Aller au contenu

Choisir une ville

Questions pratiques

Questions pratiques de Halakha (Yalkout Yossef) : cherchez une question, filtrez par partie, section, chapitre ou thème.

Lien copié
Lois de Chabbat

Actions interdites à la lumière de la bougie

Peut-on lire à la lumière d'une bougie en cire pendant Chabbat ?
Quelle est la règle concernant la lecture à la lumière de bougies en paraffine pendant Chabbat ?
Réponse

Les décisionnaires sont partagés concernant la permission de lire à la lumière d'une bougie en cire le vendredi soir : certains l'interdisent, de crainte que l'on vienne couper la tête de la mèche, ce qui constituerait un acte d'extinction, tandis que d'autres l'autorisent. Bien que l'opinion principale suive ceux qui interdisent, conformément à l'avis du Maran Beit Yossef, néanmoins, pour les bougies en cire de notre époque dont la lumière est claire et qui ne nécessitent pas d'être retaillées, il est permis de lire à leur lumière. Il en va de même pour les bougies en paraffine dont la lumière est très claire, il est permis de lire à leur lumière.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 3)
Est-il permis d'étudier à la lumière d'une lampe électrique portable pendant Chabbat ?
Doit-on craindre que l'on éteigne la lumière électrique à la fin de l'étude pendant Chabbat ?
Réponse

Il est permis d'étudier le vendredi soir à la lumière d'une lampe électrique portable, car il n'y a pas à craindre que l'on vienne éteindre la lumière avec les mains à la fin de l'étude, comme on le fait en semaine. Une telle crainte n'a pas été instaurée par les Sages, et il n'est pas de notre ressort d'établir de nouveaux décrets. D'autant plus que l'extinction de la lumière électrique pendant Chabbat est un interdit d'ordre rabbinique, car il ne s'agit pas de produire du charbon, et il s'agirait alors d'un décret sur un autre décret, ce que l'on ne fait pas. De plus, on ne décrète pas pour une lampe électrique à cause d'une lampe à huile, car on ne fait pas de décret d'un type sur un autre. Enfin, le décret initial concernait la crainte de retailler la mèche, ce qui entraînerait une combustion, et même si l'on craignait une extinction, ce serait pour améliorer l'allumage, mais pas pour éteindre complètement.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 4)
Est-il permis de lire à la lumière d'un lustre électrique dont seules certaines lampes sont allumées pendant Chabbat ?
Doit-on craindre que l'on allume une lampe électrique supplémentaire pendant Chabbat en voyant que la lumière est faible ?
Réponse

Même avec des lampes électriques où il est possible d'augmenter la lumière en allumant d'autres ampoules par simple pression sur un bouton, comme dans un lustre comportant plusieurs lampes dont seulement une partie est allumée, il est permis de lire à leur lumière le vendredi soir. Il n'y a pas lieu de craindre que, voyant que la lumière est faible, on vienne allumer une autre lampe électrique, car le décret des Sages concernant l'interdiction d'étudier à la lumière d'une bougie ne porte que sur le fait d'augmenter la lumière, et non sur l'allumage d'une nouvelle lampe. Il n'est pas de notre ressort d'établir de nouveaux décrets. Il ne faut pas être strict à ce sujet au point d'entraîner une annulation de l'étude de la Torah, car une telle rigueur conduirait à une négligence.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 5)
Est-il permis d'étudier à la lumière d'une lampe électrique à intensité variable pendant Chabbat ?
Que convient-il de faire avant Chabbat pour éviter d'augmenter l'intensité lumineuse d'une lampe électrique pendant Chabbat ?
Réponse

