette berakha.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des miracles, Chapitre 218 - Berakha sur les miracles, Halakha 2)
Une communauté ayant bénéficié d'un miracle peut-elle réciter une berakha sur le Halel ?
Est-il permis de réciter les versets du Halel sans berakha après un miracle communautaire ?
L'interdiction de réciter le Halel chaque jour concerne-t-elle la récitation sans berakha ?
Réponse

Une communauté à qui un miracle est arrivé, même une ville entière, n'a pas le droit de réciter une berakha sur le Halel. Il leur est permis de dire les versets du Halel sans berakha, comme on lit des Tehilim, et il n'y a pas d'interdiction à ce sujet concernant "celui qui récite le Halel chaque jour", car cette interdiction ne concerne que le cas où l'on récite une berakha sur le Halel.

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des miracles, Chapitre 218 - Berakha sur les miracles, Halakha 3)
Que doit dire une personne sauvée d'un danger lorsqu'elle retourne à l'endroit du miracle ?
Dans quel cas récite-t-on la berakha avec le Nom divin et Sa royauté lorsqu'on a été sauvé par un miracle qui sort de l'ordre naturel, comme la création d'une source d'eau ?
Faut-il mentionner le Nom divin lorsqu'on remercie pour un miracle qui n'est pas surnaturel ?
Réponse

Une personne qui a été sauvée d'un danger, par exemple si des voleurs sont venus la nuit et qu'elle a été en danger de mort, ou si elle a été sauvée d'un accident de la route, ou poignardée, etc., lorsqu'elle revient à l'endroit où le miracle s'est produit, elle dira sans mention du Nom divin ni de Sa royauté : "Béni soit Celui qui m'a fait un miracle en ce lieu". Ce n'est que pour un miracle qui sort de l'ordre naturel, comme la création d'une source d'eau, que l'on récitera la berakha avec le Nom divin et Sa royauté : "Béni sois-Tu... qui m'as fait un miracle en ce lieu".

(Yalkout Yossef, Lois de la bénédiction des miracles, Chapitre 218 - Berakha sur les miracles, Halakha 4)
Lois des bénédictions

Lois de la berakha de reconnaissance pour le bien et le mal

Faut-il réciter une berakha sur un événement malheureux comme on le fait pour un événement heureux ?
Comment doit-on ressentir intérieurement lorsqu’on récite la berakha sur un malheur ?
Pourquoi le fait d’accepter un malheur avec amour est-il considéré comme une joie pour celui qui sert Hachem ?
Réponse

Il est obligatoire de réciter une berakha sur un événement malheureux de la même manière que l’on récite une berakha sur un événement heureux. Il faut prononcer la berakha sur le malheur avec une acceptation totale et une volonté sincère, tout comme on récite avec joie la berakha sur le bonheur. En effet, pour ceux qui servent Hachem, le malheur constitue aussi leur joie et leur bien, car ils acceptent avec amour ce que Hachem a décrété pour eux. Ainsi, en acceptant le malheur, on accomplit un service envers Hachem, ce qui est source de joie.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions, Chapitre 222 - Lois de la berakha de reconnaissance pour le bien et le mal, Halakha 1)
Quelle berakha doit-on réciter lorsqu’on perd un proche pour lequel il y a une obligation de deuil ?
Doit-on inclure le Nom et la royauté d’Hachem dans la berakha « Dayan Haemet » lors d’un décès ?
À quel moment est-il préférable de réciter la berakha « Dayan Haemet » après le décès d’un proche ?
Réponse

Lorsqu’une personne perd un proche pour lequel il est obligatoire de porter le deuil, elle doit réciter la berakha « Dayan Haemet ». Cette berakha se fait avec la mention du Nom et de la royauté d’Hachem, conformément à l’enseignement de la Guemara selon lequel, sur une mauvaise nouvelle, on dit « Baroukh Dayan Haemet ». Bien qu’il existe un avis selon lequel il faudrait réciter cette berakha sans mentionner le Nom et la royauté, la coutume répandue est de la réciter avec ces mentions, et là où il y a une coutume, on ne dit pas qu’en cas de doute sur une berakha, on allège. La coutume est de réciter « Dayan Haemet » soit au moment de la déchirure du vêtement, soit lors du repas de consolation. Il est préférable de la réciter près de la sortie de l’âme. Même si l’endeuillé refuse de déchirer son vêtement, il doit tout de même réciter cette berakha.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions, Chapitre 222 - Lois de la berakha de reconnaissance pour le bien et le mal, Halakha 2)
Lois des bénédictions

Berakha Shehecheyanu et quelques berakhot particulières (achat d’objets neufs)

Faut-il réciter la berakha Sheheheyanu lorsqu'on achète un vêtement neuf, même si on en possédait déjà un similaire auparavant ?
À quel moment doit-on réciter la berakha Sheheheyanu sur un vêtement neuf selon la coutume ?
Doit-on réciter la berakha Sheheheyanu sur des objets de moindre importance comme une chemise, des sous-vêtements, des chaussures, des chaussettes ou une kippa ?
Réponse

Lorsqu'on achète un vêtement neuf, même si l'on possédait déjà un vêtement similaire auparavant, il convient de réciter la berakha Sheheheyanu avec la mention du Nom et de la royauté d'Hachem. Bien qu'en principe, il aurait fallu réciter cette berakha au moment de l'achat du vêtement, la coutume s'est répandue de ne la réciter qu'au moment où l'on porte le vêtement pour la première fois. Pour un objet qui n'a pas une grande importance, comme une chemise, des sous-vêtements, des chaussures, des chaussettes ou une kippa, on ne récite pas la berakha Sheheheyanu.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions, Chapitre 223 - Berakha Shehecheyanu et quelques berakhot particulières (achat d’objets neufs), Halakha 1)
Est-il permis de réciter la berakha Sheheheyanu lors de l'achat d'une voiture neuve ou de bijoux en or pour sa femme ?
Quelle est la coutume concernant la récitation de la berakha Sheheheyanu sur des objets procurant de la joie, comme une voiture ou des bijoux ?
Réponse

Celui qui achète une voiture neuve et en éprouve de la joie, ou qui achète des bijoux en or pour sa femme, ou encore un magnétophone ou d'autres objets qui lui procurent de la joie, bien qu'en principe il serait permis de réciter la berakha Sheheheyanu sur ces acquisitions, la coutume est de réciter la berakha Sheheheyanu sur un vêtement neuf et d'inclure ainsi les autres objets achetés dans cette berakha.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions, Chapitre 223 - Berakha Shehecheyanu et quelques berakhot particulières (achat d’objets neufs), Halakha 2)