Questions pratiques
Lois de la berakha sur les odeurs
Réponse
La coutume est de réciter la berakha hanoten réah tov bapérot sur un citron acide, même s'il est très acide et impropre à la consommation en l'état, car il porte tout de même le nom de fruit. Même si le citron a été acheté pour être mangé et non pour son parfum, on récite la berakha sur son odeur.
Réponse
Celui qui s'est trompé et a récité la berakha chéhakol nihya bidvaro sur le parfum des besamim est quitte, car cette berakha est valable aussi pour le parfum, et pas seulement pour la nourriture et la boisson.
Réponse
Celui qui fait la havdala pour les membres de sa maison à la sortie du Chabbat a le droit de réciter la bénédiction « Boré 'atsé besamim » ou « Boré 'isbé besamim » sur les parfums.
Réponse
Les parfums provenant d'un arbre soumis à la orla sont concernés par la règle de la orla et il est interdit d'en sentir l'odeur. A plus forte raison, il est interdit de réciter la bénédiction des parfums sur eux. Si l'on ne sait pas s'ils proviennent de la orla ou non, il n'y a pas lieu de s'abstenir de réciter la bénédiction, car on suit la majorité, et la plupart des parfums ne proviennent pas de la orla. Cependant, la hadas n'est pas soumise à la règle de la orla, il est donc permis d'en sentir l'odeur et de réciter la bénédiction sur la hadas même dans les trois premières années. Il en est de même pour les baies de hadas, qui ne sont pas concernées par la orla, même en Israël. Concernant les pétales de rose issus de la orla, certains estiment qu'ils sont concernés par la orla en Israël, et qu'il est interdit d'en sentir l'odeur ou de réciter la bénédiction des parfums sur eux, et a fortiori de les consommer. D'autres pensent qu'ils ne sont pas concernés par la orla et qu'il est permis d'en sentir l'odeur et de réciter la bénédiction des parfums. En pratique, il convient d'être rigoureux en Israël concernant la consommation, mais il est permis d'en sentir l'odeur et même de réciter la bénédiction des parfums.
Réponse
Celui qui sent un etrog utilisé pour la mitsva pendant les jours de la fête, même s'il le prend uniquement pour en sentir l'odeur, il existe une divergence parmi les décisionnaires quant à la récitation de la bénédiction des parfums. Il convient donc de s'abstenir d'en sentir l'odeur.
Réponse
On ne récite ni la bénédiction des parfums ni celle du profit sur la consommation de cigarettes. Il a d'ailleurs déjà été expliqué qu'il est très recommandé et approprié de s'abstenir totalement de fumer. Les Sages n'ont pas institué de bénédiction pour l'écoute d'une belle voix ou pour le bain, car ces plaisirs ne pénètrent pas dans le corps.
Réponse
Celui qui a récité la bénédiction sur des parfums au milieu de son repas, et les parfums sont restés devant lui, et il souhaite à nouveau en sentir l'odeur après le birkat hamazon, il ne récite pas de nouvelle bénédiction des parfums. En effet, le birkat hamazon n'est considéré comme une interruption que pour les questions relatives à la nourriture et à la boisson.
Autres lois sur la berakha des parfums
Réponse
Celui qui entre dans une boutique de parfums où se trouvent différents types de parfums et profite de leur odeur doit réciter la berakha « Boré miné besamim ». Cependant, si la boutique ne contient pas de véritables parfums mais seulement de l’eau de Cologne ou des produits similaires, il ne récitera pas de berakha. Même s’il reste toute la journée dans la boutique, il ne récitera la berakha qu’une seule fois. S’il sort et rentre à plusieurs reprises, tant qu’il avait l’intention de revenir, il ne recommencera pas la berakha. Mais s’il n’avait pas l’intention de revenir dans la boutique, il devra réciter à nouveau la berakha sur l’odeur.
Réponse
On ne récite pas de berakha sur les parfums placés au-dessus du lit d’un défunt, car ils servent uniquement à atténuer l’odeur du mort. De même, on ne récite pas de berakha sur les parfums utilisés dans les toilettes, ni sur une huile destinée à éliminer la saleté. Il ne faut pas non plus réciter la berakha sur un spray, car il n’a pas de véritable odeur.
Réponse
Il est permis de réciter la berakha sur l’odeur de l’eau de Cologne ou sur du tabac préparé avec du parfum et de l’eau de rose, et telle est la coutume, même si cela n’a pas de fondement solide et que la majorité du mélange est de l’eau. En revanche, il ne faut pas réciter la berakha sur un flacon vide qui a contenu un bon parfum et dont l’odeur persiste encore. De même, si un récipient a été frotté avec des parfums et qu’il en reste une odeur, on ne récitera pas la berakha sur cette odeur.
Réponse
Il est interdit de sentir et de réciter la berakha sur des parfums suspendus au cou d’une femme.
Réponse
On ne récite pas la berakha sur des parfums provenant de l’idolâtrie, car il est interdit d’en profiter.
