Questions pratiques
Réponse Amen après les berakhot
Réponse
Une personne qui est contrainte de rester tête découverte, par exemple dans un tribunal non-juif, et qui entend la berakha de son prochain, est autorisée à répondre Amen même si sa tête est découverte.
Réponse
Celui qui récite une berakha inutile prononce le Nom divin en vain et c'est comparable à un faux serment ; il est interdit de répondre Amen après une telle berakha. Selon notre tradition, l'interdiction de prononcer une berakha en vain est d'ordre toranique. C'est pourquoi, en cas de doute concernant une berakha, il est préférable de s'abstenir d'agir.
Réponse
Celui qui étudie le Chass ou les midrachim de nos Sages et rencontre des versets contenant le Nom divin doit les lire comme ils sont lus dans le Tanakh, en prononçant le Nom divin. Il ne faut pas être strict et remplacer le Nom par "Elokim" avec un kouf au lieu d'un hé, ou dire "Adoshem" ou "Hamoni", car, puisque la halakha permet de prononcer le Nom, celui qui veut être plus strict perd au change, car cela revient à déformer le Nom divin. Cependant, lorsqu'il s'agit de mentions du Nom dans la formulation des berakhot rapportées dans le Chass, les midrachim ou les décisionnaires, il ne faut les lire qu'en utilisant un substitut comme "Hachem". De même, on dira "Elokim" ou "Elokénou" avec un kouf.
Réponse
Il en va de même pour celui qui fait un discours en public et cite un verset : il lui est permis de prononcer le Nom divin tel qu'il se lit, sans le remplacer par "Hachem" ou autre. Même s'il ne cite qu'une partie du verset, il lui est permis de mentionner le Nom divin ou "Elokim" avec un hé.
Réponse
Il est permis de réciter une berakha et de mentionner le Nom divin dans le cadre de l'enseignement à un enfant, afin qu'il s'habitue aux berakhot. Il faut éduquer les enfants à réciter les berakhot des mitsvot et des jouissances, aussi bien la berakha initiale que la berakha finale. Un enfant qui ne sait pas encore réciter la berakha peut être éduqué à la réciter plusieurs fois sur chaque fruit, même s'il avait l'intention de manger plus d'un fruit. Lorsque le père éduque son fils ou sa fille à réciter la berakha, il lui est permis de mentionner le Nom divin dans la berakha, sans crainte de berakha en vain. Mais si l'enfant sait déjà réciter la berakha et a seulement besoin d'aide, il convient de s'abstenir de mentionner le Nom divin. Il est permis d'éduquer l'enfant à réciter la berakha même s'il ne sait pas encore bien se nettoyer.
Réponse
Il incombe au père de veiller à ce que ses jeunes enfants ne prennent pas l'habitude de prononcer le Nom de Hachem en vain, lorsque ce n'est pas dans un but éducatif.
Réponse
Il n'y a aucune interdiction à diffuser des versets de tefila ou du Tanakh à partir de disques ou d'enregistrements, même si le Nom de Hachem y est mentionné. Il n'y a pas à craindre ici de prononcer le Nom de Hachem en vain, à condition que cela se fasse lors d'une réjouissance liée à une mitsva, que les auditeurs écoutent avec sérieux, et que l'ambiance soit empreinte de respect. En revanche, si ces enregistrements sont écoutés dans un contexte de plaisanterie, de moquerie ou de légèreté, et que l'on y tient des propos frivoles, il convient d'éviter de s'y trouver, conformément à l'enseignement : "Et dans l'assemblée des moqueurs, il ne s'assiéra pas."
Réponse
Quiconque profite du monde sans avoir récité de berakha est considéré comme ayant commis une profanation des biens sacrés. Il faut donc veiller à ne tirer aucun profit, même minime, sans réciter de berakha. Toutefois, celui qui n'est pas tenu de réciter la berakha, comme un onen, même s'il a déjà confié le défunt au hevra kadicha, ou un onen pendant Yom Tov lorsqu'il ne prévoit pas d'enterrer par l'intermédiaire de non-juifs, ou encore une personne qui doute d'avoir récité la berakha, et qui dans tous ces cas est exempté de la berakha, a le droit de manger et il n'y a pas ici de transgression du principe "quiconque profite du monde sans berakha". Il est même permis, a priori et de façon active, de manger dans toutes ces situations, contrairement à ceux qui sont stricts à ce sujet.
Réponse
La règle selon laquelle quiconque profite du monde sans berakha est considéré comme ayant commis une profanation des biens sacrés ne concerne que la berakha initiale. En ce qui concerne la berakha finale, cette règle ne s'applique pas.