Même avec des lampes électriques dont on peut augmenter l'intensité lumineuse selon les besoins, il n'y a pas à craindre que l'on vienne incliner la lampe, et il est permis d'étudier à leur lumière pendant Chabbat. Toutefois, il est bon et juste, a priori, d'écrire avant Chabbat sur un papier en grandes lettres le mot « Chabbat » et de le placer près de l'interrupteur, afin que si l'on pense à augmenter l'intensité de la lumière, on s'en souvienne immédiatement et s'abstienne de profaner Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 6)
Peut-on réciter le Birkat Hamazon à la lumière d'une bougie lors d'une coupure d'électricité le soir de Chabbat ?
Que faire si l'on ne maîtrise pas bien le texte du Birkat Hamazon lors d'une coupure d'électricité le soir de Chabbat ?
Est-il permis de réciter le Birkat Hamazon seul à la lumière d'une bougie si l'on ne maîtrise pas bien la bénédiction et qu'il n'y a personne d'autre ?
Réponse

Si une coupure d'électricité survient la nuit de Chabbat et que l'on n'a pas encore récité le Birkat Hamazon, si la bénédiction est bien maîtrisée, il est possible de réciter le Birkat Hamazon à la lumière d'une bougie. Si la bénédiction n'est pas bien maîtrisée, il convient de la lire avec une autre personne, car il n'y a alors pas à craindre que l'on incline la bougie. Il est aussi possible de désigner un surveillant pour éviter d'incliner la bougie. S'il n'y a personne d'autre et que la bénédiction n'est pas bien maîtrisée, si l'on a mangé à satiété et que l'on est tenu de réciter le Birkat Hamazon selon l'obligation de la Torah, celui qui se montre indulgent et récite le Birkat Hamazon à la lumière de la bougie a sur qui s'appuyer.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 7)
Est-il permis de lire Chnayim Mikra Vééhad Targoum à la lumière d'une bougie si la paracha n'est pas bien maîtrisée ?
Peut-on lire des textes profanes à la lumière d'une bougie le soir de Chabbat ?
Réponse

Il en va de même pour la lecture de Chnayim Mikra Vééhad Targoum le soir de Chabbat : si la paracha n'est pas bien maîtrisée, on peut la lire avec une autre personne, car il n'y a alors pas à craindre d'incliner la bougie. Cependant, il n'est pas permis d'être indulgent pour la lecture de textes profanes à la lumière de la bougie.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 8)
Peut-on lire Bame Madlikin à la lumière d'une bougie lors d'une coupure d'électricité pendant Arvit à la synagogue le soir de Chabbat ?
Est-il permis de lire d'autres lois de Chabbat à la lumière d'une bougie lorsqu'une coupure d'électricité survient pendant la prière d'Arvit à la synagogue le soir de Chabbat ?
Réponse

Si une coupure d'électricité survient au milieu de la prière d'Arvit à la synagogue le soir de Chabbat, il est permis de lire "Bame Madlikin" à la lumière d'une bougie, mais il n'est pas permis de lire d'autres lois de Chabbat à la lumière de la bougie.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 9)
Est-il permis de prier dans le sidour à la lumière d'une bougie à la synagogue si l'on maîtrise bien la prière ?
Que faire si l'on ne maîtrise pas bien la prière et que l'électricité s'éteint à la synagogue le soir de Chabbat ?
Réponse

Si l'électricité s'éteint à la synagogue le soir de Chabbat, celui qui maîtrise bien la prière est autorisé à prier dans le sidour à la lumière d'une bougie. Mais si la prière n'est pas bien maîtrisée, il est interdit de prier dans le sidour à la lumière d'une bougie, sauf si une autre personne lit avec lui.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 10)
Est-il permis de prier à la lumière d'une bougie à Kippour, même si l'on ne maîtrise pas bien la prière ?
Peut-on prier à la lumière d'une bougie à Roch Hachana qui tombe Chabbat si la prière n'est pas bien maîtrisée ?
Est-il permis d'étudier à la lumière d'une bougie à Roch Hachana qui tombe Chabbat ou à Kippour ?
Réponse

