Questions pratiques
Particulier qui recite la Kedousha avec le Chaliah Tsibour
Réponse
Celui qui entre dans une synagogue et trouve l'assemblée en train de prier, s'il peut commencer et terminer avant que l'officiant n'arrive à la Kedoucha ou au Kaddich, il priera. Sinon, il ne priera pas, à condition que l'heure limite ne soit pas atteinte. Il n'est donc pas correct de prendre l'habitude de prolonger systématiquement la Amida et ainsi perdre la possibilité de répondre à la Kedoucha avec l'assemblée, même si c'est pour la kavana. À ce sujet, on peut dire : « Et leur prière sera rapidement acceptée avec bienveillance », mais il est préférable de s'habituer à comprendre rapidement le sens des mots afin de pouvoir répondre à la Kedoucha.
Réponse
Il ne faut pas sauter le texte de « Al hanissim » à Hanouka ou Pourim, ni le raccourcir, afin de pouvoir répondre au Kaddich ou à la Kedoucha avec l'assemblée. Il en est de même la veille de Roch Hodech : il ne faut pas omettre la récitation de « Yaale ve-yavo » pour cette raison, ni, lors d'un jeûne public, omettre « Aneinou » pour arriver à temps à la Kedoucha.
Réponse
Celui qui prolonge sa prière au point que l'assemblée termine Arvit alors qu'il est encore en train de prier, et que, la nuit du 8 du mois, l'assemblée récite la bénédiction de la lune, il perd la possibilité de la dire en public. Il doit donc s'efforcer de s'habituer à se concentrer rapidement afin de terminer la prière et de réciter la bénédiction de la lune avec l'assemblée. Cependant, si l'assemblée prie trop rapidement et qu'il s'attarde pour une kavana nécessaire à la compréhension des mots, il n'y a pas de problème à manquer la bénédiction de la lune en public, car une prière sans kavana est comme un corps sans âme. Malgré tout, il est bon de s'habituer à se concentrer rapidement, afin de pouvoir aussi profiter de la réponse au Kaddich, comme expliqué dans le paragraphe précédent.
Priere du voyageur et regle de la priere pour les ouvriers
Réponse
La Guemara enseigne que celui qui se trouve en chemin, ou qui craint d’être interrompu par des passants, ou qui ne peut pas prier une longue tefila avec kavana, doit réciter les trois premières berakhot, puis la berakha de Havineinou, mais pas en période de pluies, ni à la sortie de Chabbat et des jours de fête. Cependant, de nos jours, il n’est pas d’usage de réciter la tefila de Havineinou. Ainsi, une personne voyageant en train ou en avion, à l’heure de la tefila, et qui peut prier avec kavana en étant assise, a à préférer réciter la Amida assis, plutôt que de réciter la tefila de Havineinou debout. Si elle peut également se concentrer en étant debout sur le côté, il est correct qu’elle se tienne debout sur le côté pour prier.
Réponse
Celui qui part en voyage doit réciter la tefila du chemin dans la formulation suivante : « Yehi ratson milfanecha Hachem Eloheinu vélohei avoténou, chetolichénou léchalom, vétsaidénou léchalom, vétismékhénou léchalom, » « vétsilénou mikaf kol oyèv véorèv baderekh, vétechlach berakha bemaassé yadénou, vétitenénou lé’hen lé’hesed ouléra’hamim bé’enecha ouvé’ene kol roéinou, » puis : « baroukh ata Hachem, shoméa tefila ». On ne conclut cette berakha avec le nom et la royauté d’Hachem que lorsqu’on voyage de ville en ville sur une distance d’au moins une parsa, soit une heure et un cinquième (soixante-douze minutes), que ce soit en train, en autobus ou en voiture particulière. Même s’il y a des localités ou des villages sur le trajet, la coutume est de réciter la tefila du chemin avec le nom et la royauté si l’on circule sur une route interurbaine pendant une heure et un cinquième. Mais si l’on voyage de ville en ville sur une distance inférieure à cette mesure, on ne récitera pas la berakha avec le nom et la royauté. Si, lors de l’aller et du retour dans la même journée, la distance totale atteint une parsa, on récitera la berakha avec le nom et la royauté, même si l’on a parcouru la moitié le matin et l’autre moitié le soir. Mais si l’on a voyagé la nuit environ une demi-heure, puis dormi dans une autre ville, et que le lendemain on voyage encore environ une heure, les trajets ne se cumulent pas, et il faudra réciter la tefila du chemin sans le nom et la royauté.
Réponse
Il faut réciter la tefila du chemin au pluriel, et sa récitation n’est pas facultative mais constitue une obligation complète.
Réponse
Celui qui marche sur la route doit, si possible, s’arrêter de marcher lorsqu’il récite la tefila du chemin. Mais s’il est à cheval ou en voiture, il n’est pas nécessaire de descendre ou d’arrêter le véhicule, et il peut réciter la tefila du chemin même en roulant ou en chevauchant.
Réponse
Il est bon d’étudier la Torah en chemin, car nos Sages ont dit que celui qui marche sur la route et laisse son esprit à l’oisiveté met sa vie en danger. Cependant, celui qui conduit un véhicule ne doit pas étudier la halakha en profondeur, afin de ne pas être distrait et risquer un danger. Les autres passagers peuvent, quant à eux, étudier même en profondeur, selon leurs capacités.