Réponse
Dans un cas de doute où il n'est pas certain que l'on puisse réciter la berakha, et où l'on applique le principe de "safek berakhot lehakel" (en cas de doute sur une berakha, on s'abstient), il est permis malgré tout de penser la berakha dans son cœur, car l'interdiction de berakha en vain ne concerne que la prononciation avec les lèvres. Cependant, il ne faut pas réciter la berakha dans une langue traduite, c'est-à-dire en disant par exemple "Barikh Rahmana Malka deAlma" à la place de "Baroukh Ata Hachem Elokénou Melekh HaOlam", ni dans aucune autre langue, car selon de nombreux décisionnaires, même dans une langue traduite ou étrangère, il existe un risque d'interdiction de berakha en vain.
Lois de la berakha sur les odeurs
Réponse
Les Hakhamim ont institué de réciter une berakha avant de profiter d'une bonne odeur, et il est interdit de profiter d'un parfum agréable avant d'avoir récité la berakha correspondante. En revanche, il n'est pas nécessaire de réciter une berakha après avoir profité de l'odeur. Cette règle s'appuie sur le verset « Kol haneshama tehalel Ya », car la seule chose dont l'âme profite est le parfum. Lorsqu'on récite la berakha, il convient de prendre les parfums dans la main droite. Certains ont l'habitude de dire, après avoir commencé à sentir, la phrase : "Reah nihoah laHachem". Il faut veiller à ne pas dire ce verset entre la berakha et le fait de sentir.
Réponse
Si l'on a un doute quant à savoir si une plante dégage une bonne odeur, il faut d'abord la sentir, et seulement après avoir vérifié qu'elle a effectivement une bonne odeur, on récitera la berakha puis on la sentira à nouveau. De même, si une personne est enrhumée et doute de sa capacité à percevoir une odeur, elle sentira d'abord les parfums, et si elle constate qu'elle peut sentir une bonne odeur, elle récitera la berakha et sentira à nouveau. Il n'y a aucune crainte à agir ainsi.
Réponse
Si les parfums que l'on sent proviennent d'une espèce d'arbre, on récite la berakha "Boré atsé besamim". S'ils proviennent d'une espèce d'herbe, on récite "Boré isbé besamim". Si ce n'est ni une herbe ni un arbre, on récite "Boré miné besamim". Dans tous les cas, si l'on a dit "Boré miné besamim", on est quitte. Ainsi, pour tout parfum dont on doute et qu'on ne peut pas clarifier la nature, on récitera "Boré miné besamim".
Réponse
Celui qui récite la berakha "Boré isbé besamim" sur une espèce d'arbre n'est pas quitte, même a posteriori, car l'arbre n'est pas assimilé à l'herbe, la terre et l'arbre étant deux choses distinctes. Cependant, pour un arbre très tendre, semblable à une herbe mais qui dure de nombreuses années, si l'on a récité "isbé besamim", on est quitte.
Réponse
Pour le hadass, la fleur d'agrume, la rose, le jasmin, la shiba, le clou de girofle et la cannelle, on récite la berakha "Boré atsé besamim". Pour la rue et le narcisse, on récite "Boré isbé besamim".
Réponse
Pour l'herbe appelée "reihan" du Yémen, on récite la berakha "Boré atsé besamim", car il s'agit d'une espèce d'arbre. Tous les talmide hakhamim de la communauté yéménite témoignent que telle est la coutume établie chez eux.
Réponse
Pour le parfum des feuilles de menthe, appelées en arabe naana, on récite la berakha boré 'issvé besamim. Même si ces feuilles sont comestibles, et en particulier lorsqu'elles ont été apportées pour être senties, on fait cette berakha. Il n'y a pas lieu de s'abstenir de les sentir par crainte d'être obligé de réciter la berakha sur le parfum, car dès lors qu'elles ont une bonne odeur et qu'on en profite, il n'y a aucun risque de berakha lévatala, et telle est la coutume.
Réponse
Il est bon de réciter la berakha sur le parfum pendant Chabbat et Yom Tov afin de compléter le compte des cent berakhot. Celui qui se promène dans son jardin durant Chabbat ou Yom Tov et a l'intention de sentir les roses et les fleurs du jardin, récite la berakha sur le parfum, sans craindre le risque d'arracher une plante pendant Chabbat ou Yom Tov.
Réponse
Si un fruit comestible est pris pour être senti, on récite la berakha hanoten réah tov bapérot, même si l'on mange ensuite le fruit. Bien qu'il existe d'autres formulations pour cette berakha, comme "acher natan réah tov", il ne faut pas s'abstenir pour autant de sentir les fruits qui ont une bonne odeur ; au contraire, il est recommandé de les sentir et de réciter la berakha. En revanche, si l'on prend le fruit uniquement pour le manger, on ne récite pas la berakha sur le parfum.
Réponse
Si l'on s'est trompé et que l'on a récité la berakha boré miné besamim sur le parfum d'un fruit, on est quitte.