Le jour de Kippour, même si la prière n'est pas bien maîtrisée, il est permis de prier à la lumière d'une bougie, car la crainte du jour de Kippour prévaut. Même si Kippour tombe un Chabbat, il est permis de prier à la lumière d'une bougie, même si la prière n'est pas bien maîtrisée. De même, à Roch Hachana qui tombe Chabbat, il est permis de prier à la lumière d'une bougie, même si la prière n'est pas bien maîtrisée. Cependant, il est interdit d'étudier à la lumière d'une bougie à Roch Hachana qui tombe Chabbat et à Kippour.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 11)
Est-il permis de lire la Haggada à la lumière d'une bougie la nuit de Pessah qui tombe Chabbat si on la maîtrise bien ?
Que faire si l'on ne connaît pas la Haggada et qu'il n'y a personne d'autre pour surveiller lors de la lecture à la lumière d'une bougie la nuit de Pessah qui tombe Chabbat ?
La crainte d'incliner la bougie s'applique-t-elle encore de nos jours avec l'éclairage électrique lors de la lecture de la Haggada la nuit de Pessah qui tombe Chabbat ?
Réponse

Lorsqu'une nuit de Pessah tombe Chabbat, si l'on est habitué à la Haggada et qu'on la maîtrise, il est permis de la lire dans un livre à la lumière d'une bougie, sans craindre d'incliner la bougie. Si l'on ne connaît même pas les grandes lignes de la Haggada parce qu'on ne l'a jamais étudiée, et qu'il y a une autre personne présente, il faudra lui demander de veiller à ce qu'on n'incline pas la bougie. Sinon, certains estiment qu'il ne faut pas lire la Haggada à la lumière d'une bougie, de peur d'incliner la bougie, et les sages ont le pouvoir de suspendre la mitsva de "véhigadeta lévincha" dans ce cas. D'autres permettent. Celui qui se montre indulgent a sur qui s'appuyer. De nos jours, avec l'éclairage électrique, il n'y a plus lieu de craindre ce décret.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 12)
Est-il permis à un couple hébergé chez des proches d'examiner ses vêtements à la lumière de la bougie de Chabbat pour distinguer ses habits de ceux des autres après l'extinction de l'électricité ?
Est-il permis à un couple hébergé chez des proches, dans une chambre qui leur est réservée, d'examiner ses vêtements à la lumière de la bougie de Chabbat après une coupure d'électricité, lorsque l'examen ne nécessite pas une attention particulière pour différencier les vêtements du mari et de la femme ?
Peut-on examiner attentivement des vêtements à la lumière d'une bougie en cire pendant Chabbat ?
Réponse

Un couple qui habite chez des proches et dispose d'une chambre qui leur est réservée, où ils allument les bougies de Chabbat, n'a pas le droit d'examiner ses vêtements à la lumière de la bougie après l'extinction de l'électricité, afin de distinguer ses propres vêtements de ceux des autres, de peur qu'il ne penche la bougie pour mieux voir. Toutefois, s'il n'est pas nécessaire d'examiner attentivement pour différencier ses vêtements de ceux de son épouse, il est permis de les vérifier à la lumière de la bougie. Avec une bougie en cire, il est permis d'examiner même si cela demande une attention particulière.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 13)
Un shamash non permanent peut-il examiner des verres et des bols à la lumière de la bougie à la synagogue à l'aube lorsque l'électricité est éteinte ?
Est-il permis à un shamash permanent d'examiner des ustensiles à la lumière de la bougie à la synagogue avant l'allumage de l'électricité ?
Peut-on examiner des ustensiles à la lumière d'une bougie en cire à la synagogue, même pour un shamash non permanent ?
Réponse