Réponse
Il est permis de tirer au sort en ouvrant un livre de Tanakh pour savoir s’il convient de partir en voyage ou non.
Réponse
Celui qui part en voyage le matin ou le soir récite la tefilat haderekh une seule fois dans la journée, sans avoir besoin de la répéter, même s'il fait une pause dans une ville au cours de la journée. Cependant, s'il a l'intention de passer la nuit dans la ville et qu'il reprend la route le lendemain, il devra à nouveau réciter la tefilat haderekh lors de son départ.
Réponse
La coutume de Rabbénou Meïr de Rotenbourg était, lorsqu'il partait en voyage le matin, de réciter la tefilat haderekh après le passage de "yehi ratson", afin de l'associer à la bénédiction de "gomel hassadim tovim", de sorte que cette bénédiction soit juxtaposée à une autre. Sur cette base, certains ont l'habitude de rapprocher la tefilat haderekh d'une autre bénédiction, comme celle de acher yatsar ou la bénédiction sur un aliment, après en avoir goûté un peu. Toutefois, cela ne relève pas de la règle stricte de la halakha, mais seulement d'une mesure de piété et de précaution.
Réponse
Il convient de réciter la bénédiction mentionnée ci-dessus après s'être engagé sur la route et après avoir quitté la zone habitée. Ainsi, celui qui quitte Jérusalem peut réciter cette bénédiction dès qu'il a dépassé la route qui longe le cimetière, car cela est déjà considéré comme avoir pris la route.
Réponse
Si, pendant le voyage, on diffuse une cassette spéciale contenant la tefilat haderekh, on ne s'acquitte pas ainsi de l'obligation de la tefilat haderekh, et il ne faut pas répondre amen à cette bénédiction. Cela n'est utile que si les auditeurs répètent mot à mot après la voix enregistrée ; mais écouter simplement la cassette ne permet pas de s'acquitter de l'obligation.
Réponse
Celui qui récite la tefilat haderekh au moyen d'un haut-parleur pour acquitter les voyageurs, si sa voix est suffisamment forte pour être entendue même sans le haut-parleur, bien qu'avec effort, cela prouve que sa voix est effectivement audible et que le haut-parleur ne fait que l'amplifier ; dans ce cas, tous ceux qui écoutent s'acquittent de la bénédiction, à condition qu'ils aient l'intention de s'acquitter et que celui qui récite ait l'intention de les acquitter. Mais si, sans le haut-parleur, ils n'entendraient pas du tout la bénédiction, ils ne s'acquittent pas de leur obligation en l'écoutant par ce moyen.
Réponse
Celui qui voyage en avion pour une durée d'une heure et douze minutes doit réciter la tefilat haderekh avec mention du Nom et de la royauté. De même, si l'on voyage en avion et revient le même jour, et que le vol dure une heure et un cinquième, on doit réciter la tefilat haderekh avec mention du Nom et de la royauté.
Réponse
Si quelqu'un a déjà récité la tefilat haderekh et que son compagnon de voyage, qui était avec lui, ne l'a pas entendue et lui demande de la répéter pour l'acquitter, il ne doit pas la redire. En effet, une fois qu'il s'est acquitté de son obligation, on n'applique pas la règle permettant de rendre quitte autrui après s'être soi-même acquitté, sauf pour les berakhot des mitsvot, mais pas pour les berakhot de louange. Même s'il existe des avis divergents à ce sujet, la règle générale est que, dans le doute concernant une berakha, on adopte une attitude indulgente.
Réponse
Celui qui a voyagé d'une ville à une autre sur une distance d'au moins une parsa en une journée, lorsqu'il est appelé à la Torah, il doit réciter la berakha hagomel. S'il a également été malade au point d'être alité puis guéri, a voyagé d'une ville à une autre, et est sorti de prison, une seule berakha suffit pour tout cela. Il ne doit pas répéter la berakha.
Réponse
Celui qui prend congé de son prochain ne doit pas lui dire "Lekh bechalom", mais plutôt "Lekh leshalom".
Réponse
Lorsqu'on entre dans la beit midrash, il convient de prier : "Yehi ratson milfanekha Hachem Eloheinu vélohei avoténou, chelo ekashel bedavar halakha...". À la sortie, on dit : "Modé ani lefaneikha Hachem Elohai, chesamta helki miyochvei beit hamidrash". Certains n'ont pas l'habitude de réciter ces textes chaque jour, et on leur trouve une justification, car ils ont sur quoi s'appuyer. Toutefois, il est bon et correct de veiller à réciter cette prière chaque jour. Cette prière ne comporte pas de formule de conclusion. On peut la dire assis ou debout, selon la circonstance, et il n'est pas nécessaire de se tourner ni vers l'est ni vers l'ouest.
Réponse
Dans le texte du kaddich que l'on récite après avoir terminé un traité, la formulation correcte est : "Dehou atid lehadeta alma, velehaye metaya, veleha'aya metaya, veléchaklala hekhala, velemifrak hayya, velemivne karta diYeroushalem, velemakar poulchana nokhra'a me'ara, veletava poulchana yekira deshemaya lehadara veziva veyikara, veyatsmah pourkaneh vekarev meshicheh. Bekhayekhon...".

