Questions pratiques
Actions interdites à la lumière de la bougie
Réponse
Les décisionnaires sont partagés concernant la permission de lire à la lumière d'une bougie en cire le vendredi soir : certains l'interdisent, de crainte que l'on vienne couper la tête de la mèche, ce qui constituerait un acte d'extinction, tandis que d'autres l'autorisent. Bien que l'opinion principale suive ceux qui interdisent, conformément à l'avis du Maran Beit Yossef, néanmoins, pour les bougies en cire de notre époque dont la lumière est claire et qui ne nécessitent pas d'être retaillées, il est permis de lire à leur lumière. Il en va de même pour les bougies en paraffine dont la lumière est très claire, il est permis de lire à leur lumière.
Réponse
Il est permis d'étudier le vendredi soir à la lumière d'une lampe électrique portable, car il n'y a pas à craindre que l'on vienne éteindre la lumière avec les mains à la fin de l'étude, comme on le fait en semaine. Une telle crainte n'a pas été instaurée par les Sages, et il n'est pas de notre ressort d'établir de nouveaux décrets. D'autant plus que l'extinction de la lumière électrique pendant Chabbat est un interdit d'ordre rabbinique, car il ne s'agit pas de produire du charbon, et il s'agirait alors d'un décret sur un autre décret, ce que l'on ne fait pas. De plus, on ne décrète pas pour une lampe électrique à cause d'une lampe à huile, car on ne fait pas de décret d'un type sur un autre. Enfin, le décret initial concernait la crainte de retailler la mèche, ce qui entraînerait une combustion, et même si l'on craignait une extinction, ce serait pour améliorer l'allumage, mais pas pour éteindre complètement.
Réponse
Même avec des lampes électriques où il est possible d'augmenter la lumière en allumant d'autres ampoules par simple pression sur un bouton, comme dans un lustre comportant plusieurs lampes dont seulement une partie est allumée, il est permis de lire à leur lumière le vendredi soir. Il n'y a pas lieu de craindre que, voyant que la lumière est faible, on vienne allumer une autre lampe électrique, car le décret des Sages concernant l'interdiction d'étudier à la lumière d'une bougie ne porte que sur le fait d'augmenter la lumière, et non sur l'allumage d'une nouvelle lampe. Il n'est pas de notre ressort d'établir de nouveaux décrets. Il ne faut pas être strict à ce sujet au point d'entraîner une annulation de l'étude de la Torah, car une telle rigueur conduirait à une négligence.
Réponse
Même avec des lampes électriques dont on peut augmenter l'intensité lumineuse selon les besoins, il n'y a pas à craindre que l'on vienne incliner la lampe, et il est permis d'étudier à leur lumière pendant Chabbat. Toutefois, il est bon et juste, a priori, d'écrire avant Chabbat sur un papier en grandes lettres le mot « Chabbat » et de le placer près de l'interrupteur, afin que si l'on pense à augmenter l'intensité de la lumière, on s'en souvienne immédiatement et s'abstienne de profaner Chabbat.
Réponse
Si une coupure d'électricité survient la nuit de Chabbat et que l'on n'a pas encore récité le Birkat Hamazon, si la bénédiction est bien maîtrisée, il est possible de réciter le Birkat Hamazon à la lumière d'une bougie. Si la bénédiction n'est pas bien maîtrisée, il convient de la lire avec une autre personne, car il n'y a alors pas à craindre que l'on incline la bougie. Il est aussi possible de désigner un surveillant pour éviter d'incliner la bougie. S'il n'y a personne d'autre et que la bénédiction n'est pas bien maîtrisée, si l'on a mangé à satiété et que l'on est tenu de réciter le Birkat Hamazon selon l'obligation de la Torah, celui qui se montre indulgent et récite le Birkat Hamazon à la lumière de la bougie a sur qui s'appuyer.