Berakha sur les miracles
Réponse
Il faut avertir ceux qui ont l'habitude de réciter le Halel le 5 Iyar qu'il est strictement interdit de réciter une berakha sur le Halel ce jour-là. Celui qui fait une telle berakha prononce le Nom divin en vain, ce qui constitue une faute très grave, et il est interdit de répondre "Amen" après cette berakha. C'est l'avis de tous les grands de la génération. A plus forte raison, il est interdit de réciter une berakha sur le Halel la nuit du 5 Iyar. Ceux qui récitent une berakha sur le Halel ou "Sheheheyanu" le jour de l'indépendance font une berakha en vain, car ils n'ont aucun fondement pour agir ainsi, et il ne faut pas répondre "Amen" à leur berakha. D'autant plus que, malheureusement, lors de la création de l'État, des dizaines de milliers de personnes ont été détournées de la pratique religieuse, le Chabbat a été profané, et près d'un million d'enfants ne connaissent même pas le Chema Israël.
Réponse
Il est interdit de réciter la berakha de Sheheheyanu la nuit ou le jour du 5 Iyar. Celui qui la récite prononce le Nom divin en vain, et il est interdit de répondre Amen après cette berakha.
Réponse
Une communauté à qui un miracle est arrivé, même une ville entière, n'a pas le droit de réciter une berakha sur le Halel. Il leur est permis de dire les versets du Halel sans berakha, comme on lit des Tehilim, et il n'y a pas d'interdiction à ce sujet concernant "celui qui récite le Halel chaque jour", car cette interdiction ne concerne que le cas où l'on récite une berakha sur le Halel.
Réponse
Une personne qui a été sauvée d'un danger, par exemple si des voleurs sont venus la nuit et qu'elle a été en danger de mort, ou si elle a été sauvée d'un accident de la route, ou poignardée, etc., lorsqu'elle revient à l'endroit où le miracle s'est produit, elle dira sans mention du Nom divin ni de Sa royauté : "Béni soit Celui qui m'a fait un miracle en ce lieu". Ce n'est que pour un miracle qui sort de l'ordre naturel, comme la création d'une source d'eau, que l'on récitera la berakha avec le Nom divin et Sa royauté : "Béni sois-Tu... qui m'as fait un miracle en ce lieu".
Lois de la berakha de reconnaissance pour le bien et le mal
Réponse
Il est obligatoire de réciter une berakha sur un événement malheureux de la même manière que l’on récite une berakha sur un événement heureux. Il faut prononcer la berakha sur le malheur avec une acceptation totale et une volonté sincère, tout comme on récite avec joie la berakha sur le bonheur. En effet, pour ceux qui servent Hachem, le malheur constitue aussi leur joie et leur bien, car ils acceptent avec amour ce que Hachem a décrété pour eux. Ainsi, en acceptant le malheur, on accomplit un service envers Hachem, ce qui est source de joie.
Réponse
Lorsqu’une personne perd un proche pour lequel il est obligatoire de porter le deuil, elle doit réciter la berakha « Dayan Haemet ». Cette berakha se fait avec la mention du Nom et de la royauté d’Hachem, conformément à l’enseignement de la Guemara selon lequel, sur une mauvaise nouvelle, on dit « Baroukh Dayan Haemet ». Bien qu’il existe un avis selon lequel il faudrait réciter cette berakha sans mentionner le Nom et la royauté, la coutume répandue est de la réciter avec ces mentions, et là où il y a une coutume, on ne dit pas qu’en cas de doute sur une berakha, on allège. La coutume est de réciter « Dayan Haemet » soit au moment de la déchirure du vêtement, soit lors du repas de consolation. Il est préférable de la réciter près de la sortie de l’âme. Même si l’endeuillé refuse de déchirer son vêtement, il doit tout de même réciter cette berakha.
Berakha Shehecheyanu et quelques berakhot particulières (achat d’objets neufs)
Réponse
Lorsqu'on achète un vêtement neuf, même si l'on possédait déjà un vêtement similaire auparavant, il convient de réciter la berakha Sheheheyanu avec la mention du Nom et de la royauté d'Hachem. Bien qu'en principe, il aurait fallu réciter cette berakha au moment de l'achat du vêtement, la coutume s'est répandue de ne la réciter qu'au moment où l'on porte le vêtement pour la première fois. Pour un objet qui n'a pas une grande importance, comme une chemise, des sous-vêtements, des chaussures, des chaussettes ou une kippa, on ne récite pas la berakha Sheheheyanu.
Réponse
Celui qui achète une voiture neuve et en éprouve de la joie, ou qui achète des bijoux en or pour sa femme, ou encore un magnétophone ou d'autres objets qui lui procurent de la joie, bien qu'en principe il serait permis de réciter la berakha Sheheheyanu sur ces acquisitions, la coutume est de réciter la berakha Sheheheyanu sur un vêtement neuf et d'inclure ainsi les autres objets achetés dans cette berakha.