Lorsque l'on organise des bakachot à la synagogue à l'aube et que l'électricité n'est pas encore allumée, il est interdit à un shamash non permanent d'examiner des verres et des bols à la lumière de la bougie, de peur qu'il ne penche la bougie. En revanche, si le shamash est permanent, il lui est permis d'examiner les ustensiles à la lumière de la bougie. S'il s'agit d'une bougie à l'huile d'olive, il ne faut pas lui permettre d'examiner, de peur qu'il en profite. Avec une bougie en cire de nos jours, il est permis d'être indulgent pour toute personne, même pour un shamash non permanent.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 14)
Est-il permis de lire les bakachot à la lumière de la bougie pendant Chabbat ?
Est-il permis de lire les bakachot à la lumière d'une bougie de Chabbat lorsque deux personnes lisent ensemble dans le même livre ou lorsque les bakachot sont récitées par cœur ?
Peut-on lire à la lumière de la bougie des bakachot que l'on connaît par cœur ?
Réponse

Il est interdit de lire les bakachot à la lumière de la bougie, de peur que l'on penche la bougie, sauf si deux personnes lisent ensemble dans le livre. Pour les bakachot que l'on connaît par cœur, il est permis de les lire à la lumière de la bougie.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 15)
Est-il permis de changer les couches des bébés à la lumière de la bougie lorsque l'électricité s'est éteinte pendant Chabbat ?
Faut-il craindre de pencher la bougie en changeant les couches des bébés à sa lumière pendant Chabbat ?
Est-il approprié d'utiliser la lumière de la bougie de Chabbat pour un usage qui pourrait être considéré comme un manque de respect ?
Réponse

Si la lumière électrique s'est éteinte dans la maison et que la bougie est encore allumée, il est permis de changer les couches des bébés à la lumière de la bougie, sans craindre que l'on penche la bougie. Toutefois, pour une bougie allumée pour la mitsva de la bougie de Chabbat, il convient de ne pas effectuer à proximité un usage qui constituerait un manque de respect.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 16)
Peut-on examiner le contenu d'un verre à la lumière de la bougie pendant Chabbat ?
Est-il permis de vérifier à la lumière de la bougie s'il y a des impuretés dans un verre pendant Chabbat ?
Réponse

Il est permis d'examiner à la lumière de la bougie ce qu'il y a dans le verre, que ce soit de l'eau ou du vin, ou pour vérifier qu'il n'y a pas de puces ou autre chose semblable, et il n'y a pas à craindre dans ce cas que l'on incline la bougie.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 17)
Est-il permis de regarder l'heure à la lumière d'une bougie à l'huile pendant Chabbat après l'extinction de l'électricité par la minuterie ?
Faut-il craindre de pencher la bougie lorsqu'on regarde l'heure à sa lumière si l'on est habitué à la montre ?
Réponse

Si quelqu'un se réveille au milieu de la nuit après que la lumière électrique se soit éteinte à cause de la minuterie de Chabbat et souhaite regarder l'heure à la lumière d'une bougie à l'huile, étant donné qu'il est habitué à la montre et n'a pas besoin de regarder attentivement, il n'y a pas à craindre qu'il penche la bougie, et il est permis de regarder l'heure à la lumière de la bougie.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 18)
Est-il permis d’ouvrir une porte en face d’un feu de camp pendant Chabbat si l’on n’a pas l’intention de raviver la flamme ?
Quelle est la gravité de l’interdiction d’ouvrir une porte en face d’un feu de camp pendant Chabbat sans intention de raviver le feu ?
Ouvrir une porte en face d’un feu de camp pendant Chabbat, en présence d’un vent inhabituel, est-ce une interdiction de la Torah ou rabbinique ?
Réponse

Ouvrir une porte en face d’un feu de camp pendant Chabbat, lorsqu’on n’a pas l’intention de raviver la flamme, même si le vent qui entre n’est pas un vent habituel, n’est interdit que d’un point de vue rabbinique, car cela est considéré comme le retrait d’un obstacle et assimilé à une action indirecte (grama).