Réponse
Il en va de même pour la lecture de Chnayim Mikra Vééhad Targoum le soir de Chabbat : si la paracha n'est pas bien maîtrisée, on peut la lire avec une autre personne, car il n'y a alors pas à craindre d'incliner la bougie. Cependant, il n'est pas permis d'être indulgent pour la lecture de textes profanes à la lumière de la bougie.
Réponse
Si une coupure d'électricité survient au milieu de la prière d'Arvit à la synagogue le soir de Chabbat, il est permis de lire "Bame Madlikin" à la lumière d'une bougie, mais il n'est pas permis de lire d'autres lois de Chabbat à la lumière de la bougie.
Réponse
Si l'électricité s'éteint à la synagogue le soir de Chabbat, celui qui maîtrise bien la prière est autorisé à prier dans le sidour à la lumière d'une bougie. Mais si la prière n'est pas bien maîtrisée, il est interdit de prier dans le sidour à la lumière d'une bougie, sauf si une autre personne lit avec lui.
Réponse
Le jour de Kippour, même si la prière n'est pas bien maîtrisée, il est permis de prier à la lumière d'une bougie, car la crainte du jour de Kippour prévaut. Même si Kippour tombe un Chabbat, il est permis de prier à la lumière d'une bougie, même si la prière n'est pas bien maîtrisée. De même, à Roch Hachana qui tombe Chabbat, il est permis de prier à la lumière d'une bougie, même si la prière n'est pas bien maîtrisée. Cependant, il est interdit d'étudier à la lumière d'une bougie à Roch Hachana qui tombe Chabbat et à Kippour.
Réponse
Lorsqu'une nuit de Pessah tombe Chabbat, si l'on est habitué à la Haggada et qu'on la maîtrise, il est permis de la lire dans un livre à la lumière d'une bougie, sans craindre d'incliner la bougie. Si l'on ne connaît même pas les grandes lignes de la Haggada parce qu'on ne l'a jamais étudiée, et qu'il y a une autre personne présente, il faudra lui demander de veiller à ce qu'on n'incline pas la bougie. Sinon, certains estiment qu'il ne faut pas lire la Haggada à la lumière d'une bougie, de peur d'incliner la bougie, et les sages ont le pouvoir de suspendre la mitsva de "véhigadeta lévincha" dans ce cas. D'autres permettent. Celui qui se montre indulgent a sur qui s'appuyer. De nos jours, avec l'éclairage électrique, il n'y a plus lieu de craindre ce décret.
Réponse
Un couple qui habite chez des proches et dispose d'une chambre qui leur est réservée, où ils allument les bougies de Chabbat, n'a pas le droit d'examiner ses vêtements à la lumière de la bougie après l'extinction de l'électricité, afin de distinguer ses propres vêtements de ceux des autres, de peur qu'il ne penche la bougie pour mieux voir. Toutefois, s'il n'est pas nécessaire d'examiner attentivement pour différencier ses vêtements de ceux de son épouse, il est permis de les vérifier à la lumière de la bougie. Avec une bougie en cire, il est permis d'examiner même si cela demande une attention particulière.
Réponse
Lorsque l'on organise des bakachot à la synagogue à l'aube et que l'électricité n'est pas encore allumée, il est interdit à un shamash non permanent d'examiner des verres et des bols à la lumière de la bougie, de peur qu'il ne penche la bougie. En revanche, si le shamash est permanent, il lui est permis d'examiner les ustensiles à la lumière de la bougie. S'il s'agit d'une bougie à l'huile d'olive, il ne faut pas lui permettre d'examiner, de peur qu'il en profite. Avec une bougie en cire de nos jours, il est permis d'être indulgent pour toute personne, même pour un shamash non permanent.
Réponse
Il est interdit de lire les bakachot à la lumière de la bougie, de peur que l'on penche la bougie, sauf si deux personnes lisent ensemble dans le livre. Pour les bakachot que l'on connaît par cœur, il est permis de les lire à la lumière de la bougie.
Réponse
Si la lumière électrique s'est éteinte dans la maison et que la bougie est encore allumée, il est permis de changer les couches des bébés à la lumière de la bougie, sans craindre que l'on penche la bougie. Toutefois, pour une bougie allumée pour la mitsva de la bougie de Chabbat, il convient de ne pas effectuer à proximité un usage qui constituerait un manque de respect.
Réponse
Il est permis d'examiner à la lumière de la bougie ce qu'il y a dans le verre, que ce soit de l'eau ou du vin, ou pour vérifier qu'il n'y a pas de puces ou autre chose semblable, et il n'y a pas à craindre dans ce cas que l'on incline la bougie.
Réponse
Si quelqu'un se réveille au milieu de la nuit après que la lumière électrique se soit éteinte à cause de la minuterie de Chabbat et souhaite regarder l'heure à la lumière d'une bougie à l'huile, étant donné qu'il est habitué à la montre et n'a pas besoin de regarder attentivement, il n'y a pas à craindre qu'il penche la bougie, et il est permis de regarder l'heure à la lumière de la bougie.
Réponse
Ouvrir une porte en face d’un feu de camp pendant Chabbat, lorsqu’on n’a pas l’intention de raviver la flamme, même si le vent qui entre n’est pas un vent habituel, n’est interdit que d’un point de vue rabbinique, car cela est considéré comme le retrait d’un obstacle et assimilé à une action indirecte (grama).
Réponse
Une personne qui se retrouve pendant Chabbat à une table où des gens fument des cigarettes, même si elle a l’habitude de fumer en semaine, a le droit selon la halakha de s’asseoir avec eux à la même table, sans craindre qu’elle prenne une cigarette pour fumer pendant Chabbat. Ainsi, lors de séminaires organisés pour rapprocher des personnes non pratiquantes du judaïsme, il est permis de s’installer à la même table que ceux qui fument pendant Chabbat.
Lois d’une bougie allumée par un non-juif
Réponse
Il est interdit de demander à un non-juif, même de manière indirecte, d’allumer la lumière pour un Juif pendant Chabbat. Si l’on a transgressé et ordonné au non-juif d’allumer la lumière pour soi, il est interdit au Juif de profiter de cette lumière, et il doit même quitter la maison. Cependant, si le non-juif a allumé la lumière pour le Juif sans que celui-ci ne le lui ait demandé, il n’est pas nécessaire de quitter la maison, mais il reste interdit de profiter de cette lumière, même pour une personne pour qui elle n’a pas été allumée, tant que l’allumage a été fait pour un Juif. Toutefois, pour prier ou dans un cas similaire où il est impossible de faire autrement, il est permis d’être indulgent. Si le non-juif a allumé la lumière pour lui-même, ou pour un Juif malade même sans danger, ou pour un enfant qui a le statut d’un malade sans danger, il est permis à tout Juif d’utiliser cette lumière.
Réponse
Si une bougie était déjà allumée dans la maison d’un Juif et qu’un non-juif vient allumer une autre bougie à côté de la première, il est permis d’utiliser la lumière tant que la première bougie brûle. Même si la lumière est maintenant plus forte grâce à la bougie allumée par le non-juif, puisque l’on pouvait déjà utiliser la lumière de la première bougie, il n’y a pas lieu d’interdire à cause de l’ajout de lumière. Cela est valable à condition que les deux bougies soient proches l’une de l’autre ; si elles sont très éloignées, il est interdit d’étudier à la lumière de la bougie interdite. Une fois la première bougie éteinte, il est interdit d’utiliser la lumière de la seconde bougie allumée par le non-juif. Il en va de même si le non-juif a ajouté de l’huile dans une bougie déjà allumée : il est permis d’utiliser la lumière jusqu’à ce que l’huile initiale soit consommée, ensuite cela devient interdit. Lorsqu’il y a une lumière faible dans la pièce, permettant de lire mais de façon inconfortable, il est permis de dire à un non-juif : « Il est difficile de lire avec cette lumière électrique », même si le non-juif comprend qu’il faut allumer une autre lampe ; il est malgré tout permis de lui dire cela.