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 19)
Est-il permis de s’asseoir à une table pendant Chabbat où des personnes fument des cigarettes ?
Une personne qui fume en semaine doit-elle craindre de fumer pendant Chabbat si elle s’assoit à une table avec des fumeurs ?
Peut-on participer à un séminaire de rapprochement avec des personnes non pratiquantes qui fument pendant Chabbat, en s’asseyant à leur table ?
Réponse

Une personne qui se retrouve pendant Chabbat à une table où des gens fument des cigarettes, même si elle a l’habitude de fumer en semaine, a le droit selon la halakha de s’asseoir avec eux à la même table, sans craindre qu’elle prenne une cigarette pour fumer pendant Chabbat. Ainsi, lors de séminaires organisés pour rapprocher des personnes non pratiquantes du judaïsme, il est permis de s’installer à la même table que ceux qui fument pendant Chabbat.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 275 - Actions interdites à la lumière de la bougie, Halakha 20)
Lois de Chabbat

Lois d’une bougie allumée par un non-juif

Est-il permis de demander à un non-juif d’allumer la lumière pour un Juif pendant Chabbat, même de façon indirecte ?
Que doit faire un Juif si un non-juif a allumé la lumière pour lui sur son ordre pendant Chabbat ?
Dans quels cas est-il permis à un Juif de profiter d’une lumière allumée par un non-juif pendant Chabbat ?
Réponse

Il est interdit de demander à un non-juif, même de manière indirecte, d’allumer la lumière pour un Juif pendant Chabbat. Si l’on a transgressé et ordonné au non-juif d’allumer la lumière pour soi, il est interdit au Juif de profiter de cette lumière, et il doit même quitter la maison. Cependant, si le non-juif a allumé la lumière pour le Juif sans que celui-ci ne le lui ait demandé, il n’est pas nécessaire de quitter la maison, mais il reste interdit de profiter de cette lumière, même pour une personne pour qui elle n’a pas été allumée, tant que l’allumage a été fait pour un Juif. Toutefois, pour prier ou dans un cas similaire où il est impossible de faire autrement, il est permis d’être indulgent. Si le non-juif a allumé la lumière pour lui-même, ou pour un Juif malade même sans danger, ou pour un enfant qui a le statut d’un malade sans danger, il est permis à tout Juif d’utiliser cette lumière.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 276 - Lois d’une bougie allumée par un non-juif, Halakha 1)
Peut-on utiliser la lumière d’une bougie allumée par un non-juif si une autre bougie était déjà allumée dans la maison d’un Juif pendant Chabbat ?
Est-il permis de signaler à un non-juif qu’il est difficile de lire avec la lumière actuelle pendant Chabbat, même s’il comprend qu’il doit allumer une autre lampe ?
Que doit-on faire pendant Chabbat si une bougie allumée avant Chabbat s'éteint et qu'il ne reste que la lumière d'une bougie allumée par un non-juif ?
Réponse

Si une bougie était déjà allumée dans la maison d’un Juif et qu’un non-juif vient allumer une autre bougie à côté de la première, il est permis d’utiliser la lumière tant que la première bougie brûle. Même si la lumière est maintenant plus forte grâce à la bougie allumée par le non-juif, puisque l’on pouvait déjà utiliser la lumière de la première bougie, il n’y a pas lieu d’interdire à cause de l’ajout de lumière. Cela est valable à condition que les deux bougies soient proches l’une de l’autre ; si elles sont très éloignées, il est interdit d’étudier à la lumière de la bougie interdite. Une fois la première bougie éteinte, il est interdit d’utiliser la lumière de la seconde bougie allumée par le non-juif. Il en va de même si le non-juif a ajouté de l’huile dans une bougie déjà allumée : il est permis d’utiliser la lumière jusqu’à ce que l’huile initiale soit consommée, ensuite cela devient interdit. Lorsqu’il y a une lumière faible dans la pièce, permettant de lire mais de façon inconfortable, il est permis de dire à un non-juif : « Il est difficile de lire avec cette lumière électrique », même si le non-juif comprend qu’il faut allumer une autre lampe ; il est malgré tout permis de lui dire cela.

(Yalkout Yossef, Lois de Chabbat, Chapitre 276 - Lois d’une bougie allumée par un non-juif, Halakha 2)